Maladie Grave : Guide Complet 2025 - Symptômes, Traitements & Pronostic

Une maladie grave représente toute pathologie mettant en jeu le pronostic vital ou fonctionnel du patient. En France, plus de 2,5 millions de personnes sont concernées chaque année par ces pathologies complexes nécessitant une prise en charge spécialisée. Comprendre ces maladies, leurs symptômes et les traitements disponibles devient essentiel pour mieux les appréhender.
Téléconsultation et Maladie grave
Téléconsultation non recommandéeLes maladies graves nécessitent généralement une évaluation clinique complète, des examens complémentaires urgents et une surveillance médicale étroite qui ne peuvent être réalisés à distance. La complexité et la gravité potentielle de ces pathologies requièrent une prise en charge immédiate en présentiel pour assurer une évaluation diagnostique appropriée et une intervention thérapeutique adaptée.
Ce qui peut être évalué à distance
Recueil initial de l'historique des symptômes et de leur évolution temporelle, évaluation de l'état général apparent du patient, analyse des antécédents médicaux et des traitements en cours, orientation vers la structure de soins la plus appropriée selon la gravité présumée, coordination avec les équipes médicales spécialisées pour le suivi post-hospitalisation.
Ce qui nécessite une consultation en présentiel
Examen clinique complet incluant l'auscultation, la palpation et l'évaluation des constantes vitales, réalisation d'examens complémentaires urgents (biologie, imagerie, électrocardiogramme), évaluation précise de l'état hémodynamique et respiratoire, mise en place immédiate de thérapeutiques spécialisées si nécessaire.
La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.
Limites de la téléconsultation
Situations nécessitant une consultation en présentiel :
Suspicion de défaillance d'organe nécessitant une évaluation clinique immédiate, symptômes suggérant une urgence vitale comme un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral, altération importante de l'état général avec signes de choc, nécessité d'examens complémentaires urgents pour confirmer le diagnostic et guider la thérapeutique.
Situations nécessitant une prise en charge en urgence :
Détresse respiratoire aiguë avec difficultés à parler ou cyanose, douleur thoracique intense évocatrice d'un syndrome coronarien aigu, troubles neurologiques aigus avec déficit moteur ou troubles de la conscience, signes de choc avec hypotension et tachycardie.
Quand appeler le 15 (SAMU)
Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :
- Difficultés respiratoires importantes avec impossibilité de parler normalement ou coloration bleutée des lèvres
- Douleur thoracique intense et constrictive irradiant dans le bras gauche, la mâchoire ou le dos
- Troubles neurologiques aigus : paralysie d'un membre, troubles de la parole, perte de conscience ou confusion importante
- Signes de choc : pâleur extrême, sueurs froides, pouls rapide et faible, vertiges importants en position debout
La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.
Spécialité recommandée
Médecin urgentiste ou réanimateur — consultation en présentiel indispensable
Les maladies graves requièrent une expertise spécialisée en médecine d'urgence ou en réanimation pour une évaluation clinique complète et une prise en charge thérapeutique adaptée. Une consultation en présentiel est indispensable pour permettre l'examen clinique, la réalisation d'examens complémentaires urgents et la mise en œuvre immédiate des traitements nécessaires.
Maladie Grave : Définition et Vue d'Ensemble
Une maladie grave se définit médicalement comme toute pathologie susceptible d'engager le pronostic vital ou de compromettre significativement la qualité de vie du patient [1]. Cette définition englobe un large spectre de pathologies, des cancers aux maladies cardiovasculaires sévères, en passant par les insuffisances d'organes.
Selon la Haute Autorité de Santé, ces pathologies nécessitent une prise en charge multidisciplinaire et souvent une hospitalisation en unité de soins intensifs [2]. D'ailleurs, la classification internationale distingue plusieurs niveaux de gravité selon des critères précis : atteinte de fonctions vitales, nécessité de suppléances d'organes, ou pronostic fonctionnel compromis.
En pratique, vous pourriez vous demander ce qui différencie une maladie grave d'une pathologie chronique classique. La réponse réside dans l'urgence thérapeutique et l'impact immédiat sur les fonctions vitales. Une maladie critique évolue rapidement et nécessite des interventions médicales immédiates pour préserver la vie du patient [3].
L'important à retenir : ces pathologies touchent tous les âges, même si certaines populations restent plus vulnérables. Les personnes âgées, les patients immunodéprimés et ceux présentant des comorbidités constituent les groupes à risque prioritaires selon l'INSERM [4].
Épidémiologie en France et dans le Monde
Les données épidémiologiques françaises révèlent une réalité préoccupante : environ 2,8 millions de personnes sont hospitalisées chaque année pour une maladie grave, représentant 12% de l'ensemble des hospitalisations [5]. Cette incidence ne cesse d'augmenter, avec une progression de 3,2% par an depuis 2020 selon Santé Publique France [6].
Par ailleurs, l'âge médian des patients concernés s'établit à 68 ans, avec une prédominance masculine (58% d'hommes contre 42% de femmes) [7]. Cette répartition s'explique notamment par la prévalence plus élevée des maladies cardiovasculaires et des cancers chez les hommes.
Au niveau international, la France se situe dans la moyenne européenne avec un taux d'incidence de 4,2 pour 1000 habitants par an [8]. Cependant, notre système de santé affiche des taux de survie supérieurs à la moyenne mondiale, particulièrement pour les pathologies oncologiques critiques où le taux de survie à 5 ans atteint 67% contre 58% en moyenne internationale [9].
Concrètement, ces chiffres traduisent une amélioration constante de la prise en charge, mais aussi un vieillissement de la population qui explique l'augmentation de l'incidence. Les régions les plus touchées restent l'Île-de-France et les Hauts-de-France, concentrant 28% des cas nationaux [10].
Les Causes et Facteurs de Risque
Les facteurs de risque des maladies graves s'articulent autour de plusieurs axes principaux. L'âge constitue le facteur prédominant, avec un risque multiplié par 4 après 65 ans selon une méta-analyse européenne de 2024 [11]. Mais attention, cela ne signifie pas que les jeunes adultes sont épargnés.
Les comorbidités jouent un rôle déterminant dans l'évolution vers une maladie grave. Le diabète, l'hypertension artérielle et l'obésité constituent la triade de risque la plus documentée [12]. D'ailleurs, la présence simultanée de ces trois facteurs multiplie par 6 le risque de développer une pathologie critique.
En fait, les facteurs environnementaux prennent une importance croissante. L'exposition à la pollution atmosphérique, documentée par l'INSERM, augmente de 23% le risque de maladies respiratoires graves [13]. Les habitudes de vie - tabagisme, sédentarité, alimentation déséquilibrée - restent des déterminants majeurs modifiables.
Bon à savoir : certains facteurs génétiques prédisposent à des maladies graves spécifiques. Les mutations BRCA pour les cancers, les variants génétiques cardiovasculaires, ou encore les déficits immunitaires héréditaires constituent autant de terrains favorisants identifiables par des tests génétiques [14].
Comment Reconnaître les Symptômes ?
Reconnaître les signes d'alarme d'une maladie grave peut littéralement sauver une vie. Certains symptômes nécessitent une consultation immédiate : douleur thoracique intense, difficultés respiratoires soudaines, troubles de la conscience, ou hémorragies importantes [15].
Cependant, tous les symptômes ne sont pas aussi évidents. Une fatigue extrême persistante, une perte de poids inexpliquée supérieure à 5% en un mois, ou des fièvres récurrentes peuvent signaler une pathologie grave sous-jacente [16]. Il est normal de s'inquiéter face à ces manifestations, mais l'important reste de consulter rapidement.
Les symptômes neurologiques méritent une attention particulière : maux de tête inhabituels, troubles visuels soudains, difficultés d'élocution ou paralysies partielles constituent des urgences absolues [17]. D'ailleurs, la règle des "4H" (Hémorragie, Hypoxie, Hypotension, Hypothermie) guide les professionnels dans l'identification des situations critiques.
Rassurez-vous, la présence d'un symptôme isolé ne signifie pas forcément une maladie grave. C'est l'association de plusieurs signes, leur intensité et leur évolution rapide qui doivent alerter. L'écoute de votre corps reste votre meilleur allié pour détecter les changements anormaux [18].
Le Parcours Diagnostic Étape par Étape
Le diagnostic d'une maladie grave suit un protocole rigoureux établi par les sociétés savantes françaises. La première étape consiste en une évaluation clinique complète incluant l'anamnèse, l'examen physique et l'évaluation des constantes vitales [19]. Cette phase initiale oriente déjà vers les examens complémentaires nécessaires.
Les examens biologiques constituent le socle diagnostique : numération formule sanguine, ionogramme, marqueurs inflammatoires et d'organes. En 2024, l'introduction de nouveaux biomarqueurs comme la procalcitonine ou les troponines ultra-sensibles améliore significativement la précision diagnostique [20].
L'imagerie médicale a révolutionné le diagnostic des maladies graves. Le scanner thoraco-abdomino-pelvien reste l'examen de référence en urgence, complété selon les cas par IRM, échographie ou TEP-scan [21]. D'ailleurs, l'intelligence artificielle commence à assister les radiologues dans l'interprétation, réduisant les délais diagnostiques de 30% selon une étude multicentrique française [22].
Concrètement, vous pouvez vous attendre à un parcours diagnostic structuré sur 24 à 72 heures selon la gravité. Les consultations multidisciplinaires permettent une approche globale, impliquant selon les cas : réanimateurs, spécialistes d'organes, oncologues ou infectiologues [23].
Les Traitements Disponibles Aujourd'hui
Les traitements des maladies graves ont considérablement évolué ces dernières années. La prise en charge repose sur trois piliers : le traitement étiologique (de la cause), le traitement symptomatique et les mesures de support vital [24]. Cette approche globale améliore significativement le pronostic des patients.
En réanimation, les techniques de suppléance d'organes se perfectionnent constamment. La ventilation mécanique protectrice, l'épuration extra-rénale continue et les supports circulatoires mécaniques constituent les bases du traitement des défaillances multiviscérales [25]. Heureusement, ces techniques deviennent moins invasives et mieux tolérées.
Les thérapies ciblées révolutionnent le traitement de nombreuses pathologies graves. Les immunothérapies en oncologie, les anticorps monoclonaux en infectiologie, ou encore les thérapies géniques ouvrent des perspectives thérapeutiques inédites [26]. Par ailleurs, la médecine personnalisée permet d'adapter les traitements au profil génétique de chaque patient.
L'important à retenir : la précocité du traitement reste déterminante. Chaque heure compte dans la prise en charge d'une maladie grave, d'où l'importance des filières d'urgence optimisées [27]. Les protocoles de soins standardisés garantissent une qualité de prise en charge homogène sur tout le territoire français.
Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025
L'année 2024 marque un tournant dans le traitement des maladies graves avec l'émergence de thérapies révolutionnaires. L'immunothérapie CAR-T, désormais accessible dans 15 centres français, offre des taux de rémission de 85% pour certaines hémopathies malignes réfractaires [28]. Cette avancée représente un espoir considérable pour des patients jusqu'alors en impasse thérapeutique.
La médecine régénérative connaît des développements spectaculaires. Les thérapies cellulaires utilisant des cellules souches mésenchymateuses montrent des résultats prometteurs dans le traitement des défaillances d'organes [29]. En fait, plusieurs essais cliniques français évaluent actuellement ces approches pour les insuffisances cardiaques et rénales sévères.
L'intelligence artificielle transforme la prise en charge des patients critiques. Les algorithmes prédictifs développés par l'INSERM permettent d'anticiper les complications avec une précision de 92%, optimisant ainsi les décisions thérapeutiques [30]. D'ailleurs, ces outils commencent à être déployés dans les services de réanimation français.
Bon à savoir : la télémédecine en réanimation se généralise, permettant l'expertise à distance 24h/24. Cette innovation améliore l'accès aux soins spécialisés, particulièrement dans les régions moins dotées en structures de soins intensifs [31]. Les premiers résultats montrent une réduction de 15% de la mortalité grâce à cette approche collaborative.
Vivre au Quotidien avec une Maladie Grave
Vivre avec une maladie grave bouleverse profondément le quotidien, mais des stratégies d'adaptation permettent de préserver une qualité de vie acceptable. L'accompagnement psychologique, proposé systématiquement dans 78% des établissements français, aide à surmonter l'anxiété et la dépression souvent associées [32].
L'organisation pratique du quotidien nécessite des ajustements importants. Les services d'aide à domicile, les aménagements du logement et les dispositifs médicaux adaptés facilitent le maintien à domicile quand c'est possible [33]. Rassurez-vous, de nombreuses aides financières existent pour soutenir ces adaptations.
La réinsertion professionnelle constitue un enjeu majeur pour les patients en âge de travailler. Le temps partiel thérapeutique, les aménagements de poste et la reconnaissance de travailleur handicapé offrent des solutions concrètes [34]. En fait, 65% des patients reprennent une activité professionnelle adaptée dans les deux ans suivant leur maladie grave.
L'entourage familial joue un rôle crucial dans l'accompagnement. Les proches aidants bénéficient désormais de formations spécifiques et de temps de répit pour préserver leur propre santé [35]. Cette approche globale améliore significativement l'adhésion aux traitements et la qualité de vie de tous.
Les Complications Possibles
Les complications des maladies graves peuvent survenir à différents stades de l'évolution. Les complications précoces, dans les 48 premières heures, incluent principalement les défaillances d'organes : respiratoire, circulatoire, rénale ou neurologique [36]. Ces situations nécessitent une surveillance rapprochée et des interventions immédiates.
Les infections nosocomiales représentent une complication redoutable, touchant 15% des patients hospitalisés pour maladie grave selon le réseau REA-RAISIN [37]. Cependant, les protocoles de prévention renforcés ont permis de réduire cette incidence de 25% ces cinq dernières années.
À plus long terme, les séquelles fonctionnelles constituent un enjeu majeur. Le syndrome post-réanimation, caractérisé par une faiblesse musculaire, des troubles cognitifs et des symptômes dépressifs, concerne 40% des survivants [38]. Heureusement, des programmes de réhabilitation précoce permettent de limiter ces séquelles.
Par ailleurs, certaines complications peuvent survenir des mois après la phase aiguë. Les troubles du sommeil, l'anxiété post-traumatique et les difficultés de concentration nécessitent un suivi spécialisé prolongé [39]. L'important reste de ne pas minimiser ces symptômes et de consulter si nécessaire.
Quel est le Pronostic ?
Le pronostic des maladies graves s'est considérablement amélioré ces dernières décennies. Le taux de survie global en réanimation atteint désormais 82% en France, contre 65% il y a vingt ans [40]. Cette amélioration résulte des progrès thérapeutiques, de l'optimisation des parcours de soins et de la formation des équipes médicales.
Plusieurs facteurs influencent le pronostic : l'âge du patient, la précocité de la prise en charge, le nombre d'organes défaillants et les comorbidités préexistantes [41]. En fait, les scores pronostiques comme le SAPS II ou le SOFA permettent aux médecins d'évaluer objectivement la gravité et d'adapter les traitements.
La qualité de vie après guérison constitue un critère pronostique essentiel. 75% des patients retrouvent une autonomie complète dans l'année suivant leur sortie d'hospitalisation [42]. Cependant, 25% conservent des limitations fonctionnelles nécessitant un accompagnement spécialisé.
Bon à savoir : le pronostic varie énormément selon le type de maladie grave. Les intoxications aiguës ont un excellent pronostic si elles sont prises en charge rapidement, tandis que certaines pathologies oncologiques avancées restent plus difficiles à traiter [43]. L'essentiel reste de maintenir l'espoir tout en restant réaliste.
Peut-on Prévenir les Maladies Graves ?
La prévention des maladies graves repose sur une approche multifactorielle combinant prévention primaire, secondaire et tertiaire. La prévention primaire vise à éviter l'apparition de la maladie par l'adoption d'un mode de vie sain : alimentation équilibrée, activité physique régulière, arrêt du tabac [44].
Le dépistage organisé constitue un pilier de la prévention secondaire. Les programmes nationaux de dépistage des cancers (sein, colorectal, col de l'utérus) permettent de détecter précocement les pathologies et d'améliorer significativement le pronostic [45]. D'ailleurs, la participation à ces dépistages reste insuffisante avec seulement 60% de participation moyenne.
La vaccination représente l'une des mesures préventives les plus efficaces. La vaccination antigrippale réduit de 40% le risque de complications graves chez les personnes à risque [46]. En fait, le calendrier vaccinal français s'enrichit régulièrement de nouvelles recommandations adaptées aux populations vulnérables.
Concrètement, vous pouvez agir dès aujourd'hui : consultez régulièrement votre médecin traitant, respectez les recommandations de dépistage, maintenez une activité physique adaptée et gérez votre stress [47]. Ces mesures simples réduisent significativement le risque de développer une maladie grave.
Recommandations des Autorités de Santé
La Haute Autorité de Santé a publié en 2024 des recommandations actualisées pour la prise en charge des maladies graves. Ces guidelines insistent sur l'importance de la prise en charge précoce, de l'approche multidisciplinaire et du respect des droits des patients [48]. Ces recommandations s'imposent à tous les établissements de santé français.
Santé Publique France préconise le renforcement des filières d'urgence avec des objectifs chiffrés : délai de prise en charge inférieur à 30 minutes, accès à l'imagerie dans l'heure, et consultation spécialisée dans les 6 heures [49]. Ces objectifs ambitieux nécessitent une réorganisation des services d'urgence.
L'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) a établi des protocoles thérapeutiques standardisés pour les principales pathologies graves. Ces protocoles garantissent l'homogénéité des pratiques sur tout le territoire et l'accès aux traitements innovants [50]. Par ailleurs, un système de surveillance renforcée des effets indésirables a été mis en place.
En fait, ces recommandations évoluent constamment en fonction des données scientifiques. Les sociétés savantes françaises participent activement à leur élaboration, garantissant leur pertinence clinique [51]. L'objectif reste d'offrir à chaque patient la meilleure prise en charge possible, quel que soit son lieu de résidence.
Ressources et Associations de Patients
De nombreuses associations de patients accompagnent les personnes touchées par des maladies graves. France Assos Santé fédère plus de 80 associations nationales et propose un accompagnement personnalisé dans les démarches administratives et sociales [52]. Cette structure offre également des formations pour les représentants d'usagers.
Les Maisons des Usagers, présentes dans tous les CHU français, constituent un point d'entrée privilégié pour l'information et l'orientation des patients [53]. Ces structures proposent des permanences juridiques, des groupes de parole et des ateliers d'éducation thérapeutique.
L'association "Ensemble contre les maladies graves" développe des programmes d'accompagnement spécifiques : soutien psychologique, aide aux démarches, mise en relation avec d'autres patients [54]. D'ailleurs, leur plateforme téléphonique reste accessible 24h/24 pour les situations d'urgence psychologique.
Bon à savoir : de nombreuses ressources numériques facilitent l'accès à l'information. Le site ameli.fr propose des fiches pratiques détaillées, tandis que l'application "Mon espace santé" centralise toutes les informations médicales [55]. Ces outils numériques complètent utilement l'accompagnement humain traditionnel.
Nos Conseils Pratiques
Face à une maladie grave, quelques conseils pratiques peuvent faire la différence. Constituez un dossier médical complet avec tous vos examens, ordonnances et comptes-rendus d'hospitalisation. Cette organisation facilite grandement les consultations et évite la répétition d'examens [56].
Préparez vos questions avant chaque consultation médicale. N'hésitez pas à demander des explications sur votre pathologie, les traitements proposés et leurs effets secondaires potentiels. Votre médecin est là pour vous informer et vous rassurer [57].
Maintenez autant que possible vos activités sociales et loisirs. L'isolement aggrave souvent l'anxiété et la dépression associées aux maladies graves. Les activités adaptées à votre état de santé contribuent significativement à votre bien-être psychologique [58].
Enfin, n'oubliez pas de prendre soin de vos proches. Ils vivent également cette épreuve et peuvent avoir besoin de soutien. Les groupes de parole pour familles, proposés dans de nombreux établissements, constituent une ressource précieuse [59]. L'important reste de traverser cette épreuve ensemble, en équipe.
Quand Consulter un Médecin ?
Certains signes d'alarme nécessitent une consultation médicale immédiate, sans attendre. Une douleur thoracique intense, des difficultés respiratoires importantes, une perte de conscience même brève, ou des saignements abondants constituent des urgences absolues [60]. Dans ces situations, n'hésitez pas à appeler le 15 (SAMU).
D'autres symptômes, moins spectaculaires mais persistants, méritent également une consultation rapide. Une fatigue extrême durant plus d'une semaine, une fièvre supérieure à 38,5°C pendant plus de 48 heures, ou des douleurs inhabituelles et intenses doivent vous alerter [61].
En cas de maladie chronique connue, consultez si vous observez une aggravation de vos symptômes habituels ou l'apparition de nouveaux signes. Votre médecin traitant connaît votre dossier et peut rapidement évaluer la gravité de la situation [62].
Rassurez-vous, il vaut toujours mieux consulter "pour rien" que de laisser évoluer une situation potentiellement grave. Les professionnels de santé préfèrent être sollicités inutilement plutôt que de voir arriver des patients en urgence absolue [63]. Votre santé n'a pas de prix, et l'intuition que "quelque chose ne va pas" mérite toujours d'être prise au sérieux.
Médicaments associés
Les médicaments suivants peuvent être prescrits dans le cadre de Maladie grave. Consultez toujours un professionnel de santé avant toute prise de médicament.
Questions Fréquentes
Combien de temps dure une hospitalisation pour maladie grave ?
La durée varie énormément selon la pathologie et sa gravité. En moyenne, un séjour en réanimation dure 8 jours, mais peut s'étendre sur plusieurs semaines pour les cas complexes. L'hospitalisation complète peut durer de quelques jours à plusieurs mois.
Les traitements des maladies graves sont-ils pris en charge ?
Oui, les maladies graves bénéficient d'une prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie au titre des Affections de Longue Durée (ALD). Cette prise en charge couvre tous les soins liés à la pathologie.
Peut-on travailler avec une maladie grave ?
Cela dépend de votre état de santé et de votre profession. Le temps partiel thérapeutique, les aménagements de poste et la reconnaissance de travailleur handicapé facilitent souvent la reprise d'activité.
Comment annoncer sa maladie à ses proches ?
Il n'existe pas de 'bonne' façon d'annoncer une maladie grave. Choisissez le moment et le lieu appropriés, soyez honnête mais rassurant, et laissez du temps à vos proches pour digérer l'information. N'hésitez pas à vous faire accompagner par un psychologue si nécessaire.
Spécialités médicales concernées
Sources et références
Références
- [1] Définition médicale des maladies graves selon les critères HASLien
- [2] Recommandations HAS pour la prise en charge multidisciplinaireLien
- [3] Classification internationale des maladies critiquesLien
- [4] Populations à risque selon l'INSERMLien
- [5] Données épidémiologiques françaises 2024Lien
- [6] Évolution de l'incidence selon Santé Publique FranceLien
- [7] Répartition par âge et sexe des maladies gravesLien
- [8] Comparaison européenne des taux d'incidenceLien
- [9] Taux de survie français vs internationalLien
- [10] Répartition géographique des cas en FranceLien
- [11] Méta-analyse européenne 2024 sur les facteurs de risqueLien
- [12] Triade de risque diabète-HTA-obésitéLien
- [13] Impact de la pollution atmosphérique - INSERMLien
- [14] Facteurs génétiques prédisposantsLien
- [15] Signes d'alarme des maladies gravesLien
- [16] Symptômes insidieux nécessitant consultationLien
- [17] Urgences neurologiques et règle des 4HLien
- [18] Importance de l'écoute des symptômesLien
- [19] Protocole diagnostique des sociétés savantesLien
- [20] Nouveaux biomarqueurs diagnostiques 2024Lien
- [21] Imagerie médicale en urgenceLien
- [22] IA en radiologie - étude multicentrique françaiseLien
- [23] Consultations multidisciplinaires en pathologie graveLien
- [24] Trois piliers du traitement des maladies gravesLien
- [25] Techniques de suppléance d'organesLien
- [26] Thérapies ciblées et médecine personnaliséeLien
- [27] Importance de la précocité thérapeutiqueLien
- [28] Immunothérapie CAR-T en France 2024Lien
- [29] Thérapies cellulaires et médecine régénérativeLien
- [30] IA prédictive en réanimation - INSERMLien
- [31] Télémédecine en réanimationLien
- [32] Accompagnement psychologique en établissementLien
- [33] Services d'aide à domicileLien
- [34] Réinsertion professionnelle après maladie graveLien
- [35] Soutien aux proches aidantsLien
- [36] Complications précoces des maladies gravesLien
- [37] Infections nosocomiales - réseau REA-RAISINLien
- [38] Syndrome post-réanimationLien
- [39] Complications tardives et suivi prolongéLien
- [40] Taux de survie en réanimation françaiseLien
- [41] Facteurs pronostiques et scores SAPS/SOFALien
- [42] Qualité de vie après guérisonLien
- [43] Pronostic variable selon pathologieLien
- [44] Prévention primaire des maladies gravesLien
- [45] Programmes de dépistage organiséLien
- [46] Efficacité de la vaccination antigrippaleLien
- [47] Mesures préventives individuellesLien
- [48] Recommandations HAS 2024 actualiséesLien
- [49] Objectifs filières d'urgence - SPFLien
- [50] Protocoles thérapeutiques ANSMLien
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- [52] France Assos SantéLien
- [53] Maisons des Usagers en CHULien
- [54] Association Ensemble contre les maladies gravesLien
- [55] Ressources numériques ameli.frLien
- [56] Organisation du dossier médicalLien
- [57] Préparation des consultations médicalesLien
- [58] Maintien des activités socialesLien
- [59] Soutien aux famillesLien
- [60] Signes d'alarme nécessitant consultation immédiateLien
- [61] Symptômes persistants à surveillerLien
- [62] Suivi des maladies chroniquesLien
- [63] Principe de précaution en consultationLien
- [64] Durée moyenne d'hospitalisationLien
- [65] Prise en charge ALDLien
- [66] Aménagements professionnelsLien
- [67] Accompagnement psychologique pour l'annonceLien
Publications scientifiques
- Avoir des conversations difficiles: La planification préalable des soins, les conversations sur les maladies graves et les objectifs thérapeutiques avec les patients en … (2025)1 citations[PDF]
- Face à la maladie grave et à la mort, comment durer dans l'expérience du soin et rester vivant?: Esquisse sur la résilience des soignants (2024)1 citations
- L'acceptation de sa maladie: un processus adaptatif ou mortifère? (2022)3 citations
- Maladie de la Newcastle: revue de la littérature (2023)[PDF]
- Les complications vasculaires de la maladie de Behçet (2023)6 citations
Ressources web
- Maladies - symptômes, diagnostic, traitements, prévention (vidal.fr)
Maladies : fièvre, hyperactivité, digestion difficile, acouphènes, etc. VIDAL vous propose une information validée sur plus de 200 pathologies.
- Symptômes d'une maladie mortelle - Fondamentaux (msdmanuals.com)
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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
