Ostéosynthèse du fémur : tarifs et technique de réparation en 2026
Tarification
Maladies et examens en lien avec cet acte
Les termes médicaux suivants sont associés à ostéosynthèse de fracture supracondylaire extraarticulaire du fémur, à foyer ouvert selon la classification MeSH (Medical Subject Headings) :
Qu'est-ce que l'ostéosynthèse de fracture supracondylaire extraarticulaire du fémur?
L'ostéosynthèse de fracture supracondylaire est une intervention chirurgicale qui vise à réparer une fracture située dans la partie inférieure du fémur, juste au-dessus du genou [1]. Cette technique permet de stabiliser les fragments osseux à l'aide de matériel chirurgical adapté.
Concrètement, il s'agit d'une fracture qui survient dans une zone particulièrement sollicitée lors de la marche. La mention 'extraarticulaire' signifie que la fracture ne s'étend pas jusqu'à l'articulation du genou, ce qui est plutôt rassurant pour le pronostic fonctionnel [2].
Cette intervention devient nécessaire lorsque les fragments osseux sont déplacés ou instables, compromettant la fonction normale du membre inférieur.
Comment se déroule l'intervention?
L'intervention se déroule au bloc opératoire dans des pathologies d'asepsie stricte [1].
Le chirurgien réalise une incision permettant d'accéder directement au foyer de fracture ('à foyer ouvert'). Cette approche directe permet une visualisation optimale des fragments osseux.
Il faut savoir que l'intervention dure généralement entre 1h30 et 2h30, selon la complexité de la fracture. L'équipe médicale utilise des techniques modernes de fixation, incluant généralement des plaques vissées ou des clous centromédullaires[3].
Quelle préparation est nécessaire?
La préparation débute plusieurs jours avant l'intervention. Un bilan préopératoire complet est réalisé, comprenant des analyses sanguines et un examen d'imagerie détaillé [2].
Vous devrez être à jeun 6 heures avant l'intervention. D'ailleurs, il est recommandé d'arrêter certains médicaments, notamment les anticoagulants, selon un protocole précis établi par l'équipe médicale.
Rassurez-vous, tous ces éléments vous seront expliqués lors de la consultation préopératoire.
La technique opératoire en détail
La technique chirurgicale suit un protocole précis [1]. Après l'incision, le chirurgien procède à une réduction anatomique de la fracture, c'est-à-dire qu'il remet les fragments osseux dans leur position normale.
Ensuite, une fixation stable est réalisée à l'aide de matériel adapté. Le choix du matériel dépend de plusieurs facteurs, notamment le type exact de fracture et sa localisation précise.
L'intervention se termine par une vérification radiologique per-opératoire pour confirmer le bon positionnement du matériel [3].
Anesthésie et gestion de la douleur
L'intervention nécessite une anesthésie générale dans la majorité des cas [4]. L'équipe d'anesthésie peut également proposer des techniques complémentaires de gestion de la douleur, comme un bloc nerveux périphérique.
Il est normal de s'inquiéter de la douleur post-opératoire. Un protocole antalgique adapté est mis en place dès le réveil et ajusté selon vos besoins.
Suites opératoires et récupération
Les suites opératoires nécessitent une surveillance attentive. La reprise de l'appui se fait progressivement, selon un protocole établi par l'équipe soignante [2].
La rééducation joue un rôle crucial dans la récupération. Elle débute généralement dès le lendemain de l'intervention, d'abord par des exercices simples, puis évolue progressivement.
La durée d'hospitalisation varie généralement entre 3 et 7 jours, selon votre récupération et votre autonomie.
Risques et complications possibles
Comme toute intervention chirurgicale, il existe des risques qu'il est important de connaître [1]. Les complications peuvent inclure un risque infectieux, des troubles de la cicatrisation, ou des problèmes liés au matériel d'ostéosynthèse.
Plus rarement, des complications comme une pseudarthrose (non-consolidation) ou un cal vicieux peuvent survenir.
Rassurez-vous, l'équipe médicale met tout en œuvre pour prévenir ces complications et les prendre en charge si elles surviennent.
Tarifs et remboursement
Le tarif de base pour cette intervention est de 374.48€ [4]. Ce montant correspond au tarif conventionnel de la Sécurité Sociale.
Il est important de noter que ce tarif ne représente qu'une partie du coût global de la prise en charge, qui inclut également les frais d'hospitalisation, d'anesthésie et de matériel.
La prise en charge par l'Assurance Maladie et votre mutuelle dépendra de votre situation personnelle et de votre contrat.
Questions Fréquentes
Combien de temps dure l'intervention ?
Quel type d'anesthésie est utilisé ?
Quelle est la durée de la convalescence ?
L'intervention est-elle prise en charge par l'Assurance Maladie ?
Quels sont les risques possibles ?
Comment dois-je me préparer à l'intervention ?
Spécialités concernées
Références
- [1] Fiche descriptive ISO-PTG. HAS. 2024-2025.[Lien]
- [2] Instruction n o DGOS/R4/R3/2016/185 du 6 juin 2016. Source technique. 2024.[Lien]
- [3] Fiche descriptive 2019 de l'indicateur consolidé pour l' .... Source technique. 2024.[Lien]
- [4] Permanence des Soins en Etablissements de Santé (PDSES). Source technique. 2024.[Lien]
Avertissement : Les tarifs indiqués sont donnés à titre indicatif et peuvent varier selon le contexte médical et la région. Pour des informations précises sur les tarifs et remboursements, consultez votre médecin ou votre caisse d'assurance maladie.
