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Syndrome de Birt-Hogg-Dubé : signes, diagnostic, traitements et surveillance

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Cancer du rein par ville

Le syndrome de Birt-Hogg-Dubé est une maladie génétique héréditaire principalement associée à des lésions cutanées appelées fibrofolliculomes, à des kystes pulmonaires pouvant favoriser un pneumothorax spontané et à différents types de tumeurs rénales. [1] [2] Les manifestations et leur gravité varient fortement d'une personne à l'autre, y compris au sein d'une même famille. [1] [2] Certaines personnes présentent surtout une atteinte pulmonaire ou rénale et peuvent ne pas avoir de lésions cutanées évidentes. [2]

Quelle est la cause du syndrome de Birt-Hogg-Dubé ?

Le syndrome est causé par une variation pathogène présente dès la naissance dans l'une des deux copies du gène FLCN. [1] [2] Il se transmet selon un mode autosomique dominant, ce qui signifie qu'une personne atteinte a un risque de 50 % de transmettre la variation familiale à chacun de ses enfants. [1] La plupart des personnes diagnostiquées ont un parent atteint, mais la variation génétique peut aussi apparaître pour la première fois chez une personne sans antécédent familial connu. [1] L'absence d'autres cas connus dans la famille n'exclut donc pas le diagnostic. [1]

Quels sont les signes cutanés ?

Les fibrofolliculomes sont de petites papules arrondies, blanchâtres, jaunâtres ou de la couleur de la peau. [1] [2] Ils apparaissent habituellement à l'âge adulte, souvent sur le visage, autour du nez ou derrière les oreilles, puis peuvent s'étendre au cou et au haut du tronc. [1] Leur nombre et leur taille tendent à augmenter avec l'âge, mais leur âge d'apparition et leur importance sont très variables. [1] Ces lésions sont bénignes et ne nécessitent pas de traitement médical lorsqu'elles ne provoquent pas de gêne. [1] Des acrochordons, parfois appelés molluscums pendulums ou « petites peaux », peuvent aussi être présents, mais ils sont fréquents dans la population générale et ne suffisent pas à reconnaître le syndrome. [1] [2]

Quelle est l'atteinte des poumons ?

Les kystes pulmonaires sont des cavités remplies d'air, souvent multiples et principalement situées dans les régions inférieures des poumons. [1] [2] La plupart des personnes ayant ces kystes ne ressentent aucun symptôme. [1] [2] Les kystes augmentent néanmoins le risque de pneumothorax spontané, qui correspond à la présence d'air entre le poumon et la paroi thoracique avec affaissement partiel ou complet du poumon. [1] [2] Un pneumothorax peut être la première manifestation conduisant à rechercher le syndrome et peut récidiver. [1] [2]

Chez une personne atteinte ou susceptible d'être atteinte, une douleur thoracique ou un essoufflement pouvant évoquer un pneumothorax nécessite une évaluation médicale immédiate. [1] [2] Une radiographie et une tomodensitométrie thoraciques sont indiquées immédiatement lorsqu'une personne présente des manifestations de pneumothorax. [1]

Quels sont les risques pour les reins ?

Le syndrome prédispose à plusieurs types de tumeurs rénales, qui peuvent toucher les deux reins ou être multiples dans un même rein. [1] La tumeur la plus caractéristique associe des cellules d'oncocytome et de tumeur chromophobe, mais des oncocytomes, des carcinomes chromophobes et des carcinomes à cellules claires peuvent également survenir. [1] [2] Toutes les tumeurs rénales associées au syndrome n'ont pas le même potentiel d'évolution, et une analyse de leur nature peut être nécessaire pour distinguer une tumeur bénigne d'un cancer. [1] [2] Certaines tumeurs évoluent lentement, mais cette évolution favorable ne doit pas être généralisée à tous les sous-types car des maladies métastatiques ont été rapportées. [1] [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic est envisagé devant des fibrofolliculomes multiples, des kystes pulmonaires basaux sans autre cause, un pneumothorax spontané, certaines tumeurs rénales ou une histoire familiale compatible. [1] Le diagnostic clinique repose sur des critères publiés qui combinent les manifestations cutanées, pulmonaires, rénales et familiales. [1] [2] Comme les fibrofolliculomes peuvent ressembler à d'autres papules, l'examen au microscope d'un prélèvement cutané peut être nécessaire pour confirmer leur nature. [1] [2] La présence de kystes pulmonaires ou d'une tumeur rénale ne suffit pas isolément à conclure, car d'autres maladies peuvent provoquer des manifestations proches. [1]

Le diagnostic moléculaire est établi lorsqu'une variation pathogène ou probablement pathogène du gène FLCN est identifiée chez une personne présentant des éléments évocateurs. [1] Une variation de signification incertaine dans FLCN ne confirme pas le syndrome et ne permet pas non plus de l'exclure. [1] Selon la situation, l'analyse génétique peut rechercher les variations de FLCN seules ou au sein d'un panel comprenant d'autres gènes responsables de maladies ressemblantes. [1]

Quels traitements peuvent être proposés ?

Il n'existe pas de traitement unique de l'ensemble du syndrome, et les soins sont adaptés aux manifestations cutanées, pulmonaires ou rénales de chaque personne. [1] Lorsque les fibrofolliculomes entraînent une gêne esthétique, un traitement chirurgical ou par laser peut améliorer temporairement leur apparence. [1] Les lésions cutanées récidivent toutefois fréquemment après ces traitements. [1] [2] Les kystes pulmonaires eux-mêmes ne nécessitent souvent aucun traitement en l'absence de complication. [1] Un pneumothorax est traité selon les méthodes habituelles, et une intervention chirurgicale peut être envisagée en cas de récidives. [1]

Les petites tumeurs rénales peuvent être surveillées par imagerie plutôt qu'opérées immédiatement. [1] [2] Lorsqu'une intervention devient nécessaire, une chirurgie préservant autant que possible le tissu rénal est privilégiée en fonction de la taille et de la localisation des tumeurs. [1] [2] Une croissance rapide, une douleur, du sang dans les urines ou une présentation inhabituelle justifient une stratégie individualisée. [1]

Quel suivi est recommandé ?

Le suivi vise principalement à repérer précocement une tumeur rénale et à prendre en compte les symptômes pouvant traduire un pneumothorax. [1] La synthèse clinique utilisée recommande une imagerie abdominale et pelvienne annuelle par IRM à partir de 20 ans, avec un début plus précoce lorsqu'une tumeur rénale est survenue avant 30 ans dans la famille. [1] En l'absence d'antécédent familial de tumeur rénale, l'intervalle peut passer à deux ans après deux ou trois IRM annuelles normales, jusqu'à la découverte éventuelle d'une lésion suspecte. [1] La tomodensitométrie avec produit de contraste constitue une solution de remplacement lorsque l'IRM n'est pas possible, mais les effets à long terme d'expositions répétées aux rayonnements restent inconnus. [1] L'échographie rénale seule n'est pas considérée comme suffisamment fiable pour le dépistage initial des petites tumeurs. [1] [2]

Le suivi pulmonaire repose sur la recherche de symptômes de kystes ou de pneumothorax. [1] Une tomodensitométrie pulmonaire répétée systématiquement n'est pas recommandée chez une personne sans signe ni symptôme, afin de limiter l'exposition cumulée aux rayonnements. [1] Le tabagisme et les fortes pressions ambiantes doivent être évités. [1] Les activités susceptibles d'augmenter le risque de pneumothorax, notamment la plongée ou le vol dans un appareil non pressurisé, doivent être discutées avec l'équipe soignante. [1]

Que faut-il prévoir pour les proches ?

Lorsqu'une variation pathogène de FLCN a été identifiée dans une famille, les proches à risque peuvent bénéficier d'un test ciblé recherchant précisément cette variation. [1] Ce test permet de reconnaître les proches qui ont besoin d'une surveillance régulière tout au long de la vie. [1] Les proches qui n'ont pas hérité de la variation familiale ont un risque comparable à celui de la population générale et n'ont pas besoin de la surveillance propre à ce syndrome. [1] Si la variation familiale n'est pas connue, l'évaluation des proches peut rechercher les kystes pulmonaires et les lésions cutanées caractéristiques. [1] Le conseil génétique aide la personne et sa famille à comprendre le mode de transmission, les possibilités de test et leurs conséquences médicales et personnelles. [1]

Sources et références

[1] Birt-Hogg-Dubé Syndrome - GeneReviews® - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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