Aller au contenu principal

Sciatalgie : symptômes, causes, diagnostic et traitements

Trouver un professionnel

Sciatique par ville

La sciatalgie, couramment appelée sciatique, est une douleur qui suit le trajet du nerf sciatique ou des racines nerveuses qui le constituent. [1] Elle part habituellement du bas du dos ou de la fesse et descend à l’arrière d’une jambe, parfois jusqu’au pied. [1] La sciatalgie se distingue donc d’une douleur limitée à la région lombaire, même si une lombalgie peut l’accompagner. [1]

Quels sont les symptômes d’une sciatalgie ?

La douleur touche le plus souvent un seul côté. [1] Elle peut être décrite comme une brûlure, un élancement ou une douleur vive en coup de poignard. [1] Des fourmillements, un engourdissement ou une faiblesse de la jambe ou du pied peuvent accompagner la douleur. [1] La marche, la course, la montée des escaliers, l’extension de la jambe et parfois la toux ou un effort de poussée peuvent accentuer les symptômes. [1]

Pourquoi cette douleur apparaît-elle ?

La douleur apparaît lorsqu’un nerf sciatique ou l’une des racines nerveuses qui le composent est comprimé, irrité, enflammé ou endommagé. [1] Une hernie discale, des remaniements osseux liés à l’arthrose, une blessure ou un rétrécissement du canal rachidien peuvent en être responsables. [1] Aucune cause précise n’est cependant retrouvée chez certaines personnes. [1] Plus rarement, une tumeur vertébrale, un hématome, un abcès ou une atteinte nerveuse liée au diabète peut provoquer une douleur de type sciatique. [1]

Lors de l’évaluation d’une douleur lombaire nouvelle ou modifiée, le professionnel de santé recherche aussi des causes différentes d’une sciatalgie habituelle. [2] Cette recherche peut notamment porter sur un traumatisme, une infection, un cancer ou une maladie inflammatoire. [2]

Quand faut-il demander une aide médicale immédiate ?

Une perte du contrôle de la vessie ou des intestins associée à une douleur sciatique peut signaler une atteinte de la queue de cheval, c’est-à-dire du faisceau de nerfs situé à l’extrémité basse de la moelle épinière. [1] L’apparition de ces signes graves nécessite une prise en charge médicale immédiate. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose d’abord sur les caractéristiques de la douleur et sur l’examen clinique. [1] Le professionnel de santé évalue notamment la force musculaire et les réflexes. [1] La présence d’une faiblesse ou d’un engourdissement, ainsi que la persistance des symptômes au-delà de six semaines, peut conduire à envisager des examens complémentaires. [1]

Une IRM ou un scanner peut mettre en évidence une anomalie de la colonne vertébrale susceptible d’expliquer la sciatalgie. [1] Des examens électrodiagnostiques, tels que l’électromyogramme et l’étude de la conduction nerveuse, peuvent aider à identifier la racine nerveuse atteinte et la gravité de la lésion. [1] L’imagerie n’est toutefois pas systématique dans un contexte de soins non spécialisés. [2] Selon les recommandations NICE, elle est surtout à envisager dans un cadre spécialisé lorsque son résultat est susceptible de modifier la prise en charge. [2]

Quels sont les principes du traitement ?

La prise en charge cherche à soulager la douleur, à préserver les activités et à traiter la cause lorsqu’elle est identifiable. [1] [2] La douleur disparaît spontanément chez de nombreuses personnes. [1] Les conseils d’autogestion doivent être adaptés aux besoins et aux capacités de chaque personne. [2] Les recommandations NICE encouragent la poursuite des activités normales et proposent d’envisager un programme d’exercices tenant compte des préférences et des capacités de la personne. [2] Une thérapie manuelle ne devrait être envisagée que dans un ensemble de soins comprenant aussi des exercices. [2]

Le choix d’un médicament dépend du contexte clinique, car les preuves de bénéfice sont limitées pour plusieurs traitements et certains exposent à des effets indésirables. [2] Les recommandations NICE déconseillent les gabapentinoïdes, les autres antiépileptiques, les corticoïdes pris par voie orale et les benzodiazépines pour traiter la sciatalgie, en raison de l’absence de bénéfice global démontré et de risques documentés. [2] Elles déconseillent également les opioïdes en cas de sciatalgie chronique, définie dans ce document par une durée d’au moins trois mois. [2] Une personne prenant déjà un opioïde, un gabapentinoïde ou une benzodiazépine ne doit pas modifier seule son traitement, car les risques de poursuite et les difficultés liées au sevrage doivent être discutés dans le cadre d’une décision partagée. [2] Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ont un bénéfice limité dans la sciatalgie et peuvent entraîner des effets indésirables digestifs, hépatiques, cardiovasculaires ou rénaux. [2] Leur éventuelle prescription nécessite de tenir compte de l’âge, des facteurs de risque individuels et du besoin de surveillance. [2]

Une injection épidurale associant un anesthésique local et un corticoïde peut être envisagée par une équipe médicale en cas de sciatalgie aiguë et sévère. [2] La chirurgie n’est pas le traitement initial de la plupart des sciatalgies. [1] [2] Une décompression chirurgicale peut être envisagée lorsque les traitements non chirurgicaux n’ont pas suffisamment amélioré la douleur ou les capacités fonctionnelles et que l’imagerie montre une anomalie cohérente avec les symptômes. [2] Lorsqu’une hernie discale provoque une sciatalgie persistante ou chronique, particulièrement en présence d’une faiblesse ou d’une perte de sensibilité, l’ablation de la partie saillante du disque peut devenir nécessaire. [1] La chirurgie peut accélérer la récupération, mais les degrés de récupération observés après un à deux ans sont comparables à ceux obtenus sans chirurgie. [1]

Activité, suivi et prévention

Le suivi doit réévaluer les symptômes s’ils persistent, s’aggravent ou changent, afin d’adapter les soins et de rechercher une autre cause si nécessaire. [1] [2] Le retour aux activités quotidiennes normales et au travail doit être encouragé et facilité. [2] Il n’est pas toujours possible de prévenir une sciatalgie. [1] Une activité physique régulière, le renforcement et l’assouplissement musculaires, le maintien d’un poids adapté, une bonne posture et des techniques de port de charge protégeant le dos peuvent contribuer à réduire le risque. [1] Les exercices d’étirement peuvent néanmoins augmenter la douleur dorsale chez certaines personnes et doivent être pratiqués avec prudence. [1] Un exercice qui provoque ou augmente la douleur dorsale doit être interrompu, et une personne ayant mal au dos devrait demander un avis médical avant de commencer un programme d’exercices. [1]

Sources et références

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Professionnels pouvant intervenir

Masseur-kinésithérapeute