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Calculs urinaires : symptômes, diagnostic, traitements et prévention

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Chirurgie des calculs urinaires par ville

Les calculs urinaires, aussi appelés lithiase urinaire, sont des particules solides qui se forment ou se trouvent dans l’appareil urinaire. [2] Ils peuvent rester silencieux, être éliminés avec les urines ou se bloquer dans un uretère et gêner l’écoulement de l’urine. [1] Lorsqu’un calcul se déplace ou provoque une obstruction, il peut entraîner une douleur intense appelée colique néphrétique, du sang dans les urines, des nausées ou des vomissements. [2]

Où se trouvent les calculs urinaires ?

Les voies urinaires comprennent les reins, les uretères qui conduisent l’urine vers la vessie, la vessie et l’urètre par lequel l’urine est évacuée. [1] Un calcul peut rester dans le rein, descendre dans un uretère ou atteindre la vessie. [2] Le nom de calcul rénal, urétéral ou vésical précise sa localisation, mais tous appartiennent à la famille des calculs urinaires. [1] Les calculs les plus volumineux se bloquent plus volontiers, mais une obstruction reste possible avec un petit calcul de l’uretère. [2]

Comment se forment-ils ?

Les calculs se forment lorsque certaines substances présentes dans l’urine cristallisent. [2] Ils peuvent être composés notamment de sels de calcium, d’acide urique, de cystine ou de struvite, et certains ont une composition mixte. [2] La composition est importante, car les causes, les possibilités de dissolution et les mesures de prévention ne sont pas les mêmes pour tous les calculs. [2] [1]

Un apport insuffisant en liquides peut concentrer l’urine et favoriser la formation de calculs. [2] Un apport élevé en sodium, des antécédents familiaux et certains troubles métaboliques peuvent également augmenter le risque. [2] Parmi les maladies associées figurent notamment l’hyperparathyroïdie, l’acidose tubulaire rénale, la goutte et le diabète de type 2. [2] Les calculs de struvite sont liés à certaines infections urinaires dues à des bactéries capables de décomposer l’urée. [2]

Quels symptômes peuvent révéler un calcul ?

Un calcul situé dans le rein peut ne provoquer aucun symptôme tant qu’il n’entraîne ni obstruction ni infection. [2] La colique néphrétique survient généralement lorsqu’un calcul passe dans l’uretère et provoque une obstruction aiguë. [2] La douleur est souvent très intense, intermittente et ressentie dans le flanc ou la région du rein. [2] Elle peut irradier vers l’abdomen ou la région génitale selon la position du calcul dans l’uretère. [2] Des nausées et des vomissements accompagnent fréquemment cette douleur. [2]

Du sang visible ou microscopique peut être présent dans les urines, mais son absence n’exclut pas un calcul. [2] Un calcul proche de la vessie peut provoquer des envies fréquentes ou urgentes d’uriner ainsi qu’une douleur sus-pubienne. [2] Une fièvre, des brûlures urinaires ou des urines troubles ou malodorantes peuvent être associées à une infection urinaire. [2]

Pourquoi les symptômes ne suffisent-ils pas au diagnostic ?

Une douleur abdominale ou du flanc avec vomissements peut avoir d’autres causes qu’un calcul urinaire. [2] L’appendicite, une affection gynécologique, une maladie de la vésicule biliaire, une occlusion intestinale, une pancréatite ou une atteinte aortique peuvent notamment entrer dans le diagnostic différentiel. [2] La localisation et le caractère de la douleur orientent l’évaluation, mais ne permettent pas à eux seuls de confirmer un calcul. [2]

Quels examens permettent de confirmer un calcul ?

L’évaluation comprend habituellement une analyse d’urine et un examen d’imagerie. [2] L’analyse d’urine recherche notamment du sang, des globules blancs, des bactéries ou des cristaux. [2] La présence de globules blancs dans les urines évoque davantage une infection lorsqu’elle s’accompagne de fièvre ou d’urines malodorantes. [2] L’examen microscopique des cristaux ne suffit généralement pas à déterminer avec certitude la composition d’un calcul. [2]

La tomodensitométrie sans injection de produit de contraste permet de localiser le calcul, d’évaluer l’obstruction et de rechercher une autre cause de douleur. [2] L’échographie peut identifier des calculs et une dilatation des cavités urinaires, mais elle est moins sensible pour certains petits calculs ou calculs urétéraux. [2] Chez les personnes ayant des calculs récidivants, l’exposition cumulée aux rayonnements liée à des scanners répétés doit être prise en compte. [2]

Lorsqu’un calcul ou ses fragments sont récupérés, leur analyse en laboratoire aide à en préciser la composition. [2] [1] Un bilan plus approfondi peut rechercher des facteurs métaboliques ou anatomiques en cas de récidives, d’antécédents familiaux importants, de rein unique ou d’anomalie des voies urinaires. [2]

Comment les calculs urinaires sont-ils pris en charge ?

La prise en charge dépend notamment de la taille et de la localisation du calcul, de la présence d’une obstruction ou d’une infection, de l’intensité de la douleur et de la possibilité de boire. [2] Certains petits calculs peuvent être expulsés spontanément lorsqu’il n’existe ni infection ni obstruction et que la douleur est contrôlée. [2] Des médicaments contre la douleur sont utilisés pendant la phase aiguë, et un traitement destiné à faciliter l’expulsion peut être proposé dans certaines situations. [2] Boire de très grands volumes de liquide pendant la crise n’accélère pas l’expulsion du calcul. [2]

Une infection associée à une obstruction nécessite de lever l’obstacle dès que possible, de traiter l’infection puis de retirer le calcul lorsque cela devient réalisable. [2] Le drainage peut être réalisé par une endoprothèse urétérale placée par les voies urinaires ou par une sonde introduite directement dans le rein. [2]

Lorsqu’une intervention est nécessaire, les principales méthodes comprennent la fragmentation par ondes de choc, l’urétéroscopie endoscopique et la néphrolithotomie percutanée. [2] Le choix de la technique dépend principalement de la taille et du siège du calcul. [2] Certains calculs d’acide urique peuvent être dissous par une alcalinisation prolongée des urines, contrairement aux calculs calciques qui ne peuvent pas être dissous chimiquement. [2]

Quels sont les risques d’une obstruction ?

Un calcul bloqué peut dilater l’uretère et les cavités du rein en amont de l’obstacle. [2] Même une obstruction partielle peut diminuer la filtration du rein. [2] Une obstruction prolongée peut altérer la fonction rénale, et une infection associée augmente la gravité de la situation. [2] [1] Les calculs infectieux de struvite doivent être considérés comme des corps étrangers infectés et retirés complètement. [2]

Comment limiter le risque de récidive ?

La prévention dépend de la composition du calcul, des résultats du bilan urinaire et des facteurs médicaux ou alimentaires retrouvés. [2] [1] Une augmentation des apports en eau fait partie des mesures générales proposées pour réduire la formation de nouveaux calculs. [2] [1] Cette hydratation préventive ne doit pas être confondue avec l’ingestion forcée de grandes quantités de liquide pendant une colique néphrétique, qui n’accélère pas l’expulsion. [2] Les aliments à modifier ou à éviter dépendent du type de calcul. [1] Une restriction systématique du calcium alimentaire n’est pas adaptée à tous les calculs et peut être évitée dans certaines formes calciques associées à une hypocitraturie. [2] Selon l’anomalie identifiée, des mesures alimentaires ciblées ou des médicaments peuvent être prescrits pour réduire le risque de récidive. [2] [1]

Sources et références

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