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Radiculopathie : symptômes, causes, diagnostic et traitements

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Neurochirurgie du rachis par ville

Une radiculopathie correspond à l’atteinte d’une racine nerveuse près de la colonne vertébrale. [3] Elle peut provoquer une douleur, une perte de sensibilité, une faiblesse musculaire ou une modification des réflexes dans le territoire de la racine concernée. [3] La localisation des symptômes dépend donc du niveau atteint, notamment cervical dans le cou et le bras, ou lombosacré dans le bas du dos et la jambe. [2] [1]

Radiculopathie, sciatique et myélopathie : quelles différences ?

La radiculopathie concerne une ou plusieurs racines nerveuses, tandis que la myélopathie correspond à une atteinte de la moelle épinière. [3] Une myélopathie peut se manifester par des troubles moteurs, sensitifs ou autonomes, avec notamment une diminution de la dextérité, une modification de la marche ou des chutes fréquentes. [3] La sciatique désigne plus précisément une radiculopathie dont les symptômes suivent les racines participant au nerf sciatique, généralement vers la fesse et l’arrière de la jambe. [1] Une douleur irradiant vers l’avant de la cuisse relève d’autres racines lombaires et n’est pas une sciatique. [1] Le mot sciatique ne devrait donc pas être employé pour toute douleur du bas du dos, surtout lorsqu’elle n’irradie pas selon le trajet caractéristique. [1]

Quels sont les symptômes d’une radiculopathie ?

Dans une radiculopathie cervicale, la douleur part souvent du cou et irradie vers le bras. [2] Cette douleur peut être accompagnée de fourmillements, d’un engourdissement ou d’une faiblesse dans le territoire neurologique atteint. [2] L’examen peut également retrouver une diminution d’un réflexe ou une fonte musculaire. [2]

Dans une radiculopathie lombosacrée, la douleur irradie souvent de la fesse vers la jambe et peut descendre sous le genou. [1] Elle est fréquemment décrite comme une brûlure, un élancement ou un coup de poignard. [1] Elle peut survenir avec ou sans douleur lombaire. [1] Un engourdissement ou une faiblesse de la jambe peut s’y associer. [1] Lorsqu’une hernie discale est en cause, la toux ou un effort à glotte fermée peut accentuer la douleur. [1]

Quelles sont les causes possibles ?

La compression d’une racine nerveuse est une cause fréquente de radiculopathie. [2] [1] Une hernie discale ou des excroissances osseuses appelées ostéophytes peuvent comprimer une racine à sa sortie de la colonne. [3] Dans la région lombosacrée, un rétrécissement du canal rachidien ou un glissement d’une vertèbre, appelé spondylolisthésis, fait aussi partie des causes fréquentes. [1] Plus rarement, une tumeur ou un abcès situé dans le canal rachidien peut comprimer une racine lombosacrée. [1] Certaines atteintes inflammatoires, infectieuses ou tumorales des nerfs et des plexus peuvent également produire des symptômes radiculaires. [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic commence par l’analyse du trajet de la douleur et des autres symptômes, puis par un examen de la force, de la sensibilité et des réflexes. [2] [1] Dans une présentation cervicale claire, un examen électrodiagnostique n’est pas nécessaire dans tous les cas. [2] L’électromyographie et l’étude de la conduction nerveuse peuvent aider à confirmer l’atteinte, à en préciser le niveau et à rechercher une maladie d’un nerf périphérique pouvant lui ressembler. [2] [1] Un électromyogramme négatif n’exclut toutefois pas une radiculopathie cervicale. [2]

L’IRM ou la tomodensitométrie peuvent rechercher une hernie discale, une sténose ou une autre anomalie structurale. [1] Pour une radiculopathie lombosacrée, la présence d’un déficit neurologique ou la persistance des symptômes au-delà de six semaines justifie selon la source une imagerie et une exploration électrodiagnostique. [1] Une image anormale doit toujours être rapprochée des symptômes et de l’examen clinique, car des modifications dégénératives cervicales peuvent être visibles chez des personnes sans symptômes. [3]

Quels traitements peuvent être proposés ?

Le traitement dépend de la cause, du niveau atteint, de l’intensité de la douleur et de l’existence éventuelle d’un déficit neurologique. [1] Une radiculopathie cervicale est généralement prise en charge d’abord par des mesures non chirurgicales, notamment avec l’aide de la rééducation physique. [2] Dans la forme lombosacrée, les options symptomatiques comprennent une activité adaptée à la tolérance, des traitements antalgiques et la kinésithérapie. [1] Certains médicaments destinés aux douleurs neuropathiques peuvent être envisagés, mais leur choix dépend notamment de l’âge, du risque de chute, du rythme cardiaque et de la fonction rénale. [1] L’intérêt des corticostéroïdes dans la douleur radiculaire aiguë reste controversé. [1] Les injections épidurales de corticostéroïdes sont réservées par la source aux douleurs lombosacrées sévères ou persistantes. [1]

Une intervention chirurgicale peut être indiquée dans les formes graves, notamment lorsqu’une hernie discale s’accompagne d’une faiblesse qui s’aggrave ou ne disparaît pas. [1] D’autres déficits neurologiques progressifs ou une douleur intolérable et résistante malgré six semaines de traitement conservateur peuvent également conduire à envisager une chirurgie. [1]

Évolution et suivi

De nombreuses radiculopathies cervicales s’améliorent sous prise en charge conservatrice. [2] La persistance des symptômes, l’apparition d’une faiblesse et l’évolution des déficits neurologiques influencent les examens et les traitements proposés. [1] Les modalités précises du suivi dépendent de la localisation, de la cause identifiée et des résultats de l’examen clinique. [2] [1] [3]

Sources et références

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