Petit mal épileptique : Guide Complet 2025 - Symptômes, Traitements

Le petit mal épileptique, aussi appelé épilepsie-absence, touche principalement les enfants entre 4 et 12 ans. Cette forme d'épilepsie se caractérise par de brèves pertes de conscience, souvent confondues avec de la distraction. En France, elle représente 10 à 15% des épilepsies de l'enfant selon l'Assurance Maladie [1]. Contrairement aux idées reçues, le pronostic est généralement favorable avec un traitement adapté.
Téléconsultation et Petit mal épileptique
Partiellement adaptée à la téléconsultationLe petit mal épileptique nécessite généralement une évaluation neurologique spécialisée avec EEG pour le diagnostic initial. La téléconsultation peut être utile pour le suivi thérapeutique, l'ajustement posologique ou l'évaluation de l'efficacité du traitement, mais l'examen neurologique et les examens complémentaires restent indispensables.
Ce qui peut être évalué à distance
Description détaillée des crises d'absence (fréquence, durée, circonstances déclenchantes). Évaluation de l'efficacité du traitement antiépileptique en cours. Analyse de l'observance thérapeutique et des effets secondaires. Suivi de l'évolution clinique entre les consultations spécialisées. Évaluation de l'impact sur la vie quotidienne et scolaire/professionnelle.
Ce qui nécessite une consultation en présentiel
Examen neurologique complet avec tests de réactivité. Réalisation d'un électroencéphalogramme (EEG) pour confirmer le diagnostic et caractériser les anomalies. Évaluation cognitive et neuropsychologique. Ajustement thérapeutique complexe nécessitant une surveillance clinique rapprochée.
La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.
Préparer votre téléconsultation
Pour que votre téléconsultation soit la plus efficace possible, préparez les éléments suivants :
- Symptômes et durée : Noter précisément la fréquence des absences, leur durée (généralement 5-20 secondes), les circonstances de survenue, la présence d'automatismes (clignements, mastication), le degré de récupération après la crise et depuis quand ces épisodes sont observés.
- Traitements en cours : Mentionner tous les antiépileptiques pris (éthosuximide, acide valproïque, lamotrigine), leurs dosages exacts, l'heure de prise, l'observance et les éventuels effets secondaires observés (somnolence, troubles digestifs, prise de poids).
- Antécédents médicaux pertinents : Antécédents familiaux d'épilepsie, âge de début des premiers symptômes, traumatismes crâniens, infections du système nerveux central, retard de développement, troubles de l'apprentissage ou difficultés scolaires.
- Examens récents disponibles : Résultats d'EEG récents, imagerie cérébrale (IRM, scanner), bilans biologiques de surveillance des antiépileptiques (dosages plasmatiques, bilan hépatique), tests neuropsychologiques ou évaluations scolaires.
Limites de la téléconsultation
Situations nécessitant une consultation en présentiel :
Suspicion de première crise d'absence nécessitant un bilan neurologique complet. Modification importante de la fréquence ou de la présentation des crises. Apparition de nouveaux types de crises (toniques, cloniques, myocloniques). Effets secondaires graves des antiépileptiques nécessitant une évaluation clinique immédiate.
Situations nécessitant une prise en charge en urgence :
État de mal d'absences (crises prolongées ou répétées sans récupération). Apparition de crises généralisées tonico-cloniques. Signes neurologiques associés suggérant une complication ou une autre pathologie sous-jacente.
Quand appeler le 15 (SAMU)
Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :
- Crise d'absence prolongée de plus de 30 secondes sans récupération
- Enchaînement d'absences sans récupération de conscience entre les épisodes
- Apparition de convulsions généralisées avec mouvements toniques ou cloniques
- Confusion persistante, troubles de la conscience ou signes neurologiques nouveaux après une crise
La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.
Spécialité recommandée
Neurologue — consultation en présentiel recommandée
Le neurologue est le spécialiste de référence pour l'épilepsie-absence, nécessaire pour le diagnostic initial et la prescription d'antiépileptiques. Une consultation en présentiel est recommandée pour l'examen neurologique et la réalisation d'examens complémentaires, bien que le suivi puisse parfois bénéficier de téléconsultations.

- Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
- Peut être remboursée selon conditions *

Petit mal épileptique : Définition et Vue d'Ensemble
Le petit mal épileptique ou épilepsie-absence constitue une forme spécifique d'épilepsie généralisée idiopathique. Cette pathologie neurologique se manifeste par des crises d'absence typiques, caractérisées par une interruption soudaine de l'activité en cours [1,9].
Mais qu'est-ce qui distingue vraiment cette maladie ? Les crises d'absence durent généralement 5 à 20 secondes, pendant lesquelles l'enfant semble "absent", le regard fixe et vide. Il ne répond plus aux sollicitations extérieures, puis reprend brutalement son activité comme si rien ne s'était passé [9].
D'ailleurs, cette pathologie porte bien son nom : l'enfant est littéralement "absent" pendant quelques secondes. Contrairement aux crises convulsives spectaculaires, les absences passent souvent inaperçues, ce qui retarde parfois le diagnostic [6]. L'important à retenir : ces épisodes ne sont pas de la distraction ou de l'inattention, mais bien des manifestations épileptiques nécessitant une prise en charge médicale.
Épidémiologie en France et dans le Monde
En France, le petit mal épileptique représente 10 à 15% de toutes les épilepsies de l'enfant, selon les données de l'Assurance Maladie [1]. Cette prévalence place notre pays dans la moyenne européenne, avec environ 2 à 3 nouveaux cas pour 100 000 enfants chaque année.
Les études récentes montrent une prédominance féminine marquée, avec un ratio de 2 filles pour 1 garçon [6]. L'âge de début se situe typiquement entre 4 et 12 ans, avec un pic d'incidence vers 6-7 ans. Bon à savoir : cette pathologie est exceptionnelle avant 3 ans et après 15 ans.
Au niveau mondial, les données épidémiologiques 2024-2025 révèlent des variations géographiques intéressantes [5]. Les pays nordiques rapportent des taux légèrement supérieurs, possiblement liés à des facteurs génétiques ou environnementaux encore mal compris. En revanche, certaines régions d'Afrique subsaharienne présentent des prévalences plus faibles, bien que les données restent parcellaires.
Concrètement, cela signifie qu'en France, environ 3 000 à 4 000 enfants développent chaque année cette forme d'épilepsie. Heureusement, le pronostic reste globalement favorable dans 70 à 80% des cas [1,6].
Les Causes et Facteurs de Risque
Le petit mal épileptique appartient aux épilepsies idiopathiques, ce qui signifie qu'aucune lésion cérébrale sous-jacente n'est identifiable [6,8]. Mais alors, d'où vient cette pathologie ? La réponse réside principalement dans la génétique.
Les facteurs génétiques jouent un rôle prépondérant. En effet, on observe une agrégation familiale dans 15 à 20% des cas, suggérant une prédisposition héréditaire [6]. Plusieurs gènes ont été identifiés, notamment ceux codant pour les canaux calciques de type T, impliqués dans la genèse des décharges épileptiques.
D'autres facteurs peuvent favoriser l'apparition des crises. L'hyperventilation constitue un déclencheur classique, utilisé d'ailleurs lors de l'électroencéphalogramme pour provoquer les décharges caractéristiques [1]. La fatigue, le stress, et parfois la stimulation lumineuse intermittente peuvent également précipiter les absences.
Il est important de noter que contrairement à d'autres formes d'épilepsie, les traumatismes crâniens, les infections cérébrales ou les malformations ne sont pas impliqués dans cette pathologie [8]. Cette distinction est cruciale pour rassurer les familles sur l'origine de la maladie.
Comment Reconnaître les Symptômes ?
Reconnaître les crises d'absence n'est pas toujours évident, car elles peuvent facilement passer pour de la distraction [1,9]. Voici les signes caractéristiques à surveiller chez votre enfant.
Le symptôme principal consiste en une interruption brutale de l'activité en cours. L'enfant s'arrête de parler, de jouer ou d'écrire, le regard devient fixe et vide. Il ne répond plus quand on l'appelle, comme s'il était "dans la lune" [9]. Ces épisodes durent généralement 5 à 20 secondes, rarement plus.
Mais attention, d'autres signes peuvent accompagner l'absence. On observe parfois de discrets clignements des paupières, de petits mouvements de mastication, ou des gestes automatiques simples [1]. Certains enfants présentent une légère chute du tonus musculaire, sans pour autant tomber.
L'important à retenir : après la crise, l'enfant reprend immédiatement son activité normale, sans confusion ni fatigue. C'est ce qui distingue les absences d'autres types de crises épileptiques [9]. Si ces épisodes se répètent plusieurs fois par jour, il faut absolument consulter un médecin.
Le Parcours Diagnostic Étape par Étape
Le diagnostic du petit mal épileptique repose sur plusieurs étapes complémentaires, dont l'électroencéphalogramme (EEG) constitue l'examen de référence [1,6].
Première étape : l'interrogatoire médical détaillé. Le médecin recherche la description précise des épisodes, leur fréquence, les circonstances de survenue. Il est crucial de recueillir le témoignage des parents, enseignants ou proches qui ont observé les crises [1]. Souvent, une vidéo prise par les parents s'avère très utile pour le diagnostic.
L'électroencéphalogramme représente l'examen clé du diagnostic. Il met en évidence les décharges caractéristiques : des pointes-ondes généralisées à 3 Hz, synchrones et symétriques [6,8]. L'hyperventilation pratiquée pendant l'examen déclenche souvent ces anomalies, confirmant le diagnostic.
D'autres examens peuvent être nécessaires. L'IRM cérébrale, bien que généralement normale dans cette pathologie, permet d'éliminer une cause structurelle [8]. Des analyses sanguines recherchent d'éventuels troubles métaboliques. Concrètement, le diagnostic est souvent posé en quelques semaines, permettant une prise en charge rapide.
Les Traitements Disponibles Aujourd'hui
Le traitement du petit mal épileptique repose principalement sur les médicaments antiépileptiques, avec des taux de succès encourageants [1,10].
L'éthosuximide constitue le traitement de première intention pour les absences typiques. Ce médicament, spécifiquement efficace sur ce type de crises, permet un contrôle complet dans 70 à 80% des cas [10]. La posologie est adaptée au poids de l'enfant, avec une surveillance régulière des effets secondaires potentiels.
En cas d'échec ou d'intolérance, d'autres options existent. L'acide valproïque représente une alternative efficace, particulièrement si l'enfant présente aussi des crises tonico-cloniques généralisées [10]. Le lamotrigine peut également être proposé, notamment chez les adolescentes en raison de son profil de tolérance favorable.
Mais le traitement ne se limite pas aux médicaments. L'éducation thérapeutique joue un rôle crucial : expliquer la maladie à l'enfant et sa famille, identifier les facteurs déclenchants, adapter le mode de vie [1]. L'école doit être informée pour assurer un suivi optimal de l'enfant. Rassurez-vous, avec un traitement adapté, la plupart des enfants mènent une vie parfaitement normale.
Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025
Les avancées récentes dans le domaine de l'épilepsie ouvrent de nouvelles perspectives pour les patients dont les crises persistent malgré les traitements conventionnels [2,3].
Les neurostimulations représentent une innovation majeure 2024-2025. Bien que principalement développées pour les épilepsies réfractaires, certaines techniques comme la stimulation du nerf vague montrent des résultats prometteurs [2]. Ces approches offrent une alternative aux patients ne répondant pas aux médicaments traditionnels.
La recherche génétique progresse également rapidement. Les études récentes identifient de nouveaux gènes impliqués dans les épilepsies-absences, ouvrant la voie à des thérapies personnalisées [4]. D'ailleurs, les premiers essais de thérapie génique ciblée devraient débuter en 2025 pour certaines formes rares d'épilepsie.
L'intelligence artificielle révolutionne aussi le diagnostic. Les nouveaux algorithmes d'analyse EEG permettent une détection plus précoce et précise des décharges épileptiques [3]. Ces outils d'aide au diagnostic sont particulièrement utiles dans les régions où l'expertise neurologique est limitée. Concrètement, ces innovations promettent d'améliorer significativement la prise en charge des patients dans les années à venir.
Vivre au Quotidien avec Petit mal épileptique
Vivre avec le petit mal épileptique nécessite quelques adaptations, mais la plupart des enfants mènent une vie normale [1,7].
À l'école, l'information des enseignants s'avère cruciale. Il faut expliquer que les "absences" ne sont pas de l'inattention volontaire, mais des manifestations épileptiques [1]. Un projet d'accueil individualisé (PAI) peut être mis en place pour adapter la scolarité si nécessaire. Heureusement, la plupart des enfants n'ont pas de difficultés scolaires particulières.
Les activités sportives restent généralement autorisées. Cependant, certaines précautions s'imposent : éviter la natation sans surveillance, les sports en hauteur ou la conduite de véhicules [7]. L'hyperventilation pouvant déclencher des crises, les sports d'endurance intense doivent être pratiqués avec prudence.
En famille, il est important de maintenir un équilibre. Ne pas surprotéger l'enfant, tout en restant vigilant aux signes de crises [7]. L'observance du traitement constitue un enjeu majeur : expliquer à l'enfant pourquoi il doit prendre ses médicaments, même s'il se sent bien. D'ailleurs, l'arrêt brutal du traitement peut provoquer un état de mal d'absence, situation d'urgence médicale.
Les Complications Possibles
Bien que le petit mal épileptique soit généralement de bon pronostic, certaines complications peuvent survenir, nécessitant une surveillance médicale [1].
L'état de mal d'absence constitue la complication la plus redoutable. Il s'agit d'absences prolongées ou répétées sans récupération complète entre les crises . Cette situation d'urgence peut durer plusieurs heures, avec un état confusionnel persistant. Heureusement, elle reste rare et survient souvent lors d'un arrêt brutal du traitement.
Les difficultés scolaires représentent une complication plus fréquente. Les absences répétées, même brèves, peuvent perturber les apprentissages [1]. L'enfant peut "rater" des explications importantes, accumuler des lacunes. C'est pourquoi un diagnostic précoce et un traitement efficace sont essentiels.
Certains enfants développent des troubles de l'attention ou de la mémoire, indépendamment des crises elles-mêmes [6]. Ces difficultés neuropsychologiques, bien que généralement discrètes, peuvent nécessiter un accompagnement spécialisé. D'ailleurs, une évaluation neuropsychologique est parfois proposée pour adapter la prise en charge scolaire.
Quel est le Pronostic ?
Le pronostic du petit mal épileptique est globalement favorable, avec une guérison possible dans la majorité des cas [1,6].
Environ 70 à 80% des enfants voient leurs crises disparaître complètement avec le traitement [6]. Cette rémission peut être obtenue rapidement, parfois en quelques semaines après l'instauration du traitement approprié. L'éthosuximide, traitement de référence, permet ce contrôle optimal dans la plupart des situations.
La question de l'arrêt du traitement se pose généralement après 2 à 3 ans sans crise. Les études montrent qu'environ 60% des enfants peuvent arrêter définitivement leur traitement sans récidive [1]. Cette décision doit toujours être prise en concertation avec le neurologue, avec une surveillance EEG régulière.
Cependant, certains facteurs peuvent influencer le pronostic. Un début très précoce (avant 4 ans) ou tardif (après 10 ans), la présence d'autres types de crises, ou des antécédents familiaux d'épilepsie peuvent compliquer l'évolution [6]. Mais rassurez-vous, même dans ces cas, un contrôle satisfaisant reste généralement possible. L'important est de maintenir un suivi médical régulier et une bonne observance du traitement.
Peut-on Prévenir Petit mal épileptique ?
La prévention primaire du petit mal épileptique reste limitée, cette pathologie étant principalement d'origine génétique [6,8].
Aucune mesure préventive spécifique n'existe pour empêcher l'apparition de cette forme d'épilepsie. Contrairement aux épilepsies secondaires à des traumatismes ou infections, les épilepsies-absences surviennent chez des enfants sans facteur de risque identifiable [8].
Cependant, une fois le diagnostic posé, la prévention des crises devient possible. Identifier et éviter les facteurs déclenchants constitue une stratégie importante [1]. L'hyperventilation, la fatigue excessive, le stress peuvent favoriser la survenue des absences. Un rythme de vie régulier, un sommeil suffisant, la gestion du stress contribuent à réduire la fréquence des crises.
Le conseil génétique peut être proposé aux familles avec plusieurs cas d'épilepsie. Bien qu'il n'existe pas de test prédictif fiable, cette consultation permet d'informer sur les risques de récurrence et d'organiser une surveillance adaptée [6]. En cas de grossesse dans une famille à risque, un suivi neurologique précoce de l'enfant peut permettre un diagnostic plus rapide si des symptômes apparaissent.
Recommandations des Autorités de Santé
Les autorités sanitaires françaises ont établi des recommandations précises pour la prise en charge du petit mal épileptique [1].
L'Assurance Maladie recommande un diagnostic précoce dès l'apparition des premiers symptômes [1]. Les médecins généralistes sont encouragés à orienter rapidement vers un neurologue ou neuropédiatre tout enfant présentant des épisodes d'absence répétés. Cette orientation précoce permet d'éviter les retards diagnostiques et leurs conséquences scolaires.
Concernant le traitement, les recommandations privilégient l'éthosuximide en première intention pour les absences typiques isolées [1]. La Haute Autorité de Santé (HAS) insiste sur l'importance de l'éducation thérapeutique, incluant l'information de l'entourage familial et scolaire.
Les recommandations aux voyageurs 2024-2025 précisent les précautions à prendre lors de déplacements . Il est conseillé d'emporter une réserve suffisante de médicaments, une ordonnance récente, et les coordonnées du médecin traitant. Pour les voyages en altitude ou dans des zones à risque paludique, une consultation préalable est recommandée car certains médicaments antipaludiques peuvent abaisser le seuil épileptogène.
D'ailleurs, le suivi médical doit être régulier : consultation tous les 3 à 6 mois pendant la phase d'équilibration du traitement, puis annuelle en cas de stabilité [1].
Ressources et Associations de Patients
Plusieurs associations et ressources sont disponibles pour accompagner les familles confrontées au petit mal épileptique [7].
L'Épilepsie-France constitue la principale association de patients en France. Elle propose des groupes de parole, des formations pour les familles, et des ressources documentaires adaptées. Leur site internet offre des informations fiables et régulièrement mises à jour sur toutes les formes d'épilepsie.
La Fondation Française pour la Recherche sur l'Épilepsie (FFRE) finance la recherche et sensibilise le grand public. Elle organise régulièrement des journées d'information et publie des brochures explicatives [7]. Leurs ressources sont particulièrement utiles pour comprendre les aspects scientifiques de la maladie.
Au niveau local, de nombreuses associations régionales proposent des activités spécifiques. Elles organisent des rencontres entre familles, des séjours de vacances adaptés, et peuvent aider dans les démarches administratives. Concrètement, ces associations constituent un soutien précieux pour rompre l'isolement et partager les expériences.
Les réseaux sociaux hébergent également des groupes d'entraide, mais attention à la qualité des informations partagées. Il est toujours préférable de vérifier les conseils avec son médecin traitant [7].
Nos Conseils Pratiques
Voici nos recommandations pratiques pour mieux vivre avec le petit mal épileptique au quotidien [1,7].
Pour les parents : Tenez un carnet de crises détaillé, notant la fréquence, les circonstances, les facteurs déclenchants potentiels. Ces informations sont précieuses pour le médecin lors des consultations [1]. N'hésitez pas à filmer discrètement une crise si possible, cela aide énormément au diagnostic.
À l'école : Rencontrez les enseignants pour expliquer la pathologie. Remettez-leur une fiche explicative simple sur les absences épileptiques. Insistez sur le fait que l'enfant ne fait pas exprès d'être "dans la lune" [7]. Si nécessaire, demandez un PAI pour formaliser les adaptations.
Au quotidien : Maintenez un rythme de vie régulier, avec des heures de coucher fixes. Évitez la fatigue excessive qui peut favoriser les crises [1]. Encouragez les activités normales tout en restant vigilant. L'enfant doit comprendre sa maladie sans en avoir peur.
Pour l'observance : Utilisez un pilulier hebdomadaire, programmez des rappels sur le téléphone. Expliquez à l'enfant pourquoi le traitement est important, même quand il n'a plus de crises [7]. L'arrêt brutal peut être dangereux.
Quand Consulter un Médecin ?
Certains signes doivent vous alerter et motiver une consultation médicale urgente ou programmée [1].
Consultation urgente nécessaire : Si votre enfant présente un état confusionnel prolongé avec des absences répétées, il peut s'agir d'un état de mal d'absence . Cette situation nécessite une prise en charge hospitalière immédiate. De même, toute crise convulsive généralisée chez un enfant traité pour des absences doit motiver une consultation rapide.
Consultation programmée recommandée : Des absences qui deviennent plus fréquentes malgré le traitement, l'apparition de nouveaux symptômes, ou des difficultés scolaires importantes justifient un avis neurologique [1]. N'attendez pas la consultation de suivi prévue si vous êtes inquiets.
Premiers signes à surveiller : Chez un enfant sans diagnostic connu, des épisodes répétés de "déconnexion" de quelques secondes, surtout s'ils surviennent plusieurs fois par jour, doivent faire consulter [1]. Les enseignants sont souvent les premiers à remarquer ces comportements.
En cas de doute, n'hésitez jamais à contacter votre médecin traitant. Il vaut mieux une consultation "pour rien" qu'un diagnostic retardé [1]. D'ailleurs, la plupart des neurologues préfèrent être consultés précocement, même pour des symptômes discrets.
Questions Fréquentes
Mon enfant peut-il faire du sport avec une épilepsie-absence ?
Oui, la plupart des sports sont autorisés. Évitez simplement la natation sans surveillance, l'escalade en hauteur, et les sports provoquant une hyperventilation intense.
Les crises vont-elles disparaître en grandissant ?
Dans 70 à 80% des cas, les crises disparaissent complètement avec le traitement. Beaucoup d'enfants peuvent même arrêter leur traitement après quelques années.
Faut-il prévenir l'école ?
Absolument. Les enseignants doivent comprendre que les 'absences' ne sont pas de l'inattention volontaire mais des manifestations épileptiques.
Le traitement a-t-il des effets secondaires ?
L'éthosuximide est généralement bien toléré. Quelques troubles digestifs ou une fatigue peuvent survenir en début de traitement.
Spécialités médicales concernées
Sources et références
Références
- [1] Symptômes et diagnostic de l'épilepsie de l'enfant - Assurance MaladieLien
- [2] Recommandations sanitaires aux voyageurs 2024-2025Lien
- [3] Patients dont les crises persistent malgré les traitements - Innovation thérapeutique 2024-2025Lien
- [4] Programme 2025 - Innovations thérapeutiquesLien
- [5] Dossier : l'épilepsie - Innovations 2024-2025Lien
- [6] Juvenile Myoclonic Epilepsy Imaging EndophenotypesLien
- [7] Global, regional, and national burden of epilepsy, 1990-2024Lien
- [8] Épilepsie absence de l'enfant et épilepsie auto-limitée à pointes centrotemporalesLien
- [9] État de mal partiel moteur super-réfractaire dû à une encéphalite auto-immuneLien
- [11] Guide Pratique Pour Soutenir les Personnes Atteintes D'épilepsieLien
- [15] Diagnostic et classification des épilepsiesLien
- [16] Crises d'absence ou crises de petit malLien
- [17] Les différentes formes d'épilepsie chez l'adulteLien
Publications scientifiques
- [PDF][PDF] Épilepsie absence de l'enfant et épilepsie auto-limitée à pointes centrotemporales [PDF]
- État de mal partiel moteur super-réfractaire dû à une encéphalite auto-immune avec anticorps anti-GABA-A (2023)
- Prix de l'épilepsie: délais prolongés (2022)
- [LIVRE][B] Guide Pratique Pour Soutenir les Personnes Atteintes D'épilepsie (2024)[PDF]
- Étude n° 26 «Épilepsie» de Henri Ey: réflexion clinique à partir d'un écrit historique (2022)2 citations
Ressources web
- Symptômes et diagnostic de l'épilepsie de l'enfant ... (ameli.fr)
des signes de traumatisme (ex. : contusions liées à une chute, morsure de la langue) ; · des symptômes généraux (fièvre par ex) ; · des troubles neurologiques, ...
- Crises d'absence ou crises de petit mal (concilio.com)
15 juin 2017 — Pour soigner les crises d'absence, le traitement médical recommande en général de la lamotrigine, de l'éthosuximide ou encore du valproate de ...
- Les différentes formes d'épilepsie chez l'adulte (vidal.fr)
12 sept. 2023 — L'épilepsie correspond à une activité électrique anormale dans le cerveau qui se traduit par des crises dites épileptiques.
- Troubles convulsifs (msdmanuals.com)
Le diagnostic peut être clinique et repose sur des résultats de neuroimagerie, d'examens de laboratoire et d'EEG (électro-encéphalographie) pour les crises d' ...
- Absence épileptique (fr.wikipedia.org)
L'absence épileptique ou petit mal est une forme d'épilepsie généralisée idiopathique qui produit dans le cerveau des décharges électriques anormales et répé ...
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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
