Syndrome de Laron : causes, signes, évaluation et principes des soins

Le syndrome de Laron est une maladie génétique rare dans laquelle l’organisme est insensible à l’action de l’hormone de croissance. [1] [2] Dans sa forme classique, il est lié à une anomalie du gène du récepteur de l’hormone de croissance et entraîne une production insuffisante d’IGF-1, un facteur indispensable à la croissance après la naissance. [2] Il se manifeste principalement par un retard de croissance très important, auquel peuvent s’associer des hypoglycémies et des particularités du visage, de la composition corporelle, des muscles et du squelette. [1] [2]
Pourquoi l’hormone de croissance agit-elle mal ?
L’hormone de croissance et l’IGF-1 forment un axe hormonal essentiel au développement et à la croissance. [2] Après la naissance, l’hormone de croissance stimule normalement la production d’IGF-1, notamment par le foie. [2] Dans le syndrome de Laron classique, le récepteur de l’hormone de croissance fonctionne mal en raison d’une anomalie du gène GHR. [2] Différents types d’anomalies de ce gène ont été décrits, mais ils peuvent conduire à des manifestations cliniques très proches. [2] La maladie a notamment été décrite chez des enfants ayant reçu une copie mutée du gène de chacun de leurs parents. [1]
Quels sont les principaux signes ?
Le ralentissement de la croissance peut être observé dès les premiers mois de vie et aboutir, sans traitement, à une petite taille sévère. [1] Les descriptions cliniques rapportent également un visage caractéristique, une adiposité plus importante et un développement insuffisant des muscles et du squelette. [1] [2] Des hypoglycémies, c’est-à-dire des baisses anormales du taux de sucre dans le sang, peuvent être intenses et récidivantes. [1] Dans certaines séries, ces épisodes d’hypoglycémie ont conduit à des hospitalisations répétées. [1]
Comment le distinguer des autres troubles de la croissance ?
Une petite taille ne permet pas à elle seule d’identifier un syndrome de Laron, car le retard de croissance peut avoir de nombreuses causes. [2] Le syndrome appartient à un ensemble plus large de déficits congénitaux en IGF-1 qui comprend aussi des anomalies de l’hormone de croissance, de son hormone de commande, du gène IGF1 ou des mécanismes de signalisation situés après le récepteur. [2] Le profil biologique caractéristique associe un taux d’IGF-1 bas à un taux d’hormone de croissance normal ou élevé. [2] L’absence de réponse à l’administration d’hormone de croissance fait également partie des caractéristiques rapportées du syndrome. [2] Ces éléments orientent l’évaluation, mais les passages disponibles ne décrivent pas les examens et critères nécessaires pour confirmer individuellement le diagnostic. [2]
Quels sont les principes du traitement ?
Comme le syndrome correspond à une insensibilité à l’hormone de croissance, l’administration de cette hormone ne corrige pas directement le mécanisme en cause. [2] La mécasermine, une forme d’IGF-1, peut améliorer la croissance et certains paramètres métaboliques chez des enfants atteints. [1] Le bénéfice sur la taille dépend notamment du potentiel de croissance restant, ce qui explique l’importance d’une détection et d’une discussion thérapeutique précoces. [1] L’âge chronologique ne reflète pas toujours ce potentiel, car un retard de maturation osseuse peut persister chez certaines personnes atteintes. [1] La mécasermine doit être prescrite et surveillée par des médecins expérimentés afin de rechercher les effets indésirables et d’adapter la prise en charge. [1]
Quelle peut être l’évolution ?
Sans traitement, le retard statural sévère et les atteintes musculaires ou osseuses peuvent persister. [1] Les données disponibles ne montrent pas que le déficit en IGF-1 du syndrome de Laron prolonge nettement la durée de vie humaine. [2] La revue disponible indique au contraire que des problèmes cardiovasculaires ou métaboliques non pris en charge pourraient réduire l’espérance de vie. [2] Une cohorte de taille limitée a observé très peu de cancers chez des personnes ayant un déficit congénital en IGF-1, mais ce résultat ne permet pas de présenter les patients comme immunisés contre le cancer. [2] Les observations réalisées chez des animaux sur la longévité ne peuvent pas être directement transposées aux personnes atteintes du syndrome de Laron. [2]
Sources et références
[1] REPRISE45_1
pdfs.semanticscholar.org · Consulté le 2026-09-17
[2] Frontiers | Insulin-like growth factors and aging: lessons from Laron syndrome
www.frontiersin.org · Consulté le 2026-09-17
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