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Carcinome épithélial de l’ovaire : types, stades et principes des traitements

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Cancer de l'ovaire par ville

Le carcinome épithélial de l’ovaire désigne plusieurs formes malignes classées selon leur aspect histologique, c’est-à-dire selon les caractéristiques des cellules et des tissus examinés. [1] Il ne correspond donc pas à une maladie parfaitement uniforme : le type histologique, le grade, le stade et la situation initiale ou récidivante influencent les options thérapeutiques présentées dans la synthèse disponible. [1] Les cancers épithéliaux de l’ovaire, les cancers de la trompe de Fallope et les cancers primitifs du péritoine sont des localisations distinctes, mais ils sont regroupés dans le même système de classification FIGO et dans une présentation commune des traitements. [1]

Quels sont les principaux types de carcinome épithélial de l’ovaire ?

La classification histologique comprend notamment des carcinomes séreux, mucineux, endométrioïdes et à cellules claires. [1] Cette classification exclut les autres tumeurs malignes de l’ovaire qui n’appartiennent pas aux types épithéliaux courants. [1]

Une tumeur ovarienne dite borderline présente une prolifération cellulaire et des anomalies nucléaires, mais sans croissance infiltrante destructrice ; elle ne doit donc pas être confondue avec un carcinome invasif. [1] Le carcinome séreux de bas grade constitue lui aussi une situation particulière : il est peu fréquent, survient chez des femmes plus jeunes et présente généralement un meilleur pronostic clinique que le carcinome séreux de haut grade. [1] Dans le carcinome séreux de bas grade, le taux de CA-125 n’est souvent pas fortement élevé au moment du diagnostic ; cette observation propre à ce sous-type ne permet pas de tirer une conclusion générale sur les autres carcinomes ovariens. [1]

Que signifie le stade FIGO ?

Le stade FIGO décrit l’étendue anatomique du cancer au moment de son évaluation. [1] En l’absence de métastase située hors de l’abdomen, la détermination définitive du stade d’un cancer de l’ovaire nécessite une intervention chirurgicale. [1] Cette évaluation chirurgicale peut comprendre des prélèvements du liquide péritonéal ainsi que l’examen ou le prélèvement de plusieurs zones du péritoine, de l’épiploon et des ganglions pelviens ou para-aortiques. [1]

Au stade I, la tumeur est limitée à un ou aux deux ovaires, ou à une ou aux deux trompes dans le système commun de classification. [1] Le stade II correspond à une extension dans le pelvis, par exemple vers l’utérus, les trompes, les ovaires ou d’autres tissus intrapéritonéaux pelviens. [1] Le stade III correspond à une atteinte du péritoine située au-delà du pelvis, confirmée par cytologie ou histologie, et/ou à des métastases dans les ganglions rétropéritonéaux. [1] Le stade IV désigne des métastases à distance autres que les métastases péritonéales, notamment une atteinte d’un organe hors de l’abdomen ou un épanchement pleural contenant des cellules cancéreuses. [1]

Quels sont les principes généraux du traitement ?

La chirurgie et la chimiothérapie à base de platine occupent une place centrale dans le traitement général des cancers épithéliaux de l’ovaire. [1] Pour une maladie de stade précoce, la synthèse présente la chirurgie avec ou sans chimiothérapie parmi les options thérapeutiques. [1] Pour une maladie avancée, la chirurgie peut précéder ou suivre une chimiothérapie à base de platine, selon la stratégie retenue. [1] La synthèse recense aussi, dans certaines situations avancées, des traitements complémentaires tels que des thérapies antiangiogéniques, des inhibiteurs de PARP ou une chimiothérapie intrapéritonéale hyperthermique. [1]

En cas de cancer récidivant ou persistant, les options recensées comprennent différentes chimiothérapies, des médicaments ciblés, des inhibiteurs de PARP, des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire et des conjugués anticorps-médicament. [1] Le carcinome séreux de bas grade tend à être moins sensible à la chimiothérapie que les formes de haut grade, ce qui explique l’évaluation d’approches hormonales ou ciblées dans ce sous-type. [1]

Cette liste d’options ne permet pas de déterminer le traitement adapté à une personne, car le document source est une synthèse professionnelle et non une recommandation formelle destinée à guider une décision individuelle. [1] Les catégories utilisées dans cette synthèse ne doivent pas non plus servir à conclure qu’un traitement est autorisé ou remboursé en France. [1]

Sources et références

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Spécialités médicales concernées

Chirurgien en cancérologie gynécologique
Chirurgie digestive, générale et oncologique