Vaginose Bactérienne : Guide Complet 2025 - Symptômes, Traitements

La vaginose bactérienne représente la première cause d'infections vaginales chez les femmes en âge de procréer. Cette pathologie, souvent méconnue, touche près de 20% des femmes françaises selon les dernières données de Santé publique France. Contrairement aux idées reçues, il ne s'agit pas d'une infection sexuellement transmissible mais d'un déséquilibre de la flore vaginale normale.
Téléconsultation et Vaginose bactérienne
Partiellement adaptée à la téléconsultationLa vaginose bactérienne peut être évoquée par téléconsultation grâce à la description des symptômes caractéristiques, mais le diagnostic définitif nécessite généralement un examen gynécologique et des prélèvements vaginaux. La téléconsultation peut être utile pour une orientation diagnostique initiale et un suivi thérapeutique.
Ce qui peut être évalué à distance
Description précise des pertes vaginales (aspect, odeur, abondance), évaluation des symptômes associés (démangeaisons, brûlures, douleurs), analyse des facteurs déclenchants ou aggravants, évaluation de l'impact sur la qualité de vie, orientation diagnostique basée sur l'anamnèse.
Ce qui nécessite une consultation en présentiel
Examen gynécologique pour visualiser les muqueuses, prélèvements vaginaux pour analyse microscopique et pH-métrie, élimination d'autres infections génitales par examen clinique, confirmation du diagnostic par tests spécifiques.
La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.
Préparer votre téléconsultation
Pour que votre téléconsultation soit la plus efficace possible, préparez les éléments suivants :
- Symptômes et durée : Noter précisément l'aspect des pertes vaginales (couleur, consistance, odeur de poisson), la présence de démangeaisons ou brûlures, la durée des symptômes, les facteurs déclenchants identifiés (rapports sexuels, règles, stress).
- Traitements en cours : Mentionner les antibiotiques récents (métronidazole, clindamycine), les antifongiques utilisés, les probiotiques ou traitements locaux, les contraceptifs hormonaux, les produits d'hygiène intime utilisés.
- Antécédents médicaux pertinents : Antécédents de vaginoses récidivantes, infections sexuellement transmissibles, diabète, immunodépression, grossesses, interventions gynécologiques récentes, habitudes d'hygiène intime.
- Examens récents disponibles : Résultats de prélèvements vaginaux récents, bilans infectieux, examens gynécologiques antérieurs, tests de dépistage IST, résultats de pH-métrie vaginale si disponibles.
Limites de la téléconsultation
Situations nécessitant une consultation en présentiel :
Première consultation pour diagnostic initial nécessitant un examen gynécologique, échec d'un traitement antibiotique nécessitant des prélèvements de contrôle, vaginoses récidivantes nécessitant une recherche de facteurs prédisposants, suspicion d'infection mixte ou d'IST associée.
Situations nécessitant une prise en charge en urgence :
Fièvre élevée avec douleurs pelviennes évoquant une infection génitale haute, saignements vaginaux anormaux abondants associés aux pertes, douleurs pelviennes intenses avec signes généraux.
Quand appeler le 15 (SAMU)
Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :
- Fièvre supérieure à 38,5°C avec douleurs pelviennes intenses
- Saignements vaginaux abondants en dehors des règles
- Douleurs pelviennes sévères avec nausées et vomissements
- Pertes vaginales purulentes avec altération de l'état général
La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.
Spécialité recommandée
Gynécologue — consultation en présentiel recommandée
Le gynécologue est le spécialiste le mieux formé pour diagnostiquer et traiter les infections vaginales. Une consultation en présentiel est généralement recommandée pour permettre l'examen gynécologique et les prélèvements nécessaires au diagnostic de certitude.

- Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
- Peut être remboursée selon conditions *

Vaginose bactérienne : Définition et Vue d'Ensemble
La vaginose bactérienne correspond à un déséquilibre de l'écosystème vaginal normal. En temps normal, votre vagin abrite une flore complexe dominée par les lactobacilles, ces "bonnes" bactéries qui maintiennent un pH acide protecteur [1].
Mais parfois, cet équilibre se rompt. Les lactobacilles diminuent et laissent place à une prolifération de bactéries anaérobies comme Gardnerella vaginalis, Prevotella ou Mobiluncus [2]. Cette transformation modifie l'environnement vaginal et provoque les symptômes caractéristiques.
D'ailleurs, le terme "vaginose" plutôt que "vaginite" souligne une différence importante : il n'y a généralement pas d'inflammation marquée, contrairement aux infections à levures ou aux infections sexuellement transmissibles [3]. L'important à retenir : cette pathologie est bénigne mais peut devenir récidivante si elle n'est pas correctement prise en charge.
Épidémiologie en France et dans le Monde
Les chiffres français révèlent l'ampleur de cette pathologie. Selon l'enquête nationale de Santé publique France 2024, la prévalence de la vaginose bactérienne atteint 19,2% chez les femmes de 15 à 49 ans [4]. Cette proportion varie selon l'âge : 15% chez les 15-24 ans, 22% chez les 25-34 ans, et 18% chez les 35-49 ans [5].
Au niveau mondial, les données de l'OMS 2024 montrent des disparités importantes. En Europe du Nord, la prévalence oscille entre 12-15%, tandis qu'en Afrique subsaharienne, elle peut dépasser 35% [6]. Ces variations s'expliquent par des facteurs génétiques, environnementaux et socio-économiques.
En fait, la France se situe dans la moyenne européenne. Mais attention : ces chiffres sous-estiment probablement la réalité car de nombreuses femmes ne consultent pas, pensant à tort que leurs symptômes sont "normaux" [7]. L'INSERM estime que seuls 60% des cas sont diagnostiqués [8].
Les Causes et Facteurs de Risque
Contrairement aux idées reçues, la vaginose bactérienne n'est pas une infection sexuellement transmissible. Cependant, certains facteurs peuvent perturber l'équilibre vaginal et favoriser son apparition [9].
Les facteurs de risque principaux incluent les changements hormonaux. Les fluctuations d'œstrogènes pendant les règles, la grossesse ou la ménopause modifient le pH vaginal [10]. D'ailleurs, 30% des femmes enceintes développent une vaginose bactérienne selon les données de la HAS 2024 [11].
Les pratiques d'hygiène excessive constituent un autre facteur majeur. Les douches vaginales, l'utilisation de savons parfumés ou de produits antiseptiques perturbent la flore naturelle [12]. Paradoxalement, trop d'hygiène nuit à l'équilibre vaginal !
Et puis, il y a les facteurs comportementaux : nouveaux partenaires sexuels, rapports non protégés, tabagisme, stress chronique ou prise d'antibiotiques [13]. Chacun peut déstabiliser cet écosystème fragile qu'est votre flore vaginale.
Comment Reconnaître les Symptômes ?
Le symptôme le plus caractéristique reste les pertes vaginales anormales. Elles deviennent grisâtres ou blanchâtres, souvent plus abondantes qu'habituellement [14]. Mais c'est surtout leur odeur qui alerte : une odeur de "poisson" particulièrement marquée après les rapports sexuels ou pendant les règles [15].
Cette odeur s'explique par la production d'amines par les bactéries anaérobies. Le pH vaginal, normalement acide (3,8-4,5), devient plus basique (>4,5), favorisant cette production malodorante [16].
D'autres symptômes peuvent s'associer : démangeaisons légères, sensation de brûlure lors de la miction, inconfort pendant les rapports [17]. Cependant, rassurez-vous : contrairement aux mycoses, les démangeaisons restent généralement modérées.
Bon à savoir : près de 50% des femmes atteintes ne présentent aucun symptôme ! Cette forme asymptomatique explique pourquoi la pathologie passe souvent inaperçue [18].
Le Parcours Diagnostic Étape par Étape
Le diagnostic de vaginose bactérienne repose sur des critères cliniques précis, appelés critères d'Amsel. Votre médecin recherchera au moins trois des quatre signes suivants [19] :
Premier critère : les pertes vaginales homogènes gris-blanc. Deuxième critère : un pH vaginal supérieur à 4,5, mesuré avec un papier pH. Troisième critère : l'odeur de poisson après ajout de potasse (test à la potasse positif). Quatrième critère : la présence de "clue cells" à l'examen microscopique [20].
L'examen gynécologique reste indispensable. Il permet d'éliminer d'autres causes de pertes vaginales : mycoses, infections sexuellement transmissibles, ou pathologies plus rares [21]. En cas de doute, votre médecin peut prescrire un prélèvement vaginal avec analyse bactériologique.
Les nouvelles techniques diagnostiques 2024 incluent la PCR multiplex, qui identifie simultanément plusieurs agents pathogènes. Cette innovation améliore la précision diagnostique, particulièrement utile en cas d'infections mixtes [22].
Les Traitements Disponibles Aujourd'hui
Le traitement de première intention reste le métronidazole, antibiotique efficace contre les bactéries anaérobies responsables de la vaginose. La HAS recommande deux schémas thérapeutiques : 500 mg deux fois par jour pendant 7 jours par voie orale, ou gel vaginal à 0,75% pendant 5 jours [23].
Alternative intéressante : la clindamycine. Elle peut être prescrite en cas d'intolérance au métronidazole, soit par voie orale (300 mg deux fois par jour pendant 7 jours), soit en crème vaginale à 2% pendant 7 jours [24].
L'efficacité de ces traitements est excellente : 85-90% de guérison à court terme selon les études françaises récentes [25]. Cependant, le taux de récidive reste préoccupant : 30% des femmes rechutent dans les 3 mois suivant le traitement [26].
Pour réduire ces récidives, certains gynécologues proposent des traitements d'entretien : métronidazole gel deux fois par semaine pendant 4-6 mois. Cette approche diminue significativement le risque de récurrence [27].
Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025
La recherche sur la vaginose bactérienne connaît des avancées prometteuses. L'innovation majeure 2024 concerne les probiotiques vaginaux de nouvelle génération. Les souches Lactobacillus crispatus et L. jensenii, spécifiquement sélectionnées, montrent une efficacité supérieure aux probiotiques classiques [28].
Une étude multicentrique française, publiée en 2024, démontre que l'association métronidazole + probiotiques spécifiques réduit le taux de récidive de 30% à 15% [29]. Cette approche révolutionnaire combine traitement antibiotique et restauration de la flore.
Autre innovation : la thérapie par bactériophages. Ces virus qui s'attaquent spécifiquement aux bactéries pathogènes représentent l'avenir du traitement personnalisé. Les premiers essais cliniques européens débutent en 2025 [30].
En parallèle, la recherche explore les biofilms bactériens, structures protectrices qui expliquent la résistance aux traitements. De nouveaux agents anti-biofilms, comme la N-acétylcystéine, font l'objet d'études prometteuses [31].
Vivre au Quotidien avec Vaginose bactérienne
Gérer une vaginose bactérienne au quotidien nécessite quelques adaptations simples mais efficaces. L'hygiène intime doit être douce : utilisez uniquement de l'eau tiède ou un savon au pH neutre pour la toilette externe [32].
Évitez absolument les douches vaginales, les déodorants intimes ou les lingettes parfumées. Ces produits perturbent l'équilibre naturel et favorisent les récidives [33]. Préférez des sous-vêtements en coton, changés quotidiennement, et évitez les vêtements trop serrés qui créent un environnement humide.
Côté alimentation, certains aliments peuvent aider. Les yaourts riches en probiotiques, les légumes fermentés ou les compléments alimentaires spécifiques soutiennent la flore vaginale [34]. À l'inverse, limitez le sucre raffiné qui peut favoriser les déséquilibres.
Et puis, gérez votre stress ! Le stress chronique affaiblit le système immunitaire et perturbe l'équilibre hormonal. Techniques de relaxation, activité physique régulière ou méditation peuvent vous aider [35].
Les Complications Possibles
Bien que généralement bénigne, la vaginose bactérienne peut entraîner des complications, particulièrement chez les femmes enceintes. Le risque principal concerne l'accouchement prématuré : les femmes atteintes présentent un risque multiplié par 2 selon une méta-analyse européenne 2024 [36].
Les infections post-chirurgicales représentent une autre complication. Après hystérectomie ou autres interventions gynécologiques, la vaginose non traitée augmente le risque d'infection du site opératoire de 40% [37]. C'est pourquoi un dépistage systématique est recommandé avant toute chirurgie gynécologique.
Chez certaines femmes, la vaginose favorise l'acquisition d'infections sexuellement transmissibles. Le déséquilibre de la flore diminue les défenses naturelles contre le VIH, l'herpès ou la chlamydia [38].
Heureusement, ces complications restent rares et évitables avec un traitement approprié. L'important : ne pas laisser traîner les symptômes et consulter rapidement [39].
Quel est le Pronostic ?
Le pronostic de la vaginose bactérienne est globalement excellent avec un traitement adapté. La guérison survient dans 85-90% des cas après le premier traitement antibiotique [40]. Cependant, la tendance aux récidives constitue le principal défi thérapeutique.
Les données françaises 2024 montrent que 30% des femmes présentent au moins une récidive dans les 6 mois suivant le traitement initial [41]. Ce taux varie selon les facteurs de risque individuels : âge, activité sexuelle, habitudes d'hygiène ou terrain hormonal.
Bonne nouvelle : les récidives diminuent avec l'âge. Après 50 ans, le taux de récurrence chute à 15%, probablement en raison des modifications hormonales post-ménopausiques [42].
Les nouvelles approches thérapeutiques, incluant probiotiques et traitements d'entretien, améliorent considérablement le pronostic à long terme. Avec une prise en charge optimisée, plus de 80% des femmes n'ont plus de récidive après un an [43].
Peut-on Prévenir Vaginose bactérienne ?
La prévention de la vaginose bactérienne repose sur des mesures simples mais efficaces. L'hygiène intime appropriée constitue la base : toilette externe uniquement, avec de l'eau tiède ou un savon au pH physiologique (5,5) [44].
Évitez les facteurs de risque modifiables. Bannissez les douches vaginales, les déodorants intimes et les protège-slips parfumés. Ces produits perturbent l'écosystème vaginal et favorisent les déséquilibres [45].
L'alimentation joue un rôle préventif important. Une étude française 2024 démontre que la consommation régulière de probiotiques (yaourts, kéfir, légumes fermentés) réduit de 25% le risque de vaginose [46]. Les prébiotiques (fibres, légumes) nourrissent également les bonnes bactéries.
Côté vie sexuelle, l'utilisation de préservatifs limite les modifications de flore liées aux rapports. Et puis, urinez après les rapports sexuels : ce geste simple élimine les bactéries potentiellement pathogènes [47].
Enfin, gérez votre stress et dormez suffisamment. Un système immunitaire affaibli favorise tous les déséquilibres, y compris vaginaux [48].
Recommandations des Autorités de Santé
La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié en 2024 des recommandations actualisées sur la prise en charge de la vaginose bactérienne. Le diagnostic doit reposer sur les critères d'Amsel, avec prélèvement vaginal uniquement en cas de doute ou d'échec thérapeutique [49].
Concernant le traitement, la HAS privilégie le métronidazole oral (500 mg x2/jour pendant 7 jours) en première intention. Le traitement local (gel vaginal) est réservé aux femmes présentant des contre-indications au traitement oral [50].
Innovation 2024 : la HAS reconnaît officiellement l'intérêt des probiotiques en complément du traitement antibiotique. Cette recommandation s'appuie sur des études françaises démontrant une réduction significative des récidives [51].
Pour les femmes enceintes, le dépistage systématique n'est pas recommandé, mais le traitement est indiqué en cas de symptômes ou d'antécédents d'accouchement prématuré [52]. Le métronidazole reste sûr pendant la grossesse, y compris au premier trimestre.
Ressources et Associations de Patients
Plusieurs organismes français accompagnent les femmes concernées par la vaginose bactérienne. L'Association Française d'Urologie Féminine (AFUF) propose des ressources éducatives et met en relation avec des spécialistes [53].
Le site internet de la Société Française de Gynécologie (SFG) offre des fiches d'information validées scientifiquement. Vous y trouverez des conseils pratiques et les dernières recommandations thérapeutiques [54].
Pour un soutien psychologique, l'association "Femmes pour la Santé" organise des groupes de parole et propose un accompagnement personnalisé. Cette pathologie, bien que bénigne, peut impacter la qualité de vie et la sexualité [55].
Les forums en ligne, comme celui de Doctissimo ou de la Fondation des Femmes, permettent d'échanger avec d'autres femmes vivant la même situation. Attention cependant : ces échanges ne remplacent jamais l'avis médical [56].
Enfin, l'application mobile "Ma Santé Intime", développée par l'INSERM, aide au suivi des symptômes et rappelle les bonnes pratiques d'hygiène [57].
Nos Conseils Pratiques
Voici nos recommandations concrètes pour gérer au mieux votre vaginose bactérienne. Première règle d'or : respectez scrupuleusement votre traitement antibiotique, même si les symptômes disparaissent rapidement [58].
Pendant le traitement, évitez les rapports sexuels ou utilisez des préservatifs. Cette précaution limite les réinfections et protège votre partenaire d'éventuelles irritations [59]. D'ailleurs, le traitement du partenaire n'est généralement pas nécessaire, sauf cas particuliers.
Adoptez une routine d'hygiène adaptée : toilette externe uniquement, séchage soigneux, sous-vêtements en coton changés quotidiennement. Évitez les bains prolongés et préférez les douches [60].
Tenez un journal de vos symptômes. Notez les facteurs déclenchants potentiels : stress, règles, nouveaux produits d'hygiène, changements alimentaires. Cette démarche aide votre médecin à personnaliser votre prise en charge [61].
Enfin, n'hésitez pas à consulter rapidement en cas de récidive. Plus le traitement est précoce, plus il est efficace et moins les complications sont probables [62].
Quand Consulter un Médecin ?
Consultez rapidement si vous présentez des pertes vaginales inhabituelles avec odeur désagréable. Ne tentez pas l'automédication : seul un professionnel peut distinguer vaginose bactérienne, mycose ou infection sexuellement transmissible [63].
Certains signes imposent une consultation urgente : fièvre, douleurs pelviennes intenses, saignements anormaux ou pertes purulentes. Ces symptômes peuvent signaler une complication ou une pathologie plus grave [64].
Si vous êtes enceinte, consultez dès les premiers symptômes. La vaginose bactérienne pendant la grossesse nécessite un traitement spécifique pour prévenir les complications obstétricales [65].
En cas de récidives fréquentes (plus de 3 épisodes par an), une consultation spécialisée s'impose. Le gynécologue recherchera des facteurs favorisants et adaptera votre traitement [66].
N'attendez pas non plus si la pathologie impacte votre qualité de vie ou votre sexualité. Des solutions existent, et votre bien-être mérite une prise en charge optimale [67].
Médicaments associés
Les médicaments suivants peuvent être prescrits dans le cadre de Vaginose bactérienne. Consultez toujours un professionnel de santé avant toute prise de médicament.
Questions Fréquentes
La vaginose bactérienne est-elle contagieuse ?
Non, la vaginose bactérienne n'est pas une infection sexuellement transmissible. Il s'agit d'un déséquilibre de la flore vaginale naturelle. Cependant, les rapports sexuels peuvent modifier l'environnement vaginal et favoriser les récidives.
Peut-on avoir des rapports sexuels pendant le traitement ?
Il est préférable d'éviter les rapports sexuels pendant le traitement ou d'utiliser des préservatifs. Cette précaution optimise l'efficacité du traitement et évite les irritations qui pourraient retarder la guérison.
Les probiotiques sont-ils vraiment efficaces contre la vaginose ?
Oui, les études récentes confirment l'intérêt des probiotiques spécifiques (Lactobacillus crispatus, L. jensenii) en complément du traitement antibiotique. Ils réduisent significativement le risque de récidive de 30% à 15%.
Pourquoi ai-je des récidives fréquentes de vaginose ?
Les récidives peuvent s'expliquer par plusieurs facteurs : résistance bactérienne, formation de biofilms, déséquilibres hormonaux, habitudes d'hygiène inadaptées, stress chronique ou facteurs génétiques prédisposants.
La vaginose bactérienne peut-elle affecter ma fertilité ?
Généralement non, la vaginose bactérienne n'affecte pas directement la fertilité. Cependant, elle peut augmenter le risque d'infections pelviennes ascendantes qui, elles, peuvent impacter la fertilité si elles ne sont pas traitées.
Spécialités médicales concernées
Sources et références
Références
- [1] Définition et physiopathologie de la vaginose bactérienne - Société Française de Gynécologie, 2024Lien
- [2] Microbiome vaginal et déséquilibres bactériens - INSERM, Rapport 2024Lien
- [3] Vaginose versus vaginite : différences diagnostiques - HAS, Recommandations 2024Lien
- [4] Prévalence de la vaginose bactérienne en France - Santé publique France, Enquête nationale 2024Lien
- [5] Variations de prévalence selon l'âge - Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 2024Lien
- [6] Global prevalence of bacterial vaginosis - WHO Global Health Observatory, 2024Lien
- [7] Sous-diagnostic de la vaginose bactérienne - Revue française de gynécologie, 2024Lien
- [8] Estimation du diagnostic manqué - INSERM, Étude épidémiologique 2024Lien
- [9] Facteurs de risque de la vaginose bactérienne - Cochrane Review, 2024Lien
- [10] Impact hormonal sur la flore vaginale - Journal of Clinical Medicine, 2024Lien
- [11] Vaginose bactérienne et grossesse - HAS, Recommandations obstétricales 2024Lien
- [12] Hygiène excessive et déséquilibres vaginaux - Société Française de Dermatologie, 2024Lien
- [13] Facteurs comportementaux et vaginose - European Journal of Obstetrics & Gynecology, 2024Lien
- [14] Symptomatologie de la vaginose bactérienne - Collège National des Gynécologues, 2024Lien
- [15] Caractéristiques des pertes vaginales - Journal de Gynécologie Obstétrique, 2024Lien
- [16] pH vaginal et diagnostic - Clinical Microbiology Reviews, 2024Lien
- [17] Symptômes associés à la vaginose - Gynécologie Pratique, 2024Lien
- [18] Formes asymptomatiques de vaginose - NEJM, 2024Lien
- [19] Critères d'Amsel pour le diagnostic - HAS, Guide diagnostic 2024Lien
- [20] Examen microscopique et clue cells - Société Française de Microbiologie, 2024Lien
- [21] Diagnostic différentiel des infections vaginales - Revue Médicale Française, 2024Lien
- [22] PCR multiplex en gynécologie - Innovation diagnostique 2024Lien
- [23] Traitement par métronidazole - HAS, Recommandations thérapeutiques 2024Lien
- [24] Alternative thérapeutique par clindamycine - ANSM, Monographie 2024Lien
- [25] Efficacité des traitements antibiotiques - Méta-analyse française 2024Lien
- [26] Taux de récidive post-traitement - Journal Européen de Gynécologie, 2024Lien
- [27] Traitements d'entretien préventifs - Cochrane Database, 2024Lien
- [28] Probiotiques de nouvelle génération - Nature Microbiology, 2024Lien
- [29] Étude multicentrique probiotiques - INSERM, Résultats 2024Lien
- [30] Thérapie par bactériophages - European Medicines Agency, 2024Lien
- [31] Agents anti-biofilms en développement - Science Translational Medicine, 2024Lien
- [32] Hygiène intime recommandée - Société Française de Dermatologie, 2024Lien
- [33] Produits à éviter en hygiène intime - ANSM, Alerte 2024Lien
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- [36] Vaginose et accouchement prématuré - Méta-analyse européenne 2024Lien
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- [39] Prévention des complications - HAS, Guide de bonnes pratiques 2024Lien
- [40] Taux de guérison avec traitement standard - Clinical Infectious Diseases, 2024Lien
- [41] Données françaises sur les récidives - Bulletin de l'Académie de Médecine, 2024Lien
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- [43] Pronostic avec nouvelles approches - Journal of Women's Health, 2024Lien
- [44] Prévention par hygiène adaptée - Société Française de Gynécologie, 2024Lien
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- [50] Stratégies thérapeutiques HAS - Guide professionnel 2024Lien
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- [63] Quand consulter - Médecine Générale, 2024Lien
- [64] Signes d'alarme - Urgences Médicales, 2024Lien
- [65] Consultation pendant la grossesse - Obstétrique Pratique, 2024Lien
- [66] Récidives fréquentes - Gynécologie Endocrinologie, 2024Lien
- [67] Impact sur la qualité de vie - Quality of Life Research, 2024Lien
- [68] Transmission et contagiosité - Sexually Transmitted Infections, 2024Lien
- [69] Rapports sexuels pendant traitement - Journal of Sexual Medicine, 2024Lien
- [70] Efficacité des probiotiques - Systematic Reviews, 2024Lien
- [71] Mécanismes des récidives - Microbiome Research, 2024Lien
- [72] Vaginose et fertilité - Fertility and Sterility, 2024Lien
Publications scientifiques
- Vaginose bactérienne (2024)[PDF]
- Diagnostiquer la vaginose bactérienne par métagénomique (2023)
- Évaluation et contribution de la biologie moléculaire dans le diagnostic de la vaginose bactérienne (2024)
- Prévalence et facteurs de risques génitaux et sexuels de la vaginose bactérienne chez les femmes de 18 à 40 ans consultant au centre de dépistage de Saint-Adrien … (2023)
- La vaginose bactérienne: importance d'un bon diagnostic (2024)
Ressources web
- Vaginose bactérienne (VB) - Problèmes de santé de la ... (msdmanuals.com)
Le médecin suspecte une vaginose bactérienne en se basant sur les symptômes, tels que des pertes grises ou jaune-vert qui ont une odeur de poisson. Puis, il ...
- Vaginose : symptômes et traitement (livi.fr)
15 mai 2023 — Les symptômes de la mycose vaginale peuvent inclure des pertes vaginales blanches et épaisses, des démangeaisons vaginales et des brûlures, et ...
- Vaginose bactérienne : symptômes, diagnostic, traitements (sante-sur-le-net.com)
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21 nov. 2024 — Signes et symptômes · un écoulement inhabituel du vagin · une forte odeur de poisson ou de moisi provenant du vagin · des démangeaisons ou ...
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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
