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Rupture aortique traumatique : signes, diagnostic et traitements

La rupture aortique traumatique est une déchirure complète ou incomplète de l’aorte provoquée par un traumatisme thoracique contondant ou pénétrant. [1] Une rupture complète entraîne généralement une hémorragie massive et une mort rapide, tandis qu’une rupture partielle peut rester temporairement contenue par la couche externe de la paroi aortique. [1] Cette fiche ne décrit pas les ruptures non traumatiques, notamment celles pouvant être associées à un anévrisme ou à une dissection aortique. [1]

Quels traumatismes peuvent provoquer une rupture de l’aorte ?

Lors d’un traumatisme thoracique contondant, le mécanisme habituel est une décélération sévère, par exemple au cours d’un accident de la route ou d’une chute d’une hauteur importante. [1] Les personnes concernées présentent souvent d’autres lésions thoraciques graves, notamment plusieurs fractures de côtes ou une fracture de la première ou de la deuxième côte. [1] Dans un traumatisme pénétrant, la plaie traverse habituellement le médiastin, qui correspond à la région centrale du thorax. [1]

Les ruptures partielles provoquées par un traumatisme se situent le plus souvent près de l’isthme aortique, à proximité du ligament artériel. [1] Même lorsque le flux sanguin est maintenu, une rupture partielle peut provoquer un hématome limité dans le médiastin. [1]

Quels signes peuvent faire suspecter la lésion ?

Une personne présentant une rupture traumatique de l’aorte a généralement une douleur thoracique. [1] Les pouls ou les pressions artérielles peuvent être différents d’un membre à l’autre. [1] Une diminution du pouls ou de la pression artérielle dans les membres inférieurs par rapport aux membres supérieurs peut traduire une baisse de leur irrigation sanguine. [1] Un souffle systolique rude entendu à l’avant du thorax ou entre les omoplates et un enrouement font également partie des manifestations possibles. [1]

Comment le diagnostic est-il établi à l’hôpital ?

La suspicion repose à la fois sur le mécanisme du traumatisme et sur les constatations de l’examen ou de la radiographie thoracique. [1] Une radiographie peut notamment montrer un élargissement du médiastin, une fracture de la première ou de la deuxième côte, un hémothorax, un pneumothorax ou une contusion pulmonaire. [1] Ces anomalies peuvent être absentes au début et ne sont pas suffisamment sensibles ou spécifiques pour confirmer ou exclure à elles seules une rupture aortique. [1] Après une décélération sévère, une imagerie de l’aorte est donc indiquée même si l’examen et la radiographie ne montrent pas de signe évocateur. [1]

L’angioscanner, aussi appelé angio-TDM, est rapide et immédiatement disponible dans la plupart des centres de traumatologie. [1] L’aortographie peut aussi visualiser l’aorte, mais elle prend davantage de temps et est plus invasive, avec un taux de complications supérieur. [1] L’échocardiographie transœsophagienne n’est pas utilisée comme examen initial dans la situation décrite, mais elle peut être réalisée pendant une opération dans certaines circonstances. [1]

Quels sont les principes du traitement ?

La réparation définitive repose sur la pose d’une endoprothèse endovasculaire ou sur une opération ouverte. [1] La réparation endovasculaire thoracique est actuellement présentée comme la méthode privilégiée pour les ruptures aortiques traumatiques. [1] Des comparaisons fondées sur des études rétrospectives ont associé la réparation endovasculaire à une mortalité postopératoire et à un risque de paraplégie ou de paraparésie plus faibles que la chirurgie ouverte. [2] [3] Ces résultats doivent être interprétés avec prudence en raison de la qualité limitée de certaines études, de possibles différences initiales entre les groupes et de biais de sélection. [2] [3]

Dans une rupture traumatique fermée, les équipes peuvent contrôler la fréquence cardiaque et la pression artérielle en attendant la réparation, après avoir exclu d’autres sources d’hémorragie. [1] Cette prise en charge peut notamment faire appel à un bêtabloquant et ne constitue pas une consigne d’automédication. [1] La réparation de l’aorte peut être différée pendant l’évaluation et le traitement d’autres blessures qui menacent immédiatement la vie. [1]

Quelles sont les limites des informations sur le suivi ?

Les anciennes synthèses comparatives soulignaient que les effets à long terme et la durabilité des endoprothèses nécessitaient encore des études supplémentaires. [2] [3] Elles ne permettent pas, à elles seules, de définir un calendrier actuel de surveillance après une réparation ouverte ou endovasculaire. [2] [3]

Sources et références

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Spécialités médicales concernées

Chirurgien thoracique et cardio-vasculaire
Chirurgien vasculaire