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Candidose Vulvovaginale : Guide Complet 2025 - Symptômes, Traitements

Candidose vulvovaginale

La candidose vulvovaginale touche 75% des femmes au moins une fois dans leur vie. Cette infection fongique, bien que bénigne, peut considérablement impacter votre qualité de vie. Démangeaisons intenses, pertes blanches, brûlures... les symptômes sont souvent gênants. Heureusement, des traitements efficaces existent, et les innovations 2024-2025 ouvrent de nouvelles perspectives thérapeutiques prometteuses.

Téléconsultation et Candidose vulvovaginale

Partiellement adaptée à la téléconsultation

La candidose vulvovaginale peut souvent être évaluée par téléconsultation grâce à la description des symptômes caractéristiques (démangeaisons, pertes blanches) et l'historique médical. Cependant, un examen gynécologique peut être nécessaire pour confirmer le diagnostic, exclure d'autres infections ou évaluer des complications, particulièrement en cas de récidives fréquentes ou de symptômes atypiques.

Ce qui peut être évalué à distance

Description précise des symptômes (démangeaisons vulvaires, pertes vaginales blanches épaisses, brûlures mictionnelles). Évaluation de l'historique des épisodes précédents et des traitements antérieurs. Analyse des facteurs déclenchants (antibiotiques récents, stress, changements hormonaux). Orientation diagnostique initiale basée sur la symptomatologie clinique. Prescription d'un traitement antifongique adapté en cas de tableau typique.

Ce qui nécessite une consultation en présentiel

Examen gynécologique avec spéculum pour visualiser les lésions et prélèvements vaginaux en cas de doute diagnostique. Évaluation en cas de candidoses récidivantes (plus de 4 épisodes par an) nécessitant un bilan approfondi. Prise en charge des complications comme une vulvite sévère ou une surinfection bactérienne.

La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.

Préparer votre téléconsultation

Pour que votre téléconsultation soit la plus efficace possible, préparez les éléments suivants :

  • Symptômes et durée : Noter précisément les démangeaisons vulvaires, l'aspect et l'odeur des pertes vaginales, les brûlures lors de la miction, les douleurs lors des rapports sexuels et depuis combien de jours ces symptômes sont présents.
  • Traitements en cours : Mentionner les antifongiques récents (fluconazole, éconazole, miconazole), les antibiotiques pris dans les dernières semaines, les traitements hormonaux (pilule contraceptive, THS), les corticoïdes ou immunosuppresseurs.
  • Antécédents médicaux pertinents : Antécédents de candidoses vulvovaginales récidivantes, diabète, immunodépression, grossesse en cours ou récente, partenaires sexuels multiples, utilisation de dispositifs intra-utérins.
  • Examens récents disponibles : Résultats de prélèvements vaginaux récents (ECBU, prélèvement mycologique), glycémie si diabète suspecté, test de grossesse si retard de règles.

Limites de la téléconsultation

Situations nécessitant une consultation en présentiel :

Candidoses récidivantes nécessitant un bilan étiologique approfondi et une recherche de facteurs prédisposants. Symptômes atypiques ou associés évoquant une autre pathologie génitale. Échec d'un traitement antifongique bien conduit nécessitant une réévaluation diagnostique. Suspicion de complications locales ou de surinfection bactérienne.

Situations nécessitant une prise en charge en urgence :

Fièvre élevée avec frissons évoquant une infection génitale haute. Douleurs pelviennes intenses pouvant signaler une complication. Saignements vaginaux anormaux associés aux symptômes.

Quand appeler le 15 (SAMU)

Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :

  • Fièvre supérieure à 38,5°C avec frissons et altération de l'état général
  • Douleurs pelviennes intenses et persistantes
  • Saignements vaginaux abondants ou inhabituels
  • Œdème vulvaire majeur avec impossibilité d'uriner normalement

La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.

Spécialité recommandée

Gynécologueconsultation en présentiel recommandée

Un gynécologue est recommandé pour les candidoses récidivantes ou compliquées, permettant un examen spécialisé et des prélèvements ciblés. Une consultation en présentiel est généralement recommandée pour confirmer le diagnostic par examen clinique, bien qu'un avis initial puisse être donné en téléconsultation.

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation
  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Candidose vulvovaginale : Définition et Vue d'Ensemble

La candidose vulvovaginale est une infection fongique qui affecte la vulve et le vagin. Elle est principalement causée par un champignon microscopique appelé Candida albicans, présent naturellement dans notre organisme [12,13].

Contrairement aux idées reçues, cette pathologie n'est pas une infection sexuellement transmissible. En fait, elle résulte d'un déséquilibre de la flore vaginale normale. Votre vagin abrite naturellement des millions de micro-organismes qui vivent en harmonie. Mais parfois, cet équilibre se rompt [13].

Quand les défenses naturelles s'affaiblissent, les champignons Candida prolifèrent anormalement. C'est alors que les symptômes apparaissent. Cette pathologie touche exclusivement les femmes, de la puberté à la ménopause, avec des pics de fréquence à certaines périodes de la vie [4,5].

Bon à savoir : il existe plusieurs espèces de Candida responsables de cette infection. Candida albicans représente 85 à 90% des cas, mais d'autres espèces comme Candida glabrata ou Candida tropicalis peuvent également être impliquées [7,11].

Épidémiologie en France et dans le Monde

Les chiffres de la candidose vulvovaginale sont impressionnants. En France, cette pathologie représente l'une des infections gynécologiques les plus fréquentes [5,8]. Selon les données épidémiologiques récentes, 75% des femmes développeront au moins un épisode au cours de leur vie [4,5].

L'incidence annuelle varie selon les régions et les populations étudiées. Au Mali, une étude récente révèle que 45% des femmes consultant en gynécologie présentent une candidose vulvovaginale [4]. En Afrique de l'Ouest, la prévalence atteint parfois 60% dans certaines populations [5,8].

Mais ces chiffres cachent des disparités importantes. L'âge joue un rôle crucial : les femmes de 20 à 40 ans sont les plus touchées, avec un pic entre 25 et 35 ans [10,11]. Cette tranche d'âge correspond à la période d'activité hormonale maximale.

D'ailleurs, 45% des femmes présenteront au moins deux épisodes dans leur vie. Et pour 5 à 8% d'entre elles, la pathologie deviendra récidivante, avec quatre épisodes ou plus par an [6,11]. Ces formes chroniques représentent un véritable défi thérapeutique.

L'impact économique n'est pas négligeable. Chaque épisode génère des coûts directs et indirects : consultations médicales, traitements, arrêts de travail. En France, on estime que cette pathologie représente plusieurs millions d'euros de dépenses de santé annuelles [9].

Les Causes et Facteurs de Risque

Comprendre les causes de la candidose vulvovaginale, c'est mieux la prévenir. Plusieurs facteurs peuvent perturber l'équilibre délicat de votre flore vaginale [13,14].

Les antibiotiques figurent parmi les premiers responsables. En détruisant les bactéries protectrices du vagin, ils laissent le champ libre aux champignons. C'est pourquoi beaucoup de femmes développent une mycose après un traitement antibiotique [12,13].

Les variations hormonales jouent également un rôle majeur. Grossesse, menstruations, contraception hormonale... autant de situations qui modifient l'environnement vaginal [4,5]. Les œstrogènes favorisent la croissance des champignons Candida.

Certaines pathologies augmentent aussi le risque. Le diabète mal équilibré crée un terrain favorable aux infections fongiques. L'hyperglycémie nourrit littéralement les champignons [10,11]. De même, l'immunodépression, qu'elle soit médicamenteuse ou liée à une maladie, fragilise vos défenses naturelles.

Vos habitudes quotidiennes comptent aussi. Port de vêtements trop serrés, sous-vêtements synthétiques, toilette intime excessive... tous ces facteurs peuvent déséquilibrer votre flore vaginale [14]. L'humidité et la chaleur créent un environnement propice au développement des champignons.

Comment Reconnaître les Symptômes ?

Les symptômes de la candidose vulvovaginale sont généralement très caractéristiques. Vous les reconnaîtrez facilement une fois que vous les aurez expérimentés [12,13].

Les démangeaisons vulvaires constituent le symptôme le plus fréquent et le plus gênant. Elles peuvent être si intenses qu'elles perturbent votre sommeil et vos activités quotidiennes. Ces démangeaisons s'accompagnent souvent de sensations de brûlure, particulièrement lors de la miction [13,14].

Les pertes vaginales changent d'aspect de façon caractéristique. Elles deviennent blanches, épaisses, grumeleuses, souvent comparées à du "lait caillé". Contrairement aux infections bactériennes, ces pertes ne dégagent généralement pas d'odeur désagréable [12,13].

D'autres symptômes peuvent s'ajouter au tableau. Rougeurs et gonflements de la vulve, douleurs pendant les rapports sexuels, sensation de brûlure en urinant... L'ensemble crée un inconfort majeur [14]. Certaines femmes décrivent aussi une sensation de "feu" au niveau vulvaire.

Il faut savoir que l'intensité des symptômes varie d'une femme à l'autre. Certaines présenteront un tableau complet très gênant, d'autres n'auront que des démangeaisons légères. Cette variabilité explique parfois les retards de diagnostic [11].

Le Parcours Diagnostic Étape par Étape

Le diagnostic de candidose vulvovaginale repose avant tout sur l'examen clinique. Votre médecin ou gynécologue commencera par un interrogatoire détaillé sur vos symptômes et vos antécédents [13,14].

L'examen gynécologique permet d'observer les signes caractéristiques : rougeur et œdème vulvaire, pertes blanches adhérentes aux parois vaginales. Cet examen, bien que parfois inconfortable en période de crise, reste indispensable [12,13].

Dans la plupart des cas, le diagnostic est évident et aucun examen complémentaire n'est nécessaire. Cependant, votre médecin peut réaliser un prélèvement vaginal dans certaines situations : premier épisode, échec thérapeutique, récidives fréquentes [13,14].

Ce prélèvement permet d'identifier précisément l'espèce de Candida responsable et de tester sa sensibilité aux antifongiques. Cette information devient cruciale en cas de résistance aux traitements habituels [7,11]. L'examen microscopique révèle la présence de levures et de filaments mycéliens caractéristiques.

Bon à savoir : l'autodiagnostic n'est pas toujours fiable. D'autres infections peuvent donner des symptômes similaires. C'est pourquoi une consultation médicale reste recommandée, surtout lors du premier épisode [14].

Les Traitements Disponibles Aujourd'hui

Le traitement de la candidose vulvovaginale a considérablement évolué ces dernières années. Plusieurs options thérapeutiques s'offrent à vous, avec des taux de guérison excellents [12,13].

Les antifongiques locaux restent le traitement de première intention. Crèmes, ovules ou comprimés vaginaux à base de clotrimazole, éconazole ou miconazole offrent une efficacité de 80 à 90% [2,12]. Ces traitements agissent directement au site de l'infection.

Pour les formes simples, un traitement court de 1 à 3 jours suffit généralement. Les ovules à libération prolongée permettent même un traitement en dose unique. Cette simplicité améliore considérablement l'observance thérapeutique [13,14].

Les antifongiques oraux constituent une alternative pratique. Le fluconazole en dose unique de 150 mg présente une efficacité comparable aux traitements locaux. Cette option séduit beaucoup de femmes par sa simplicité d'utilisation [12,13].

Cependant, certaines situations nécessitent des approches spécifiques. Les femmes enceintes ne peuvent utiliser que des traitements locaux. Les formes récidivantes requièrent des protocoles prolongés avec des antifongiques comme l'otéséconazole [6]. Chaque cas mérite une approche personnalisée.

Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025

L'année 2024-2025 marque un tournant dans le traitement des candidoses vulvovaginales récidivantes. Plusieurs innovations prometteuses émergent de la recherche internationale [1,2,3].

La thérapie par LED bleue représente une approche révolutionnaire. Cette technique utilise la lumière bleue pour détruire sélectivement les champignons Candida sans affecter les tissus sains. Les premiers essais cliniques montrent des résultats encourageants pour les formes récidivantes [1].

Le développement du Mycozin offre une nouvelle alternative thérapeutique. Cette molécule innovante présente une efficacité comparable au clotrimazole 1% avec potentiellement moins d'effets secondaires. Les études comparatives 2024 confirment son intérêt clinique [2].

Parallèlement, le BGY-1601-VT fait l'objet d'essais cliniques européens prometteurs. Ce nouveau traitement cible spécifiquement les infections vaginales aiguës, incluant les candidoses. Son mécanisme d'action innovant pourrait révolutionner la prise en charge [3].

Ces innovations répondent à un besoin médical réel. En effet, 5 à 8% des femmes souffrent de candidoses récidivantes résistantes aux traitements conventionnels [6]. Ces nouvelles approches thérapeutiques leur offrent enfin des perspectives d'amélioration durable.

Vivre au Quotidien avec Candidose vulvovaginale

Gérer une candidose vulvovaginale au quotidien demande quelques adaptations simples mais efficaces. Ces mesures vous aideront à mieux supporter les symptômes et à prévenir les récidives [14].

Pendant la crise, privilégiez des vêtements amples en coton. Évitez les jeans serrés et les sous-vêtements synthétiques qui maintiennent l'humidité. Cette simple précaution peut considérablement réduire l'inconfort [12,14].

Votre toilette intime mérite une attention particulière. Utilisez un savon doux au pH neutre, une fois par jour maximum. Les douches vaginales sont à proscrire absolument : elles déséquilibrent davantage votre flore vaginale [13,14].

L'alimentation peut aussi jouer un rôle. Bien qu'aucune étude ne le prouve formellement, certaines femmes constatent une amélioration en réduisant leur consommation de sucre. Les champignons Candida se nourrissent effectivement de glucose [11].

Côté intimité, il est préférable d'éviter les rapports sexuels pendant la phase aiguë. Non pas par risque de transmission, mais pour éviter d'aggraver l'irritation locale. Votre partenaire peut cependant bénéficier d'un traitement préventif si vous présentez des récidives fréquentes [12,13].

Les Complications Possibles

Heureusement, la candidose vulvovaginale reste généralement une pathologie bénigne. Cependant, certaines complications peuvent survenir, particulièrement en l'absence de traitement approprié [13,14].

L'extension de l'infection constitue la complication la plus fréquente. L'inflammation peut s'étendre à la région périnéale et périanale, créant des lésions douloureuses. Cette extension complique le traitement et prolonge la guérison [12,13].

Chez les femmes immunodéprimées, le risque de candidose systémique existe, bien qu'il reste exceptionnel. Cette forme grave nécessite une hospitalisation et un traitement intraveineux. Les femmes diabétiques ou sous chimiothérapie doivent être particulièrement vigilantes [11,13].

Les récidives fréquentes peuvent entraîner des lésions chroniques de la muqueuse vulvaire. Ces modifications tissulaires persistent parfois même après guérison de l'infection. Elles peuvent causer des douleurs chroniques et des troubles de la sexualité [14].

Pendant la grossesse, une candidose non traitée peut se transmettre au nouveau-né lors de l'accouchement. Le bébé développe alors un muguet buccal, généralement bénin mais nécessitant un traitement [13]. C'est pourquoi le dépistage et le traitement sont systématiques chez la femme enceinte.

Quel est le Pronostic ?

Le pronostic de la candidose vulvovaginale est excellent dans l'immense majorité des cas. Avec un traitement approprié, la guérison survient en quelques jours [12,13].

Pour les épisodes isolés, le taux de guérison atteint 85 à 95% avec les traitements antifongiques standards. La plupart des femmes retrouvent un confort normal en 3 à 7 jours. Les récidives restent possibles mais ne concernent qu'une minorité de patientes [13,14].

Les formes récidivantes représentent un défi thérapeutique plus important. Cependant, même dans ces cas complexes, des solutions existent. Les traitements préventifs au long cours permettent de contrôler efficacement les récidives chez 70 à 80% des femmes [6,11].

L'évolution naturelle de cette pathologie est favorable. Beaucoup de femmes constatent une diminution spontanée des récidives avec l'âge, particulièrement après la ménopause. Les modifications hormonales semblent jouer un rôle protecteur [11].

Concrètement, cette pathologie n'affecte pas votre espérance de vie ni votre fertilité. Elle peut temporairement impacter votre qualité de vie, mais des solutions thérapeutiques efficaces existent toujours. L'important est de ne pas rester isolée et de consulter en cas de symptômes persistants [14].

Peut-on Prévenir Candidose vulvovaginale ?

La prévention de la candidose vulvovaginale repose sur des mesures simples mais efficaces. Bien qu'il soit impossible de attendur l'absence totale de récidive, vous pouvez considérablement réduire les risques [14].

L'hygiène intime constitue le pilier de la prévention. Utilisez un savon doux au pH physiologique, une fois par jour maximum. Évitez les douches vaginales, les déodorants intimes et les lingettes parfumées qui perturbent l'équilibre vaginal [12,14].

Vos choix vestimentaires comptent énormément. Privilégiez les sous-vêtements en coton, changez-les quotidiennement, évitez les vêtements trop serrés. Après la piscine ou le sport, changez rapidement de tenue pour éviter l'humidité prolongée [13,14].

Si vous prenez des antibiotiques, discutez avec votre médecin d'un traitement préventif antifongique. Cette mesure simple peut éviter bien des désagréments. Certains médecins prescrivent systématiquement un antifongique en fin de cure antibiotique [12,13].

Les probiotiques suscitent un intérêt croissant. Bien que les preuves scientifiques restent limitées, certaines souches lactobacillaires pourraient aider à maintenir l'équilibre de la flore vaginale. Cette approche naturelle séduit de nombreuses femmes [14].

Recommandations des Autorités de Santé

Les autorités sanitaires françaises et internationales ont établi des recommandations claires pour la prise en charge de la candidose vulvovaginale [9,12].

La Haute Autorité de Santé (HAS) préconise un diagnostic clinique pour les épisodes typiques chez les femmes ayant déjà présenté cette pathologie. Les examens complémentaires ne sont nécessaires qu'en cas de doute diagnostique ou d'échec thérapeutique [12].

Concernant le traitement, les recommandations privilégient les antifongiques locaux en première intention. Le traitement oral reste réservé aux cas où l'application locale est difficile ou en cas de préférence de la patiente [9,12].

Pour les formes récidivantes, définies par quatre épisodes ou plus par an, un bilan étiologique est recommandé. La recherche d'un diabète, d'une immunodépression ou de facteurs favorisants fait partie de cette démarche [6,9].

Les autorités insistent sur l'importance de l'éducation thérapeutique. Les femmes doivent être informées des facteurs de risque, des mesures préventives et des signes d'alerte nécessitant une consultation [9]. Cette approche globale améliore significativement la prise en charge.

Enfin, le rôle du pharmacien d'officine est reconnu et valorisé. Il peut conseiller et orienter les patientes, particulièrement pour les récidives d'épisodes déjà diagnostiqués [9].

Ressources et Associations de Patients

Plusieurs ressources peuvent vous accompagner dans la gestion de votre candidose vulvovaginale. Ces organismes offrent information, soutien et conseils pratiques.

Les associations de gynécologie proposent des brochures d'information et des sites web dédiés. Elles organisent parfois des conférences grand public sur les infections gynécologiques courantes. Ces événements permettent de poser vos questions à des spécialistes.

Votre pharmacien constitue un interlocuteur privilégié. Formé à la prise en charge de cette pathologie, il peut vous conseiller sur les traitements disponibles sans ordonnance et vous orienter si nécessaire [9]. N'hésitez pas à solliciter ses conseils.

Les forums en ligne permettent d'échanger avec d'autres femmes vivant la même situation. Attention cependant aux informations non vérifiées : privilégiez toujours l'avis de votre médecin pour les décisions thérapeutiques.

Certains centres de planification familiale proposent des consultations spécialisées en gynécologie. Ces structures offrent souvent une approche globale incluant prévention, dépistage et traitement des infections gynécologiques.

En cas de formes récidivantes complexes, n'hésitez pas à demander un avis spécialisé. Les consultations de gynécologie infectieuse existent dans les grands centres hospitaliers et peuvent apporter des solutions innovantes.

Nos Conseils Pratiques

Voici nos conseils pratiques pour mieux gérer votre candidose vulvovaginale au quotidien. Ces astuces, issues de l'expérience clinique, peuvent vraiment faire la différence [14].

Pendant la crise, appliquez du froid local pour soulager les démangeaisons. Une poche de glace enveloppée dans un linge propre, appliquée 10 minutes plusieurs fois par jour, peut apporter un soulagement immédiat. Évitez le contact direct avec la peau.

Adaptez votre routine de sommeil. Dormez sans sous-vêtements ou avec un pyjama ample en coton. Cette aération nocturne favorise la guérison et réduit l'humidité locale. Changez vos draps plus fréquemment pendant la crise.

Côté alimentation, même si les preuves manquent, certaines femmes bénéficient d'une réduction temporaire des sucres raffinés. Privilégiez les aliments riches en probiotiques : yaourts nature, kéfir, légumes fermentés. Ces aliments peuvent aider à rééquilibrer votre flore [14].

Tenez un journal de vos symptômes. Notez les dates d'apparition, les facteurs déclenchants possibles, l'efficacité des traitements. Ces informations aideront votre médecin à adapter votre prise en charge, surtout en cas de récidives.

Enfin, ne négligez pas l'aspect psychologique. Cette pathologie peut être source de stress et d'anxiété. N'hésitez pas à en parler à votre entourage ou à consulter si l'impact sur votre moral devient important.

Quand Consulter un Médecin ?

Certaines situations nécessitent impérativement une consultation médicale. Savoir reconnaître ces signaux d'alerte peut éviter des complications [13,14].

Consultez systématiquement lors du premier épisode. Même si les symptômes vous semblent typiques, d'autres infections peuvent donner des signes similaires. Seul un professionnel peut confirmer le diagnostic et prescrire le traitement approprié [12,13].

Les récidives fréquentes (plus de quatre épisodes par an) justifient un bilan approfondi. Votre médecin recherchera des facteurs favorisants : diabète, immunodépression, facteurs locaux. Cette démarche permet d'adapter la stratégie thérapeutique [6,11].

Consultez en urgence si vous présentez de la fièvre, des douleurs pelviennes intenses ou des pertes malodorantes. Ces signes évoquent une infection plus grave nécessitant un traitement spécifique [13,14].

L'échec thérapeutique après un traitement bien conduit impose également une consultation. Votre médecin pourra prescrire un prélèvement pour identifier l'espèce responsable et tester sa sensibilité aux antifongiques [7,11].

Pendant la grossesse, toute suspicion de candidose doit être confirmée et traitée. Les risques pour le bébé, bien que faibles, justifient une prise en charge spécialisée [13]. N'attendez pas pour consulter votre gynécologue ou sage-femme.

Questions Fréquentes

La candidose vulvovaginale est-elle contagieuse ?

Non, cette pathologie n'est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible. Elle résulte d'un déséquilibre de votre flore vaginale naturelle.

Puis-je utiliser des remèdes naturels ?

Certains remèdes comme les probiotiques peuvent apporter un soulagement, mais ils ne remplacent pas un traitement antifongique approprié.

Combien de temps dure une mycose sans traitement ?

Sans traitement, les symptômes peuvent persister plusieurs semaines, voire s'aggraver. Un traitement médical est fortement recommandé.

Peut-on avoir des rapports sexuels pendant le traitement ?

Il est préférable d'éviter les rapports pendant la phase aiguë pour ne pas aggraver l'irritation locale.

Les récidives sont-elles normales ?

Des récidives occasionnelles peuvent survenir, mais des épisodes fréquents (plus de 4 par an) nécessitent un bilan médical.

Spécialités médicales concernées

Sources et références

Références

  1. [1] Blue light-emitting diode therapy for recurrent vulvovaginal candidosisLien
  2. [2] Comparing the effects of Mycozin and Clotrimazole 1% for vulvovaginal candidosisLien
  3. [3] Study on the Effectiveness and Safety of BGY-1601-VT for acute vaginal infectionsLien
  4. [4] Caractéristiques de la candidose vulvo-vaginale chez la femme au MaliLien
  5. [5] Prévalence et facteurs associés aux candidoses vulvovaginalesLien
  6. [6] Otéséconazole pour traiter la candidose vulvovaginale récidivanteLien
  7. [7] Profil épidémiologique des espèces de Candida responsables des candidoses vulvovaginalesLien
  8. [8] Profil épidémiologique et étiologique des candidoses vulvovaginalesLien
  9. [9] Le rôle du pharmacien d'officine dans la prise en charge des candidoses vulvo-vaginalesLien
  10. [10] Epidémiologie des candidoses vulvo-vaginales dans un centre de santé à RabatLien
  11. [11] Les candidoses vulvo-vaginales à propos de 455 casLien
  12. [12] Vaginites et mycoses vaginales - Guide VidalLien
  13. [13] Infection vaginale à levures (candidose) - MSD ManualsLien
  14. [14] Mycose vaginale : symptômes, diagnostic et traitementsLien

Publications scientifiques

Ressources web

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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.