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Syndrome des hamartomes multiples ou syndrome de Cowden : signes, diagnostic et surveillance

Le syndrome des hamartomes multiples correspond ici au syndrome de Cowden, une maladie génétique rare également désignée en anglais par l’expression « multiple hamartoma syndrome ». [2] Cette maladie se caractérise par la formation de multiples hamartomes bénins dans différents organes, ainsi que par une augmentation du risque de plusieurs cancers. [2] [1] Ses manifestations pouvant concerner la peau, la bouche, la thyroïde, le sein, l’utérus, le tube digestif, les reins ou le système nerveux, son évaluation et son suivi reposent sur une prise en charge coordonnée et adaptée à chaque personne. [2] [1]

Qu’est-ce qu’un syndrome des hamartomes multiples ?

Un hamartome est une lésion bénigne qui peut contenir différents types de tissus, notamment du tissu fibreux, de la graisse ou des structures vasculaires. [2] Dans le syndrome de Cowden, ces lésions peuvent apparaître dans de nombreux organes et prendre des formes très différentes selon leur localisation. [2] Le caractère bénin des hamartomes ne supprime pas le risque tumoral associé au syndrome, qui justifie une surveillance prolongée. [2]

Le syndrome de Cowden fait partie d’un ensemble plus large de maladies associées à des anomalies du gène PTEN. [2] D’autres maladies liées à PTEN, comme le syndrome de Bannayan-Riley-Ruvalcaba, peuvent présenter des caractéristiques proches sans être strictement identiques au syndrome de Cowden. [2]

Quelle est la cause du syndrome de Cowden ?

Le syndrome de Cowden est principalement causé par une anomalie du gène suppresseur de tumeur PTEN. [2] La protéine produite par ce gène participe au contrôle de la multiplication et de la survie des cellules. [2] La maladie se transmet selon un mode autosomique dominant, ce qui explique que d’autres membres d’une même famille puissent être concernés. [2] Un conseil génétique peut aider la personne atteinte et ses proches à comprendre cette dimension familiale. [2]

Quels signes peuvent être observés ?

Les manifestations les plus caractéristiques comprennent une macrocrânie, c’est-à-dire un périmètre crânien important, et des lésions de la peau ou des muqueuses. [2] Dans la bouche, les lésions peuvent être papillomateuses ou donner à la muqueuse un aspect pavé, notamment sur la langue et les lèvres. [2] Sur le visage, des petites papules couleur peau ou jaune-brun et d’aspect verruqueux peuvent correspondre à des trichilemmomes. [2] Des papules kératosiques peuvent également apparaître sur les paumes, les plantes des pieds, les mains, les pieds ou les faces externes des membres. [2] Des lipomes, des malformations vasculaires et d’autres lésions des tissus mous sont aussi possibles. [2]

L’atteinte digestive peut comporter de nombreux polypes dans différentes parties du tube digestif. [2] [1] Ces polypes ne sont pas tous de même nature et peuvent notamment être des hamartomes, des ganglioneuromes, des lipomes ou des adénomes. [1] L’expression gastro-intestinale est variable, même lorsque des lésions sont présentes. [1] Une acanthose œsophagienne diffuse, une polypose hamartomateuse et une ganglioneuromatose microscopique peuvent contribuer à orienter le diagnostic lors d’une exploration endoscopique. [1]

D’autres manifestations possibles comprennent des anomalies bénignes de la thyroïde, des fibromes utérins et des kystes ovariens. [2] Le gangliocytome dysplasique du cervelet, aussi appelé maladie de Lhermitte-Duclos, est une tumeur cérébelleuse bénigne particulièrement associée au syndrome de Cowden. [2] [1]

Quels cancers sont associés au syndrome ?

Le syndrome de Cowden est associé à une augmentation du risque de cancers du sein, de la thyroïde, de l’endomètre, du rein et du côlon ou du rectum. [2] [1] Le risque de cancer du sein est particulièrement important chez les femmes, même si des cas ont aussi été rapportés chez des hommes atteints. [2] Un risque accru de mélanome est également décrit. [2] Ces associations ne signifient pas qu’une personne atteinte développera nécessairement chacun de ces cancers. [2] Elles expliquent toutefois pourquoi la détection précoce et la surveillance régulière occupent une place centrale dans la prise en charge. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose sur l’association de plusieurs manifestations plutôt que sur la présence isolée d’une lésion banale. [2] Des critères diagnostiques prennent notamment en compte la macrocrânie, la maladie de Lhermitte-Duclos, certains cancers, les hamartomes digestifs et les lésions cutanées ou muqueuses. [2] Plusieurs autres maladies peuvent produire des papules faciales, des papillomes buccaux ou des manifestations tumorales ressemblantes. [2] L’interprétation de ces signes doit donc être réalisée dans leur ensemble par une équipe médicale et ne permet pas un autodiagnostic. [2]

Selon les manifestations observées, l’évaluation peut inclure l’examen de la peau et des muqueuses, une biopsie cutanée, des analyses biologiques ou des examens d’imagerie. [2] Des recherches de sang occulte dans les selles ou des analyses urinaires peuvent également être utilisées pour explorer certaines atteintes. [2] Les résultats d’une endoscopie ou d’une imagerie prennent leur sens avec les antécédents personnels, familiaux et les autres signes cliniques. [2] [1]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

La prise en charge est individualisée en fonction des organes atteints, des lésions présentes et des risques propres à la personne. [2] Elle fait généralement intervenir plusieurs disciplines, notamment la génétique, la dermatologie, l’endocrinologie, la gastro-entérologie, la gynécologie, la neurologie, la radiologie ou l’oncologie. [2] Les lésions cutanées gênantes peuvent être traitées par différentes méthodes locales, mais le choix dépend de leur nature et de leur localisation. [2] La surveillance des cancers associés constitue une priorité distincte du traitement des hamartomes visibles. [2]

Lorsqu’un syndrome de Cowden est suspecté, une évaluation médicale globale est importante en raison de la diversité des manifestations et des diagnostics ressemblants. [2] Lorsqu’il est diagnostiqué, un suivi régulier et coordonné vise à détecter précocement les complications tumorales. [2] Le conseil génétique peut aussi conduire à évaluer la possibilité que certains apparentés soient concernés. [2]

Sources et références

[1] Les lésions endoscopiques du syndrome de Cowden

www.clinical-medicine.panafrican-med-journal.com · Consulté le 2026-09-15

[2] Cowden Disease - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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