Syndrome d'hyperstimulation ovarienne : Guide Complet 2025 | Symptômes, Traitements

Le syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO) représente une complication potentiellement grave des traitements de stimulation ovarienne. Cette pathologie touche principalement les femmes suivant une procréation médicalement assistée. Heureusement, les avancées thérapeutiques récentes permettent une meilleure prise en charge de cette maladie complexe.
Téléconsultation et Syndrome d'hyperstimulation ovarienne
Téléconsultation non recommandéeLe syndrome d'hyperstimulation ovarienne est une complication potentiellement grave des traitements de stimulation ovarienne nécessitant une évaluation clinique immédiate avec examen physique et examens complémentaires. La surveillance des complications systémiques (ascite, épanchements, troubles hydro-électrolytiques) et l'évaluation de la gravité ne peuvent être réalisées efficacement à distance.
Ce qui peut être évalué à distance
Recueil de l'historique du traitement de stimulation ovarienne en cours, évaluation des symptômes abdominaux et de leur évolution, analyse des signes fonctionnels (nausées, vomissements, troubles du transit), orientation vers une prise en charge spécialisée urgente si nécessaire.
Ce qui nécessite une consultation en présentiel
Examen clinique abdominal pour évaluer la distension et rechercher une ascite, mesure du périmètre abdominal, évaluation de l'état hémodynamique, réalisation d'une échographie pelvienne et abdominale, bilan biologique complet (NFS, ionogramme, fonction rénale, hépatique).
La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.
Limites de la téléconsultation
Situations nécessitant une consultation en présentiel :
Évaluation de la gravité du syndrome nécessitant un examen clinique complet, recherche de complications (ascite, épanchements pleuraux, troubles hémodynamiques), surveillance biologique rapprochée, adaptation thérapeutique urgente selon la sévérité.
Situations nécessitant une prise en charge en urgence :
Apparition de signes de gravité nécessitant une hospitalisation immédiate, complications thromboemboliques, détresse respiratoire par épanchements, troubles hémodynamiques sévères avec risque de choc.
Quand appeler le 15 (SAMU)
Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :
- Douleurs abdominales intenses avec distension abdominale majeure
- Difficultés respiratoires ou essoufflement au repos
- Vomissements incoercibles empêchant l'alimentation et l'hydratation
- Prise de poids rapide supérieure à 1 kg par jour
- Diminution importante des urines ou urines très foncées
- Douleurs thoraciques ou dans les jambes évoquant une thrombose
La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.
Spécialité recommandée
Gynécologue spécialisé en médecine de la reproduction — consultation en présentiel indispensable
Le syndrome d'hyperstimulation ovarienne nécessite une expertise spécialisée en médecine de la reproduction pour l'évaluation de la gravité et la prise en charge adaptée. Une consultation en présentiel est indispensable pour l'examen clinique et la réalisation des examens complémentaires urgents.
Syndrome d'hyperstimulation ovarienne : Définition et Vue d'Ensemble
Le syndrome d'hyperstimulation ovarienne constitue une réaction excessive des ovaires aux hormones de stimulation utilisées lors des traitements de fertilité. Cette pathologie se caractérise par une augmentation importante du volume ovarien et une perméabilité capillaire accrue [1].
Concrètement, vos ovaires réagissent de manière disproportionnée aux médicaments hormonaux. Cette réaction provoque une accumulation de liquide dans l'abdomen et parfois dans la cavité thoracique. L'important à retenir : cette maladie survient uniquement dans le contexte de traitements de fertilité [2].
D'ailleurs, on distingue trois formes de syndrome d'hyperstimulation ovarienne selon leur gravité. La forme légère représente la majorité des cas et se résout spontanément. Mais les formes modérées et sévères nécessitent une surveillance médicale étroite, voire une hospitalisation [3].
En fait, cette pathologie résulte d'une cascade inflammatoire complexe. Les ovaires libèrent des substances vasoactives qui augmentent la perméabilité des vaisseaux sanguins. Cette réaction explique pourquoi vous pourriez ressentir des douleurs abdominales et observer une prise de poids rapide [4].
Épidémiologie en France et dans le Monde
En France, le syndrome d'hyperstimulation ovarienne touche environ 3 à 8% des femmes bénéficiant d'une stimulation ovarienne contrôlée [5]. Cette prévalence varie selon les protocoles utilisés et les caractéristiques des patientes. L'Agence de la biomédecine rapporte une incidence de 0,5 à 2% pour les formes sévères nécessitant une hospitalisation [6].
Bon à savoir : les données françaises montrent une diminution progressive de l'incidence depuis 2020. Cette amélioration résulte de l'adoption de protocoles de stimulation plus sûrs et d'une meilleure identification des patientes à risque [7]. D'ailleurs, l'âge moyen des patientes concernées se situe entre 28 et 35 ans, avec un pic de fréquence autour de 30 ans [8].
Au niveau international, l'incidence varie considérablement selon les pays. Les États-Unis rapportent des taux similaires à la France, tandis que certains pays d'Asie observent des prévalences plus élevées, atteignant parfois 12% [9]. Cette différence s'explique par des facteurs génétiques et des protocoles thérapeutiques variables.
Les Causes et Facteurs de Risque
La cause principale du syndrome d'hyperstimulation ovarienne réside dans l'utilisation d'hormones de stimulation, notamment l'hCG (gonadotrophine chorionique humaine). Cette hormone déclenche la cascade inflammatoire responsable des symptômes [10]. Mais tous les traitements de stimulation ne présentent pas le même risque.
Plusieurs facteurs de risque augmentent vos chances de développer cette pathologie. L'âge jeune (moins de 35 ans) constitue paradoxalement un facteur de risque, car les ovaires réagissent plus vivement aux stimulations [11]. De même, un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) multiplie par trois le risque de développer un SHO [12].
D'autres éléments prédisposants incluent un taux d'AMH (hormone anti-müllérienne) élevé et un nombre important de follicules antraux. Ces marqueurs reflètent une réserve ovarienne importante, synonyme de réactivité accrue [13]. En fait, votre médecin évalue systématiquement ces paramètres avant de débuter un traitement.
Rassurez-vous : la connaissance de ces facteurs permet aujourd'hui d'adapter les protocoles de stimulation. Les équipes médicales personnalisent désormais les traitements selon votre profil de risque, réduisant considérablement l'incidence des formes sévères [14].
Comment Reconnaître les Symptômes ?
Les symptômes du syndrome d'hyperstimulation ovarienne apparaissent généralement 3 à 10 jours après l'administration d'hCG. Les premiers signes incluent des douleurs abdominales et une sensation de ballonnement [15]. Ces manifestations peuvent vous inquiéter, mais elles constituent des signaux d'alerte importants.
Dans les formes légères, vous pourriez ressentir une gêne abdominale modérée et observer une légère prise de poids (1 à 3 kg). Ces symptômes ressemblent souvent à ceux précédant les règles, ce qui peut retarder le diagnostic [16]. Cependant, l'intensité et la persistance des douleurs doivent vous alerter.
Les formes modérées se caractérisent par des symptômes plus marqués. Vous pourriez développer des nausées, des vomissements et une prise de poids plus importante (3 à 5 kg). L'abdomen devient distendu et sensible à la palpation [17]. D'ailleurs, certaines patientes décrivent une sensation de « ventre tendu comme un ballon ».
Attention aux signes de gravité ! Les formes sévères s'accompagnent de difficultés respiratoires, d'une diminution des urines et d'une prise de poids rapide (plus de 1 kg par jour). Ces manifestations nécessitent une consultation médicale urgente [18]. En fait, ces symptômes traduisent une accumulation importante de liquide dans l'organisme.
Le Parcours Diagnostic Étape par Étape
Le diagnostic du syndrome d'hyperstimulation ovarienne repose principalement sur l'examen clinique et l'échographie pelvienne. Votre médecin évalue d'abord vos symptômes et recherche les signes physiques caractéristiques [19]. Cette première étape permet d'orienter rapidement le diagnostic.
L'échographie constitue l'examen de référence pour confirmer le diagnostic. Elle révèle une augmentation importante du volume ovarien (souvent supérieur à 12 cm) et la présence de multiples kystes folliculaires [20]. Bon à savoir : cet examen permet également de quantifier l'épanchement abdominal éventuel.
Les examens biologiques complètent le bilan diagnostique. Votre médecin prescrit notamment un dosage de l'hématocrite, des protéines sanguines et de la fonction rénale. Ces paramètres reflètent l'état d'hémoconcentration caractéristique de cette pathologie [21]. D'ailleurs, un taux d'hématocrite supérieur à 45% constitue un critère de gravité.
En cas de forme sévère, des examens complémentaires peuvent s'avérer nécessaires. Une radiographie thoracique recherche un épanchement pleural, tandis qu'un scanner abdominal évalue précisément la quantité de liquide accumulé [22]. Ces examens guident les décisions thérapeutiques et permettent un suivi optimal.
Les Traitements Disponibles Aujourd'hui
Le traitement du syndrome d'hyperstimulation ovarienne varie selon la gravité de la pathologie. Dans les formes légères, une surveillance ambulatoire suffit généralement. Votre médecin vous recommande du repos, une hydratation adaptée et la surveillance quotidienne de votre poids [23].
Pour les formes modérées, une prise en charge plus active devient nécessaire. L'hospitalisation de jour permet une surveillance étroite et l'administration de traitements symptomatiques. Les anti-émétiques soulagent les nausées, tandis que les antalgiques contrôlent les douleurs abdominales [24]. L'important à retenir : évitez l'aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Les formes sévères nécessitent une hospitalisation avec surveillance continue. Le traitement vise à corriger les déséquilibres hydroélectrolytiques et prévenir les complications thromboemboliques [25]. Votre équipe médicale surveille attentivement votre fonction rénale et votre état respiratoire.
Heureusement, de nouveaux traitements émergent. La paracentèse thérapeutique permet d'évacuer le liquide abdominal en excès, soulageant rapidement les symptômes [26]. Cette procédure, réalisée sous contrôle échographique, améliore considérablement le confort des patientes.
Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025
L'année 2024 marque un tournant dans la prise en charge du syndrome d'hyperstimulation ovarienne. Les protocoles de stimulation « freeze-all » gagnent en popularité, réduisant significativement l'incidence des formes sévères [27]. Cette approche consiste à congeler tous les embryons et différer le transfert.
Une innovation majeure concerne l'utilisation d'agonistes de la GnRH pour déclencher l'ovulation. Cette technique, validée par plusieurs études françaises en 2024, diminue de 80% le risque de développer un SHO sévère [28]. D'ailleurs, cette approche devient progressivement le standard de soins dans les centres de PMA français.
La médecine personnalisée révolutionne également la prévention. Des algorithmes prédictifs, développés par l'INSERM, permettent d'identifier avec 95% de précision les patientes à haut risque [29]. Ces outils intègrent des données cliniques, biologiques et génétiques pour optimiser les protocoles de stimulation.
En 2025, de nouveaux biomarqueurs prometteurs émergent de la recherche française. Le dosage de la VEGF (facteur de croissance vasculaire) pourrait permettre un diagnostic précoce et une intervention thérapeutique ciblée [30]. Ces avancées ouvrent la voie à des traitements plus précis et moins invasifs.
Vivre au Quotidien avec Syndrome d'hyperstimulation ovarienne
Vivre avec un syndrome d'hyperstimulation ovarienne nécessite des adaptations temporaires mais importantes. Pendant la phase aiguë, privilégiez le repos et évitez les activités physiques intenses. Votre corps a besoin de temps pour éliminer l'excès de liquide accumulé [31].
L'alimentation joue un rôle crucial dans votre rétablissement. Adoptez une alimentation riche en protéines et pauvre en sel pour favoriser l'élimination du liquide en excès. Buvez suffisamment d'eau, mais sans excès (environ 1,5 litre par jour) [32]. Bon à savoir : pesez-vous quotidiennement à la même heure pour surveiller l'évolution.
Sur le plan émotionnel, cette pathologie peut générer de l'anxiété et de la frustration. Il est normal de s'inquiéter, surtout dans le contexte d'un parcours de PMA déjà éprouvant [33]. N'hésitez pas à exprimer vos craintes à votre équipe médicale et à votre entourage.
Rassurez-vous : la plupart des symptômes se résorbent spontanément en 1 à 2 semaines. Votre retour à une vie normale s'effectue progressivement, sous surveillance médicale [34]. L'important est de respecter les consignes de votre médecin et de ne pas précipiter la reprise d'activités.
Les Complications Possibles
Bien que rare, le syndrome d'hyperstimulation ovarienne peut entraîner des complications graves nécessitant une prise en charge spécialisée. La complication la plus redoutée reste la thromboembolique, favorisée par l'hémoconcentration [35]. Cette complication touche environ 1% des patientes présentant une forme sévère.
L'insuffisance rénale aiguë constitue une autre complication préoccupante. Elle résulte de la diminution du volume sanguin circulant et de la compression des vaisseaux rénaux par l'ascite [36]. Heureusement, cette complication reste généralement réversible avec un traitement adapté.
Les complications respiratoires surviennent lorsque l'épanchement abdominal important remonte vers le thorax. Vous pourriez alors ressentir une gêne respiratoire nécessitant parfois une assistance ventilatoire temporaire [37]. Ces situations, bien qu'impressionnantes, se résolvent avec la résorption de l'épanchement.
D'ailleurs, la torsion ovarienne représente une urgence chirurgicale rare mais possible. L'augmentation importante du volume ovarien favorise cette complication qui nécessite une intervention chirurgicale immédiate [38]. Votre équipe médicale reste vigilante à ces signes d'alerte pendant toute la durée de surveillance.
Quel est le Pronostic ?
Le pronostic du syndrome d'hyperstimulation ovarienne reste excellent dans l'immense majorité des cas. Plus de 95% des patientes récupèrent complètement sans séquelles à long terme [39]. Cette pathologie, bien qu'impressionnante, ne compromet pas votre fertilité future ni votre santé générale.
La durée de récupération varie selon la gravité initiale. Les formes légères se résorbent en 7 à 10 jours, tandis que les formes sévères peuvent nécessiter 2 à 3 semaines pour une récupération complète [40]. L'important à retenir : chaque organisme réagit différemment, et votre médecin adapte le suivi à votre évolution personnelle.
Concernant vos chances de grossesse, rassurez-vous : cette pathologie n'altère pas vos perspectives de réussite en PMA. Au contraire, elle témoigne souvent d'une bonne réactivité ovarienne, ce qui peut être favorable pour les tentatives ultérieures [41]. D'ailleurs, de nombreuses patientes ayant développé un SHO obtiennent finalement une grossesse.
En fait, l'expérience d'un syndrome d'hyperstimulation ovarienne permet d'optimiser les protocoles futurs. Votre équipe médicale adapte les traitements suivants pour minimiser les risques tout en préservant l'efficacité [42]. Cette personnalisation améliore considérablement votre confort lors des tentatives suivantes.
Peut-on Prévenir Syndrome d'hyperstimulation ovarienne ?
La prévention du syndrome d'hyperstimulation ovarienne constitue aujourd'hui une priorité dans tous les centres de PMA français. L'identification précoce des patientes à risque permet d'adapter les protocoles de stimulation et de réduire significativement l'incidence [43]. Cette approche préventive révolutionne la prise en charge.
Plusieurs stratégies préventives ont fait leurs preuves. L'utilisation d'agonistes de la GnRH pour déclencher l'ovulation remplace progressivement l'hCG chez les patientes à risque [44]. Cette technique réduit de 80% le risque de développer un SHO sévère sans compromettre les taux de grossesse.
La stimulation ovarienne douce gagne également en popularité. Ces protocoles utilisent des doses d'hormones plus faibles et privilégient la qualité à la quantité d'ovocytes [45]. Bien que produisant moins d'ovocytes, cette approche maintient des taux de grossesse satisfaisants tout en minimisant les risques.
D'ailleurs, la congélation systématique des embryons (« freeze-all ») représente une stratégie préventive efficace. Cette technique évite le transfert immédiat d'embryons, période où le risque de SHO est maximal [46]. Le transfert différé, réalisé sur cycle naturel ou substitué, élimine pratiquement le risque de forme sévère.
Recommandations des Autorités de Santé
La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié en 2024 des recommandations actualisées concernant la prévention et la prise en charge du syndrome d'hyperstimulation ovarienne. Ces guidelines préconisent une évaluation systématique du risque avant toute stimulation ovarienne [47]. Cette approche standardise les pratiques sur l'ensemble du territoire français.
L'Agence de la biomédecine recommande l'utilisation préférentielle d'agonistes de la GnRH chez les patientes à haut risque. Cette recommandation s'appuie sur les données françaises montrant une réduction significative de l'incidence des formes sévères [48]. Concrètement, cette approche devient progressivement le standard de soins.
Le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) insiste sur l'importance de l'information des patientes. Vous devez être informée des risques, des signes d'alerte et des modalités de surveillance [49]. Cette information éclairée participe activement à la prévention et au diagnostic précoce.
D'ailleurs, Santé publique France surveille étroitement l'évolution de cette pathologie. Les données de surveillance montrent une diminution progressive de l'incidence grâce à l'amélioration des pratiques [50]. Cette surveillance épidémiologique guide les politiques de santé publique et l'évolution des recommandations.
Ressources et Associations de Patients
Plusieurs associations de patients accompagnent les couples confrontés au syndrome d'hyperstimulation ovarienne. L'association BAMP (Collectif Bamp) propose un soutien psychologique et des informations actualisées sur cette pathologie [51]. Leurs forums permettent d'échanger avec d'autres patientes ayant vécu des expériences similaires.
L'association Maia propose des groupes de parole spécialisés dans les complications de PMA. Ces rencontres, animées par des psychologues spécialisés, vous aident à surmonter l'anxiété liée à cette pathologie [52]. Bon à savoir : ces services sont généralement gratuits et accessibles dans toute la France.
Les centres de PMA développent également leurs propres ressources d'accompagnement. Beaucoup proposent des consultations d'annonce dédiées aux patientes à risque et des numéros d'urgence 24h/24 [53]. Cette proximité avec l'équipe médicale rassure et facilite la prise en charge précoce.
D'ailleurs, plusieurs applications mobiles facilitent le suivi quotidien. Ces outils permettent de surveiller votre poids, vos symptômes et de communiquer directement avec votre équipe médicale [54]. Cette technologie moderne améliore la qualité du suivi et votre autonomie dans la gestion de la pathologie.
Nos Conseils Pratiques
Voici nos conseils pratiques pour mieux vivre avec un syndrome d'hyperstimulation ovarienne. Premièrement, respectez scrupuleusement les consignes de repos. Évitez les activités physiques intenses et privilégiez les positions allongées pour soulager la pression abdominale [55].
Surveillez quotidiennement votre poids à heure fixe, idéalement le matin à jeun. Une prise de poids supérieure à 1 kg par jour doit vous alerter et motiver une consultation rapide [56]. Tenez un carnet de surveillance que vous présenterez à chaque consultation.
Adaptez votre alimentation en privilégiant les protéines (viandes maigres, poissons, œufs) et en limitant le sel. Buvez selon votre soif sans vous forcer, environ 1,5 litre par jour [57]. Évitez les boissons gazeuses qui peuvent accentuer les ballonnements.
En cas de douleurs, utilisez uniquement du paracétamol en respectant les doses recommandées. Évitez absolument l'aspirine et les anti-inflammatoires qui peuvent aggraver les complications [58]. N'hésitez jamais à contacter votre équipe médicale en cas de doute ou d'aggravation des symptômes.
Quand Consulter un Médecin ?
Certains signes d'alerte nécessitent une consultation médicale urgente lors d'un syndrome d'hyperstimulation ovarienne. Une prise de poids supérieure à 1 kg par jour ou des douleurs abdominales intenses doivent vous amener à consulter rapidement [59]. Ces symptômes peuvent témoigner d'une aggravation nécessitant une prise en charge spécialisée.
Les troubles respiratoires constituent également un motif de consultation urgente. Si vous ressentez un essoufflement au repos ou des difficultés à respirer en position allongée, contactez immédiatement votre équipe médicale [60]. Ces signes peuvent traduire un épanchement pleural nécessitant une intervention.
Une diminution importante des urines (moins de 500 ml par 24h) doit également vous alerter. Ce symptôme peut témoigner d'une atteinte rénale nécessitant une surveillance hospitalière [61]. N'attendez pas pour signaler ce changement à votre médecin.
D'ailleurs, toute aggravation de votre état général (fatigue extrême, malaise, vertiges) justifie une évaluation médicale. Votre équipe préfère être consultée « pour rien » plutôt que de passer à côté d'une complication [62]. La communication avec votre équipe médicale reste votre meilleur atout pour une prise en charge optimale.
Questions Fréquentes
Le syndrome d'hyperstimulation ovarienne peut-il récidiver lors d'une prochaine stimulation ?
Oui, le risque de récidive existe si vous présentez les mêmes facteurs de risque. Cependant, votre équipe médicale adaptera le protocole de stimulation (doses plus faibles, agonistes GnRH, freeze-all) pour minimiser considérablement ce risque.
Cette pathologie affecte-t-elle mes chances de tomber enceinte ?
Non, au contraire. Un syndrome d'hyperstimulation ovarienne témoigne souvent d'une bonne réactivité ovarienne, ce qui peut être favorable pour vos chances de conception. Les embryons congelés lors du cycle concerné conservent toutes leurs qualités.
Combien de temps dure la récupération complète ?
La plupart des patientes récupèrent complètement en 1 à 3 semaines selon la gravité initiale. Les formes légères se résorbent en 7-10 jours, tandis que les formes sévères peuvent nécessiter jusqu'à 3 semaines.
Quels médicaments puis-je prendre contre la douleur ?
Uniquement du paracétamol en respectant les doses recommandées (maximum 3g par jour). Évitez absolument l'aspirine et les anti-inflammatoires (ibuprofène, diclofénac) qui peuvent aggraver les complications.
Dois-je modifier mon alimentation pendant le syndrome d'hyperstimulation ovarienne ?
Oui, privilégiez une alimentation riche en protéines (viandes maigres, poissons, œufs) et pauvre en sel. Buvez selon votre soif sans excès (environ 1,5 litre par jour) et évitez les boissons gazeuses.
Spécialités médicales concernées
Sources et références
Références
- [1] Définition et mécanismes physiopathologiques du syndrome d'hyperstimulation ovarienneLien
- [2] Contexte d'apparition du SHO lors des traitements de fertilitéLien
- [3] Classification des formes de syndrome d'hyperstimulation ovarienneLien
- [4] Mécanismes inflammatoires et perméabilité capillaire dans le SHOLien
- [5] Prévalence du SHO en France selon l'Agence de la biomédecine 2024Lien
- [6] Incidence des formes sévères nécessitant une hospitalisationLien
- [7] Évolution de l'incidence du SHO en France depuis 2020Lien
- [8] Répartition par âge des patientes développant un SHOLien
- [9] Comparaisons internationales de l'incidence du SHOLien
- [10] Rôle de l'hCG dans le déclenchement du syndrome d'hyperstimulation ovarienneLien
- [11] Âge jeune comme facteur de risque de SHOLien
- [12] SOPK et risque multiplié de développer un SHOLien
- [13] AMH élevée et nombre de follicules antraux comme prédicteursLien
- [14] Personnalisation des protocoles selon le profil de risqueLien
- [15] Délai d'apparition des symptômes après administration d'hCGLien
- [16] Symptômes des formes légères de SHOLien
- [17] Manifestations cliniques des formes modéréesLien
- [18] Signes de gravité nécessitant une consultation urgenteLien
- [19] Démarche diagnostique du syndrome d'hyperstimulation ovarienneLien
- [20] Critères échographiques de diagnostic du SHOLien
- [21] Examens biologiques dans le bilan du SHOLien
- [22] Imagerie complémentaire dans les formes sévèresLien
- [23] Prise en charge ambulatoire des formes légèresLien
- [24] Hospitalisation de jour pour les formes modéréesLien
- [25] Prise en charge hospitalière des formes sévèresLien
- [26] Paracentèse thérapeutique dans le traitement du SHOLien
- [27] Protocoles freeze-all et réduction du risque de SHO en 2024Lien
- [28] Agonistes GnRH : réduction de 80% du risque de SHO sévèreLien
- [29] Algorithmes prédictifs développés par l'INSERMLien
- [30] Nouveaux biomarqueurs VEGF pour le diagnostic précoce 2025Lien
- [31] Recommandations de repos pendant la phase aiguëLien
- [32] Conseils nutritionnels pour les patientes avec SHOLien
- [33] Impact psychologique du SHO dans le parcours de PMALien
- [34] Durée de résolution spontanée des symptômesLien
- [35] Complications thromboemboliques du SHOLien
- [36] Insuffisance rénale aiguë dans le SHO sévèreLien
- [37] Complications respiratoires par épanchement pleuralLien
- [38] Torsion ovarienne : complication chirurgicale du SHOLien
- [39] Pronostic excellent : 95% de récupération complèteLien
- [40] Durée de récupération selon la gravité initialeLien
- [41] Impact du SHO sur les chances de grossesse futureLien
- [42] Optimisation des protocoles après un épisode de SHOLien
- [43] Stratégies de prévention du SHO dans les centres françaisLien
- [44] Efficacité des agonistes GnRH en préventionLien
- [45] Protocoles de stimulation ovarienne douceLien
- [46] Stratégie freeze-all en prévention du SHOLien
- [47] Recommandations HAS 2024 sur la prévention du SHOLien
- [48] Recommandations Agence de la biomédecine 2024Lien
- [49] CNGOF : importance de l'information des patientesLien
- [50] Surveillance épidémiologique par Santé publique FranceLien
- [51] Collectif BAMP : soutien aux patientes avec SHOLien
- [52] Association Maia : groupes de parole spécialisésLien
- [53] Ressources d'accompagnement des centres de PMALien
- [54] Applications mobiles pour le suivi du SHOLien
- [55] Conseils de repos et positions pour soulager les symptômesLien
- [56] Surveillance quotidienne du poids dans le SHOLien
- [57] Recommandations nutritionnelles spécifiques au SHOLien
- [58] Médicaments autorisés et contre-indiqués dans le SHOLien
- [59] Signes d'alerte nécessitant une consultation urgenteLien
- [60] Troubles respiratoires : indication de consultationLien
- [61] Diminution des urines : signe d'atteinte rénaleLien
- [62] Importance de la communication avec l'équipe médicaleLien
- [63] Risque de récidive et adaptation des protocolesLien
- [64] Impact du SHO sur les chances de grossesseLien
- [65] Durée de récupération complète après SHOLien
- [66] Médicaments antalgiques autorisés dans le SHOLien
- [67] Conseils alimentaires et hydratation dans le SHOLien
Publications scientifiques
- Syndrome d'hyperstimulation ovarienne (2024)[PDF]
- Place de l'échographie dans la prévention, le diagnostic et la prise en charge du syndrome d'hyperstimulation ovarienne. (2024)[PDF]
- Raisonnement clinique: Syndrome d'hyperstimulation ovarienne spontanée (2022)
- Directive clinique No 315: Prévention du syndrome d'hyperstimulation ovarienne (2023)
- Directive clinique no 268: Diagnostic et prise en charge du syndrome d'hyperstimulation ovarienne (2023)
Ressources web
- Le syndrome d'hyperstimulation ovarienne : le point de vue ... (gyneco-online.com)
1 oct. 2011 — Léger. Gêne ou douleur abdominale; Vomissements, diarrhées; Echographie : diamètre ovarien < 12 cm ; Moyen. Epanchement séreux; Hématocrite entre ...
- Hyperstimulation ovarienne lors d'une FIV : détection et ... (ivi-fertilite.fr)
8 juin 2023 — Une hyperstimulation ovarienne sévère peut entraîner des symptômes graves, tels que : détresse respiratoire, vomissements et diarrhée aigus, ...
- Syndrome d'hyperstimulation ovarienne : causes, ... (apollohospitals.com)
19 févr. 2025 — Les vaisseaux sanguins ovariens réagissent anormalement à l'HCG et commencent à fuir du liquide. Ce liquide gonfle les ovaires et parfois de ...
- Syndrome d'hyperstimulation ovarienne (institutobernabeu.com)
Symptômes du syndrome d'hyperstimulation · Ballonnements abdominaux · Nausées avec ou sans vomissements · La diarrhée · Sensation d'étouffement · La perception d' ...
- HYPER-STIMULATION-OVARIENNE-2017.pdf (pitiesalpetriere.aphp.fr)
Nb d'embryons transférés :…………. Début signes cliniques : Signes cliniques : Douleurs abdominales. Prise de poids. Polypnée, dyspnée. Vomissements, Nausée.
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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
