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Tumeurs de l’appareil génital féminin : premiers repères et focus sur le cancer du vagin

Les cancers de l’appareil génital féminin forment une famille de maladies et non une seule affection. [2] [3] Les cancers peuvent être classés selon le type de cellule atteint, appelé critère morphologique, puis selon l’organe concerné, appelé critère topographique. [3] La localisation est importante, car les manifestations, les examens et les traitements ne sont pas identiques d’un cancer gynécologique à l’autre. [2] [3] Les informations cliniques détaillées ci-dessous concernent le cancer du vagin et ne doivent donc pas être généralisées aux cancers du col ou du corps de l’utérus, des ovaires, des trompes ou de la vulve. [2]

Pourquoi distinguer les différentes localisations ?

Dans une étude française menée chez les personnes de 15 à 39 ans, les carcinomes du tractus génital correspondaient majoritairement à des cancers du col de l’utérus. [3] Le cancer du vagin est pour sa part décrit comme un cancer rare, qui apparaît généralement dans les cellules de la muqueuse vaginale et souvent après 60 ans. [2] Ces différences montrent pourquoi l’âge ou les informations relatives à une seule localisation ne suffisent pas à caractériser l’ensemble des cancers gynécologiques. [2] [3]

Quels signes peut provoquer un cancer du vagin ?

Le signe le plus fréquent du cancer du vagin est un saignement vaginal anormal, notamment pendant ou après un rapport sexuel, entre les règles ou après la ménopause. [2] Des pertes aqueuses, des douleurs pendant les rapports sexuels ou des ulcérations vaginales susceptibles de saigner et de s’infecter sont également possibles. [2] Une tumeur volumineuse peut atteindre la vessie et provoquer des envies fréquentes d’uriner ou une douleur lors de la miction. [2] À un stade avancé, des communications anormales appelées fistules peuvent se former entre le vagin et la vessie ou le rectum. [2] Ces manifestations ne confirment pas à elles seules un cancer, puisque le diagnostic repose sur l’examen d’un prélèvement de tissu. [2]

Comment le cancer du vagin est-il diagnostiqué et évalué ?

Un cancer du vagin peut être suspecté devant des symptômes, une lésion observée pendant un examen pelvien ou un frottis anormal. [2] La colposcopie permet d’examiner le vagin à l’aide d’un instrument grossissant. [2] Le diagnostic est confirmé par une biopsie, c’est-à-dire un prélèvement de la masse, de l’ulcération ou d’une autre zone anormale afin de l’examiner au microscope. [2] Des examens complémentaires peuvent rechercher une extension à la vessie, au rectum, aux ganglions ou à d’autres parties de l’organisme. [2] Le stade décrit l’étendue de la maladie, depuis un cancer limité au vagin jusqu’à une propagation à la vessie, au rectum, hors du pelvis ou vers des organes distants. [2]

Quels sont les grands principes du traitement du cancer du vagin ?

Le traitement du cancer du vagin dépend de son stade. [2] Aux stades précoces, une chirurgie peut retirer le vagin, l’utérus et des ganglions pelviens, avec parfois une radiothérapie après l’intervention. [2] Pour la plupart des autres cancers du vagin, le traitement repose sur une association de radiothérapie externe et de curiethérapie, qui délivre la radiothérapie à l’intérieur du vagin. [2] La radiothérapie ne peut pas être utilisée lorsque des fistules se sont développées. [2] Dans cette situation, une intervention majeure retirant tout ou partie des organes du pelvis peut être nécessaire, son étendue dépendant notamment du siège du cancer, de l’anatomie et des souhaits de la patiente. [2] Le traitement peut rendre les rapports sexuels difficiles ou impossibles. [2] Le pronostic dépend du stade auquel le cancer du vagin est diagnostiqué. [2]

Quel rôle joue la prévention des infections à HPV ?

Une infection persistante par un papillomavirus humain, ou HPV, est associée à la plupart des cancers du vagin. [2] Des modifications précancéreuses ou un cancer du col de l’utérus ou de la vulve augmentent également le risque de développer un cancer du vagin. [2] La vaccination contre les HPV prévient jusqu’à 90 % des infections à HPV à l’origine de cancers. [1] En France, l’amélioration de la couverture vaccinale des adolescents reste un objectif de prévention, notamment pour réduire à terme l’incidence du cancer du col de l’utérus. [1] [3]

Sources et références

[2] Cancer du vagin - Cancer - Manuels MSD pour le grand public

Manuels MSD · Consulté le 2026-09-11

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Spécialités médicales concernées

Chirurgien en cancérologie gynécologique
Médecin de la reproduction