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Parodontite : signes, diagnostic, traitement et suivi

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Parodontite par ville

La parodontite est une maladie inflammatoire chronique de la bouche qui atteint les tissus soutenant les dents, notamment la gencive, le ligament parodontal et l’os alvéolaire. [1] [3] Elle correspond à un stade plus profond que la gingivite, dans lequel l’inflammation ne se limite plus à la gencive mais s’étend au ligament et à l’os entourant les dents. [1] Souvent peu douloureuse au début, elle peut entraîner une rétraction des gencives, une mobilité des dents puis leur perte si elle n’est pas traitée. [1] [5] Un examen par un chirurgien-dentiste est nécessaire pour confirmer le diagnostic, mesurer l’atteinte et établir un traitement adapté. [2] [5]

Quelle différence entre gingivite et parodontite ?

La gingivite est le premier stade de la maladie des gencives : l’inflammation reste limitée à la gencive et peut encore être réversible lorsqu’elle est prise en charge. [1] La parodontite commence lorsque le processus atteint les structures profondes qui fixent la dent, avec une perte d’attache et une destruction progressive de l’os alvéolaire. [1] Toutes les gingivites n’évoluent pas nécessairement vers une parodontite, car la progression dépend aussi de la réponse de l’organisme et des facteurs de risque propres à chaque personne. [7] La parodontite présentée ici ne doit pas être confondue avec la parodontite apicale, qui est une inflammation autour de l’extrémité de la racine provenant généralement d’une infection de la pulpe dentaire. [8]

Comment la parodontite se développe-t-elle ?

La plaque dentaire est un enduit collant composé notamment de bactéries, de protéines salivaires et de débris alimentaires qui se dépose sur les dents et au contact des gencives. [1] Lorsqu’elle s’accumule, elle entretient l’inflammation et peut se calcifier pour former du tartre, qui adhère aux dents et ne peut pas être retiré par un simple brossage. [1] [6] Des poches parodontales se forment lorsque la gencive perd son attache à la dent, créant le long des racines des espaces où la plaque et les bactéries peuvent s’accumuler. [1] [5] L’inflammation atteint alors progressivement le ligament, le cément et l’os alvéolaire, ce qui diminue le soutien de la dent. [3]

Quels sont les signes possibles ?

Les premiers signes d’une maladie des gencives peuvent être un saignement au brossage, des gencives rouges, gonflées ou sensibles et une mauvaise haleine persistante. [1] L’absence de douleur ne permet pas d’écarter une parodontite, car cette maladie est habituellement indolore tant qu’une complication aiguë ou une mobilité importante n’est pas apparue. [3] [5] À mesure que l’atteinte progresse, la gencive peut se rétracter et donner l’impression que les dents s’allongent. [1] Le dénudement des racines peut rendre les dents hypersensibles, tandis que la perte de soutien peut provoquer leur mobilité, leur déplacement ou l’apparition de nouveaux espaces entre elles. [1] La mastication peut devenir difficile ou douloureuse lorsque les dents sont suffisamment mobiles. [3] [5] Des abcès peuvent également se former dans les poches parodontales et s’accompagner de douleur ou de gonflement. [1] [3]

Dès l’apparition d’un saignement gingival, d’un gonflement, d’une douleur, d’une sensibilité anormale ou d’un autre problème de gencive, prenez rendez-vous avec un chirurgien-dentiste ou un stomatologue. [1] [2]

Quels facteurs favorisent ou aggravent la maladie ?

L’accumulation de plaque dentaire, favorisée par une hygiène bucco-dentaire insuffisante, joue un rôle majeur dans le développement de la gingivite et de la parodontite. [1] Le tabac contribue à la destruction du parodonte et les fumeurs atteints de parodontite présentent une perte osseuse plus importante que les non-fumeurs. [1] Le diabète est un facteur de risque reconnu et la relation est réciproque, car l’inflammation parodontale chronique peut aussi contribuer au déséquilibre de la glycémie. [1] Une fragilisation des défenses immunitaires, notamment au cours de certaines maladies ou de traitements immunosuppresseurs, peut également favoriser les maladies des gencives. [1] Certains médicaments favorisant une sécheresse buccale ainsi que des obturations, couronnes ou prothèses mal adaptées peuvent aussi contribuer aux problèmes gingivaux ou à la rétention de plaque. [1] [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le praticien commence par rechercher les symptômes, les maladies, les médicaments et les habitudes comme le tabagisme susceptibles d’influencer l’état des gencives. [2] Il examine les gencives et les dents pour repérer notamment l’inflammation, le saignement, les rétractions gingivales, la plaque, le tartre, les dents mobiles ou un abcès. [2] Le sondage parodontal consiste à introduire délicatement une sonde graduée le long des dents afin de rechercher les poches et d’en mesurer la profondeur. [2] Cette mesure, associée au saignement au sondage et à l’état de la gencive, aide à déterminer la nature et la gravité de l’atteinte. [2] Un panoramique dentaire peut fournir une vue globale des arcades et un bilan radiologique plus détaillé peut être demandé pour préciser l’étendue et la sévérité de la perte osseuse. [2] Des prélèvements bactériologiques ne sont réalisés que dans certains cas pour rechercher les germes en cause. [2]

Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement vise à assainir les tissus infectés, à maîtriser la plaque dentaire et à préserver autant que possible les tissus qui soutiennent encore les dents. [2] [7] L’apprentissage d’une technique de brossage et de nettoyage interdentaire adaptée à la situation de chaque personne constitue une étape essentielle. [2] La réduction des facteurs aggravants fait partie du traitement, notamment l’arrêt du tabac et, chez une personne diabétique, la prise en compte de l’équilibre glycémique. [2] [3] Le détartrage retire la plaque et le tartre situés au-dessus de la gencive et dans les espaces interdentaires. [2] Le surfaçage radiculaire est un nettoyage plus profond sous la gencive, réalisé si nécessaire sous anesthésie locale et en une ou plusieurs séances selon l’étendue des lésions. [2] Les obturations ou prothèses mal adaptées qui favorisent l’accumulation de plaque peuvent être corrigées. [2] Des bains de bouche antiseptiques ou des antibiotiques peuvent être prescrits dans certaines situations, mais ils ne constituent pas un traitement autonome à entreprendre sans décision du praticien. [2]

Dans les formes avancées, une chirurgie parodontale peut être proposée en fonction de la profondeur des poches, de l’importance des lésions et de l’état général de la personne. [2] Un lambeau d’assainissement permet d’accéder aux racines pour les nettoyer et retirer les tissus inflammatoires. [2] Selon le type de lésion, une régénération tissulaire, un comblement osseux ou une greffe de gencive peut être envisagé. [2] Une extraction peut devenir nécessaire lorsque certaines dents sont trop atteintes pour être conservées. [3] [5]

Pourquoi le suivi est-il important ?

Après le bilan et les premiers soins, des contrôles réguliers permettent d’évaluer la réponse au traitement, de surveiller les poches et de limiter une reprise de la maladie. [2] [7] Le rythme du suivi doit être adapté à la gravité de la parodontite, aux facteurs de risque et aux soins déjà réalisés. [2] [7] Même lorsque les symptômes ont disparu, il est important de respecter les consultations et les soins programmés. [4] Les personnes diabétiques nécessitent un suivi bucco-dentaire régulier en raison de leur sensibilité aux infections et des interactions entre santé parodontale et équilibre du diabète. [1] [2] Avant des soins, il faut signaler au chirurgien-dentiste les maladies connues et les médicaments pris, notamment les anticoagulants ou les antiagrégants plaquettaires. [2] [6]

Quels risques en l’absence de traitement ?

Sans traitement, la destruction de l’os et la perte d’attache peuvent aboutir au déchaussement puis à la perte ou à l’extraction de dents. [1] Des abcès parodontaux peuvent provoquer une destruction rapide des tissus autour d’une dent. [3] Chez les personnes diabétiques, une parodontite non traitée peut être associée à un moins bon contrôle de la glycémie. [1] Les sources décrivent également des complications infectieuses locales ou à distance dans les parodontopathies sévères. [1]

Comment protéger ses gencives au quotidien ?

Un brossage régulier au moins deux fois par jour aide à éliminer la plaque dentaire, mais il ne remplace pas le nettoyage professionnel du tartre déjà formé. [1] [6] Le nettoyage entre les dents peut être réalisé avec du fil dentaire ou, lorsque les espaces sont plus larges ou en cas de problème de gencive, avec des brossettes interdentaires de taille adaptée. [6] Il ne faut pas tenter de retirer soi-même le tartre, car il résiste au brossage et cette tentative expose à une blessure. [6] Si les gencives saignent, le brossage ne doit pas être arrêté mais effectué plus délicatement avec une brosse souple. [4] L’arrêt du tabac améliore les conditions nécessaires au traitement et à la santé des gencives. [2] [6]

Sources et références

[4] Que faire en cas de gingivite ? | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

[6] Prévenir la maladie des gencives | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

[7] Periodontitis - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

[8] Apical Periodontitis - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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