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Chancre mou : symptômes, diagnostic, traitement et prévention

Le chancre mou est une infection sexuellement transmissible causée par la bactérie Haemophilus ducreyi. [1] Il provoque le plus souvent des ulcérations génitales douloureuses et peut s’accompagner d’un gonflement sensible des ganglions de l’aine. [2] Une ulcération génitale douloureuse ne permet toutefois pas de reconnaître seul un chancre mou, car d’autres infections, notamment l’herpès et la syphilis, peuvent donner un aspect ressemblant. [2]

Quels sont les signes du chancre mou ?

Les symptômes apparaissent habituellement 3 à 7 jours après l’infection. [1] De petites lésions douloureuses se forment sur les organes génitaux ou autour de l’anus, puis se rompent rapidement et laissent des ulcérations superficielles, ouvertes et à bords irréguliers. [1] Plusieurs ulcérations peuvent s’étendre et se rejoindre. [1] Certaines lésions deviennent plus profondes et peuvent endommager les tissus voisins. [1]

Les ganglions lymphatiques de l’aine peuvent augmenter de volume, devenir douloureux et former un bubon. [1] Un bubon correspond à un groupe de ganglions gonflés et sensibles qui peut évoluer vers un abcès rempli de pus. [1] La peau située au-dessus de cet abcès peut devenir rouge et brillante, puis s’ouvrir et laisser s’écouler du pus. [1] Haemophilus ducreyi peut aussi provoquer des ulcérations dans la bouche ou sur d’autres zones cutanées, notamment les seins, l’intérieur des cuisses et les doigts. [1]

Pourquoi une consultation rapide est-elle nécessaire ?

Une ou plusieurs ulcérations génitales douloureuses sans cause évidente nécessitent une évaluation médicale rapide afin d’en rechercher la cause et de commencer le traitement approprié. [1] [2] La possibilité d’un chancre mou est notamment envisagée si la personne vit dans une région où l’infection est courante ou y a récemment séjourné. [1] Le chancre mou est décrit comme rare dans les pays à ressources élevées, mais il reste une cause fréquente d’ulcérations génitales dans certaines régions à faibles ressources d’Asie, d’Afrique et des Caraïbes. [1]

Les ulcérations génitales liées au chancre mou ou à une autre infection sexuellement transmissible sont associées à une probabilité accrue de contracter ou de transmettre le VIH. [1] Des complications locales sont possibles, notamment un abcès ganglionnaire, une destruction profonde des tissus, une fistule ou un rétrécissement de l’urètre. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le médecin s’appuie sur les symptômes, l’examen des lésions et des ganglions, ainsi que sur les circonstances possibles d’exposition. [1] [2] Lorsque ce test est disponible, un test d’amplification des acides nucléiques peut rechercher le matériel génétique de Haemophilus ducreyi dans un prélèvement provenant d’une ulcération ou d’un bubon. [1] Une culture bactérienne peut également être réalisée, mais elle identifie moins souvent la bactérie même lorsque celle-ci est présente. [1] Cette difficulté explique pourquoi le diagnostic repose souvent en partie sur l’examen clinique et la probabilité d’exposition. [1] [2]

Des examens recherchant la syphilis, le VIH et l’herpès sont nécessaires pour identifier une autre cause d’ulcération ou une infection associée. [2] Une autre infection responsable d’une ulcération génitale peut être présente en même temps que Haemophilus ducreyi. [2]

Quels sont les principes du traitement et du suivi ?

Le traitement du chancre mou repose sur un antibiotique prescrit par un professionnel de santé. [1] Lorsque le diagnostic est confirmé ou fortement suspecté, le traitement doit être commencé rapidement sans attendre nécessairement tous les résultats des tests. [2] Un bubon gênant peut être drainé par incision ou aspiration, mais ce geste est associé à un traitement antibiotique efficace contre l’infection. [1] [2] Chez une personne vivant avec le VIH, les ulcérations et les ganglions gonflés peuvent guérir plus lentement et certains traitements antibiotiques peuvent être moins efficaces. [2]

Si les premiers tests de dépistage de la syphilis et du VIH sont négatifs, les sources consultées recommandent de les renouveler trois mois après le diagnostic de chancre mou. [1]

Partenaires sexuels et prévention

Les partenaires ayant eu un contact sexuel avec la personne infectée pendant les dix jours précédant l’apparition de ses symptômes doivent être examinés et traités, même s’ils ne présentent aucun symptôme. [1] [2] Le diagnostic et le traitement rapides de la personne infectée et de ses contacts contribuent à limiter la transmission. [1]

L’utilisation d’un préservatif à chaque rapport oral, anal ou génital aide à réduire le risque de chancre mou et d’autres infections sexuellement transmissibles. [1] La réduction du nombre de partenaires, la monogamie mutuelle et l’abstinence font également partie des moyens décrits pour diminuer l’exposition. [1]

Sources et références

[1] Chancre mou - Infections - Manuels MSD pour le grand public

Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13

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