Fracture de la hanche : signes, diagnostic et prise en charge

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Chirurgie de la hanche par ville
Une fracture de la hanche correspond à une cassure située dans la partie supérieure du fémur, l’os de la cuisse qui participe à l’articulation de la hanche. [1] Elle peut atteindre la tête ou le col du fémur, la région comprise entre les trochanters ou la zone située sous ces reliefs osseux. [1] Cette lésion touche surtout les personnes âgées et survient souvent après une chute, en particulier lorsque l’ostéoporose a fragilisé les os. [1] La douleur et l’impossibilité de marcher sont fréquentes, mais une petite fracture dont les fragments restent emboîtés peut provoquer une douleur moins intense sans déformation visible. [1]
Quelles parties de la hanche peuvent être fracturées ?
La tête arrondie du fémur s’emboîte dans une cavité du bassin pour former l’articulation de la hanche. [1] Sous cette tête se trouve une partie plus étroite appelée col du fémur, puis une région plus large portant deux reliefs nommés trochanters. [1] Les fractures du col du fémur et les fractures intertrochantériennes, situées entre les trochanters, sont les formes les plus fréquentes. [1] Des fractures peuvent aussi toucher directement la tête du fémur ou survenir sous les trochanters, auquel cas elles sont dites sous-trochantériennes. [1]
La localisation de la cassure influence ses complications et le choix de l’intervention. [1] Une fracture du col du fémur peut interrompre l’apport sanguin vers la tête fémorale. [1] Cette interruption peut empêcher la consolidation et entraîner un affaissement ou une mort du tissu osseux appelée ostéonécrose. [1] Les fractures intertrochantériennes interrompent beaucoup plus rarement la circulation sanguine de la tête fémorale. [1]
Comment survient une fracture de la hanche ?
La plupart des fractures de la hanche sont provoquées par une chute. [1] Chez une personne âgée atteinte d’ostéoporose, une contrainte ordinaire telle que se tourner dans le lit, se lever d’un fauteuil ou marcher peut parfois suffire à casser l’os. [1] Le risque est plus élevé chez les personnes âgées parce qu’elles sont davantage exposées à l’ostéoporose, aux chutes et à certains médicaments augmentant le risque de fracture. [1] Une fracture intertrochantérienne peut notamment résulter d’une chute ou d’un choc direct. [1]
Quels signes peuvent évoquer une fracture de la hanche ?
Une fracture de la hanche provoque généralement une douleur importante, souvent ressentie dans l’aine. [1] Bouger la jambe atteinte, se tenir debout ou marcher augmente habituellement la douleur. [1] Lorsque les fragments osseux se sont déplacés, la personne ne peut généralement plus marcher, se tenir debout ou mobiliser sa jambe. [1] En position allongée, la jambe atteinte peut paraître plus courte et tournée vers l’extérieur. [1] [2]
La possibilité de marcher n’exclut pas une fracture, car les fragments d’une petite fracture peuvent rester emboîtés. [1] Dans cette situation, la douleur peut rester légère et la jambe conserver un aspect normal. [1] La douleur peut aussi sembler provenir du genou, car la hanche et le genou partagent certaines voies nerveuses. [1] Un gonflement ou une ecchymose violacée peut se former autour de la zone lésée. [1] Une perte de sang importante au niveau de la fracture ou des vaisseaux voisins peut provoquer des vertiges ou une sensation de faiblesse. [1]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le médecin envisage une fracture de la hanche à partir des circonstances de la blessure, des symptômes et de l’examen clinique. [1] Les radiographies permettent généralement de voir la fracture et de confirmer le diagnostic. [1] Une radiographie normale n’exclut toutefois pas une petite fracture ou une fracture dont les fragments sont encore en place. [1] Lorsque la suspicion clinique persiste malgré des radiographies normales, l’IRM est l’examen d’imagerie privilégié pour rechercher une fracture occulte. [1] [2] La tomodensitométrie peut parfois être utilisée, mais elle est moins précise que l’IRM pour détecter les petites fractures de la hanche. [1]
Quels sont les risques liés à la fracture et à l’alitement ?
Une immobilisation prolongée après une fracture de la hanche expose à des complications potentiellement graves. [1] [2] Ces complications comprennent les escarres, les caillots sanguins pouvant entraîner une embolie pulmonaire, la pneumonie, la confusion mentale et le déconditionnement physique. [1] Le déconditionnement associe notamment une perte musculaire et une diminution de la condition physique générale. [1] Les personnes âgées sont particulièrement exposées aux complications du repos au lit et peuvent en subir des conséquences plus sévères. [1]
Au-delà des complications médicales, la fracture peut compromettre l’autonomie dans les activités quotidiennes. [1] Certaines personnes âgées ont ensuite besoin d’une aide à domicile ou d’un hébergement dans une structure de soins. [1] La limitation des activités et la perte d’indépendance peuvent également favoriser une dépression. [1]
Quels sont les principes du traitement ?
La plupart des fractures de la hanche sont traitées par une intervention chirurgicale. [1] [2] L’objectif est notamment de réduire la durée de l’alitement et les complications graves qui lui sont associées. [1] [2] L’intervention consiste soit à réparer et stabiliser l’os fracturé, soit à remplacer une partie ou la totalité de l’articulation. [1] Le choix dépend notamment de la localisation et de la gravité de la fracture, de l’état de l’apport sanguin vers la tête du fémur et de la situation générale de la personne. [1] [2]
La réparation, appelée réduction ouverte avec fixation interne, remet les fragments en position et les maintient à l’aide de matériel métallique. [1] Une fracture du col du fémur peut être stabilisée par des broches traversant le col jusqu’à la tête fémorale. [1] Une fracture intertrochantérienne est généralement réparée par fixation interne afin de maintenir les fragments pendant la consolidation. [1] [2] La réparation permet de conserver l’articulation naturelle de la personne. [1]
Une arthroplastie peut être choisie lorsque la fracture est sévère ou lorsque l’apport sanguin vers la tête du fémur a été compromis. [1] L’hémiarthroplastie remplace la tête fémorale par une prothèse tout en conservant la cavité naturelle du bassin. [1] La prothèse totale remplace à la fois la tête du fémur et la surface de la cavité articulaire. [1] Chez les personnes âgées actives, la prothèse totale est de plus en plus utilisée parce qu’elle peut procurer une meilleure fonction, mais l’intervention est plus étendue et comporte davantage de risques qu’un remplacement partiel. [1] [2]
Quelle place occupe la rééducation ?
La rééducation, notamment la kinésithérapie, commence dès que possible après le traitement de la fracture. [1] La chirurgie vise à permettre une sortie du lit et une reprise de la marche aussi précoces que possible. [1] Les premiers déplacements nécessitent généralement une aide technique telle qu’un déambulateur ou des béquilles. [1] Après la réparation d’une fracture intertrochantérienne, plusieurs mois peuvent être nécessaires avant de retrouver un niveau de confort, de force et de marche proche de celui précédant la fracture. [1] La récupération et le niveau d’autonomie obtenu varient selon la fracture, l’état de santé et les capacités fonctionnelles de la personne. [1]
Sources et références
[1] Fractures de la hanche - Lésions et intoxications - Manuels MSD pour le grand public
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-11
[2] Hip Fractures - Injuries; Poisoning - MSD Manual Professional Edition
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
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