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Travestisme et trouble du travestisme : comprendre la différence

Dans cette fiche, le travestissement désigne le fait de porter des vêtements socialement associés à un autre genre ; le terme « travestisme » est employé par la source pour une pratique associée à une excitation sexuelle intense et récurrente. [1] Le travestissement en lui-même n'est pas considéré comme un trouble mental. [1] La plupart des personnes qui se travestissent ne présentent donc pas de trouble du travestisme. [1] On parle de trouble lorsque le travestisme entraîne une profonde souffrance ou perturbe considérablement la vie quotidienne, familiale, sociale ou professionnelle. [1]

Travestisme, identité de genre et dysphorie de genre : quelles différences ?

Le travestisme décrit par la source ne signifie pas nécessairement que la personne se sent appartenir à un autre genre ou souhaite modifier son corps. [1] Il doit ainsi être distingué de la dysphorie de genre, qui concerne un vécu de genre différent et peut s'accompagner d'un désir de transition. [1] Une personne non binaire peut porter des vêtements correspondant à son identité de genre sans rechercher une excitation sexuelle. [1] Chez certains hommes décrits par la source, une dysphorie de genre peut apparaître plus tard, parfois plusieurs décennies après les débuts du travestissement. [1]

Quelles formes peut prendre le travestisme ?

L'excitation sexuelle peut être présente, en particulier au début de la pratique, mais elle n'en est pas toujours la seule motivation. [1] Certaines personnes se travestissent également pour réduire leur anxiété, se détendre ou exprimer une composante de leur personnalité. [1] Lorsque la pratique est acceptée par le partenaire et repose sur son consentement, elle peut ne pas nuire à la vie sexuelle du couple. [1] Lorsque le partenaire ne partage pas cette pratique, la personne peut éprouver de l'angoisse, de la culpabilité, de la honte ou des symptômes dépressifs. [1] La source décrit alors, chez certains hommes, des cycles d'accumulation puis d'élimination de vêtements, de perruques ou de maquillage, accompagnés d'une culpabilité croissante. [1]

Comment le trouble du travestisme est-il évalué ?

L'évaluation est clinique et repose sur des critères psychiatriques standardisés. [1] Les critères présentés associent une excitation sexuelle intense et récurrente liée au travestissement, exprimée par des fantasmes, des pulsions ou des comportements, à une profonde détresse ou à une incapacité à fonctionner normalement. [1] La source précise également que cette situation doit durer depuis au moins six mois. [1] Une préférence vestimentaire, une pratique occasionnelle ou une excitation sexuelle ne suffisent donc pas, à elles seules, à caractériser le trouble. [1] Le médecin recherche notamment les conséquences sur le travail, la famille, les relations sociales, ainsi que le temps ou l'argent consacrés à la pratique au détriment d'autres domaines de la vie. [1] L'évaluation peut aussi préciser la présence d'un fétichisme ou d'une autogynéphilie, terme désignant l'excitation d'un homme liée à des pensées ou à des images de lui-même en femme. [1]

La source distingue l'identification clinique fondée sur ces critères de la classification du trouble, qu'elle ne présente plus comme un diagnostic spécifique mais comme relevant d'une catégorie non spécifique de troubles paraphiliques. [1]

Quels soutiens et traitements sont décrits ?

Une prise en charge n'est pas justifiée par le seul fait de se travestir, mais peut être envisagée lorsque la pratique provoque une souffrance ou des difficultés importantes dans la vie quotidienne. [1] Lorsqu'elle est nécessaire, la psychothérapie vise à aider la personne à s'accepter et à mieux maîtriser les comportements à l'origine de difficultés. [1] Les groupes sociaux et de soutien destinés aux hommes qui se travestissent sont également présentés comme souvent utiles. [1] Aucun médicament n'est décrit comme efficace de manière fiable contre le trouble du travestisme lui-même. [1] Certaines personnes qui demandent une aide médicale présentent aussi une dépression ou un trouble lié à l'usage de substances, qui constituent des problèmes distincts à identifier lors de l'évaluation. [1]

Sources et références

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