Scintigraphie de ventilation-perfusion : rôles et techniques quantitatives

Trouver un professionnel
Médecine nucléaire par ville
La scintigraphie de ventilation-perfusion, aussi appelée scintigraphie V/Q, est un examen d'imagerie qui étudie la répartition de la ventilation et de la perfusion dans les poumons. [2] Elle peut notamment intervenir dans l'évaluation d'une suspicion d'embolie pulmonaire ou dans l'étude de la fonction des différentes régions pulmonaires avant certains traitements. [1] [2] Ses modalités, son objectif et la manière d'interpréter ses résultats dépendent donc de la situation clinique dans laquelle elle est demandée. [1] [2]
Quel est son rôle en cas de suspicion d'embolie pulmonaire ?
L'embolie pulmonaire correspond à l'une des situations dans lesquelles la scintigraphie de ventilation-perfusion peut être utilisée comme examen diagnostique. [1] Le document analysé présente toutefois l'angioscanner thoracique comme l'examen de référence habituel pour diagnostiquer une embolie pulmonaire. [1] Dans les études d'échographie clinique examinées par ce document, le diagnostic de comparaison reposait sur l'angioscanner thoracique ou sur la scintigraphie de ventilation-perfusion. [1] Ces données ne permettent pas de décrire les critères d'interprétation d'une scintigraphie V/Q ni de conclure à partir d'un résultat individuel. [1]
Qu'est-ce qu'une scintigraphie V/Q quantitative ?
Une scintigraphie V/Q quantitative mesure la contribution de différentes régions pulmonaires à la ventilation, à la perfusion ou aux deux. [2] L'activité de chaque lobe peut être exprimée en pourcentage de l'activité totale des poumons. [2] Cette évaluation fonctionnelle ne mesure pas exactement la même chose qu'un scanner quantitatif, qui décrit notamment la structure et le volume du tissu pulmonaire. [2] Les informations fonctionnelles de la scintigraphie et les informations structurelles du scanner peuvent ainsi être complémentaires. [2]
Quelles sont les principales techniques d'imagerie ?
La scintigraphie V/Q peut produire des images planaires en deux dimensions ou des images tridimensionnelles par tomoscintigraphie, aussi appelée SPECT. [2] La SPECT peut être associée à un scanner à faible dose afin de mieux relier les données fonctionnelles à l'anatomie pulmonaire. [2] Les images planaires sont plus simples à quantifier, mais leur découpage en zones correspond moins précisément à l'anatomie réelle des lobes. [2] La SPECT/CT offre une meilleure délimitation anatomique, au prix d'une reconstruction, d'une segmentation et d'une quantification techniquement plus complexes. [2] Des techniques V/Q par PET-CT existent également et offrent une résolution plus élevée, mais leur disponibilité est limitée. [2]
Dans quelles évaluations spécialisées peut-elle être utilisée ?
Dans l'emphysème avancé, la scintigraphie V/Q quantitative peut compléter le scanner avant une réduction bronchoscopique du volume pulmonaire par valves endobronchiques. [2] Elle peut contribuer à comparer le fonctionnement des lobes, alors que le scanner quantitatif reste la modalité de choix pour évaluer l'étendue de l'emphysème et l'intégrité des scissures pulmonaires. [2] Après ce traitement, des examens quantitatifs peuvent étudier la redistribution de la ventilation et de la perfusion vers les lobes non traités. [2] Avant une chirurgie pour une tumeur pulmonaire, la scintigraphie quantitative peut aussi contribuer à estimer la fonction respiratoire qui resterait après l'intervention. [2] Les paramètres étudiés comprennent notamment le volume expiratoire maximal en une seconde et la capacité de diffusion pulmonaire du monoxyde de carbone. [2] La scintigraphie quantitative est également étudiée pour mesurer les changements régionaux de fonction pulmonaire après une radiothérapie. [2]
Quelles sont les limites de ces mesures ?
Les techniques planaires, SPECT/CT et PET-CT ne donnent pas nécessairement des estimations identiques de la fonction de chaque lobe. [2] Des études ont retrouvé des différences significatives entre les mesures planaires et celles obtenues par SPECT/CT, particulièrement dans le poumon droit. [2] La portée clinique de ces écarts entre techniques n'a cependant pas été établie par une comparaison directe. [2] La revue disponible ne comportait pas d'étude randomisée et incluait plusieurs résumés de congrès, ce qui limite la solidité de certaines conclusions. [2] Le choix de la technique dépend aussi de l'équipement disponible et de l'expertise locale pour traiter et interpréter les images. [2]
Sources et références
[1] FIN1
www.sfmu.org · Consulté le 2026-09-15
[2] Role of quantitative ventilation/perfusion scan (qVQ) in the pre-treatment assessment of bronchoscopic lung volume reduction with endobronchial valves (BLVR-EBV) for emphysema and the pre-operative assessment for lung cancer: a systematic review
www.ebi.ac.uk · Version : 2026-07-17 · Consulté le 2026-09-16
La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation
- Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
- Peut être remboursée selon conditions *
* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.
Téléconsultation : préparer votre rendez-vous
Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.
Avant le rendez-vous
- Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
- Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
- Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.
Organiser la suite
Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.
En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.
Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.