Syphilis : signes, dépistage, traitement et suivi

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La syphilis est une infection sexuellement transmissible due à la bactérie Treponema pallidum, appelée aussi tréponème pâle. [1] Elle peut évoluer sans symptôme, devenir chronique et provoquer des complications lorsqu’elle n’est pas traitée. [1] [3] Un traitement antibiotique permet de guérir la syphilis, y compris à un stade tardif, mais il ne répare pas nécessairement les lésions irréversibles déjà constituées. [1] [3] [4] Avoir déjà eu et traité une syphilis ne protège pas contre une nouvelle contamination. [1] [2]
Situations à signaler rapidement
En cas de doute après un rapport sexuel ou un contact avec une personne atteinte de syphilis, consultez un médecin ou adressez-vous à une structure de dépistage, même en l’absence de symptôme. [2] [3] Si vous êtes enceinte et avez eu des rapports sexuels avec une personne atteinte de syphilis, contactez un médecin ou une sage-femme : une prise en charge particulière comprenant un traitement est nécessaire. [2] [4] Une atteinte du cerveau, de la moelle épinière, des yeux ou de l’audition peut survenir dans certaines formes et modifie les examens ainsi que le traitement. [3] [4]
Comment la syphilis se transmet-elle ?
La transmission sexuelle se produit lors d’un contact direct avec un chancre ou avec des lésions infectieuses de la peau ou des muqueuses, au cours de rapports vaginaux, anaux ou oraux-génitaux. [1] Le risque de transmission est maximal pendant la première année d’évolution, même si des périodes sans symptôme peuvent survenir. [1] [3] Une personne enceinte non traitée peut transmettre l’infection au fœtus pendant la grossesse ou au bébé lors de l’accouchement, avec un risque de décès, de prématurité ou de séquelles graves. [1]
Quels sont les signes possibles ?
La syphilis primaire peut provoquer un chancre, c’est-à-dire une ulcération généralement unique, ferme et indolore, parfois accompagnée de ganglions proches. [3] Le chancre peut se trouver sur les organes génitaux, dans le vagin, sur le col de l’utérus, dans le rectum, dans la bouche ou dans la gorge, ce qui peut le rendre difficile à voir. [3] Le chancre disparaît spontanément en quelques semaines, mais cette disparition ne signifie pas que l’infection est guérie. [3]
La syphilis secondaire peut entraîner des taches roses sur le tronc, des lésions cuivrées sur la peau ou les muqueuses, notamment sur les paumes et les plantes des pieds, ou encore une chute de cheveux en plaques. [3] Ces manifestations peuvent s’accompagner de fièvre, de fatigue, de douleurs articulaires ou de courbatures. [3] Entre les épisodes visibles, la syphilis peut rester silencieuse pendant des semaines, des mois ou des années. [3] Une syphilis tardive non traitée peut exceptionnellement léser la peau, les os, le cœur, les vaisseaux, d’autres organes ou le système nerveux. [3]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le diagnostic associe les informations recueillies pendant la consultation, l’examen clinique et une sérologie, c’est-à-dire une recherche d’anticorps dans le sang. [3] Lorsqu’une lésion est présente, un prélèvement local avec recherche de la bactérie peut aussi être proposé. [3] L’absence de bactérie dans un prélèvement d’une lésion secondaire n’exclut pas à elle seule la syphilis. [3] Les tests tréponémiques restent le plus souvent positifs après le traitement et ne suffisent donc pas à distinguer une infection active d’une infection ancienne guérie. [3] Les résultats doivent aussi être interprétés avec prudence chez une personne ayant pu contracter une autre tréponématose, comme le pian, le bejel ou la pinta. [3]
En France, le dépistage sérologique peut être demandé directement, sans ordonnance ni rendez-vous, dans un laboratoire de biologie médicale dans le cadre de « Mon test IST ». [2] Les CeGIDD proposent un dépistage gratuit et anonyme, et les centres de santé sexuelle peuvent également proposer gratuitement des dépistages d’infections sexuellement transmissibles. [2] Si un résultat est positif, le biologiste oriente la personne vers un médecin, une sage-femme, un CeGIDD ou une structure hospitalière pour confirmer la situation et organiser la prise en charge. [2] Lorsqu’une syphilis est confirmée, un dépistage d’autres infections sexuellement transmissibles, notamment le VIH, les infections à gonocoque et à Chlamydia ainsi que l’hépatite B, est nécessaire. [3]
Quel est le traitement ?
Le traitement repose le plus souvent sur la benzathine pénicilline G administrée par injection intramusculaire. [4] Le nombre d’injections et la durée du traitement dépendent du stade, de l’ancienneté de l’infection et de l’existence éventuelle d’une atteinte neurologique. [4] La benzathine pénicilline G est également le traitement présenté pour la syphilis pendant la grossesse. [4] En cas d’allergie à la pénicilline, les possibilités diffèrent selon la grossesse, le stade et la présence ou non d’une neurosyphilis ; elles doivent être choisies par le médecin. [4] Une neurosyphilis nécessite une hospitalisation et un traitement antibiotique intraveineux. [4]
Après le traitement d’une syphilis secondaire comportant de nombreuses lésions, une réaction transitoire avec fièvre, mal de tête, douleurs musculaires et aggravation des lésions peut survenir dans les heures suivant l’injection. [4] Cette réaction, appelée réaction de Jarisch-Herxheimer, est décrite comme bénigne et n’est pas une allergie à la pénicilline. [4]
Pourquoi le suivi est-il nécessaire ?
Des prises de sang de contrôle sont nécessaires après le traitement pour vérifier la diminution des anticorps mesurés par un test non tréponémique quantitatif. [3] [4] Le calendrier du suivi est fixé par le professionnel de santé, car l’évolution des résultats dépend notamment du stade de la syphilis. [4]
Partenaires et prévention
Les partenaires sexuels concernés doivent être informés afin qu’un examen clinique, une sérologie et, selon la date du contact, une surveillance rapprochée ou un traitement puissent leur être proposés. [4] [5] Une sérologie peut encore être négative pendant le mois suivant un contact, ce qui peut conduire le médecin à la renouveler ou à proposer un traitement selon la situation. [4] Après le début du traitement, une méthode barrière doit être utilisée pendant sept jours et jusqu’à la guérison du chancre s’il existe. [4] En dehors de cette période, l’usage d’un préservatif lors des rapports vaginaux, anaux et oraux-génitaux ainsi qu’un dépistage régulier en cas d’exposition contribuent à prévenir la syphilis et les autres infections sexuellement transmissibles. [2] [5]
Sources et références
[1] Syphilis : définition, évolution et transmission | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] Dépistage de la syphilis | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[3] Symptômes et diagnostic de la syphilis | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[4] Traitement de la syphilis | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[5] Comment prévenir la syphilis ? | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
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