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TDAH chez l’enfant et l’adolescent : signes, diagnostic et accompagnement

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Hyperactivité - Inhibition par ville

Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, ou TDAH, est un trouble du neurodéveloppement qui peut associer une inattention, une hyperactivité motrice et une impulsivité, avec une intensité variable selon l’enfant ou l’adolescent. [2] Ces manifestations évoquent un TDAH lorsqu’elles durent, surviennent dans plusieurs milieux de vie et altèrent significativement la vie familiale, scolaire, sociale ou extrascolaire. [1] [2] Un enfant agité, turbulent ou parfois inattentif n’a pas nécessairement un TDAH, car ces comportements peuvent aussi relever du développement, d’une réaction à un stress ou d’un autre problème. [1] [2] Une conduite d’opposition peut être associée au TDAH, mais elle fait partie des troubles associés possibles et ne suffit pas à définir ce trouble. [1]

Quels signes peuvent évoquer un TDAH ?

L’inattention peut se traduire par une difficulté à rester concentré, à terminer une tâche, à suivre les consignes ou à organiser son travail. [1] [2] L’enfant peut également oublier ses affaires, perdre des objets, commettre des erreurs d’étourderie, éviter les activités demandant un effort soutenu ou être facilement distrait. [1] L’impulsivité peut conduire à répondre avant la fin d’une question, interrompre les autres, ne pas attendre son tour ou agir sans mesurer les conséquences. [1] [2] L’hyperactivité motrice correspond notamment à une agitation persistante et à une difficulté à rester en place lorsque la situation l’exige. [1] [2]

Tous les enfants concernés ne présentent pas ces manifestations de la même manière : l’inattention peut prédominer, tandis que l’hyperactivité et l’impulsivité sont plus visibles dans d’autres situations. [1] [2] Les manifestations peuvent fluctuer selon les circonstances, les exigences scolaires, l’environnement ou la motivation, sans que cette variabilité suffise à confirmer ou à exclure le diagnostic. [1] [2] Chez l’enfant, les symptômes retenus pour le diagnostic apparaissent avant 12 ans, persistent plus de six mois et ont un retentissement dans la vie quotidienne. [1] Avant cinq ans, certains comportements proches peuvent appartenir au développement normal d’un enfant qui régule encore son attention et son impulsivité. [1]

Quel peut être le retentissement au quotidien ?

Le TDAH peut entraîner des résultats scolaires irréguliers, des difficultés d’apprentissage, des problèmes d’organisation et des conflits liés au comportement. [1] [2] L’enfant peut aussi être mis à l’écart, perdre confiance en lui, se sentir anxieux ou démoralisé, tandis que les difficultés répétées peuvent épuiser sa famille. [1] L’intensité des symptômes ne suffit donc pas à elle seule : leur fréquence, leur durée, les contextes où ils surviennent et leurs conséquences doivent être examinés ensemble. [2]

Quels troubles peuvent être associés au TDAH ?

Un TDAH peut être associé à des troubles du langage, de la coordination, des apprentissages, du spectre de l’autisme ou à des tics. [1] Des difficultés psychologiques ou comportementales peuvent également être présentes, notamment une anxiété, une mauvaise estime de soi, une dépression, des troubles obsessionnels compulsifs ou une conduite d’opposition. [1] Des troubles du sommeil, comme les insomnies, les réveils nocturnes, certaines parasomnies ou les apnées du sommeil, peuvent aussi accompagner le TDAH. [1] La recherche de ces troubles est importante parce qu’ils peuvent eux-mêmes affecter les apprentissages et la vie collective, tout en rendant le diagnostic plus complexe. [1] [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic du TDAH est clinique : aucun examen sanguin, marqueur biologique ou examen complémentaire ne permet à lui seul de le confirmer. [1] [2] Il repose sur des entretiens avec l’enfant et sa famille, un examen médical et des informations recueillies auprès des personnes qui le connaissent dans ses différents milieux de vie. [1] [2] L’analyse porte notamment sur les difficultés observées, leur évolution, la souffrance ressentie, les apprentissages et les conséquences familiales, sociales et scolaires. [1] [2] Des questionnaires remplis par les parents, l’enfant ou les professionnels scolaires peuvent aider le médecin, mais ils s’intègrent à l’évaluation clinique. [1] [2] Selon les difficultés repérées, des bilans ciblés du langage, de la motricité, de l’autonomie ou de la vision peuvent être demandés pour rechercher des troubles associés. [1]

Le médecin de premier recours peut effectuer le repérage initial, examiner l’enfant et l’orienter si nécessaire vers un médecin formé au diagnostic et au traitement du TDAH. [2] Cette évaluation rigoureuse sert à distinguer le TDAH d’autres situations donnant des signes proches et à éviter aussi bien un diagnostic manqué qu’un diagnostic posé à tort. [2]

Que faire lorsque des difficultés sont repérées ?

Lorsque l’inattention, l’agitation ou l’impulsivité durent et perturbent les apprentissages, les relations ou la vie quotidienne, la famille peut en parler au médecin de premier recours. [2] Les observations de la famille et de l’école sont utiles, car le repérage doit tenir compte de plusieurs environnements et pas seulement d’un comportement isolé. [1] [2] Dans l’attente de la confirmation diagnostique, le médecin peut informer la famille, proposer des conseils adaptés aux difficultés et organiser l’orientation nécessaire. [2]

Au quotidien, donner une consigne à la fois, instaurer des routines, fixer des règles claires, encourager l’enfant et prévoir des pauses figurent parmi les stratégies suggérées à l’entourage. [2] À l’école, des consignes courtes, un exercice présenté à la fois, une valorisation adaptée et une coordination avec l’équipe éducative peuvent faire partie des aménagements individualisés. [2]

Quels sont les principes de l’accompagnement ?

Lorsque le diagnostic est confirmé, l’accompagnement est adapté aux symptômes, à leur sévérité, à leur retentissement et aux troubles associés. [2] Les interventions non médicamenteuses sont essentielles et peuvent comprendre la psychoéducation, des programmes d’entraînement aux habiletés parentales et, dans certaines situations, des thérapies comportementales, cognitives et émotionnelles. [2] L’information et les conseils à la famille font systématiquement partie de l’accompagnement décrit par la HAS. [2] Le méthylphénidate n’est pas systématique : il s’intègre à une prise en charge globale lorsque les mesures non médicamenteuses sont insuffisantes et reste associé à ces mesures. [2] En France, sa prescription est encadrée et relève d’une décision médicale fondée notamment sur l’âge, la sévérité, la fréquence des symptômes et leur retentissement. [2] Un suivi régulier est nécessaire avec ou sans médicament afin d’évaluer les symptômes, la scolarité, le comportement, le retentissement familial et les éventuels troubles associés. [2]

Comment le TDAH peut-il évoluer ?

À l’adolescence, l’hyperactivité motrice tend à diminuer, tandis que l’inattention et l’impulsivité peuvent persister. [1] [2] L’impulsivité persistante peut exposer certains adolescents à des conduites à risque, tandis que les difficultés d’attention pèsent davantage lorsque les tâches deviennent plus complexes. [1] [2] Chez certains jeunes, le trouble se prolonge à l’âge adulte et se manifeste notamment par des difficultés d’organisation ou un report répété des obligations. [1] Un repérage et des soins adaptés peuvent réduire les conséquences du TDAH sur les apprentissages, le comportement et la vie quotidienne. [1] [2]

Sources et références

[1] TDAH : symptômes, diagnostic et évolution | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

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