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Troubles de la parole : principales formes, rééducation et signes d’urgence

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Les troubles de la parole ne correspondent pas à un diagnostic unique : les documents disponibles décrivent notamment des difficultés d’articulation ou de fluidité, des troubles du développement du langage chez l’enfant et des troubles acquis après une atteinte du cerveau ou du système nerveux. [3] [4] La difficulté peut concerner la prononciation des sons, l’enchaînement des mouvements nécessaires pour parler, le contrôle des muscles de la parole, ou encore la capacité à comprendre et à employer les mots. [3] [4] Ces différences sont importantes, car les objectifs de rééducation et les moyens de communication proposés dépendent du type de trouble, de sa cause et de sa gravité. [3]

Un trouble de la parole apparu brutalement peut être un signe d’accident vasculaire cérébral ou d’accident ischémique transitoire, même s’il disparaît rapidement. [1] Dans cette situation, il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112. [1]

Quelles difficultés recouvre cette famille de troubles ?

Un trouble articulatoire correspond chez l’enfant à l’impossibilité de prononcer certains sons, qui peuvent être supprimés, déformés ou remplacés de manière constante. [4] Lorsqu’il est isolé, ce trouble est généralement bénin, mais il peut persister en l’absence de rééducation. [4] Le bégaiement est un trouble de la fluidité caractérisé par des répétitions ou des prolongations involontaires de sons ou de syllabes, parfois accompagnées de blocages sans émission de son. [4]

Le retard de parole se manifeste par des confusions, des inversions, des raccourcissements ou des déformations variables des mots, alors qu’un son peut être correctement prononcé lorsqu’il est produit isolément. [4] Le retard de langage concerne surtout l’expression, avec un vocabulaire pauvre, une syntaxe rudimentaire, des phrases très courtes et un emploi insuffisant des mots de liaison, des verbes conjugués ou des pronoms. [4] La dysphasie est décrite comme un trouble durable de la structure du langage oral qui peut toucher à la fois l’expression et la compréhension et retentir sur les apprentissages, notamment sur l’acquisition du langage écrit. [4]

L’aphasie est une perte partielle ou complète de la capacité à exprimer ou à comprendre les mots parlés ou écrits, souvent après un AVC ou une autre lésion cérébrale touchant les régions du langage. [3] La dysarthrie correspond à une articulation anormale liée à une atteinte de la partie du système nerveux qui commande les muscles utilisés pour parler. [3] L’apraxie verbale est une difficulté à produire les sons de la parole en raison d’un trouble du déclenchement, de la coordination ou de l’enchaînement des mouvements nécessaires pour parler. [3]

Quelles peuvent être les causes et les conséquences ?

Chez l’adulte, une perte de la capacité à parler normalement peut notamment survenir après une blessure, un AVC, une infection, une tumeur, une intervention chirurgicale ou au cours d’une maladie progressive. [3] Chez l’enfant, les troubles du langage oral peuvent être développementaux ou coexister avec une surdité, une anomalie des organes permettant l’émission des sons, un déficit intellectuel ou d’autres troubles des apprentissages. [4] Le développement normal du langage varie d’un enfant à l’autre, même si ses grandes étapes suivent une chronologie relativement constante. [4]

Certains troubles du langage oral peuvent entraîner des difficultés d’apprentissage, des difficultés scolaires ou des perturbations du comportement de l’enfant. [4] Plus largement, les troubles de l’audition et de la parole peuvent s’accompagner de difficultés de communication et d’isolement, avec un retentissement possible sur les apprentissages chez l’enfant et l’insertion professionnelle chez l’adulte. [2]

Quels sont les principes de la rééducation ?

Des professionnels de la parole et du langage, notamment les orthophonistes, peuvent intervenir dans la rééducation des personnes qui ont perdu la capacité de parler normalement. [3] [2] En cas d’aphasie, la rééducation cherche à établir le moyen de communication le plus efficace en fonction des capacités conservées. [3] Selon la gravité, la communication peut s’appuyer sur les idées plutôt que sur la recherche du mot exact, sur les gestes et les expressions du visage, ou sur un tableau de lettres ou d’images. [3]

Dans la dysarthrie, les objectifs dépendent de la cause : après un AVC, un traumatisme crânien ou une chirurgie cérébrale, ils peuvent viser à restaurer et à préserver la parole. [3] Lorsqu’une maladie neurologique est progressive, la rééducation peut plutôt chercher à maintenir la parole aussi longtemps que possible et apprendre à ralentir le débit ou à utiliser des phrases plus courtes. [3] Si la parole reste très difficile, un tableau de lettres ou d’images, ou un appareil électronique affichant les messages saisis, peut servir de moyen de communication. [3]

Pour une apraxie verbale, le travail peut comprendre la répétition de sons et l’utilisation de la mélodie et du rythme naturels de phrases courantes. [3] Chez l’enfant, les troubles simples du langage oral peuvent régresser après une rééducation précoce et adaptée, tandis que la dysphasie est durable et nécessite une rééducation entreprise le plus tôt possible. [4]

Comment faciliter la communication avec une personne aphasique ?

Les proches d’une personne aphasique doivent tenir compte de sa frustration et lui laisser le temps de communiquer. [3] Il convient de lui parler normalement plutôt que d’employer un langage infantilisant. [3] Lorsque les mots ne suffisent pas, les gestes, le pointage d’objets ou d’images et les expressions du visage peuvent soutenir les échanges. [3]

Quand un trouble de la parole est-il une urgence ?

Un AVC peut provoquer brutalement une difficulté à parler ou à répéter une phrase, une impossibilité de trouver ou de comprendre les mots, ou une difficulté à lire ou à écrire. [1] Le trouble peut être isolé ou associé à une faiblesse ou un engourdissement d’un bras ou d’une jambe, une déformation du visage, une difficulté à comprendre, une perte d’équilibre, un mal de tête brutal inhabituel ou un trouble soudain de la vision. [1] La présence de l’un ou l’autre de ces signes impose d’appeler immédiatement le 15 ou le 112. [1] Si la personne a des difficultés à entendre ou à parler, elle peut également alerter les secours par SMS ou par fax au 114. [1]

Un trouble de la parole qui disparaît en quelques minutes peut correspondre à un accident ischémique transitoire et nécessite la même prise en charge urgente. [1] En attendant les secours, il faut noter l’heure de début des signes, aider la personne à s’asseoir ou à s’allonger et ne rien lui donner à boire, à manger ou comme médicament. [1] Lors de l’appel, il est utile de décrire les signes, leur heure de début, leur mode d’installation, leur évolution et l’état de conscience de la personne, puis de ne pas raccrocher avant que l’interlocuteur ne le demande. [1]

Sources et références

[1] AVC : que faire ? | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

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