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Traumatismes du poignet : lésions possibles, signes et conduite à tenir

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Chirurgie du poignet par ville

Un traumatisme du poignet peut toucher les ligaments, les os, les articulations, les nerfs ou plusieurs de ces structures à la fois. [3] Il peut notamment provoquer une entorse, une déchirure ligamentaire, une luxation ou une fracture. [3] La douleur, le gonflement ou l’hématome ne permettent pas toujours de reconnaître soi-même la lésion, car l’examen médical et parfois une imagerie sont nécessaires pour la préciser. [1] [3]

Quels sont les principaux traumatismes du poignet ?

Une entorse correspond à un étirement excessif des ligaments, tandis qu’une déchirure ligamentaire désigne leur rupture partielle ou complète. [3] Lors d’une luxation, un os sort de sa position normale dans l’articulation, ce qui peut aussi endommager les muscles, les ligaments et la capsule articulaire. [3] Une fracture peut concerner le radius, l’ulna, un os du carpe comme le scaphoïde ou le lunatum, voire un os métacarpien proche du poignet. [3] Selon sa forme, une fracture peut également léser des ligaments, des nerfs ou certaines parties de l’articulation. [3]

Ces blessures surviennent souvent lors d’une chute amortie avec la main ou pendant une activité sportive. [3] Plus le poignet est forcé en extension ou en flexion, plus le risque de lésion ligamentaire ou de fracture augmente. [3] L’ostéoporose augmente la probabilité de fracture lors d’une chute, et le risque de fracture est plus élevé chez les femmes de plus de 50 ans que chez les hommes du même âge. [3]

Quels signes peuvent apparaître après le traumatisme ?

La douleur, le gonflement et l’hématome sont fréquents après une blessure du poignet. [1] [3] Après une chute sur la main, une personne ayant une fracture peut aussi avoir entendu un craquement et éprouver des difficultés à mobiliser le poignet. [1] Une déformation visible peut accompagner une fracture déplacée ou une luxation, mais son absence n’exclut pas une fracture non déplacée. [1] [3] Des doigts engourdis ou des fourmillements peuvent signaler qu’un nerf a été atteint. [3]

L’intensité initiale de la douleur ne suffit pas à juger de la gravité, car une lésion ligamentaire peut être peu douloureuse au début puis entraîner des symptômes persistants. [3] Une instabilité due à un ligament déchiré peut n’apparaître qu’après plusieurs semaines, lorsque le poignet se dérobe ou part sur le côté pendant un appui. [3] Une douleur qui paraît modérée ou un poignet non déformé ne permettent donc pas d’écarter une lésion importante. [1] [3]

Quand faut-il agir en urgence ?

Après un traumatisme, l’impossibilité totale de bouger la main constitue une urgence nécessitant de se rendre directement à l’hôpital. [3] Des sensations anormales dans la main, une douleur intense ou une déformation visible justifient de voir rapidement un médecin. [3]

Une plaie située en regard d’une fracture, en particulier si l’os est visible, correspond à une fracture ouverte exposée à un risque d’infection. [1] Dans cette situation, il faut appeler immédiatement les services médicaux d’urgence au 15 ou au 112 et ne pas bouger ni manipuler le membre blessé. [1] Il faut couvrir la plaie avec un tissu propre ou des compresses stériles et, si elle saigne, la comprimer. [1]

Que faire avant l’évaluation médicale ?

Juste après une blessure fermée du poignet, il est conseillé d’arrêter de mobiliser l’articulation et de la laisser au repos. [3] Maintenir le poignet surélevé peut contribuer à limiter le gonflement. [3] Une consultation est nécessaire lorsqu’une fracture est possible, y compris si le poignet reste mobilisable ou n’est pas déformé. [1] La nécessité d’une immobilisation et sa durée dépendent de la lésion et de son évolution, et doivent être déterminées par un médecin. [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le médecin demande les circonstances de l’accident et recherche notamment les maladies, les interventions antérieures, les allergies et les traitements en cours. [1] Il examine la mobilité, le gonflement, l’hématome, une éventuelle déformation et l’endroit précis de la douleur. [1] [3] En présence d’une fracture grave, il vérifie aussi la sensibilité de la main et la mobilité des doigts afin de rechercher une atteinte nerveuse susceptible de nécessiter une intervention urgente. [1] L’examen clinique peut suffire pour reconnaître certaines entorses légères, mais une radiographie peut aussi être nécessaire. [3]

En cas de suspicion de fracture, la radiographie confirme le diagnostic et aide à déterminer la localisation, le déplacement, l’atteinte éventuelle de l’articulation et la présence de plusieurs fragments. [1] Les radiographies peuvent également révéler des lésions associées, comme une fracture de l’extrémité inférieure de l’ulna ou du scaphoïde. [1] Un scanner peut être prescrit dans certaines fractures complexes, tandis qu’un scanner ou une IRM peut être envisagé lorsqu’une luxation, une fracture ou une déchirure ligamentaire reste suspectée. [1] [3]

Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement dépend de la structure atteinte, de la gravité de la lésion et de l’évolution de la guérison. [3] Selon la blessure, le poignet peut être maintenu par un bandage, une attelle ou un plâtre, mais certaines lésions ne nécessitent pas d’immobilisation. [3] Lors d’une fracture, une immobilisation temporaire par attelle, la surélévation du bras et un traitement antalgique peuvent être utilisés pour réduire la douleur et le gonflement pendant l’évaluation initiale. [1] Une luxation est remise en place sous anesthésie locale ou générale selon sa gravité. [3]

La chirurgie est rarement nécessaire pour l’ensemble des traumatismes du poignet, mais elle peut être envisagée pour remettre des os en bonne position, réparer un ligament complètement rompu ou traiter une atteinte nerveuse. [3] Une fracture ouverte est traitée en urgence en raison du risque infectieux et conduit à une orientation immédiate vers un chirurgien. [1] Après certaines blessures, la kinésithérapie ou l’ergothérapie peut accompagner la récupération de la mobilité de la main et le renforcement musculaire. [3]

Quelle peut être l’évolution ?

Une entorse légère peut guérir en deux à trois semaines sans séquelle durable. [3] Une déchirure ligamentaire ou une fracture peut demander jusqu’à six mois pour guérir complètement. [3] Les blessures les plus sévères peuvent laisser une instabilité chronique, favoriser une arthrose ou limiter durablement les mouvements du poignet et de la main. [3] Une déformation ou un rétrécissement du canal carpien après un traumatisme, notamment après une fracture, peut secondairement comprimer le nerf médian. [2] Cette compression peut provoquer des fourmillements, des troubles de la sensibilité ou une diminution de la force dans les premiers doigts de la main. [2]

Les traumatismes du poignet chez l’enfant

Les traumatismes du poignet sont également fréquents chez les enfants, dont les os, les ligaments et les articulations sont encore en développement. [3] Ces blessures guérissent généralement bien chez l’enfant, mais leur traitement peut différer de celui de l’adulte. [3] Selon la nature de la lésion, un avis spécialisé en chirurgie pédiatrique peut être approprié. [3]

Sources et références

[3] Overview: Wrist injuries - InformedHealth.org - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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