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Pertes vaginales : aspect normal ou anormal, causes et consultation

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Les pertes vaginales correspondent à un liquide qui s’écoule du vagin. [5] Une partie de ces sécrétions est naturelle, notamment avant la ménopause, et leur quantité ou leur aspect peut varier au cours du cycle menstruel. [2] Une modification inhabituelle de la quantité, de la consistance, de la couleur ou de l’odeur peut en revanche signaler une infection, une irritation ou une autre cause qui doit être évaluée selon le contexte. [5] L’aspect des pertes donne des indices, mais il ne permet pas à lui seul d’identifier avec certitude leur cause. [1] [6]

Comment reconnaître des sécrétions vaginales normales ?

Les sécrétions génitales naturelles n’ont pas d’odeur désagréable et ne provoquent pas d’irritation. [2] Au milieu du cycle, la glaire provenant du col de l’utérus peut être transparente, fluide et très abondante au moment de l’ovulation. [2] Des sécrétions laiteuses et peu abondantes peuvent aussi augmenter pendant la seconde partie du cycle et dans les jours précédant les règles. [2] Après la ménopause, la diminution des hormones peut entraîner une atrophie et une sécheresse des muqueuses génitales, qui deviennent plus sensibles aux irritations. [2]

Quels changements rendent les pertes inhabituelles ?

Des pertes plus abondantes ou plus épaisses que d’habitude, grises, vertes, jaunes, légèrement sanglantes ou malodorantes sont considérées comme anormales. [5] Elles peuvent être accompagnées de démangeaisons, de brûlures, d’une éruption ou d’une douleur de la vulve. [5] Une inflammation du vagin peut également provoquer des douleurs pendant les rapports sexuels, des brûlures en urinant ou des difficultés à uriner. [2]

Des pertes blanches, épaisses et grumeleuses associées à des démangeaisons peuvent évoquer une mycose vulvovaginale. [2] [4] [5] Des pertes fluides, abondantes, grisâtres ou jaunâtres et malodorantes peuvent être observées au cours de vaginites bactériennes. [2] [1] Des pertes mousseuses, abondantes et malodorantes peuvent être observées au cours de certaines vaginites parasitaires. [2] [1] Ces aspects sont seulement des signes d’orientation, car une même description ne suffit pas à confirmer le germe en cause. [1] [6]

Quelles sont les principales causes possibles ?

Les infections du vagin comprennent notamment les mycoses, les vaginites bactériennes et les infections dues à des parasites. [2] [6] Certaines infections associées à des pertes sont sexuellement transmissibles, notamment la trichomonase, la chlamydiose et la gonococcie. [2] [5] Une perte vaginale prédit cependant mal à elle seule une infection du col par le gonocoque ou Chlamydia, car ces infections peuvent être présentes sans anomalie cervicale visible ni symptôme caractéristique. [6] Une perte anormale ne signifie donc pas automatiquement qu’il s’agit d’une infection sexuellement transmissible, et l’absence de perte ne permet pas non plus d’en exclure une. [2] [6]

Des savons, gels, crèmes, poudres, lubrifiants, spermicides ou autres produits au contact de la vulve peuvent provoquer une irritation non infectieuse. [2] [5] Des vêtements serrés, des sous-vêtements synthétiques ou certaines protections hygiéniques peuvent également favoriser une irritation mécanique. [2] Une maladie de peau touchant la vulve et le vagin, comme un psoriasis, un lichen ou un eczéma de contact, peut aussi être en cause. [2] Chez l’enfant, un écoulement peut notamment être lié à une infection, à un produit irritant ou à un corps étranger présent dans le vagin. [2] [5]

Quand consulter pour des pertes vaginales ?

Il faut consulter dans un délai d’un jour si les pertes s’accompagnent de douleurs pelviennes, de fièvre, d’un aspect évoquant du pus ou de selles dans l’écoulement. [5] Un écoulement sanglant après la ménopause justifie également une consultation dans un délai d’un jour. [5] Une personne enceinte ou pensant l’être doit consulter dans la journée lorsqu’elle présente des symptômes de vaginite. [4] Chez une petite fille, une inflammation ou un écoulement faisant suspecter un corps étranger dans le vagin nécessite aussi une consultation dans la journée. [2] [4]

En l’absence de ces signes d’alerte, des pertes anormales justifient une consultation dans les jours qui suivent. [5] Il est notamment recommandé de consulter dans les jours qui viennent lors d’un premier épisode de vaginite, de pertes malodorantes jaunes ou vertes, de symptômes persistants après une automédication ou de récidives fréquentes. [4] L’automédication est déconseillée lorsqu’une vaginite survient chez une personne suivie pour une maladie chronique telle qu’un diabète. [4]

Comment la cause est-elle recherchée ?

La consultation commence par des questions sur l’aspect des pertes et sur les autres symptômes éventuels. [5] Un examen gynécologique peut permettre d’examiner la vulve, le vagin et, à l’aide d’un spéculum, l’intérieur du vagin et le col de l’utérus. [1] [5] [6] La couleur, la texture et l’odeur des sécrétions participent à l’orientation diagnostique. [1] Un prélèvement vaginal peut être effectué par la personne elle-même, par un professionnel de santé ou en laboratoire afin de rechercher une cause bactérienne, parasitaire ou mycosique. [1] Il est préférable de ne pas réaliser de toilette intime juste avant une consultation motivée par des pertes, afin de conserver les sécrétions utiles à l’examen. [1]

Quels soins peuvent être proposés ?

Le traitement dépend de la cause identifiée plutôt que du seul aspect de l’écoulement. [1] [5] Une vaginite infectieuse peut nécessiter un antifongique, un antibiotique, un antiparasitaire ou, plus rarement, un antiviral selon le germe en cause. [1] Lorsqu’une infection sexuellement transmissible est diagnostiquée, le ou les partenaires sexuels doivent être traités en même temps dans certains cas. [1] Pour une irritation non infectieuse, la prise en charge consiste notamment à supprimer le produit, le contact ou le facteur mécanique responsable. [1] [3] Après la ménopause, des hydratants vaginaux ou un traitement local à base d’estrogènes peuvent parfois être proposés pour traiter la sécheresse et l’atrophie vaginales. [1]

Une automédication antifongique ne concerne que la personne non enceinte qui a déjà présenté une mycose et reconnaît ses symptômes typiques, avec des pertes blanches épaisses et des démangeaisons. [4] Dans cette situation limitée, un pharmacien peut conseiller le produit adapté et la durée du traitement. [4] En cas de doute sur l’origine des pertes, il ne faut pas entreprendre une automédication contre une mycose et une consultation est indiquée. [4]

Quels gestes limitent les irritations et certaines récidives ?

La toilette intime doit rester externe, sans nettoyage de l’intérieur du vagin ni douche vaginale. [3] Une à deux toilettes par jour avec un produit doux non parfumé permettent d’éviter l’excès d’hygiène et les produits irritants. [3] Lors des règles, les tampons et les protections hygiéniques doivent être changés fréquemment. [3] En cas de mycoses répétées, éviter les vêtements très serrés et les sous-vêtements mouillés, tout en privilégiant le coton, peut contribuer à limiter les facteurs favorisants. [3] Le préservatif est recommandé avec chaque partenaire tant qu’il n’est pas établi qu’il n’est pas porteur d’une infection sexuellement transmissible. [3]

Quel suivi en cas de persistance ou de récidive ?

Une perte qui persiste ou réapparaît après un traitement doit être réévaluée afin de vérifier le diagnostic et de rechercher une autre cause. [4] [6] Des pertes récurrentes ou persistantes peuvent nécessiter des analyses plus étendues ou une évaluation spécialisée lorsque les examens disponibles initialement ne permettent pas d’identifier la cause. [6] Pendant une grossesse, une vaginite diagnostiquée nécessite un suivi jusqu’à l’accouchement pour vérifier sa guérison et l’absence de récidive. [1]

Sources et références

[2] Reconnaître une vaginite | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

[3] Comment prévenir la vaginite et ses récidives ? | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

[4] Mycose vaginale et autres vaginites : que faire ? | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

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