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Troubles neurologiques de la marche chez l’adulte : causes possibles et signes d’alerte

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Conseil en prévention des chutes par ville

Les troubles neurologiques de la marche ne correspondent pas à une maladie unique : différentes maladies neurodégénératives, neuromusculaires, cérébrales ou médullaires peuvent altérer les capacités motrices des membres inférieurs. [1] Ils peuvent se manifester notamment par une démarche instable, une difficulté à commencer ou à coordonner les pas, une faiblesse ou des chutes. [2] [3] La manière dont le trouble débute et évolue est importante, car une instabilité soudaine, une aggravation rapide et une difficulté progressive n’appellent pas la même orientation. [3] Les repères d’orientation présentés ici concernent principalement les adultes, les recommandations disponibles étant destinées aux personnes de plus de 16 ans. [3]

Quelles affections peuvent perturber la marche ?

Les causes neurologiques possibles sont diverses et comprennent notamment la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, les maladies neuromusculaires, les séquelles d’un accident vasculaire cérébral, les traumatismes crâniens et les atteintes de la moelle épinière. [1] Selon la cause, la déficience motrice des membres inférieurs peut être temporaire ou définitive. [1] Une difficulté de marche n’indique donc pas à elle seule laquelle de ces affections est présente. [1]

Une instabilité associée à un vertige, à des nausées ou à des vomissements peut appartenir à un syndrome vestibulaire aigu, dont l’évaluation doit aussi envisager des causes vestibulaires bénignes et une hypotension posturale. [3] Une faiblesse des jambes peut également conduire à rechercher une affection neuromusculaire, surtout lorsqu’elle progresse sur plusieurs semaines ou plusieurs mois. [3]

Quels profils de difficulté à la marche orientent l’évaluation ?

Une démarche ataxique correspond ici à une marche instable dont la progression peut être rapide, en quelques jours ou semaines, ou plus graduelle. [3] Une progression rapide de cette instabilité justifie une évaluation neurologique rapide dans un parcours destiné à rechercher notamment une cause grave. [3] Une instabilité qui s’aggrave progressivement justifie également une évaluation neurologique. [3]

L’apraxie de la marche désigne une difficulté à commencer et à coordonner la marche. [3] Chez un adulte présentant ce profil, une orientation en neurologie ou en consultation gériatrique est recommandée afin d’exclure une hydrocéphalie à pression normale. [3] Un tremblement associé à une raideur, à une lenteur, à des troubles de l’équilibre ou de la marche justifie une évaluation neurologique avant traitement pour rechercher notamment une maladie de Parkinson. [3]

Comment la cause est-elle recherchée ?

Les examens à envisager dépendent du profil et de la vitesse d’évolution du trouble plutôt que de la seule présence d’une difficulté à marcher. [3] Devant une ataxie progressivement croissante, l’évaluation peut comprendre la recherche d’une consommation d’alcool ainsi que des contrôles de la fonction thyroïdienne, de la vitamine B12 et des folates. [3] Une recherche sérologique d’une sensibilité au gluten peut aussi être envisagée dans ce contexte. [3]

Lorsqu’une altération persistante de la sensibilité prédomine aux extrémités et s’accompagne d’une diminution des réflexes, une neuropathie périphérique peut être envisagée. [3] Dans cette situation, les recherches proposées peuvent porter sur la vitamine B12, la thyroïde, la glycémie, la fonction rénale, la maladie cœliaque et la consommation d’alcool. [3] Si ces recherches ne mettent pas en évidence de cause, une évaluation neurologique est recommandée. [3]

Quand demander une aide médicale immédiate ?

Une instabilité ou une chute apparue brutalement peut faire partie des signes d’un accident vasculaire cérébral. [2] [3] L’association avec un affaissement d’un côté du visage, une faiblesse ou un engourdissement d’un bras, ou un trouble soudain de la parole renforce cette alerte. [2] Une faiblesse ou un engourdissement d’un côté du corps, une perte visuelle, une confusion ou un mal de tête intense peuvent également survenir lors d’un AVC. [2] Si un AVC est suspecté, demandez immédiatement une aide médicale d’urgence, même si les signes ont disparu après un court moment. [2] Ne conduisez pas vous-même jusqu’aux urgences dans cette situation. [2]

Une faiblesse symétrique des membres qui progresse rapidement en moins de quatre semaines nécessite une évaluation neurologique immédiate, comprenant l’examen des fonctions respiratoire et bulbaire. [3] Une douleur lombaire intense irradiant dans la jambe associée à un nouveau trouble de la vessie, de l’intestin ou de la fonction sexuelle, ou à un engourdissement du périnée, nécessite également une évaluation immédiate pour rechercher un syndrome de la queue de cheval. [3] Une faiblesse progressive associée à un essoufflement au repos ou en position allongée nécessite une orientation immédiate. [3]

Quels sont les principes généraux de la prise en charge ?

Chez les personnes ayant un handicap lié à une maladie neurologique, la prise en charge peut associer des traitements médicamenteux visant la maladie ou ses symptômes et des traitements non médicamenteux. [1] Les aides techniques disponibles comprennent notamment les cannes, les béquilles, les déambulateurs, les releveurs et d’autres orthèses. [1] Chez une personne instable exposée aux chutes, une évaluation multifactorielle du risque de chute et une orientation vers une équipe de prévention peuvent être envisagées. [3]

Les données sur une orthèse particulière ne doivent pas être généralisées à toutes les aides à la marche. [1] Pour l’orthèse souple EXOBAND, l’étude clinique examinée par la Haute Autorité de santé ne permettait pas de distinguer une éventuelle amélioration due au dispositif de celle liée à la rééducation. [1] La Haute Autorité de santé a conclu que l’efficacité cliniquement pertinente de ce dispositif n’était pas démontrée par les études fournies. [1] La commission l’a déclaré inéligible à la prise en charge transitoire dans les indications revendiquées, ce qui concerne précisément cette procédure et ces indications. [1]

Sources et références

[1] EXOBAND

Haute Autorité de santé · Consulté le 2026-09-11

[2] Symptoms of a stroke - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

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