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Trouble testiculaire non syndromique du développement sexuel 46,XX

Le trouble testiculaire non syndromique du développement sexuel 46,XX associe un caryotype 46,XX à la présence de deux testicules, avec des organes génitaux externes d'apparence masculine typique ou ambiguë. [1] Il se caractérise également par l'absence de structures müllériennes, une azoospermie et l'absence des anomalies extragénito-urinaires, troubles des apprentissages, déficience cognitive ou troubles du comportement qui orienteraient vers une forme syndromique. [1] Cette présentation ne décrit pas l'ensemble des troubles du développement sexuel pouvant être associés à un caryotype 46,XX. [1]

À quel moment les signes peuvent-ils apparaître ?

Environ 85 % des personnes décrites dans la synthèse sont diagnostiquées après la puberté. [1] Elles peuvent avoir une pilosité pubienne et une taille du pénis habituelles, mais présenter de petits testicules, une gynécomastie et une infertilité due à l'azoospermie, c'est-à-dire à l'absence de spermatozoïdes dans l'éjaculat. [1] Environ 15 % des personnes décrites présentent dès la naissance des organes génitaux externes ambigus. [1] Le rôle de genre et l'identité de genre des personnes rapportées dans cette synthèse sont masculins. [1] Sans traitement, un déficit en testostérone peut avoir des conséquences, mais le résumé disponible ne précise pas leur fréquence ni leur évolution à long terme. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose sur l'association des constatations cliniques, d'un bilan hormonal et d'une analyse cytogénétique des chromosomes. [1] Le bilan hormonal montre habituellement un hypogonadisme hypergonadotrope, ce qui correspond ici à une production insuffisante d'hormones sexuelles liée à une défaillance testiculaire malgré une stimulation hormonale accrue. [1] L'étude cytogénétique met en évidence un caryotype 46,XX. [1] Ces éléments doivent être interprétés ensemble, car l'apparence des organes génitaux ou un symptôme isolé ne suffit pas à établir ce diagnostic. [1]

Quelles anomalies génétiques peuvent être recherchées ?

SRY, le gène codant la protéine de détermination sexuelle de la région Y, est le principal gène connu comme étant associé au trouble testiculaire 46,XX. [1] Environ 80 % des personnes atteintes de la forme non syndromique sont positives pour SRY lors d'une recherche par FISH ou par analyse chromosomique sur puce. [1] Chez les personnes négatives pour SRY, des variations du nombre de copies situées dans ou autour de SOX3 ou SOX9, ainsi que certains variants pathogènes de NR5A1 ou WT1, figurent parmi les autres causes décrites. [1] L'identification de la cause moléculaire est importante pour le conseil génétique, car le mode de transmission et le risque de récurrence dans la famille varient selon l'anomalie trouvée et les résultats des parents. [1]

Quels sont les principes généraux du traitement ?

Le traitement du déficit en testostérone suit les principes employés pour les autres causes de déficit de cette hormone. [1] La synthèse décrit après 14 ans l'introduction d'une faible dose de testostérone, puis son augmentation progressive jusqu'aux niveaux adultes. [1] Chez une personne de petite taille susceptible de recevoir une hormone de croissance, la testostérone peut être retardée ou débutée à une dose plus faible afin de préserver le potentiel de croissance. [1] Une réduction mammaire peut être envisagée lorsque la gynécomastie reste gênante malgré le remplacement hormonal. [1] Un hypospadias, une cryptorchidie ou une diminution de la densité osseuse relèvent de leur prise en charge habituelle. [1] Les soignants sont également encouragés à anticiper un éventuel besoin de soutien psychologique. [1]

Le remplacement par testostérone est contre-indiqué en présence d'un cancer de la prostate connu ou suspecté, ainsi qu'en cas de cancer du sein. [1] Les androgènes oraux tels que la méthyltestostérone et la fluoxymestérone ne doivent pas être utilisés en raison de leur toxicité pour le foie. [1]

En quoi consiste le suivi ?

Le suivi comprend la mesure de la taille à chaque visite. [1] À l'adolescence et à l'âge adulte, il porte aussi sur l'humeur, la libido, l'énergie, la fonction érectile, l'acné, la sensibilité mammaire et l'apparition ou la progression d'une gynécomastie. [1] Sous remplacement par testostérone, la synthèse prévoit une surveillance biologique comprenant notamment la testostérone sanguine, l'hématocrite, le bilan lipidique et la fonction hépatique. [1] Après la puberté, la densité minérale osseuse est surveillée par absorptiométrie biphotonique, avec des contrôles plus rapprochés lorsqu'une ostéopénie a été identifiée. [1] Chez l'adulte traité, la synthèse prévoit également une surveillance de la prostate par dosage du PSA et toucher rectal. [1]

Quel est le risque de transmission familiale ?

La forme 46,XX positive pour SRY n'est généralement pas héritée, car elle résulte le plus souvent d'un échange chromosomique anormal survenu de novo entre les chromosomes X et Y. [1] Cet échange entraîne la présence de SRY sur le chromosome X et s'accompagne habituellement d'une infertilité. [1] De rares situations de transmission autosomique dominante sont rapportées lorsque SRY est déplacé sur un autre chromosome ou que la fertilité est conservée. [1] Les variants pathogènes de NR5A1 se transmettent sur un mode autosomique dominant, avec une pénétrance réduite et une expression variable. [1] Lorsqu'un parent fertile porte un tel variant, il a une probabilité de 50 % de le transmettre à chaque enfant, mais les conséquences peuvent varier. [1] Les variations décrites autour de SOX3 et les variants de WT1 rapportés dans ce trouble sont jusqu'à présent survenus de novo dans les familles testées, tandis qu'une transmission autosomique dominante a été observée dans certaines formes familiales associées à SOX9. [1]

Sources et références

[1] Nonsyndromic 46,XX Testicular Disorders/Differences of Sex Development - GeneReviews® - NCBI Bookshelf

GeneReviews, University of Washington, diffusion NCBI Bookshelf · Consulté le 2026-09-13

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