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Maladies cardiovasculaires : les comprendre, repérer les signes et évaluer les risques

Les maladies cardiovasculaires regroupent de nombreux troubles qui affectent le cœur ou les vaisseaux sanguins. [1] [3] Cette famille comprend notamment les cardiopathies ischémiques, dont l’infarctus du myocarde, les accidents vasculaires cérébraux, l’insuffisance cardiaque, les maladies des artères périphériques, les valvulopathies et la maladie veineuse thromboembolique. [1] [3] Ces maladies n’ont pas toutes les mêmes symptômes, les mêmes examens ni les mêmes traitements. [1] [4] [5] En France, les maladies cardio-neuro-vasculaires ont représenté 1,2 million d’hospitalisations et 140 000 décès chez les adultes en 2022. [2]

Quelles maladies appartiennent à cette famille ?

Les maladies cardiaques peuvent toucher le muscle du cœur, ses valves ou les artères coronaires qui l’alimentent. [1] [5] Les maladies vasculaires périphériques concernent les vaisseaux des bras, des jambes ou du tronc, tandis que les maladies cérébrovasculaires touchent les vaisseaux qui alimentent le cerveau. [1] [5] La thrombose veineuse profonde correspond à l’obstruction d’une veine, généralement dans une jambe, par un caillot susceptible de se déplacer et de provoquer une embolie pulmonaire. [1] Les malformations cardiaques congénitales sont présentes dès la naissance et perturbent le développement ou le fonctionnement normal de la structure du cœur. [1]

Un infarctus du myocarde est généralement un événement aigu lié au blocage d’une artère, qui empêche le sang d’atteindre correctement le cœur. [1] Un AVC peut être provoqué par l’obstruction d’un vaisseau cérébral, mais aussi par le saignement d’un vaisseau dans le cerveau. [1] [3]

Quels symptômes peuvent évoquer une maladie cardiovasculaire ?

Une maladie cardiovasculaire peut provoquer une douleur thoracique, un essoufflement, une fatigue, des palpitations, des vertiges, un évanouissement ou un gonflement des jambes et des pieds. [5] Une maladie des vaisseaux périphériques peut notamment entraîner une douleur ou des crampes dans un membre, un engourdissement, un gonflement ou un changement de couleur de la peau dans la zone concernée. [5] Aucun de ces symptômes ne permet à lui seul d’affirmer qu’une maladie cardiovasculaire est présente. [5] Une douleur thoracique peut par exemple avoir une origine pulmonaire ou digestive, tandis que l’essoufflement et la fatigue ont également de nombreuses autres causes possibles. [5] À l’inverse, certaines maladies cardiovasculaires peuvent rester sans symptôme, y compris lorsqu’elles sont graves. [1] [5]

Quels signes imposent une consultation immédiate ?

Une douleur ou une gêne au centre de la poitrine, éventuellement associée à une douleur dans un bras, l’épaule gauche, la mâchoire ou le dos, peut être un signe d’infarctus du myocarde. [1] Des difficultés à respirer, des nausées, des vomissements, des vertiges, un évanouissement, des sueurs froides ou une pâleur peuvent également accompagner un infarctus. [1] L’essoufflement, les nausées, les vomissements et les douleurs du dos ou de la mâchoire sont rapportés plus souvent chez les femmes que chez les hommes lors d’un infarctus. [1]

Une faiblesse ou un engourdissement d’apparition soudaine du visage, d’un bras ou d’une jambe, surtout d’un seul côté du corps, peut être un signe d’AVC. [1] Une confusion soudaine, des difficultés brutales à parler, à comprendre, à voir ou à marcher peuvent également signaler un AVC. [1] Un trouble soudain de l’équilibre ou de la coordination, une céphalée sévère sans cause connue ou une perte de connaissance font aussi partie des signes possibles. [1] Une personne présentant des signes évocateurs d’infarctus ou d’AVC doit consulter immédiatement, car ces événements aigus nécessitent une prise en charge rapide. [1]

Quels sont les principaux facteurs de risque ?

Les maladies cardiovasculaires ont une origine multifactorielle : plusieurs facteurs individuels, comportementaux, médicaux, héréditaires et environnementaux peuvent se combiner. [1] [2] [3] Le tabagisme, une alimentation défavorable à la santé, l’inactivité physique, la sédentarité et une consommation excessive d’alcool font partie des principaux facteurs modifiables. [1] [3] L’hypertension artérielle, le diabète, l’excès de cholestérol, le surpoids et l’obésité sont également associés à une augmentation du risque cardiovasculaire. [1] [3] L’âge, le sexe et l’hérédité ne sont pas modifiables, mais ils participent à l’évaluation globale du risque. [3] La maladie rénale chronique, certains troubles liés à la grossesse, la dépression, les troubles du sommeil et l’exposition à la pollution atmosphérique ou sonore ont aussi été identifiés comme facteurs de risque. [3]

La présence d’un facteur de risque ne signifie pas qu’une maladie cardiovasculaire est déjà diagnostiquée. [1] Une pression artérielle, une glycémie ou un taux de lipides anormal indique cependant un risque accru d’infarctus, d’AVC, d’insuffisance cardiaque ou d’autres complications. [1] En France, Santé publique France souligne qu’une part importante des personnes atteintes d’hypertension ou de diabète de type 2 ignore encore sa maladie, ce qui retarde la prévention et la prise en charge. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’entretien médical et l’examen clinique peuvent orienter vers une maladie cardiaque ou vasculaire, mais des examens complémentaires sont généralement nécessaires pour confirmer le diagnostic. [4] [5] Ces examens servent aussi à préciser l’étendue et la gravité de la maladie afin de contribuer au choix du traitement. [4] Selon la situation, l’évaluation peut comprendre un électrocardiogramme, une échocardiographie, une épreuve d’effort, une radiographie, un scanner, une IRM ou un examen de médecine nucléaire. [4] Des analyses sanguines peuvent rechercher un diabète, un excès de cholestérol ou des signes associés à un infarctus, une myocardite ou un autre trouble cardiaque. [4]

Certains examens sont invasifs et nécessitent l’introduction d’un cathéter dans un vaisseau sanguin jusqu’au cœur. [4] Le cathétérisme cardiaque, l’angiographie et l’examen électrophysiologique font partie de ces procédures. [4] Le risque d’une procédure augmente notamment avec sa complexité, la gravité du trouble cardiovasculaire et les autres maladies de la personne. [4]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

La prise en charge dépend de la maladie identifiée, de sa gravité et des facteurs de risque associés. [1] [4] Elle peut associer des conseils de prévention et des médicaments, notamment pour traiter l’hypertension artérielle, le diabète ou l’excès de lipides sanguins. [1] Le traitement de ces facteurs contribue à réduire le risque cardiovasculaire et à prévenir les infarctus et les AVC chez les personnes concernées. [1] Certaines maladies nécessitent une intervention telle qu’un pontage coronarien, une angioplastie, une réparation ou un remplacement valvulaire. [1] Des dispositifs médicaux comme un stimulateur cardiaque ou une valve prothétique peuvent aussi être nécessaires dans certaines situations. [1] Certaines procédures invasives permettent à la fois d’explorer et de traiter une anomalie, comme une intervention coronaire réalisée pendant un cathétérisme cardiaque. [4]

Une liste générale de traitements ne permet pas de choisir un médicament ou une intervention pour une personne donnée. [1] [4] Le diagnostic précis et l’évaluation de la gravité sont nécessaires pour guider ce choix. [4]

Comment réduire le risque cardiovasculaire ?

Une part importante des maladies cardiovasculaires peut être évitée en agissant sur les facteurs de risque modifiables. [1] [2] Arrêter de fumer, réduire les apports en sel, manger davantage de fruits et de légumes, pratiquer régulièrement une activité physique et éviter une consommation nocive d’alcool réduisent le risque cardiovasculaire. [1] La prévention comprend aussi le dépistage et la prise en charge précoce de l’hypertension, du diabète, de l’excès de cholestérol et des autres facteurs médicaux. [1] [2] [3] La détection précoce d’une maladie cardiovasculaire permet d’engager une prise en charge associant, selon les besoins, conseils, traitement médical, intervention ou suivi spécialisé. [1]

Sources et références

[1] Maladies cardiovasculaires

Organisation mondiale de la santé · Consulté le 2026-09-11

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Spécialités médicales concernées

Chirurgien thoracique et cardio-vasculaire
Médecin vasculaire, angiologue, phlébologue