Tendinopathie du coude : formes, signes, diagnostic et principes de prise en charge

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Chirurgie du coude par ville
Une tendinopathie du coude peut toucher l’insertion des tendons des muscles extenseurs du poignet, sur le côté externe du coude, ou celle des muscles fléchisseurs, sur son côté interne. [5] La forme latérale est couramment appelée « tennis elbow », tandis que la forme médiale est connue sous le nom de « golfer’s elbow ». [5] Le mot « épicondylite » peut prêter à confusion, car il suggère une inflammation alors que l’atteinte présente souvent des caractéristiques dégénératives et que des mécanismes inflammatoires peuvent être absents. [5] [4] Une douleur autour de l’épicondyle ne suffit donc pas à affirmer une tendinopathie : avant confirmation diagnostique, les termes « épicondylalgie » ou « douleur du coude » sont plus appropriés. [5]
Où se situe la douleur selon la forme de tendinopathie ?
Dans la tendinopathie latérale, la douleur se situe typiquement sur le côté externe du coude, près de l’épicondyle latéral et de l’insertion commune des tendons extenseurs. [3] [4] Elle est habituellement accentuée par l’extension du poignet contre résistance et par les activités de préhension. [3] [5] L’extension du coude associée à la pronation de l’avant-bras et à la flexion du poignet peut également augmenter l’inconfort. [3] Dans la forme médiale, une douleur provoquée du côté interne lors de la flexion du poignet contre résistance constitue un signe clinique couramment recherché. [5] Ces signes orientent l’évaluation, mais ils ne sont pas obligatoirement tous présents chez une même personne. [3]
Quels facteurs peuvent favoriser une tendinopathie du coude ?
La tendinopathie latérale est fréquemment associée à des gestes répétés de préhension et à une sollicitation excessive des tendons extenseurs du poignet. [3] [4] Des activités professionnelles ou sportives combinant force, répétition et certaines positions du poignet ou de l’avant-bras peuvent participer à cette surcharge biomécanique. [5] Une exposition à de tels gestes ne démontre toutefois pas, à elle seule, que le travail ou le sport est la cause de la tendinopathie. [5] Une revue fondée sur des mesures objectives a jugé limitées les preuves d’un lien causal avec le travail pour la forme latérale et insuffisantes pour la forme médiale. [5] Le tabagisme a également été rapporté comme facteur associé aux formes latérale et médiale, sans que cette association permette d’expliquer à elle seule un cas individuel. [5]
Comment le diagnostic est-il évalué ?
Le diagnostic de la tendinopathie latérale repose principalement sur l’histoire de la douleur et sur l’examen clinique. [3] L’examen recherche notamment une sensibilité près de l’épicondyle, une douleur lors de l’extension résistée du poignet et une gêne lors de la préhension. [3] Aucun test physique pris isolément ne permet cependant de confirmer ou d’exclure avec certitude une tendinopathie du coude. [5] L’échographie peut montrer la structure des tendons, mais elle n’est pas indispensable au diagnostic de la forme latérale et son interprétation dépend davantage de l’opérateur que celle de l’IRM. [3] [5] En cas de douleur chronique, l’IRM peut notamment aider à détecter une déchirure tendineuse, mais son coût et son accessibilité limitent son emploi. [5] La bursite olécranienne est une autre affection des tissus mous du coude : elle touche la bourse située en arrière du coude et ne doit pas être assimilée à une tendinopathie. [5]
Quels sont les principes de la prise en charge ?
Pour la tendinopathie latérale, la prise en charge est le plus souvent non chirurgicale et associe notamment repos relatif, adaptation des contraintes et exercices thérapeutiques. [3] [4] L’éducation sur les activités aggravantes, la modification des gestes et un programme structuré d’exercices font partie des approches conservatrices couramment proposées. [4] Une orthèse peut être utilisée comme aide symptomatique, mais aucune stratégie unique n’est reconnue comme la plus efficace pour tous les patients. [3] [4] Le choix de la prise en charge doit donc tenir compte de la durée des symptômes, des activités concernées, des limitations fonctionnelles et de la réponse aux mesures déjà entreprises. [3] [4]
Quelle est la place du laser et des ondes de choc ?
Les traitements physiques tels que le laser et les ondes de choc sont étudiés comme compléments d’une prise en charge fondée sur l’adaptation des contraintes et les exercices, plutôt que comme traitements autonomes. [3] [4] Les anciennes synthèses consacrées au laser de faible intensité ont abouti à des résultats divergents, l’une rapportant une efficacité décevante et l’autre un bénéfice associé à certaines techniques et longueurs d’onde. [1] [2] La synthèse favorable précisait néanmoins que certaines recommandations pratiques de ses auteurs ne découlaient pas directement des résultats analysés. [2] Pour les ondes de choc, une revue récente a trouvé des résultats contradictoires entre les essais et n’a pas établi leur supériorité sur un traitement simulé ou sur la physiothérapie. [3] Des rougeurs, douleurs, ecchymoses, sensations de brûlure ou aggravations des symptômes ont été rapportées après des ondes de choc, même si les études n’ont généralement pas signalé d’effet indésirable grave. [3] Une comparaison récente entre laser de haute intensité et ondes de choc reposait seulement sur quatre essais et 169 participants, avec un niveau de preuve faible à modéré et aucune donnée au-delà de trois mois. [4] Ces limites ne permettent pas de déterminer avec certitude quelle modalité complémentaire convient le mieux à l’ensemble des personnes atteintes. [3] [4]
Comment la tendinopathie peut-elle évoluer ?
Les tendinopathies du coude évoluent souvent favorablement sans intervention chirurgicale, mais elles peuvent durer plus d’un an et récidiver. [5] Pour la forme latérale, une synthèse rapporte une résolution des symptômes dans environ 80 % des cas en six à douze mois. [3] Chez certaines personnes, les symptômes persistent toutefois au-delà de deux ans, ce qui souligne la variabilité de l’évolution individuelle. [3]
Sources et références
[1] Effectiveness of low-level laser therapy for lateral elbow tendinopathy - Database of Abstracts of Reviews of Effects (DARE): Quality-assessed Reviews - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
[2] A systematic review with procedural assessments and meta-analysis of low level laser therapy in lateral elbow tendinopathy (tennis elbow) - Database of Abstracts of Reviews of Effects (DARE): Quality-assessed Reviews - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
[3] Extracorporeal Shock Wave Therapy in Chronic Lateral Elbow Tendinopathy: A Systematic Review
www.ebi.ac.uk · Version : 2026-04-30 · Consulté le 2026-09-16
[4] High-Intensity Laser Therapy Versus Extracorporeal Shockwave Therapy for Lateral Elbow Tendinopathy: A Systematic Review and Meta-Analysis
www.ebi.ac.uk · Version : 2026-01-28 · Consulté le 2026-09-16
[5] Elbow tendinopathy and occupational biomechanical overload: A systematic review with best‐evidence synthesis
www.ebi.ac.uk · Version : 2021-01-01 · Consulté le 2026-09-16
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