Perte de connaissance : reconnaître l’urgence et rechercher la cause

Une perte de connaissance est une rupture des relations conscientes d’une personne avec son entourage. [1] La syncope est une perte de connaissance totale et brève, tandis que d’autres pertes de connaissance peuvent durer plus longtemps. [1] Une sensation d’évanouissement imminent ou un malaise avec conscience conservée n’est donc pas une perte de connaissance complète. [1]
Que faire immédiatement ?
Si la personne a perdu connaissance, ne réagit pas quand vous lui parlez ou la stimulez et ne respire pas ou respire de façon très irrégulière, cette association évoque un arrêt cardiaque : appelez immédiatement le 15 ou le 112. [1] Commencez immédiatement un massage cardiaque et poursuivez-le jusqu’à l’arrivée du Samu ; si d’autres personnes sont présentes, demandez-leur d’aller chercher au plus vite un défibrillateur disponible à proximité. [1]
Après une perte de connaissance, appelez le 15 ou le 112 dès que vous constatez l’un des signes suivants : absence de récupération après quelques minutes, pouls irrégulier, rapide ou inexistant, ou absence de respiration. [1] Indiquez au médecin régulateur les signes observés, l’heure de leur début, leur mode d’apparition et leur évolution, puis ne raccrochez pas avant qu’il vous le demande. [1]
Si la personne est inconsciente mais que sa poitrine se soulève régulièrement, allongez-la sur le sol, desserrez ses vêtements serrés et placez-la en position latérale de sécurité. [1] Une bascule de la tête vers l’arrière pour faciliter la respiration ne doit être envisagée que hors traumatisme violent et après avis du médecin régulateur. [1] Si la personne convulse, ne bloquez pas ses mouvements et éloignez les objets ou meubles susceptibles de la blesser. [1] En attendant les secours, surveillez continuellement la respiration et le pouls ; si la personne se réveille, notez la durée de la perte de connaissance pour la transmettre aux secours ou au médecin. [1]
Après le retour à la conscience
En l’absence des situations urgentes décrites ci-dessus, une personne ayant présenté une syncope doit néanmoins voir un médecin dans les plus brefs délais afin de rechercher une cause grave ou plus bénigne. [2] Cette évaluation est particulièrement importante si la syncope est survenue pendant un effort, s’est répétée en peu de temps, a été soudaine sans avertissement ni déclencheur apparent, a été précédée ou suivie d’une douleur thoracique, de palpitations ou d’un essoufflement, concerne une personne âgée, a provoqué une blessure importante ou s’accompagne de certains antécédents familiaux de mort subite ou de syncope à l’effort. [2] Si le médecin régulateur ne relève pas d’élément de gravité, suivez son conseil de consulter le médecin de garde ou le médecin traitant. [1]
La personne qui a assisté à l’épisode peut aider l’évaluation en décrivant les circonstances, les signes observés et la durée de la perte de connaissance, car la personne concernée peut ne pas se souvenir de tout. [1] [2]
Quelles peuvent être les causes ?
Une perte de connaissance peut notamment être liée à une syncope réflexe ou vagale, une chute de la pression artérielle au lever, un trouble cardiaque, une crise d’épilepsie, une intoxication, un traumatisme crânien ou, dans certains cas, un accident vasculaire cérébral. [1] Certaines causes sont habituellement sans gravité directe, mais une chute peut provoquer une blessure ; d’autres causes, notamment cardiaques, peuvent être graves et nécessiter une réanimation immédiate. [1]
Comment la cause est-elle recherchée ?
Après une syncope, le médecin recueille auprès de la personne et, si possible, des témoins la description de l’épisode, ses circonstances, les symptômes associés, les épisodes antérieurs et les médicaments pris, et recherche une blessure liée à la chute. [2] Lors de cette évaluation, le médecin mesure notamment le rythme cardiaque et la pression artérielle en position allongée puis après une à trois minutes debout, écoute le cœur et réalise un examen neurologique. [2]
Après une syncope, un électrocardiogramme est habituellement réalisé et les autres examens sont choisis selon la cause suspectée ; une exception est possible lorsque le déclencheur émotionnel est manifestement inoffensif et que la personne se sent relativement bien. [2] L’imagerie du cœur ou du cerveau n’est pas systématique : elle est envisagée lorsque le médecin suspecte un problème cardiaque ou cérébral. [2] Le traitement dépend de la cause identifiée et peut nécessiter des médicaments, une intervention ou un dispositif cardiaque dans certaines causes cardiovasculaires. [2]
Sources et références
[1] Perte de connaissance | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] Évanouissement - Troubles cardiaques et vasculaires - Manuels MSD pour le grand public
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-11
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Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.