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Lymphogranulomatose vénérienne : symptômes, diagnostic, traitement et suivi

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La lymphogranulomatose vénérienne, ou LGV, est une infection sexuellement transmissible également appelée maladie de Nicolas-Favre. [1] [4] Elle est provoquée par les variants L1, L2 ou L3 de la bactérie Chlamydia trachomatis, qui se distinguent de ceux responsables des chlamydioses urogénitales les plus courantes. [4] La LGV peut commencer par une petite lésion passant inaperçue, puis provoquer une atteinte douloureuse des ganglions ou une inflammation importante du rectum. [4] Un traitement antibiotique permet la guérison, mais une infection non traitée peut laisser des fistules, un gonflement chronique ou un rétrécissement du rectum. [2] [4]

Comment la LGV se transmet-elle ?

Chlamydia trachomatis se transmet lors de contacts sexuels, notamment pendant des rapports génitaux, anaux, buccogénitaux ou bucco-anaux non protégés. [1] La transmission peut aussi survenir lors d'un contact avec du sperme ou des sécrétions vaginales infectées, lors d'un contact entre organes génitaux sans pénétration ou par l'utilisation partagée de jouets sexuels non lavés et non protégés. [1] La localisation de l'infection dépend du point d'entrée de la bactérie, qui peut notamment être l'anus, le rectum, les organes génitaux, l'urètre ou le pharynx. [2] [4] En France, les données rapportées pour 2021 montraient que la LGV concernait très majoritairement des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, sans que cela exclue sa survenue chez d'autres personnes. [1] La bactérie ne se transmet pas par les baisers, les embrassades, la vaisselle, les serviettes de toilette ou les sièges des toilettes. [1]

Quels sont les symptômes de la lymphogranulomatose vénérienne ?

Les premières manifestations peuvent apparaître 3 à 30 jours après la transmission. [2] Une ou plusieurs petites papules ou vésicules peuvent se former au point d'entrée de la bactérie, puis s'ulcérer. [2] Cette lésion initiale est souvent peu symptomatique et peut guérir rapidement, ce qui explique qu'elle passe fréquemment inaperçue. [4]

Quelques jours ou semaines plus tard, les ganglions de l'aine peuvent augmenter de volume et devenir douloureux. [2] [4] Ces ganglions, parfois appelés bubons, peuvent former des abcès et s'ouvrir à la peau en laissant s'écouler du pus ou du sang. [2] [4] Une fièvre et une sensation de malaise peuvent accompagner l'atteinte ganglionnaire. [4] Lorsque les ganglions atteints sont situés plus profondément dans le bassin, des douleurs pelviennes ou lombaires peuvent être présentes. [4]

Après une transmission anale, la LGV peut se manifester principalement par une rectite ou une rectocolite, c'est-à-dire une inflammation du rectum, parfois étendue au côlon. [4] Cette forme peut provoquer des douleurs rectales, de faux besoins d'aller à la selle, des écoulements contenant du mucus ou du pus et des saignements par l'anus. [2] Les manifestations rectales peuvent ressembler à celles d'une maladie inflammatoire de l'intestin telle que la maladie de Crohn. [4]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Une LGV est notamment recherchée devant une ulcération génitale ou anale, des ganglions volumineux dans l'aine ou une rectite compatible avec cette infection. [4] Les symptômes et l'examen clinique orientent le diagnostic, mais ils ne permettent pas à eux seuls de distinguer la LGV des autres infections ou maladies pouvant donner des manifestations similaires. [4] La recherche de Chlamydia trachomatis repose principalement sur un test d'amplification des acides nucléiques, appelé TAAN, réalisé sur un prélèvement provenant du site atteint. [2] [4] [7] Selon les manifestations, le prélèvement peut être effectué au niveau du rectum, d'une lésion anogénitale ou d'un ganglion atteint. [7] Un TAAN standard détectant Chlamydia trachomatis ne distingue pas nécessairement les variants responsables de la LGV des autres variants de la bactérie. [7] Un test moléculaire spécifique permettant d'identifier les variants de la LGV peut confirmer cette distinction lorsqu'il est disponible. [4] [7] La sérologie n'est pas recommandée comme examen de routine, mais elle peut avoir une place dans certains cas lorsque les tests moléculaires ne sont pas disponibles. [4]

Quel est le traitement de la LGV ?

Le traitement de la LGV repose sur un antibiotique prescrit par un médecin. [3] L'Assurance Maladie indique une durée de trois à quatre semaines avec de la doxycycline ou de l'azithromycine. [3] Cette durée est plus longue que celle du traitement de première intention présenté pour les infections à Chlamydia les plus courantes. [3] Il est nécessaire de respecter la dose et la durée prescrites et de ne pas interrompre prématurément l'antibiotique même si les symptômes s'améliorent. [3] En cas d'effet indésirable, il faut demander conseil au médecin ou au pharmacien plutôt que de modifier seul le traitement. [3]

Un ganglion formant un bubon peut parfois être drainé à l'aiguille ou par un geste chirurgical afin de soulager les symptômes. [4] Les fistules, les bubons persistants et certaines sténoses rectales peuvent également nécessiter un geste complémentaire. [4] À un stade avancé, le gonflement des tissus peut persister malgré l'élimination de la bactérie. [4]

Quels sont le suivi et les risques de réinfection ?

Le suivi doit vérifier la disparition des signes et des symptômes après le traitement. [7] Une synthèse clinique recommande un nouveau test de dépistage de Chlamydia environ trois mois après le traitement et une surveillance pendant six mois. [4] Une nouvelle infection reste possible après la guérison, en particulier lorsqu'un partenaire infecté n'a pas été dépisté et traité. [2] La personne traitée doit donc informer ses partenaires sexuels afin qu'ils puissent être dépistés et recevoir un traitement si nécessaire. [3] Pendant le traitement, l'Assurance Maladie recommande d'éviter les rapports sexuels ou d'utiliser des préservatifs en cas de rapport. [3]

Quelles complications une LGV non traitée peut-elle provoquer ?

Une inflammation persistante peut obstruer les vaisseaux lymphatiques et provoquer un gonflement chronique des tissus génitaux. [4] Les trajets fistuleux formés autour des ganglions peuvent persister ou récidiver après la cicatrisation des premières lésions. [4] L'inflammation et la cicatrisation du rectum peuvent entraîner une sténose, c'est-à-dire un rétrécissement susceptible de gêner le passage des selles. [4] Un diagnostic et un traitement précoces réduisent le risque de transmission et d'évolution vers ces lésions chroniques. [4] [5]

Quand consulter et comment prévenir une nouvelle transmission ?

Après un test positif à Chlamydia, il ne faut pas tarder à consulter un professionnel de santé ou une structure spécialisée afin de commencer une prise en charge adaptée. [6] En France, le suivi peut notamment être organisé par un médecin, une sage-femme, un centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic ou une structure hospitalière. [6]

L'utilisation d'un préservatif masculin ou féminin réduit le risque de transmission des infections à Chlamydia. [6] La pilule, l'implant, le patch, l'anneau contraceptif, le dispositif intra-utérin et les spermicides ne protègent pas des infections sexuellement transmissibles. [6] Le dépistage de Chlamydia repose sur une analyse d'urine ou sur des prélèvements locaux adaptés aux sites exposés et aux pratiques sexuelles. [6]

Sources et références

[1] Comprendre les infections à Chlamydia | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[3] Traitement des infections à Chlamydia | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

[7] Lymphogranuloma Venereum Infection - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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