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Voyeurisme et trouble voyeuriste : différences, diagnostic et soins

Le voyeurisme désigne l’excitation sexuelle obtenue en observant des personnes nues, en train de se déshabiller ou d’avoir des rapports sexuels. [1] Un intérêt voyeuriste ne constitue pas automatiquement un trouble psychiatrique. [1] Le trouble voyeuriste se caractérise par la mise en acte de pulsions envers une personne non consentante, ou par des fantasmes, pulsions ou comportements responsables d’une détresse importante ou d’une altération notable du fonctionnement. [1]

Quelle différence entre intérêt voyeuriste et trouble voyeuriste ?

Le désir de regarder d’autres personnes dans des situations sexuelles peut exister sans être anormal en lui-même. [1] Le visionnage privé d’images ou de vidéos sexuellement explicites n’est pas assimilé au voyeurisme dans cette définition clinique, car il ne comporte pas l’élément d’observation secrète. [1] La plupart des personnes ayant des intérêts ou des comportements voyeuristes ne remplissent pas les critères d’un trouble voyeuriste. [1] Le préjudice causé à autrui est déterminant lorsque les pulsions sont mises en acte envers une personne qui ne consent pas à être observée. [1]

Comment le trouble voyeuriste peut-il se manifester ?

Dans les formes pathologiques décrites, la personne peut consacrer beaucoup de temps à rechercher des occasions d’observer secrètement autrui. [1] Cette recherche peut conduire à négliger des obligations importantes de la vie quotidienne. [1] L’orgasme est habituellement obtenu par masturbation pendant ou après l’observation, sans que la personne recherche nécessairement une relation sexuelle avec la personne observée. [1] Les manifestations peuvent commencer à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, mais le diagnostic de trouble voyeuriste n’est pas posé avant l’âge de 18 ans. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose sur un bilan psychiatrique et sur plusieurs critères qui doivent être examinés ensemble. [1] La personne doit éprouver une excitation récurrente et intense en observant une personne qui ne se doute de rien, nue, en train de se déshabiller ou engagée dans une activité sexuelle. [1] Elle doit également avoir mis en acte ses pulsions envers une personne non consentante, ou présenter une détresse cliniquement importante ou une altération du fonctionnement liée à ces fantasmes, pulsions ou comportements. [1] Ces manifestations doivent être présentes depuis au moins six mois et le diagnostic est réservé aux personnes âgées d’au moins 18 ans. [1] Un comportement isolé ou le seul fait d’avoir un intérêt voyeuriste ne suffit donc pas à établir ce diagnostic. [1]

Quels sont les retentissements et les limites des données disponibles ?

L’observation de personnes non consentantes peut entraîner des difficultés relationnelles et exposer à des problèmes avec la loi. [1] La fréquence du trouble voyeuriste dans la population générale reste difficile à déterminer, notamment parce que la plupart des personnes concernées ne consultent pas. [1] Les estimations disponibles reposent en partie sur des études de qualité limitée ou sur des personnes incarcérées pour des infractions sexuelles. [1] Les troubles psychiatriques associés observés dans les populations carcérales ne peuvent donc pas être généralisés sans précaution à toutes les personnes ayant des comportements voyeuristes. [1]

Quels principes de prise en charge sont documentés ?

Dans cette source, la prise en charge décrite concerne surtout les personnes ayant enfreint la loi et débute habituellement par une psychothérapie, des groupes de soutien et un traitement par inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine. [1] La source décrit également des traitements médicamenteux, mais indique un succès limité pour certaines options et des données limitées pour les médicaments réduisant la testostérone. [1] Les médicaments réduisant la testostérone ne sont envisagés dans cette source que lorsque les premiers traitements sont inefficaces et que le trouble est sévère. [1] Leur utilisation nécessite un consentement éclairé complet ainsi qu’une surveillance appropriée des enzymes hépatiques et du taux sanguin de testostérone. [1] Les passages disponibles ne permettent toutefois pas de détailler leurs effets indésirables, leurs contre-indications, leurs restrictions de prescription ni leur place actuelle en France. [1]

Sources et références

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Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Pédopsychiatre

Professionnels pouvant intervenir

Psychologue