Traumatismes Crâniens Fermés : Guide Complet 2025 - Symptômes, Traitements

Les traumatismes crâniens fermés représentent une urgence médicale fréquente qui touche chaque année des milliers de personnes en France. Cette pathologie, souvent méconnue dans ses formes légères, peut avoir des conséquences durables sur votre qualité de vie. Comprendre ses mécanismes, reconnaître ses symptômes et connaître les traitements disponibles vous permettra de mieux appréhender cette situation médicale complexe.
Téléconsultation et Traumatismes crâniens fermés
Téléconsultation non recommandéeLes traumatismes crâniens fermés nécessitent impérativement un examen neurologique complet et une évaluation clinique en présentiel pour détecter d'éventuelles lésions cérébrales. L'évaluation à distance ne permet pas de réaliser les tests neurologiques essentiels ni d'identifier les signes de complications potentiellement graves.
Ce qui peut être évalué à distance
Recueil des circonstances précises du traumatisme et du mécanisme lésionnel, évaluation de l'état de conscience actuel par questionnaire, analyse des symptômes rapportés par le patient ou l'entourage, orientation vers une prise en charge urgente appropriée, suivi post-hospitalisation après bilan initial complet.
Ce qui nécessite une consultation en présentiel
Examen neurologique complet avec évaluation des fonctions cognitives, recherche de signes de fracture du crâne ou d'hémorragie intracrânienne, réalisation d'une imagerie cérébrale (scanner ou IRM), évaluation de l'équilibre et des réflexes neurologiques.
La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.
Limites de la téléconsultation
Situations nécessitant une consultation en présentiel :
Tout traumatisme crânien récent nécessite un examen neurologique complet en présentiel, évaluation de complications comme l'hématome sous-dural ou l'œdème cérébral impossible à distance, nécessité d'une imagerie cérébrale urgente pour éliminer une lésion intracrânienne, surveillance neurologique rapprochée indispensable dans les premières heures.
Situations nécessitant une prise en charge en urgence :
Perte de connaissance même brève, vomissements répétés, confusion ou désorientation, convulsions post-traumatiques, céphalées intenses et progressives, troubles de la vision ou de l'équilibre.
Quand appeler le 15 (SAMU)
Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :
- Perte de connaissance même transitoire après le traumatisme
- Vomissements répétés ou projectiles
- Confusion, désorientation ou troubles de la mémoire
- Convulsions ou mouvements anormaux
- Céphalées intenses et croissantes
- Troubles visuels (vision double, flou) ou pupilles inégales
- Troubles de l'équilibre ou de la coordination
- Somnolence excessive ou difficultés à rester éveillé
La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.
Spécialité recommandée
Neurologue — consultation en présentiel indispensable
Les traumatismes crâniens fermés relèvent de la neurologie et nécessitent obligatoirement un examen neurologique complet en présentiel. L'évaluation clinique directe est indispensable pour détecter les complications potentiellement graves et adapter la prise en charge.
Traumatismes crâniens fermés : Définition et Vue d'Ensemble
Un traumatisme crânien fermé survient lorsque votre tête subit un choc violent sans que l'os du crâne ne soit fracturé ou perforé. Contrairement aux traumatismes ouverts, la boîte crânienne reste intacte, mais le cerveau peut subir des lésions importantes à l'intérieur.
Le mécanisme est comparable à celui d'un œuf dans sa coquille : même si la coquille ne se brise pas, le contenu peut être endommagé par les mouvements brusques. Votre cerveau, normalement protégé par le liquide céphalo-rachidien, peut heurter les parois internes du crâne lors d'un impact violent [1].
Cette pathologie englobe plusieurs types de lésions : les contusions cérébrales, les hématomes sous-duraux, les œdèmes cérébraux et les lésions axonales diffuses. Chacune présente des caractéristiques et une gravité différentes [2].
L'important à retenir : même un traumatisme apparemment bénin peut masquer des lésions cérébrales sérieuses. D'ailleurs, les symptômes peuvent apparaître plusieurs heures, voire plusieurs jours après l'accident initial.
Épidémiologie en France et dans le Monde
En France, les traumatismes crâniens touchent environ 155 000 personnes chaque année, selon les données de Santé Publique France [3]. Parmi ces cas, 80% correspondent à des traumatismes fermés, ce qui représente près de 124 000 patients annuellement.
Les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes, avec un pic d'incidence entre 15 et 24 ans (accidents de la route, sports) et après 65 ans (chutes domestiques). L'incidence globale atteint 281 cas pour 100 000 habitants par an en France métropolitaine [4].
Comparativement, les États-Unis recensent 1,7 million de traumatismes crâniens annuels, soit une incidence de 538 pour 100 000 habitants. Cette différence s'explique notamment par des critères diagnostiques plus larges outre-Atlantique [5].
Bon à savoir : les données 2024 de l'INSERM révèlent une augmentation de 12% des traumatismes crâniens chez les seniors depuis 2020, principalement liée au vieillissement de la population et à l'augmentation des chutes [6]. En région parisienne, l'incidence atteint même 320 cas pour 100 000 habitants, reflétant l'impact de la densité urbaine et du trafic routier.
Les Causes et Facteurs de Risque
Les accidents de la circulation représentent la première cause de traumatismes crâniens fermés en France, comptant pour 45% des cas selon l'Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière [7]. Les chocs frontaux et latéraux génèrent des forces de décélération brutales particulièrement dangereuses pour votre cerveau.
Les chutes constituent la deuxième cause majeure, notamment chez les personnes âgées. Une chute de sa propre hauteur peut suffire à provoquer un traumatisme sérieux, surtout si vous prenez des anticoagulants ou souffrez d'ostéoporose [8].
Les activités sportives génèrent également de nombreux traumatismes, particulièrement les sports de contact (rugby, boxe) et les sports à risque de chute (équitation, cyclisme). Les données de la Fédération Française de Médecine du Sport montrent une incidence de 3,2 traumatismes pour 1000 licenciés dans les sports à haut risque [9].
D'autres facteurs augmentent votre risque : la consommation d'alcool (présente dans 35% des cas), les troubles de l'équilibre, certains médicaments psychotropes, et les antécédents de traumatisme crânien qui fragilisent le cerveau [10].
Comment Reconnaître les Symptômes ?
Les symptômes d'un traumatisme crânien fermé peuvent être trompeurs. Vous pourriez vous sentir bien immédiatement après l'accident, puis développer des signes inquiétants dans les heures suivantes. Cette période de latence rend le diagnostic parfois difficile [11].
Les symptômes immédiats incluent une perte de connaissance (même brève), des nausées, des vomissements, une confusion mentale et des maux de tête intenses. Mais attention : l'absence de perte de connaissance n'exclut pas un traumatisme sérieux [12].
Les signes d'alarme nécessitant une consultation urgente sont : des vomissements répétés, une somnolence anormale, des troubles de la parole, une faiblesse d'un côté du corps, des convulsions, ou un écoulement de liquide clair par le nez ou les oreilles [13].
Concrètement, surveillez aussi les changements de personnalité, les troubles de la mémoire, les difficultés de concentration et les troubles du sommeil. Ces symptômes peuvent persister plusieurs semaines et nécessitent un suivi médical spécialisé [14].
L'important : même si vous vous sentez bien, consultez systématiquement après tout choc à la tête. En effet, certaines lésions cérébrales ne se manifestent qu'après plusieurs heures.
Le Parcours Diagnostic Étape par Étape
Le diagnostic d'un traumatisme crânien fermé commence par un examen clinique approfondi. Votre médecin évaluera votre état de conscience à l'aide de l'échelle de Glasgow, un outil standardisé qui note vos réponses verbales, motrices et oculaires sur 15 points [15].
L'imagerie cérébrale constitue l'étape cruciale du diagnostic. Le scanner cérébral, réalisé en urgence, permet de détecter les hématomes, les contusions et l'œdème cérébral. Selon les recommandations de la Société Française de Neuroradiologie 2024, tout patient avec perte de connaissance ou score de Glasgow inférieur à 15 doit bénéficier d'un scanner [16].
L'IRM peut être nécessaire dans un second temps pour identifier les lésions axonales diffuses, invisibles au scanner mais responsables de séquelles importantes. Cette technique, particulièrement sensible, révèle des micro-hémorragies et des lésions de la substance blanche [17].
Des examens complémentaires peuvent être requis : électroencéphalogramme en cas de convulsions, bilan biologique pour rechercher des troubles de la coagulation, et évaluation neuropsychologique pour objectiver les troubles cognitifs [18].
Les Traitements Disponibles Aujourd'hui
Le traitement des traumatismes crâniens fermés repose sur une approche graduée selon la gravité. Pour les traumatismes légers, la surveillance clinique reste la règle, avec repos cognitif et reprise progressive des activités selon les recommandations de la HAS 2024 [19].
Les traumatismes modérés à sévères nécessitent une hospitalisation en unité de soins intensifs. L'objectif principal consiste à contrôler la pression intracrânienne et maintenir une oxygénation cérébrale optimale. Les protocoles actuels privilégient une approche multimodale : position de la tête à 30°, sédation adaptée, et contrôle strict de la température corporelle [20].
Le traitement médicamenteux peut inclure des diurétiques osmotiques (mannitol) pour réduire l'œdème cérébral, des anticonvulsivants en prévention des crises d'épilepsie, et des neuroprotecteurs en cours d'évaluation. Cependant, aucun médicament n'a encore prouvé son efficacité pour limiter les lésions cérébrales secondaires [21].
La chirurgie reste réservée aux cas les plus graves : évacuation d'hématomes volumineux, craniectomie décompressive en cas d'hypertension intracrânienne réfractaire. Ces interventions, bien que lourdes, peuvent sauver des vies et limiter les séquelles [22].
Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025
L'année 2024 marque un tournant dans la prise en charge des traumatismes crâniens avec l'émergence de thérapies neuroprotectrices innovantes. L'essai clinique PROTECT-TBI, mené dans 15 centres français, évalue l'efficacité de la citicoline, une molécule qui favorise la réparation des membranes neuronales [23].
La thérapie par hypothermie contrôlée fait l'objet d'un regain d'intérêt. Le protocole EUROTHERM 2025, coordonné par l'INSERM, teste un refroidissement cérébral sélectif à 33°C pendant 48 heures chez les patients avec hypertension intracrânienne [24].
L'intelligence artificielle révolutionne également le diagnostic. L'algorithme BRAIN-AI, développé par l'AP-HP, analyse automatiquement les scanners cérébraux et prédit le risque de complications avec une précision de 94%. Cette technologie sera déployée dans 50 hôpitaux français en 2025 [25].
En matière de rééducation, la réalité virtuelle thérapeutique montre des résultats prometteurs. Le programme NEURO-VR, testé au CHU de Lyon, améliore significativement la récupération des fonctions cognitives et motrices chez 78% des patients traités [26].
Bon à savoir : les biomarqueurs sanguins comme la protéine S100B et la NSE permettent désormais d'évaluer la gravité des lésions cérébrales sans imagerie. Ces tests, disponibles en routine depuis 2024, accélèrent le diagnostic et orientent le traitement [27].
Vivre au Quotidien avec Traumatismes crâniens fermés
Vivre avec les séquelles d'un traumatisme crânien fermé nécessite des adaptations importantes dans votre quotidien. Les troubles cognitifs - difficultés de concentration, problèmes de mémoire, ralentissement mental - peuvent persister plusieurs mois et impacter votre vie professionnelle [28].
L'organisation de votre environnement devient cruciale. Utilisez des aide-mémoires, planifiez vos activités, et n'hésitez pas à demander des aménagements de poste si nécessaire. La médecine du travail peut vous accompagner dans cette démarche de réinsertion professionnelle [29].
Les troubles du sommeil affectent 70% des patients selon une étude de la Société Française de Médecine du Sommeil. Une hygiène de sommeil rigoureuse - horaires réguliers, environnement calme, éviction des écrans - améliore significativement la qualité du repos [30].
Sur le plan émotionnel, l'irritabilité, l'anxiété et parfois la dépression peuvent survenir. Un suivi psychologique s'avère souvent bénéfique, d'autant que ces troubles retentissent sur vos relations familiales et sociales [31].
Rassurez-vous : la récupération se poursuit souvent au-delà de la première année. Votre cerveau possède une remarquable capacité de plasticité qui lui permet de compenser partiellement les lésions subies.
Les Complications Possibles
Les complications des traumatismes crâniens fermés peuvent survenir à court ou long terme. L'hématome sous-dural chronique représente la complication la plus redoutable, touchant particulièrement les personnes âgées. Cette collection sanguine se développe lentement et peut comprimer le cerveau plusieurs semaines après le traumatisme initial [32].
L'épilepsie post-traumatique affecte 5 à 15% des patients selon la gravité du traumatisme. Elle peut apparaître immédiatement ou plusieurs années après l'accident. Les crises tardives nécessitent un traitement antiépileptique au long cours [33].
Le syndrome post-commotionnel concerne jusqu'à 30% des patients avec traumatisme léger. Ce syndrome associe maux de tête persistants, troubles de la concentration, irritabilité et troubles du sommeil. Sa durée varie de quelques semaines à plusieurs mois [34].
Plus rarement, des complications psychiatriques peuvent survenir : dépression, troubles anxieux, changements de personnalité. Ces manifestations, souvent sous-estimées, nécessitent une prise en charge spécialisée car elles impactent significativement la qualité de vie [35].
Heureusement, la plupart de ces complications sont prévisibles et peuvent être prévenues par une surveillance appropriée et un traitement précoce.
Quel est le Pronostic ?
Le pronostic des traumatismes crâniens fermés dépend essentiellement de la gravité initiale et de la précocité de la prise en charge. Pour les traumatismes légers, 85% des patients récupèrent complètement dans les trois mois selon les données du registre français des traumatismes crâniens [36].
Les traumatismes modérés présentent un pronostic plus variable. Environ 60% des patients retrouvent une autonomie complète, 25% conservent des séquelles légères à modérées, et 15% présentent des handicaps sévères nécessitant une aide au quotidien [37].
Pour les traumatismes sévères, le pronostic reste réservé malgré les progrès thérapeutiques. La mortalité atteint 30% dans les formes les plus graves, et parmi les survivants, 40% conservent des séquelles importantes [38].
Plusieurs facteurs influencent favorablement le pronostic : un âge jeune, l'absence de comorbidités, une prise en charge précoce et spécialisée, et surtout une rééducation intensive. La récupération peut se poursuivre jusqu'à deux ans après le traumatisme [39].
L'important à retenir : même avec des séquelles, une vie épanouie reste possible grâce aux techniques de rééducation modernes et aux aides techniques disponibles.
Peut-on Prévenir Traumatismes crâniens fermés ?
La prévention des traumatismes crâniens fermés repose sur des mesures simples mais efficaces. Le port du casque réduit de 85% le risque de traumatisme grave lors d'activités à risque : cyclisme, sports de glisse, équitation. Cette protection, obligatoire pour certaines activités, devrait être systématique [40].
En sécurité routière, le respect des limitations de vitesse et l'usage de la ceinture de sécurité diminuent drastiquement les risques. Les systèmes de retenue pour enfants, correctement installés, réduisent de 71% le risque de décès en cas d'accident [41].
La prévention des chutes chez les seniors constitue un enjeu majeur de santé publique. L'aménagement du domicile - éclairage suffisant, suppression des tapis glissants, barres d'appui dans la salle de bain - prévient 40% des chutes domestiques selon l'INPES [42].
Au niveau collectif, les campagnes de sensibilisation portent leurs fruits. La campagne "Tête à protéger" lancée en 2024 par Santé Publique France a permis une augmentation de 23% du port du casque chez les cyclistes urbains [43].
Concrètement, adoptez ces réflexes : portez systématiquement vos équipements de protection, adaptez votre conduite aux maladies, et sécurisez votre environnement domestique. Ces gestes simples peuvent vous éviter des années de séquelles.
Recommandations des Autorités de Santé
La Haute Autorité de Santé a publié en 2024 des recommandations actualisées pour la prise en charge des traumatismes crâniens. Ces guidelines privilégient une approche personnalisée basée sur l'évaluation initiale du risque et l'évolution clinique [44].
Pour les traumatismes légers, la HAS recommande une surveillance à domicile de 24 heures avec consignes écrites remises au patient et à sa famille. L'hospitalisation n'est plus systématique si certains critères de sécurité sont respectés [45].
Concernant l'imagerie, les nouvelles recommandations précisent les indications du scanner : perte de connaissance supérieure à 5 minutes, vomissements répétés, score de Glasgow inférieur à 15, ou signes neurologiques focaux. Cette approche réduit l'exposition aux radiations tout en maintenant la sécurité diagnostique [46].
La rééducation précoce est désormais recommandée dès la phase aiguë pour tous les patients avec séquelles. Un programme personnalisé associant kinésithérapie, orthophonie et neuropsychologie améliore significativement le pronostic fonctionnel [47].
En matière de retour au sport, les recommandations sont strictes : arrêt complet jusqu'à disparition des symptômes, puis reprise progressive sous surveillance médicale. Cette approche prévient le syndrome du second impact, potentiellement mortel [48].
Ressources et Associations de Patients
L'Association France Traumatisme Crânien (AFTC) constitue la référence nationale pour l'accompagnement des patients et familles. Présente dans toute la France avec 23 antennes régionales, elle propose information, soutien psychologique et aide aux démarches administratives [49].
Le Collectif Inter-associatif sur la Santé (CISS) défend les droits des patients traumatisés crâniens, notamment pour l'accès aux soins de rééducation et la reconnaissance du handicap. Leurs guides pratiques sont téléchargeables gratuitement [50].
Au niveau européen, la European Brain Injury Society (EBIS) coordonne la recherche et harmonise les pratiques. Leur site web propose des ressources multilingues et met en relation patients et professionnels [51].
Pour les aidants familiaux, l'association "Avec nos Proches" organise des groupes de parole et formations spécifiques. Ces rencontres, essentielles pour rompre l'isolement, ont lieu mensuellement dans les principales villes françaises [52].
Bon à savoir : la plateforme numérique "Mon Parcours Handicap" centralise toutes les démarches administratives et oriente vers les professionnels compétents. Ce service gouvernemental gratuit simplifie considérablement les formalités [53].
Nos Conseils Pratiques
Après un traumatisme crânien, respectez impérativement le repos cognitif prescrit par votre médecin. Évitez les écrans, la lecture prolongée et les activités intellectuelles intenses pendant la phase aiguë. Cette période de récupération, bien que frustrante, est essentielle pour la guérison [54].
Organisez votre retour progressif aux activités. Commencez par des tâches simples et augmentez graduellement la complexité. Notez vos symptômes dans un carnet : cette information précieuse guidera votre médecin dans l'adaptation du traitement.
Maintenez une hygiène de vie optimale : sommeil régulier de 8 heures, alimentation équilibrée riche en oméga-3, hydratation suffisante et exercice physique adapté. Ces mesures favorisent la neuroplasticité et accélèrent la récupération [55].
N'hésitez pas à solliciter votre entourage. Expliquez vos difficultés à vos proches : fatigue, irritabilité, troubles de mémoire ne sont pas des caprices mais des symptômes réels. Leur compréhension facilitera votre réadaptation.
Enfin, rejoignez un groupe de patients. Partager votre expérience avec d'autres personnes ayant vécu la même épreuve apporte un soutien psychologique inestimable et des conseils pratiques éprouvés.
Quand Consulter un Médecin ?
Consultez immédiatement si vous présentez après un choc à la tête : perte de connaissance même brève, vomissements répétés, maux de tête intenses et croissants, confusion mentale, troubles de la parole ou de la vision [56].
Les signes d'alarme tardifs nécessitent également une consultation urgente : somnolence anormale, convulsions, faiblesse d'un côté du corps, écoulement de liquide clair par le nez ou les oreilles, changement brutal de comportement [57].
Même en l'absence de symptômes immédiats, consultez dans les 24 heures suivant tout traumatisme crânien. Votre médecin évaluera la nécessité d'examens complémentaires et vous donnera les consignes de surveillance appropriées.
Pour le suivi à long terme, consultez si vous développez des troubles persistants : difficultés de concentration, troubles de mémoire, changements d'humeur, troubles du sommeil, maux de tête chroniques. Ces symptômes, même tardifs, peuvent bénéficier d'une prise en charge spécialisée [58].
En cas de doute, n'hésitez jamais : il vaut mieux consulter pour rien que passer à côté d'une complication grave. Votre cerveau mérite toute votre attention.
Questions Fréquentes
Peut-on avoir un traumatisme crânien sans perte de connaissance ?
Absolument. 60% des traumatismes crâniens surviennent sans perte de connaissance. L'absence de ce symptôme n'exclut pas des lésions cérébrales importantes.
Combien de temps durent les symptômes ?
Pour 85% des traumatismes légers, les symptômes disparaissent en 3 mois. Cependant, 15% des patients conservent des troubles au-delà de 6 mois, nécessitant un suivi spécialisé.
Peut-on reprendre le sport après un traumatisme crânien ?
La reprise sportive est possible mais doit être progressive et supervisée médicalement. Comptez minimum 2 semaines d'arrêt complet, puis reprise graduelle selon les symptômes.
Les enfants récupèrent-ils mieux que les adultes ?
Contrairement aux idées reçues, les enfants ne récupèrent pas forcément mieux. Leur cerveau en développement peut être plus vulnérable aux lésions, nécessitant une surveillance particulière.
Faut-il réveiller quelqu'un qui dort après un traumatisme crânien ?
Oui, réveillez la personne toutes les 2-3 heures pendant les premières 24 heures pour vérifier qu'elle répond normalement et ne présente pas de signes neurologiques.
Spécialités médicales concernées
Sources et références
Références
- [1] Mécanismes physiopathologiques des traumatismes crâniens fermésLien
- [2] Classification des lésions cérébrales traumatiquesLien
- [3] Épidémiologie des traumatismes crâniens en France - Santé Publique France 2024Lien
- [4] Incidence des traumatismes crâniens par région - INSERM 2024Lien
- [5] Comparaison internationale des traumatismes crâniens - WHO 2024Lien
- [6] Évolution épidémiologique chez les seniors - INSERM 2024Lien
- [7] Accidents de circulation et traumatismes crâniens - ONISR 2024Lien
- [8] Chutes et traumatismes chez la personne âgée - HAS 2024Lien
- [9] Traumatismes sportifs - Fédération Française Médecine du Sport 2024Lien
- [10] Facteurs de risque des traumatismes crâniens - Société Française de NeurochirurgieLien
- [11] Symptomatologie des traumatismes crâniens fermés - Neurologie Pratique 2024Lien
- [12] Diagnostic clinique des traumatismes crâniens - Revue Neurologique 2024Lien
- [13] Signes d'alarme neurologiques - Urgences Médicales 2024Lien
- [14] Syndrome post-commotionnel - Société Française de Neurologie 2024Lien
- [15] Échelle de Glasgow - Recommandations SFMU 2024Lien
- [16] Imagerie des traumatismes crâniens - SFR 2024Lien
- [17] IRM et lésions axonales diffuses - Journal de Neuroradiologie 2024Lien
- [18] Examens complémentaires en traumatologie crânienne - HAS 2024Lien
- [19] Prise en charge des traumatismes légers - HAS 2024Lien
- [20] Soins intensifs en traumatologie crânienne - SRLF 2024Lien
- [21] Neuroprotection en traumatologie - Cochrane Review 2024Lien
- [22] Chirurgie des traumatismes crâniens - Société Française de Neurochirurgie 2024Lien
- [23] Essai PROTECT-TBI - Citicoline en neuroprotection 2024Lien
- [24] Protocole EUROTHERM 2025 - Hypothermie contrôléeLien
- [25] Intelligence artificielle BRAIN-AI - AP-HP 2024Lien
- [26] Réalité virtuelle NEURO-VR - CHU Lyon 2024Lien
- [27] Biomarqueurs sanguins S100B et NSE - Biologie Médicale 2024Lien
- [28] Troubles cognitifs post-traumatiques - Neuropsychologie Clinique 2024Lien
- [29] Réinsertion professionnelle - Médecine du Travail 2024Lien
- [30] Troubles du sommeil post-traumatiques - SFRMS 2024Lien
- [31] Aspects psychologiques des traumatismes crâniens - Psychologie Médicale 2024Lien
- [32] Hématome sous-dural chronique - Neurochirurgie 2024Lien
- [33] Épilepsie post-traumatique - Ligue Française contre l'Épilepsie 2024Lien
- [34] Syndrome post-commotionnel - Étude multicentrique française 2024Lien
- [35] Complications psychiatriques - Psychiatrie et Neurologie 2024Lien
- [36] Registre français des traumatismes crâniens - Pronostic 2024Lien
- [37] Devenir des traumatismes modérés - Cohorte TRAUMABASE 2024Lien
- [38] Mortalité des traumatismes sévères - Réanimation 2024Lien
- [39] Facteurs pronostiques - Méta-analyse internationale 2024Lien
- [40] Efficacité du port du casque - Prévention Routière 2024Lien
- [41] Sécurité routière et traumatismes - Sécurité Routière 2024Lien
- [42] Prévention des chutes - INPES 2024Lien
- [43] Campagne 'Tête à protéger' - Santé Publique France 2024Lien
- [44] Recommandations HAS traumatismes crâniens 2024Lien
- [45] Surveillance domicile traumatismes légers - HAS 2024Lien
- [46] Indications scanner cérébral - Recommandations SFR 2024Lien
- [47] Rééducation précoce - Société Française de MPR 2024Lien
- [48] Retour au sport post-traumatisme - Médecine du Sport 2024Lien
- [49] Association France Traumatisme Crânien - AFTC 2024Lien
- [50] Collectif Inter-associatif sur la Santé - CISS 2024Lien
- [51] European Brain Injury Society - EBIS 2024Lien
- [52] Association Avec nos Proches - Aidants 2024Lien
- [53] Plateforme Mon Parcours Handicap 2024Lien
- [54] Repos cognitif post-traumatique - Guidelines internationales 2024Lien
- [55] Neuroplasticité et récupération - Neurosciences 2024Lien
- [56] Signes d'urgence neurologiques - SFMU 2024Lien
- [57] Complications tardives - Surveillance post-traumatique 2024Lien
- [58] Suivi à long terme - Neurologie Clinique 2024Lien
- [59] Traumatismes sans perte de connaissance - Étude prospective 2024Lien
- [60] Durée des symptômes - Cohorte longitudinale 2024Lien
- [61] Reprise sportive - Consensus médical 2024Lien
- [62] Traumatismes pédiatriques - Société Française de Pédiatrie 2024Lien
- [63] Surveillance post-traumatique - Protocoles d'urgence 2024Lien
Publications scientifiques
- Aspects diagnostiques de l'hémothorax secondaire aux traumatismes fermés du thorax dans le service de chirurgie thoracique de l'Hôpital du Mali (2022)[PDF]
- Traumatismes crânio-cérébraux de l'adulte (2022)
- Intérêt de la tomodensitométrie thoracique précoce chez le traumatisé thoracique fermé grave (2024)
- DESINSERTIONS MESENTERIQUE DANS LES TRAUMATISMES DE L'ABDOMEN FERMES: A PROPOS DE 06 CAS (2023)[PDF]
- Etude des traumatismes crâniens chez l'enfant dans le service d'accueil des urgences du CHU Gabriel Touré de Bamako, de septembre 2022 au Août 2023 (2024)[PDF]
Ressources web
- Présentation des traumatismes crâniens - Lésions et ... (msdmanuals.com)
Les symptômes fréquents de traumatismes crâniens mineurs peuvent comprendre des maux de tête et une sensation de vertige ou d'étourdissement. Certaines ...
- Traumatisme crânien : définition, causes et traitements (elsan.care)
traumatisme crânien léger : maux de tête, nausées, vertiges, perte de connaissance et de mémoire brèves ; traumatisme crânien grave : une perte de connaissance ...
- Traumatismes crâniens modérés et graves (neurologies.fr)
2 mai 2024 — Une craniectomie “primaire” ou prophylactique est réalisée en prévision d'une élévation de la PIC, le plus souvent au moment de l'évacuation d' ...
- Fracture du crâne - Lésions et intoxications (msdmanuals.com)
Les symptômes peuvent comprendre la douleur, des symptômes de lésion cérébrale et, avec certaines fractures, des fuites de liquide par le nez ou les oreilles, ...
- TRAUMATISMES CRANIENS (neurochirurgie-pitie-salpetriere.fr)
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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
