Infections à Chlamydia : transmission, symptômes, dépistage et traitement

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Les Chlamydia sont des bactéries responsables de plusieurs maladies humaines, notamment des infections sexuellement transmissibles, oculaires ou respiratoires. [3] Dans l’usage courant, l’expression « infection à Chlamydia » désigne le plus souvent la chlamydiose due à Chlamydia trachomatis, une infection sexuellement transmissible qui peut toucher les femmes comme les hommes. [2] Cette infection est souvent silencieuse, mais un dépistage peut la détecter et un traitement antibiotique adapté permet d’en guérir. [1]
Quelles infections les différentes Chlamydia provoquent-elles ?
Trois espèces principales de Chlamydia provoquent des maladies chez l’être humain : Chlamydia trachomatis, Chlamydia pneumoniae et Chlamydia psittaci. [3] Chlamydia trachomatis peut infecter notamment l’urètre, le col de l’utérus et le rectum, et se transmet principalement par voie sexuelle. [3] Certaines souches de Chlamydia trachomatis provoquent la lymphogranulomatose vénérienne, ou maladie de Nicolas-Favre, une forme plus agressive et le plus souvent anorectale. [2] Chlamydia pneumoniae peut provoquer une pneumonie transmise par des gouttelettes respiratoires, tandis que Chlamydia psittaci provoque la psittacose, une infection généralement contractée au contact d’oiseaux infectés ou de leurs déjections. [3]
Comment l’infection sexuellement transmissible se transmet-elle ?
Chlamydia trachomatis se transmet lors de contacts sexuels avec une personne infectée, notamment pendant des rapports génitaux, anaux, buccogénitaux ou bucco-anaux non protégés. [2] La transmission peut survenir au contact de sperme ou de sécrétions vaginales infectées, ou lors d’un contact entre les organes génitaux, même sans pénétration, orgasme ni éjaculation. [2] L’utilisation de jouets sexuels non lavés ou non protégés par un préservatif changé à chaque usage augmente également le risque de transmission. [2] Une personne enceinte infectée peut transmettre la bactérie au nouveau-né pendant l’accouchement. [2] En revanche, l’infection ne se transmet pas par les baisers, les embrassades, la vaisselle, les serviettes de toilette, le bain partagé ou les sièges des toilettes. [2]
Quels symptômes peuvent faire évoquer une chlamydiose ?
Près de la moitié des personnes infectées par Chlamydia trachomatis ne présentent aucun symptôme, ce qui explique que l’infection puisse être découverte uniquement par un dépistage. [1] Chez la femme, les manifestations possibles comprennent des pertes vaginales blanchâtres, des brûlures urinaires, des douleurs pendant les rapports sexuels, de petits saignements entre les règles ou après un rapport et des douleurs pelviennes. [1] Chez l’homme, l’infection peut provoquer un écoulement par le pénis, une rougeur de l’orifice urétral, des brûlures urinaires ou des douleurs testiculaires. [1] Chez les femmes comme chez les hommes, une atteinte rectale peut entraîner des douleurs ou des écoulements par l’anus. [1] Une atteinte de la gorge peut se manifester par des douleurs pharyngées, tandis qu’une atteinte oculaire peut provoquer un œil rouge et des écoulements pendant plusieurs semaines. [1]
La lymphogranulomatose vénérienne peut débuter par une ou plusieurs petites lésions au point d’entrée de la bactérie, puis entraîner de gros ganglions de l’aine ou une inflammation ulcérée du rectum. [1] Une rectite liée à cette forme peut associer de faux besoins d’aller à la selle, des douleurs rectales, des écoulements muco-purulents et des saignements par l’anus. [1] Ces manifestations ne suffisent pas à identifier soi-même une chlamydiose, car d’autres infections peuvent provoquer des symptômes proches. [1] [2]
Comment le diagnostic et le dépistage sont-ils réalisés ?
Le diagnostic repose sur l’analyse d’un prélèvement adapté à la zone susceptible d’être infectée. [1] Il peut s’agir d’un premier jet d’urine, d’un prélèvement vaginal ou d’un prélèvement réalisé au niveau de l’anus, du rectum, du pénis, de la gorge ou de la conjonctive selon les pratiques sexuelles et les symptômes. [1] [4] Chez la femme, le prélèvement vaginal est préféré au prélèvement urinaire lorsque sa réalisation est possible. [4] Les tests d’amplification des acides nucléiques, appelés TAAN, constituent les examens de référence pour le diagnostic des infections urogénitales à Chlamydia trachomatis. [1]
Le dépistage est notamment recommandé en France aux femmes sexuellement actives de 15 à 25 ans inclus, aux femmes enceintes dans certaines situations, aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et plusieurs partenaires, ainsi qu’aux personnes présentant des facteurs de risque. [4] Les facteurs pris en compte comprennent notamment un changement récent ou la multiplicité des partenaires, un antécédent d’IST, une autre IST diagnostiquée chez la personne ou un partenaire, la prostitution ou le fait d’avoir subi un viol. [4] En France, le dispositif « Mon test IST » permet de demander en laboratoire un dépistage de plusieurs IST, dont la chlamydiose, sans ordonnance et sans rendez-vous. [4] Les personnes qui recherchent un dépistage gratuit et anonyme peuvent s’adresser à un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic. [4]
Quel est le principe du traitement ?
Une infection à Chlamydia trachomatis, qu’elle provoque ou non des symptômes, est traitée par un antibiotique prescrit par un professionnel de santé. [5] Le choix du médicament et la durée du traitement dépendent notamment de la localisation de l’infection, d’une éventuelle grossesse, des contre-indications et de la présence d’une autre infection. [5] La lymphogranulomatose vénérienne et certaines atteintes génitales hautes ou testiculaires nécessitent un traitement plus long qu’une infection non compliquée. [5] Le traitement doit être pris à la dose et pendant la durée prescrites, sans être interrompu prématurément, partagé avec une autre personne ou réutilisé plus tard. [5] Les partenaires sexuels doivent être informés afin qu’ils puissent être dépistés et traités si nécessaire, ce qui contribue à interrompre la transmission et à éviter une réinfection. [5] Pendant le traitement, les rapports sexuels doivent être évités ou protégés par un préservatif. [5]
Quel suivi est prévu après un résultat positif ?
Après un résultat positif, un nouveau dépistage est recommandé trois à six mois après le traitement afin de rechercher notamment une nouvelle infection. [4] Chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, la page française de référence prévoit un dépistage tous les trois mois. [4] Un contrôle plus précoce, trois à cinq semaines après la fin du traitement, peut être réalisé en cas de grossesse, de symptômes persistants ou de difficultés de traitement afin de vérifier la guérison. [5] En dehors de ces situations particulières, ce contrôle précoce n’est pas indispensable. [5]
Quelles complications une infection non traitée peut-elle entraîner ?
Chez la femme, une infection non traitée peut atteindre les trompes utérines et provoquer une salpingite ou une inflammation pelvienne chronique. [1] Les conséquences à long terme peuvent comprendre des douleurs pelviennes chroniques, une infertilité et une augmentation du risque de grossesse extra-utérine. [1] Pendant la grossesse, l’infection peut être associée à une prématurité ou à un poids de naissance insuffisant. [1] Une transmission pendant l’accouchement peut provoquer chez le nouveau-né une conjonctivite dans les premiers jours de vie ou une pneumonie. [1] Chez l’homme, les complications possibles comprennent une inflammation de l’épididyme et du testicule ou une inflammation de la prostate. [1] Une arthrite réactionnelle associant à des degrés variables une urétrite, une conjonctivite, une inflammation articulaire et des lésions de la peau ou des muqueuses peut aussi survenir. [1]
Comment réduire le risque de transmission et que faire après un test positif ?
Le dépistage et l’utilisation du préservatif masculin ou féminin sont les principaux moyens de prévention de l’infection sexuellement transmissible à Chlamydia. [4] La pilule, l’implant, le patch, l’anneau contraceptif, le dispositif intra-utérin et les spermicides ne protègent pas des infections sexuellement transmissibles. [4] Après un test positif, il ne faut pas tarder à prendre rendez-vous avec un professionnel de santé ou une structure spécialisée afin de commencer le traitement. [4] Une nouvelle infection reste possible après la guérison, en particulier si les partenaires n’ont pas été dépistés et traités lorsque cela était nécessaire. [1]
Sources et références
[1] Infections à Chlamydia : symptômes, diagnostic et évolution | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] Comprendre les infections à Chlamydia | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[3] Infections à Chlamydia - Infections - Manuels MSD pour le grand public
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-11
[4] Prévenir les infections à Chlamydia : dépistage et usage du préservatif | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12
[5] Traitement des infections à Chlamydia | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12
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