Tumeurs du col de l’utérus : focus sur le cancer du col

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Le cancer du col de l’utérus peut être découvert lors du dépistage, avant l’apparition de symptômes, ou être suspecté plus tard devant certains saignements, douleurs ou troubles urinaires. [1] Cette fiche est centrée sur le cancer du col de l’utérus ; elle ne décrit pas l’ensemble des tumeurs et lésions pouvant toucher le col. [1] Un résultat de dépistage anormal ou des symptômes évocateurs ne suffisent pas à confirmer un cancer. [1] Le diagnostic repose sur l’analyse de fragments de tissu prélevés dans une zone suspecte du col de l’utérus. [1]
Quels signes doivent conduire à consulter ?
Au début de son évolution, un cancer du col de l’utérus peut ne provoquer aucun symptôme particulier. [1] Lorsqu’il évolue, il peut se manifester par des saignements vaginaux après les rapports sexuels ou en dehors des règles. [1] Des douleurs pendant les rapports sexuels, des pertes vaginales claires ou teintées, des douleurs dans le bas-ventre ou le bas du dos et une gêne pour uriner peuvent également survenir. [1] Ces manifestations ne sont pas spécifiques du cancer du col et peuvent avoir d’autres causes. [1]
En présence de l’un de ces symptômes, une consultation médicale est indispensable afin d’en rechercher la cause. [1]
Comment le diagnostic est-il confirmé ?
Des symptômes ou un résultat anormal au dépistage peuvent conduire à un examen clinique et gynécologique, puis à des examens complémentaires. [1] La colposcopie permet d’observer le vagin et le col de l’utérus à l’aide d’un spéculum et d’un appareil grossissant muni d’une lumière. [1] Un liquide peut être appliqué sur le col pour rendre les zones anormales plus visibles. [1] Le médecin peut alors prélever un ou plusieurs échantillons de tissu par biopsie. [1] La biopsie réalisée pendant une colposcopie peut provoquer un inconfort, puis de faibles crampes abdominales et de légers saignements vaginaux pendant quelques jours. [1]
Lorsque la lésion est difficilement accessible, une conisation peut être pratiquée pour retirer une partie du col en forme de cône. [1] Cette intervention est réalisée sous anesthésie locorégionale ou générale dans une structure de chirurgie ambulatoire. [1] Après une conisation, de légères crampes, un inconfort et des saignements vaginaux peuvent persister pendant deux à quatre semaines. [1] Les rapports sexuels et l’utilisation de tampons sont déconseillés pendant cette période. [1]
L’analyse anatomopathologique étudie les tissus et les cellules prélevés pour rechercher des cellules cancéreuses et préciser leur type. [1] Elle recherche également la présence éventuelle de cellules cancéreuses dans les vaisseaux sanguins ou lymphatiques proches de la tumeur. [1] Elle contribue à distinguer un cancer in situ d’un cancer invasif. [1]
À quoi sert le bilan d’extension ?
Après la confirmation d’un cancer, le bilan complémentaire cherche à déterminer si la maladie s’est étendue au-delà du col, vers les organes voisins ou vers des parties plus éloignées du corps. [1] Une IRM du pelvis est généralement demandée. [1] Selon la situation, ce bilan peut aussi comporter une TEP-TDM, une cystoscopie pour examiner la vessie ou une rectoscopie pour examiner le rectum. [1] Un bilan sanguin et une évaluation générale sont adaptés à chaque personne et au traitement envisagé. [1]
Quels sont les principes généraux du traitement ?
La prise en charge du cancer du col de l’utérus est adaptée à chaque cas par une équipe médicale pluridisciplinaire. [2] Elle peut reposer sur la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie, utilisées seules ou en association selon le type de tumeur et son stade. [2] Dans certaines situations, la conisation retire toutes les cellules cancéreuses et aucun autre traitement n’est alors nécessaire. [1] La chimiothérapie peut être associée à la radiothérapie dans le cadre d’une radiochimiothérapie concomitante. [2]
Dépistage, papillomavirus et prévention
Le dépistage du col de l’utérus peut détecter des lésions précancéreuses ou un cancer à un stade précoce, alors qu’aucun symptôme particulier n’est encore présent. [1] Les papillomavirus humains sont responsables de presque tous les cancers du col de l’utérus. [2] La vaccination contre les papillomavirus ne dispense pas de participer au dépistage du cancer du col. [2]
Prise en charge en affection de longue durée
En France, le médecin traitant peut demander la reconnaissance d’un cancer du col de l’utérus en affection de longue durée. [1] Les examens et les soins en rapport avec cette maladie peuvent alors être pris en charge à 100 % sur la base des tarifs de remboursement de l’Assurance Maladie. [1]
Sources et références
[1] Circonstances de découverte et diagnostic du cancer du col de l'utérus | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] La vaccination papillomavirus: où en sommes-nous aujourd'hui en France?
dumas.ccsd.cnrs.fr · Consulté le 2026-09-16
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