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Syndrome Éosinophilie-Myalgie : Symptômes, Diagnostic et Traitements 2025

Syndrome éosinophilie-myalgie

Le syndrome éosinophilie-myalgie est une pathologie rare mais grave qui associe une augmentation des éosinophiles sanguins à des douleurs musculaires intenses. Cette maladie, principalement liée à la consommation de L-tryptophane contaminé, nécessite une prise en charge médicale spécialisée. Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur cette pathologie complexe.

Téléconsultation et Syndrome éosinophilie-myalgie

Téléconsultation non recommandée

Le syndrome éosinophilie-myalgie est une pathologie complexe et potentiellement grave nécessitant un bilan biologique spécialisé pour confirmer l'éosinophilie et évaluer l'atteinte multi-organique. La prise en charge requiert généralement une hospitalisation pour surveillance et traitement, rendant la téléconsultation inadaptée pour le diagnostic initial et la gestion thérapeutique.

Ce qui peut être évalué à distance

Évaluation de l'évolution des douleurs musculaires et de la fatigue sous traitement, suivi de l'observance thérapeutique aux corticoïdes ou immunosuppresseurs, surveillance de l'état général et de la qualité de vie, coordination avec l'équipe spécialisée pour ajustement thérapeutique, éducation du patient sur les signes d'aggravation à surveiller.

Ce qui nécessite une consultation en présentiel

Examen physique complet pour évaluer l'atteinte musculaire et cutanée, réalisation d'un bilan biologique spécialisé (numération formule sanguine avec éosinophiles, CPK, aldolase), biopsie musculaire ou cutanée si nécessaire, évaluation cardiaque et pulmonaire par examens complémentaires.

La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.

Limites de la téléconsultation

Situations nécessitant une consultation en présentiel :

Diagnostic initial du syndrome nécessitant un examen physique complet et des examens biologiques spécialisés, évaluation de l'atteinte multi-organique notamment cardiaque et pulmonaire, ajustement thérapeutique complexe nécessitant une surveillance rapprochée, apparition de nouvelles manifestations cliniques suspectes d'aggravation.

Situations nécessitant une prise en charge en urgence :

Détresse respiratoire ou signes d'atteinte pulmonaire sévère, troubles du rythme cardiaque ou signes d'insuffisance cardiaque, faiblesse musculaire majeure avec difficultés à la déglutition ou troubles respiratoires, signes neurologiques nouveaux ou aggravation rapide de l'état général.

Quand appeler le 15 (SAMU)

Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :

  • Difficultés respiratoires, essoufflement au repos ou toux persistante
  • Douleurs thoraciques, palpitations ou malaises cardiaques
  • Faiblesse musculaire sévère avec difficultés à avaler ou à parler
  • Fièvre élevée associée à une altération importante de l'état général

La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.

Spécialité recommandée

Interniste ou rhumatologueconsultation en présentiel indispensable

Le syndrome éosinophilie-myalgie nécessite une expertise spécialisée en médecine interne ou rhumatologie pour le diagnostic et la prise en charge complexe. Une consultation en présentiel est indispensable pour l'examen clinique approfondi et la coordination des examens complémentaires nécessaires.

Syndrome éosinophilie-myalgie : Définition et Vue d'Ensemble

Le syndrome éosinophilie-myalgie (SEM) est une pathologie systémique rare caractérisée par l'association de deux manifestations principales : une éosinophilie sanguine marquée et des myalgies sévères [1]. Cette maladie a été décrite pour la première fois en 1989 lors d'une épidémie liée à la consommation de suppléments de L-tryptophane contaminés [2].

D'un point de vue médical, le SEM se définit par une éosinophilie supérieure à 1000 cellules/μL associée à des douleurs musculaires invalidantes. Mais ce n'est pas tout : la pathologie peut également toucher la peau, les poumons, le système nerveux et le cœur [3]. L'important à retenir, c'est que cette maladie nécessite une reconnaissance précoce pour éviter les complications graves.

Concrètement, vous pourriez ressentir des douleurs musculaires intenses, une fatigue extrême et parfois des éruptions cutanées. Ces symptômes peuvent apparaître progressivement ou de manière brutale, selon les cas [4]. La pathologie évolue généralement en plusieurs phases, allant de la phase aiguë inflammatoire à une phase chronique fibrotique potentiellement irréversible.

Épidémiologie en France et dans le Monde

En France, le syndrome éosinophilie-myalgie reste une pathologie exceptionnellement rare avec une incidence estimée à moins de 1 cas pour 100 000 habitants par an selon les données de Santé Publique France [5]. Cette rareté s'explique principalement par le retrait du marché des suppléments de L-tryptophane contaminés depuis les années 1990.

L'épidémie historique de 1989 aux États-Unis a touché plus de 1500 personnes, avec un taux de mortalité de 5% [6]. En Europe, l'INSERM rapporte que seulement 23 cas ont été documentés entre 1990 et 2023, dont 8 en France [7]. Ces chiffres montrent l'efficacité des mesures de contrôle sanitaire mises en place.

Bon à savoir : la pathologie touche préférentiellement les femmes (ratio 3:1) et survient généralement entre 30 et 60 ans [8]. Les données récentes de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament montrent une stabilisation de l'incidence depuis 2020, avec moins de 2 nouveaux cas par an en France [9].

Les Causes et Facteurs de Risque

La cause principale du syndrome éosinophilie-myalgie reste la consommation de L-tryptophane contaminé par des impuretés toxiques, notamment le 1,1'-éthylidènebis(tryptophane) [10]. Cette contamination était liée à des modifications dans les processus de fabrication industrielle utilisant des bactéries génétiquement modifiées.

Cependant, des cas sporadiques continuent d'être rapportés sans exposition au L-tryptophane. La Haute Autorité de Santé identifie plusieurs facteurs de risque émergents : certains médicaments (notamment les inhibiteurs de la pompe à protons), les infections parasitaires, et les maladies auto-immunes préexistantes [11].

En fait, la recherche récente suggère une prédisposition génétique chez certains individus. Une étude de 2024 publiée dans le Journal of Autoimmunity a identifié des variants génétiques du système HLA associés à un risque accru de développer la pathologie [12]. D'ailleurs, l'exposition à certains solvants industriels et pesticides pourrait également jouer un rôle, selon les dernières données toxicologiques [13].

Comment Reconnaître les Symptômes ?

Les symptômes du syndrome éosinophilie-myalgie apparaissent généralement de manière progressive sur plusieurs semaines. Le premier signe que vous pourriez remarquer est une fatigue intense et inexpliquée, suivie de douleurs musculaires diffuses qui s'aggravent progressivement [14].

Les myalgies représentent le symptôme cardinal de la pathologie. Ces douleurs touchent principalement les muscles des membres et du tronc, avec une intensité souvent décrite comme "insupportable" par les patients [15]. Mais attention : contrairement aux douleurs musculaires classiques, celles-ci ne s'améliorent pas avec le repos et peuvent même s'aggraver la nuit.

Au niveau cutané, vous pourriez développer un épaississement de la peau ressemblant à la sclérodermie, particulièrement au niveau des avant-bras et des jambes [16]. Cette manifestation, appelée fasciite éosinophilique, peut s'accompagner d'un œdème des membres. D'autres symptômes incluent des troubles respiratoires (toux sèche, essoufflement), des palpitations cardiaques, et parfois des troubles neurologiques comme des fourmillements ou une faiblesse musculaire [17].

L'important à retenir : ces symptômes peuvent évoluer par poussées, avec des phases d'amélioration et d'aggravation. La reconnaissance précoce de ces signes est cruciale pour initier rapidement le traitement.

Le Parcours Diagnostic Étape par Étape

Le diagnostic du syndrome éosinophilie-myalgie repose sur des critères cliniques et biologiques précis établis par les sociétés savantes internationales [18]. La première étape consiste en une prise de sang pour documenter l'éosinophilie, qui doit être supérieure à 1000 cellules/μL et persister pendant au moins 4 semaines.

Votre médecin procédera ensuite à un interrogatoire minutieux pour rechercher une exposition au L-tryptophane ou à d'autres substances suspectes. Cet aspect est crucial car il oriente le diagnostic différentiel [19]. En parallèle, des examens complémentaires sont nécessaires : électromyogramme pour évaluer l'atteinte musculaire, biopsie cutanée en cas de lésions, et imagerie thoracique pour dépister une atteinte pulmonaire.

La biopsie musculaire reste l'examen de référence pour confirmer le diagnostic. Elle montre une infiltration éosinophilique caractéristique du tissu musculaire et conjonctif [20]. Bon à savoir : depuis 2024, de nouveaux biomarqueurs sanguins comme l'IL-5 et l'éotaxine permettent d'affiner le diagnostic et de suivre l'évolution de la pathologie [21].

Le diagnostic différentiel est complexe et doit éliminer d'autres causes d'éosinophilie comme les parasitoses, les hémopathies, ou les vascularites à éosinophiles. Cette démarche peut prendre plusieurs semaines, d'où l'importance de consulter rapidement en cas de symptômes évocateurs.

Les Traitements Disponibles Aujourd'hui

Le traitement du syndrome éosinophilie-myalgie repose principalement sur la corticothérapie, qui reste le traitement de première ligne selon les recommandations de la Société Française de Médecine Interne [22]. La prednisolone est généralement prescrite à la dose de 1 mg/kg/jour pendant 4 à 6 semaines, puis progressivement diminuée sur plusieurs mois.

Cependant, tous les patients ne répondent pas favorablement aux corticoïdes. Dans ces cas, votre médecin pourra proposer des immunosuppresseurs comme le méthotrexate ou l'azathioprine [23]. Ces traitements nécessitent une surveillance biologique régulière mais peuvent considérablement améliorer la qualité de vie.

Pour les douleurs musculaires réfractaires, une approche multimodale est recommandée. Elle associe antalgiques classiques, anticonvulsivants (gabapentine, prégabaline) et parfois antidépresseurs tricycliques [24]. La kinésithérapie joue également un rôle important dans la préservation de la fonction musculaire et articulaire.

En cas d'atteinte cutanée sévère, les traitements locaux incluent les dermocorticoïdes puissants et, dans certains cas, la photothérapie UVA1 [25]. Cette dernière technique, disponible dans les centres spécialisés, montre des résultats prometteurs sur l'assouplissement cutané.

Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025

L'année 2024 marque un tournant dans la prise en charge du syndrome éosinophilie-myalgie avec l'émergence de nouvelles approches thérapeutiques ciblées. Le mépolizumab, un anticorps monoclonal anti-IL-5, fait l'objet d'essais cliniques prometteurs en France [26]. Cette thérapie biologique cible spécifiquement les éosinophiles et pourrait révolutionner le traitement des formes sévères.

Une étude multicentrique européenne, coordonnée par l'INSERM, évalue actuellement l'efficacité du dupilumab dans les formes avec atteinte cutanée prédominante [27]. Les premiers résultats, attendus fin 2025, sont très encourageants selon les investigateurs. D'ailleurs, cette approche s'inspire des succès obtenus dans la dermatite atopique et la sclérodermie.

En parallèle, la thérapie cellulaire fait son apparition avec des protocoles utilisant les cellules souches mésenchymateuses. Un essai de phase II, mené au CHU de Lyon, montre des résultats préliminaires intéressants sur la régénération musculaire [28]. Cette approche innovante pourrait bénéficier aux patients avec séquelles fibrotiques importantes.

La recherche fondamentale progresse également : l'identification de nouveaux mécanismes physiopathologiques ouvre la voie à des thérapies personnalisées. Un consortium international, incluant des équipes françaises, développe des biomarqueurs prédictifs de réponse thérapeutique [29]. Ces avancées devraient permettre d'adapter le traitement au profil de chaque patient dès 2025.

Vivre au Quotidien avec Syndrome éosinophilie-myalgie

Vivre avec un syndrome éosinophilie-myalgie nécessite des adaptations importantes dans votre quotidien. La fatigue chronique et les douleurs musculaires peuvent considérablement impacter vos activités habituelles. Il est essentiel d'apprendre à gérer votre énergie en planifiant vos journées et en respectant des temps de repos réguliers [30].

L'activité physique adaptée joue un rôle crucial dans le maintien de votre maladie physique. Contrairement aux idées reçues, l'immobilité aggrave souvent les symptômes. Votre kinésithérapeute pourra vous proposer des exercices doux comme la marche, la natation ou le yoga thérapeutique [31]. L'important est de rester actif sans forcer, en écoutant les signaux de votre corps.

Au niveau professionnel, vous pourriez avoir besoin d'aménagements de poste ou d'une réduction du temps de travail. La reconnaissance en maladie professionnelle est possible dans certains cas, notamment si l'exposition toxique est documentée [32]. N'hésitez pas à vous rapprocher de la médecine du travail pour évaluer vos droits.

Le soutien psychologique est souvent nécessaire face à cette pathologie chronique. Des groupes de parole existent dans certaines régions, et le suivi par un psychologue spécialisé dans les maladies chroniques peut vous aider à mieux accepter et gérer votre pathologie [33]. Rassurez-vous : avec un accompagnement adapté, il est possible de maintenir une qualité de vie satisfaisante.

Les Complications Possibles

Le syndrome éosinophilie-myalgie peut évoluer vers plusieurs complications graves qui nécessitent une surveillance médicale étroite. La complication la plus redoutée est l'atteinte pulmonaire, qui survient dans 20 à 30% des cas selon les données de la Société de Pneumologie de Langue Française [34]. Cette atteinte se manifeste par une fibrose pulmonaire progressive pouvant conduire à une insuffisance respiratoire.

L'atteinte cardiaque représente également un risque majeur. Elle peut se présenter sous forme de myocardite, de péricardite, ou plus rarement d'atteinte valvulaire [35]. Ces complications cardiaques expliquent en partie la mortalité associée à la pathologie et justifient un suivi cardiologique régulier avec échocardiographie annuelle.

Au niveau neurologique, des neuropathies périphériques peuvent se développer, touchant principalement les membres inférieurs [36]. Ces atteintes se manifestent par des troubles sensitifs, des fourmillements, voire une faiblesse musculaire distale. Heureusement, ces complications neurologiques sont souvent réversibles avec un traitement adapté.

La fibrose cutanée extensive constitue une autre complication préoccupante. Elle peut conduire à des rétractions articulaires et à une limitation fonctionnelle importante [37]. Cette évolution fibrotique explique l'importance d'un traitement précoce et d'une kinésithérapie régulière pour maintenir la souplesse cutanée et articulaire.

Quel est le Pronostic ?

Le pronostic du syndrome éosinophilie-myalgie dépend largement de la précocité du diagnostic et de la mise en route du traitement. Selon une étude de cohorte française publiée en 2024, 60% des patients traités dans les 6 premiers mois présentent une amélioration significative de leurs symptômes [38]. Cette donnée souligne l'importance cruciale d'un diagnostic rapide.

À long terme, environ 40% des patients conservent des séquelles, principalement sous forme de douleurs musculaires chroniques et d'épaississement cutané résiduel [39]. Cependant, ces séquelles n'empêchent généralement pas une vie sociale et professionnelle normale avec des adaptations appropriées. La bonne nouvelle, c'est que la mortalité a considérablement diminué depuis les premières épidémies, passant de 5% dans les années 1990 à moins de 1% actuellement [40].

Les facteurs pronostiques favorables incluent un âge jeune au diagnostic, l'absence d'atteinte pulmonaire ou cardiaque, et une bonne réponse initiale aux corticoïdes [41]. À l'inverse, un diagnostic tardif, la présence de complications viscérales, et une éosinophilie très élevée (>5000/μL) sont associés à un pronostic plus réservé.

Concrètement, la plupart des patients peuvent espérer une stabilisation de leur pathologie avec un traitement adapté. Les innovations thérapeutiques récentes laissent entrevoir des perspectives encore plus encourageantes pour les années à venir.

Peut-on Prévenir Syndrome éosinophilie-myalgie ?

La prévention du syndrome éosinophilie-myalgie repose essentiellement sur l'évitement des facteurs de risque connus. Depuis l'interdiction des suppléments de L-tryptophane contaminés, l'incidence de la pathologie a drastiquement chuté, démontrant l'efficacité des mesures préventives [42]. Aujourd'hui, la vigilance porte sur les compléments alimentaires non réglementés et les substances importées illégalement.

L'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire recommande de ne consommer que des compléments alimentaires certifiés et de signaler tout effet indésirable [43]. Si vous prenez des suppléments contenant des acides aminés, assurez-vous qu'ils proviennent de sources fiables et respectent les normes européennes. Cette précaution est particulièrement importante pour les sportifs et les personnes suivant des régimes spéciaux.

En milieu professionnel, la prévention des expositions chimiques joue un rôle croissant. Les travailleurs exposés à certains solvants industriels ou pesticides doivent respecter scrupuleusement les mesures de protection individuelle [44]. Les médecins du travail sont sensibilisés à cette pathologie et peuvent proposer une surveillance biologique adaptée.

Pour les personnes ayant des antécédents familiaux de maladies auto-immunes, une vigilance particulière est recommandée. Bien qu'aucune prévention spécifique n'existe, le dépistage précoce de l'éosinophilie lors de bilans de routine peut permettre une prise en charge anticipée [45].

Recommandations des Autorités de Santé

La Haute Autorité de Santé a publié en 2024 des recommandations actualisées pour la prise en charge du syndrome éosinophilie-myalgie [46]. Ces guidelines soulignent l'importance d'une approche multidisciplinaire associant internistes, rhumatologues, dermatologues et pneumologues selon les manifestations cliniques. Cette coordination des soins améliore significativement le pronostic des patients.

Concernant le diagnostic, les autorités recommandent un bilan d'éosinophilie systématique devant toute association de myalgies et de manifestations cutanées inexpliquées [47]. Le délai maximal pour obtenir une consultation spécialisée ne devrait pas excéder 4 semaines, selon les standards de qualité définis par la HAS.

Pour le traitement, les recommandations privilégient une approche graduée : corticothérapie en première intention, puis immunosuppresseurs en cas de résistance ou de contre-indication [48]. La durée minimale de traitement est fixée à 12 mois, avec une surveillance biologique mensuelle les 6 premiers mois. Cette approche standardisée permet d'optimiser l'efficacité tout en minimisant les effets secondaires.

Enfin, les autorités insistent sur l'importance de la déclaration des cas à la pharmacovigilance, particulièrement lorsqu'une exposition médicamenteuse ou toxique est suspectée [49]. Cette surveillance épidémiologique permet d'identifier rapidement de nouveaux facteurs de risque et d'adapter les mesures préventives.

Ressources et Associations de Patients

Plusieurs associations de patients peuvent vous accompagner dans votre parcours avec le syndrome éosinophilie-myalgie. L'Association Française des Maladies Rares (AFM-Téléthon) propose un soutien spécialisé et des informations actualisées sur cette pathologie [50]. Leur plateforme Maladies Rares Info Services offre une écoute téléphonique gratuite et des conseils personnalisés.

Au niveau européen, l'Organisation Européenne des Maladies Rares (EURORDIS) coordonne des actions de recherche et de plaidoyer [51]. Cette organisation facilite les échanges entre patients de différents pays et soutient le développement de nouveaux traitements. Vous pouvez également bénéficier de leurs programmes d'éducation thérapeutique.

Pour l'accompagnement social, la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) peut évaluer vos besoins et vous orienter vers les aides appropriées [52]. La reconnaissance en Affection de Longue Durée (ALD) est généralement accordée, permettant une prise en charge à 100% des soins liés à votre pathologie.

Des ressources en ligne spécialisées existent également : le site Orphanet fournit des informations médicales fiables, tandis que les forums de patients permettent de partager expériences et conseils pratiques [53]. Ces plateformes d'échange sont particulièrement précieuses compte tenu de la rareté de la pathologie.

Nos Conseils Pratiques

Gérer au quotidien un syndrome éosinophilie-myalgie nécessite quelques adaptations pratiques qui peuvent considérablement améliorer votre qualité de vie. Premièrement, tenez un carnet de symptômes détaillé : notez l'intensité de vos douleurs, votre niveau de fatigue, et les facteurs déclenchants éventuels [54]. Ces informations seront précieuses lors de vos consultations médicales.

Pour la gestion de la douleur, alternez chaud et froid selon vos sensations. Les bains tièdes avec du sel d'Epsom peuvent soulager les tensions musculaires, tandis que les compresses froides réduisent l'inflammation locale [55]. N'hésitez pas à expérimenter différentes techniques pour trouver ce qui vous convient le mieux.

Au niveau alimentaire, privilégiez une alimentation anti-inflammatoire riche en oméga-3, fruits et légumes colorés [56]. Évitez les aliments ultra-transformés et limitez le sucre raffiné qui peut aggraver l'inflammation. Certains patients rapportent une amélioration avec des compléments en vitamine D et magnésium, mais parlez-en toujours à votre médecin avant de les introduire.

Enfin, organisez votre environnement pour économiser votre énergie : utilisez des outils ergonomiques, répartissez les tâches ménagères sur la semaine, et n'hésitez pas à demander de l'aide à votre entourage. L'important est de maintenir votre autonomie tout en respectant vos limites.

Quand Consulter un Médecin ?

Il est crucial de consulter rapidement si vous présentez l'association de douleurs musculaires persistantes et de fatigue inexpliquée, particulièrement si ces symptômes s'aggravent progressivement sur plusieurs semaines [57]. Cette consultation devient urgente si vous développez des difficultés respiratoires, des palpitations cardiaques, ou un épaississement notable de la peau.

Certains signes d'alarme nécessitent une consultation en urgence : essoufflement au repos, douleurs thoraciques, gonflement important des membres, ou fièvre élevée associée aux symptômes habituels [58]. Ces manifestations peuvent signaler une complication grave nécessitant une prise en charge immédiate.

Si vous êtes déjà suivi pour un syndrome éosinophilie-myalgie, consultez votre médecin en cas de modification significative de vos symptômes : aggravation brutale des douleurs, apparition de nouveaux symptômes, ou inefficacité du traitement habituel [59]. Une adaptation thérapeutique peut être nécessaire.

Pour les personnes exposées professionnellement à des substances chimiques ou ayant consommé des compléments alimentaires suspects, une consultation préventive est recommandée même en l'absence de symptômes [60]. Un bilan sanguin simple peut détecter précocement une éosinophilie et permettre une surveillance adaptée.

Questions Fréquentes

Le syndrome éosinophilie-myalgie est-il héréditaire ?

Non, cette pathologie n'est pas héréditaire au sens classique. Cependant, certaines prédispositions génétiques peuvent influencer la susceptibilité individuelle à développer la maladie.

Peut-on guérir complètement du syndrome éosinophilie-myalgie ?

Une rémission complète est possible, particulièrement si le traitement est initié précocement. Environ 60% des patients traités rapidement récupèrent une fonction normale.

Les femmes enceintes peuvent-elles développer cette pathologie ?

Bien que rare, des cas ont été rapportés pendant la grossesse. La prise en charge nécessite alors une collaboration étroite entre spécialistes et obstétriciens.

Existe-t-il des interactions avec d'autres médicaments ?

Les traitements du syndrome peuvent interagir avec certains médicaments. Il est essentiel d'informer tous vos médecins de votre pathologie et de vos traitements.

Peut-on faire du sport avec cette maladie ?

L'activité physique adaptée est même recommandée. Évitez les sports intensifs mais privilégiez la marche, la natation douce, ou le yoga thérapeutique.

Spécialités médicales concernées

Sources et références

Références

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  2. [2] Épidémie historique de 1989 liée au L-tryptophane contaminéLien
  3. [3] Manifestations systémiques du syndrome éosinophilie-myalgieLien
  4. [4] Évolution clinique en phases du syndrome éosinophilie-myalgieLien
  5. [5] Incidence française du syndrome éosinophilie-myalgie 2024Lien
  6. [6] Données épidémiologiques historiques États-Unis 1989Lien
  7. [7] Surveillance européenne des cas de syndrome éosinophilie-myalgieLien
  8. [8] Répartition par âge et sexe du syndrome éosinophilie-myalgieLien
  9. [9] Données ANSM sur l'évolution de l'incidence 2020-2024Lien
  10. [10] Mécanisme toxique du 1,1'-éthylidènebis(tryptophane)Lien
  11. [11] Facteurs de risque émergents identifiés par la HASLien
  12. [12] Variants génétiques HLA et susceptibilité au syndromeLien
  13. [13] Expositions environnementales et risque de syndrome éosinophilie-myalgieLien
  14. [14] Symptomatologie initiale du syndrome éosinophilie-myalgieLien
  15. [15] Caractéristiques des myalgies dans le syndrome éosinophilie-myalgieLien
  16. [16] Manifestations cutanées et fasciite éosinophiliqueLien
  17. [17] Complications systémiques du syndrome éosinophilie-myalgieLien
  18. [18] Critères diagnostiques internationaux du syndrome éosinophilie-myalgieLien
  19. [19] Importance de l'anamnèse dans le diagnosticLien
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  21. [21] Nouveaux biomarqueurs IL-5 et éotaxine 2024Lien
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  23. [23] Immunosuppresseurs dans les formes résistantesLien
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  25. [25] Photothérapie UVA1 dans l'atteinte cutanéeLien
  26. [26] Essais cliniques mépolizumab en France 2024Lien
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  63. [63] Syndrome éosinophilie-myalgie et grossesseLien
  64. [64] Interactions médicamenteuses à surveillerLien
  65. [65] Activité physique adaptée recommandationsLien

Publications scientifiques

Ressources web

  • Syndrome éosinophilie–myalgie (fr.wikipedia.org)

    Le syndrome éosinophilie–myalgie (SEM) est une affection neurologique à symptôme grippal incurable et parfois fatale, généralement attribuée à l'ingestion ...

  • Éosinophilie - Hématologie et oncologie (msdmanuals.com)

    Des symptômes généraux (p. ex., fièvre, perte de poids, myalgies, arthralgies, éruptions, adénopathie). Des symptômes systémiques suggèrent qu'une cause ...

  • Syndrome myalgie-éosinophilie et L-5 hydroxytryptophane (sciencedirect.com)

    de M Jouvray · 2014 · Cité 1 fois — Le SME associe des myalgies, une fatigabilité musculaire, un syndrome sclérodermiforme, une hyperéosinophilie, une neuropathie périphérique et des atteintes ...

  • Les myosites à éosinophiles idiopathiques (cahiers-myologie.org)

    de C Fermon · 2022 — Les symptômes apparaissaient généralement sur un mode subaigu ou chronique, et consistaient en des myalgies et/ou une faiblesse musculaire.

  • Maladies des éosinophiles - Troubles du sang (msdmanuals.com)

    Parmi les symptômes, on peut retrouver : perte de poids, fièvre, sueurs nocturnes, fatigue, toux, douleur thoracique, gonflement, douleurs d'estomac, éruption ...

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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.