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Névrome de Morton : symptômes, diagnostic et traitements

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Névrome de Morton par ville

Le névrome de Morton est une atteinte par compression et irritation d’un nerf interdigital de l’avant-pied, le plus souvent dans l’espace situé entre les troisième et quatrième métatarsiens. [2] Malgré son nom, il ne s’agit pas d’une véritable tumeur nerveuse, mais d’une affection dégénérative caractérisée notamment par un épaississement fibreux autour du nerf. [2] Cette affection peut provoquer une douleur brûlante ou lancinante sous l’avant-pied, des sensations électriques dans les orteils et l’impression de marcher sur un caillou. [1] [2]

Quels sont les symptômes du névrome de Morton ?

La douleur se situe habituellement sous l’avant-pied, entre les têtes des métatarsiens, et peut irradier vers les orteils. [2] Elle est souvent décrite comme une brûlure, un élancement, un coup de poignard ou une décharge électrique. [1] [2] Certaines personnes ressentent plutôt une boule ou un petit caillou sous le pied, même si aucune masse n’est nécessairement visible de l’extérieur. [1] [2] Des fourmillements, un engourdissement ou d’autres sensations anormales peuvent accompagner la douleur, mais ils ne sont pas présents chez toutes les personnes atteintes. [1] [2] La marche, les activités qui sollicitent fortement l’avant-pied et le port de chaussures serrées ou à talons hauts ont tendance à aggraver les symptômes. [1] [2] Le repos ou le retrait de la chaussure peuvent au contraire soulager la douleur. [2]

Pourquoi cette atteinte apparaît-elle ?

La cause exacte du névrome de Morton n’est pas entièrement établie. [2] Le mécanisme le plus souvent avancé associe une compression répétée du nerf entre les métatarsiens et des microtraumatismes liés aux contraintes de la marche. [2] Les chaussures étroites, pointues ou à talons hauts sont fréquemment associées à cette compression de l’avant-pied. [1] [2] La course, les sauts et d’autres activités à fort impact peuvent également augmenter les contraintes exercées sur la zone. [1] [2] Des caractéristiques du pied comme les pieds plats, une voûte très creuse, un hallux valgus, des orteils en marteau ou une instabilité articulaire peuvent contribuer au problème. [1] [2] Une bursite entre les métatarsiens, un traumatisme de l’avant-pied ou une autre affection articulaire peuvent aussi participer à la douleur ou à la compression nerveuse. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose d’abord sur la description des symptômes et sur l’examen clinique du pied. [2] Le professionnel recherche notamment une douleur entre les métatarsiens et tente de reproduire les symptômes en palpant la zone ou en comprimant l’avant-pied. [2] Cette manœuvre peut provoquer un clic appelé signe de Mulder, mais l’absence de ce signe n’exclut pas le diagnostic. [2] L’examen évalue aussi les articulations des orteils, car une instabilité ou une autre affection de l’avant-pied peut coexister avec le névrome. [2]

Une radiographie en charge peut être demandée pour rechercher une déformation, une arthrose, une luxation, une masse osseuse ou un corps étranger plutôt que pour voir directement le nerf. [2] L’échographie peut visualiser l’épaississement nerveux, détecter une bursite associée et guider certaines infiltrations. [2] Une IRM peut aider à confirmer le diagnostic ou à rechercher une autre lésion, notamment lorsqu’il existe plusieurs zones suspectes ou une instabilité articulaire. [2]

Une douleur de l’avant-pied n’est pas toujours due à un névrome de Morton. [2] Les autres causes envisagées comprennent notamment une fracture de fatigue, une bursite, une arthrose, une lésion de la plaque plantaire, une tendinite, une verrue, un corps étranger ou une neuropathie périphérique. [2] L’examen médical et, si nécessaire, l’imagerie servent donc aussi à distinguer ces affections. [2]

Quand consulter pour une douleur de l’avant-pied ?

Une consultation médicale non urgente est recommandée si la douleur est intense, empêche les activités habituelles, s’aggrave ou revient régulièrement. [1] Il est également conseillé de consulter si la douleur ne s’améliore pas après deux semaines de mesures personnelles, ou si le pied présente des fourmillements, une faiblesse ou un engourdissement. [1] Une douleur apparue après une blessure récente du pied ou après une opération du pied ou de la cheville doit aussi être évaluée médicalement. [1]

Quels traitements peuvent soulager le névrome de Morton ?

La prise en charge commence généralement par des mesures non chirurgicales destinées à réduire la pression sur le nerf et à calmer la douleur. [1] [2] Le port de chaussures larges, confortables, bien rembourrées et à talon bas laisse davantage de place à l’avant-pied. [1] [2] Des coussinets ou supports métatarsiens placés en arrière des têtes métatarsiennes peuvent écarter légèrement celles-ci et diminuer la pression mécanique. [1] [2] Le repos relatif, la surélévation du pied et la réduction temporaire des activités à impact peuvent aider à maîtriser les symptômes. [1] Un pharmacien peut conseiller sur le choix d’un antalgique et sur les précautions adaptées à la situation individuelle. [1]

Si ces mesures ne suffisent pas, une prise en charge spécialisée peut inclure des semelles réalisées sur mesure, de la rééducation ou une infiltration de corticoïde. [1] [2] Une infiltration de corticoïde peut procurer un soulagement à court terme, mais son effet n’est pas considéré comme curatif. [2] Ses risques comprennent une décoloration de la peau, une atrophie de la graisse sous-cutanée ou du coussinet plantaire et, plus rarement, une atteinte de la capsule articulaire voisine. [2] D’autres techniques mini-invasives existent, mais leur niveau de preuve, leurs risques et leur place dans la stratégie thérapeutique varient selon la méthode. [2]

Une opération peut être envisagée lorsque les symptômes restent importants malgré un traitement non chirurgical adapté. [1] [2] La chirurgie peut libérer le nerf en ouvrant le ligament qui le comprime ou retirer la portion nerveuse atteinte par une neurectomie. [2] La décompression préserve le nerf et tend à entraîner moins d’engourdissement après l’intervention. [2] La neurectomie peut laisser un engourdissement des orteils et expose à une récidive douloureuse liée à la formation d’un névrome sur le moignon nerveux. [2] Les autres complications chirurgicales décrites comprennent une infection, un saignement, une cicatrice plantaire douloureuse et, chez une minorité de patients, une persistance ou une aggravation de la douleur. [2]

Évolution, suivi et réduction des récidives

La plupart des personnes connaissent une amélioration avec un traitement non chirurgical, même si l’efficacité varie d’une personne à l’autre. [2] Des symptômes peuvent néanmoins persister ou réapparaître après un traitement, y compris après une opération. [2] Le suivi sert à réévaluer la douleur, la tolérance à la marche, le choix des chaussures et l’éventuelle présence d’une instabilité ou d’une autre affection de l’avant-pied. [2] Le maintien de chaussures non compressives et bien rembourrées contribue à limiter les contraintes sur l’avant-pied. [1] [2] Chez une personne en surpoids, une perte de poids peut également réduire la charge exercée sur les pieds et participer à la réduction du risque de récidive. [1] [2]

Sources et références

[1] Morton's neuroma - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

[2] Morton Neuroma - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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Spécialités médicales concernées

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