Maladie de Parkinson : signes, diagnostic, traitements et suivi

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Maladie de Parkinson par ville
La maladie de Parkinson est une maladie chronique neurodégénérative du système nerveux qui détruit progressivement des neurones produisant la dopamine dans une région du cerveau appelée substance noire. [2] Elle ne doit pas être confondue avec tout tremblement ni avec un syndrome parkinsonien provoqué, par exemple, par certains médicaments, une intoxication ou une autre maladie neurologique. [1]
Quand demander rapidement conseil
Si vous êtes suivi pour une maladie de Parkinson et qu’un symptôme inhabituel apparaît, même s’il semble banal comme un mal de ventre, un mal de tête ou une douleur musculaire, consultez rapidement et demandez conseil à un médecin ou à un pharmacien. [3]
Sous agoniste dopaminergique, l’apparition d’un comportement compulsif, d’une addiction aux jeux, d’achats incontrôlés, d’une augmentation inhabituelle des pulsions sexuelles, d’une agitation, d’hallucinations, d’une somnolence dans la journée ou d’attaques d’endormissement peut constituer un effet indésirable parfois grave. [4] Si vous ou votre entourage constatez l’un de ces changements, consultez rapidement le médecin traitant afin qu’il évalue et, si nécessaire, ajuste le traitement ; signalez aussi tout comportement inhabituel au médecin, au pharmacien ou à un autre professionnel participant aux soins. [4] [3]
Quels signes peuvent évoquer la maladie ?
Les trois principaux signes du syndrome parkinsonien sont le tremblement, la lenteur des mouvements appelée akinésie et la rigidité musculaire, mais ils ne sont pas nécessairement tous présents en même temps et leur intensité varie. [1] Au début, les symptômes sont souvent fluctuants et touchent un seul côté du corps ; ils peuvent ensuite devenir bilatéraux tout en restant plus marqués d’un côté. [1] Le tremblement typique apparaît au repos et disparaît pendant le mouvement, mais il n’est pas systématique : environ 30 % des personnes atteintes n’en présentent pas. [1] Des troubles de l’attention ou de la mémoire, un ralentissement de la pensée, des troubles du sommeil, une perte de motivation, un état dépressif, une fatigue, une diminution de l’odorat, une constipation ou des difficultés à avaler peuvent aussi être associés. [1]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Chez un adulte présentant un tremblement de repos, une lenteur des mouvements ou une rigidité, une évaluation médicale précoce est recommandée ; le diagnostic repose sur les symptômes et l’examen clinique, et un avis de neurologue avant le début du traitement est souhaitable. [1] [2] Dans certains cas, une prise de sang, un scanner ou une IRM cérébrale aide à rechercher une autre cause de tremblement ou de syndrome parkinsonien, mais ces examens ne constituent pas à eux seuls le diagnostic. [1] La confirmation du diagnostic peut demander plusieurs mois d’évolution et tenir compte de l’amélioration observée sous traitement. [1] En cas de difficulté diagnostique ou de prise en charge, le médecin peut solliciter un Centre Expert Régional. [1] [4]
Quels sont les traitements ?
Les traitements améliorent les symptômes et peuvent en retarder l’évolution, mais ils ne guérissent pas la maladie et n’empêchent pas la progression de la dégénérescence des neurones. [4] Après le diagnostic, le médecin traitant et le neurologue élaborent avec la personne un plan de soins adapté à son âge, à la gêne dans la vie quotidienne et à l’évolution de la maladie. [4] Selon les besoins, ce plan peut associer des médicaments dopaminergiques, des mesures de mode de vie, de la kinésithérapie, de l’orthophonie et une activité physique, puis être régulièrement adapté. [4]
Les médicaments dopaminergiques, dont la lévodopa et les agonistes dopaminergiques, visent à compenser le déficit en dopamine ou à reproduire ses effets afin d’améliorer les symptômes moteurs. [4] Des troubles digestifs, une transpiration excessive ou une baisse de tension au passage en position debout sont souvent signalés avec ces traitements. [4] La kinésithérapie aide à entretenir les muscles et les articulations, la marche et l’équilibre ; l’orthophonie peut agir sur la parole, la déglutition, l’écriture ou certains troubles cognitifs, tandis que l’ergothérapie facilite les activités quotidiennes et l’aménagement du logement. [4]
Dans les formes les plus graves, lorsque la qualité de vie est altérée par un mauvais contrôle des mouvements malgré les médicaments, une stimulation cérébrale profonde peut être envisagée. [4] Cette option neurochirurgicale, discutée dans le parcours de soins avec le neurologue puis prise en charge en neurochirurgie, consiste à implanter des électrodes reliées à un boîtier et peut diminuer les fluctuations motrices et les mouvements involontaires appelés dyskinésies. [4]
Utiliser les médicaments en sécurité
À chaque prise, respectez les horaires, la dose et la forme prescrits ; ne croquez, n’ouvrez ou n’écrasez pas un médicament sauf autorisation du neurologue ou du pharmacien. [3] Ne modifiez pas et n’arrêtez pas un traitement antiparkinsonien sans avis médical, car un arrêt brutal peut provoquer une akinésie aiguë, avec rigidité brutale et généralisée. [3] Avant d’ajouter un médicament, même pour un problème courant, demandez conseil au pharmacien ou au médecin en raison des interactions possibles avec les traitements antiparkinsoniens. [3]
Suivi et évolution
Le suivi se poursuit au long cours avec un rythme fixé avec la personne et peut associer médecin traitant, neurologue, gériatre, kinésithérapeute, orthophoniste et ergothérapeute. [3] Il sert à surveiller l’efficacité et la tolérance du traitement, rechercher une aggravation ou une complication et adapter les médicaments et les soins de rééducation. [3] Noter les horaires des changements de mobilité ou des périodes de blocage peut aider l’équipe à ajuster le traitement. [3]
Au fil de l’évolution, l’efficacité des médicaments peut fluctuer dans la journée, avec alternance de périodes de blocage ou de difficultés à marcher et de périodes plus mobiles parfois accompagnées de dyskinésies. [1] Des chutes, des troubles cognitifs, une confusion, des hallucinations, des difficultés à avaler avec risque de fausse route, un amaigrissement ou une dénutrition peuvent également survenir et doivent être recherchés pendant le suivi. [1] [3]
Préserver l’autonomie au quotidien
Une activité physique régulière et adaptée aide à entretenir la marche, l’équilibre, la mobilité et les activités quotidiennes ; son programme doit être établi avec le médecin traitant en coordination avec le neurologue, en respectant les éventuelles contre-indications. [4] Une alimentation équilibrée et suffisante aide à éviter l’amaigrissement et la dénutrition, qui entraînent une fonte musculaire pouvant aggraver les troubles de la marche. [3] Lorsque des troubles de l’équilibre apparaissent, prévenez les situations à risque de chute et envisagez avec un ergothérapeute les aides techniques ou adaptations du logement nécessaires. [3]
Un soutien psychologique peut être utile à la personne malade comme à ses proches, particulièrement au début de la maladie ; le médecin traitant peut les orienter. [3] Après le diagnostic, le médecin traitant peut demander une prise en charge en affection de longue durée pour les examens et soins en rapport avec la maladie, remboursés à 100 % sur la base des tarifs de l’Assurance Maladie. [1]
Sources et références
[1] Symptômes, diagnostic et évolution de la maladie de Parkinson | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] Comprendre la maladie de Parkinson | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[3] Suivi médical et vie au quotidien avec une maladie de Parkinson | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12
[4] Traitement de la maladie de Parkinson | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12
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