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Paralysie faciale : signes, causes, diagnostic et prise en charge

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Chirurgie du visage par ville

La paralysie faciale correspond à une perte partielle ou totale du fonctionnement de certains muscles du visage, le plus souvent sur une seule moitié du visage. [2] Elle peut être périphérique lorsque le nerf facial est atteint en dehors du cerveau, ou centrale lorsque l’atteinte se situe à l’intérieur du cerveau. [2] La paralysie de Bell, également appelée paralysie faciale idiopathique ou a frigore, est un sous-type fréquent de paralysie faciale périphérique et ne représente donc pas toutes les paralysies faciales. [2]

Quelle différence entre paralysie faciale périphérique et centrale ?

Dans la paralysie faciale périphérique, l’atteinte concerne le nerf facial sur son trajet extérieur au cerveau et touche généralement le front, l’œil, la joue et la bouche du même côté. [2] [1] Dans une paralysie faciale centrale, notamment liée à un accident vasculaire cérébral, le front est souvent épargné et la faiblesse concerne surtout la partie basse du visage. [2] Une paralysie centrale est presque toujours accompagnée d’autres troubles neurologiques, comme une paralysie du bras ou d’une moitié du corps. [2] L’aspect du visage ne permet pas à lui seul d’identifier avec certitude la cause, car l’examen médical doit aussi évaluer les autres signes et la rapidité d’installation. [1]

Quels sont les signes d’une paralysie faciale périphérique ?

La paralysie faciale périphérique s’installe rapidement dans de nombreux cas, notamment lorsqu’elle est idiopathique, traumatique ou liée à un zona. [1] Elle peut apparaître plus progressivement lorsqu’elle accompagne certaines maladies, comme le diabète ou la sarcoïdose. [1] Un engourdissement du visage ou une douleur derrière l’oreille peuvent précéder la faiblesse faciale. [1]

Du côté atteint, les rides du front s’effacent et la personne ne parvient plus à plisser normalement le front. [1] Le sourcil s’abaisse, le clignement devient difficile et les paupières peuvent ne plus se fermer complètement. [1] Cette mauvaise fermeture expose la cornée à des lésions, notamment une infection ou un ulcère. [1] L’œil peut être sec en raison d’une diminution des larmes, mais il peut aussi paraître larmoyant. [1]

La commissure des lèvres tombe du côté paralysé et la bouche semble attirée vers le côté sain pendant le sourire ou les mouvements. [1] La personne peut avoir des difficultés à siffler, gonfler les joues, boire, manger ou parler. [1] Une altération du goût à l’avant de la langue, une diminution de la salive ou une perception douloureusement amplifiée des sons peuvent également survenir. [1] L’intensité varie d’une faiblesse incomplète à une paralysie totale, et l’atteinte simultanée des deux côtés du visage est décrite comme rarissime. [1]

Quelles sont les causes possibles ?

Dans près de trois quarts des paralysies faciales périphériques, aucune cause n’est identifiée. [2] La forme idiopathique, appelée paralysie de Bell ou a frigore, débute brutalement sans cause évidente et régresse le plus souvent. [2] Sa survenue pourrait être liée à la réactivation d’un virus du groupe herpès présent dans un ganglion du nerf facial. [2]

Les autres causes périphériques comprennent des traumatismes du crâne ou du nerf facial ainsi que certaines séquelles d’une chirurgie de l’oreille ou de la parotide. [2] Des infections comme le zona de l’oreille, certaines otites, la maladie de Lyme ou l’infection par le VIH peuvent aussi atteindre le nerf facial. [2] Une tumeur située sur le trajet du nerf facial, au niveau de l’os temporal, du système nerveux ou de la parotide peut être en cause. [2] Une paralysie faciale peut enfin accompagner notamment un diabète avec atteinte neurologique, une sclérose en plaques, un syndrome de Guillain-Barré ou une sarcoïdose. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic commence par un examen clinique qui évalue le fonctionnement des muscles du visage, la sévérité de l’atteinte et sa vitesse d’installation. [1] Cet examen sert aussi à localiser l’atteinte du nerf facial et à rechercher une cause. [1] L’évaluation peut associer le médecin traitant à un neurologue, un oto-rhino-laryngologiste et, lorsque l’œil est exposé, un ophtalmologiste. [1]

Selon le contexte, des analyses sanguines, un bilan de l’audition et du tympan ou un examen ophtalmologique peuvent être prescrits. [1] Le bilan ophtalmologique recherche notamment une lésion de la cornée et peut mesurer la production de larmes. [1] Un scanner peut étudier l’os traversé par le nerf facial, tandis qu’une IRM permet d’examiner le trajet du nerf depuis son origine. [1] L’électroneuronographie et l’électromyographie sont surtout utiles dans les formes sévères ou traumatiques qui récupèrent très lentement. [1]

Quels sont les principes du traitement de la forme périphérique ?

Le traitement d’une paralysie faciale périphérique dépend de son type, de sa cause, de sa sévérité et de son évolution. [3] Ses objectifs sont d’atténuer les symptômes, de favoriser la récupération, de prévenir les complications et de traiter la cause lorsqu’elle est connue. [3] Dans la paralysie faciale idiopathique, des corticoïdes commencés dans les premiers jours paraissent accélérer la récupération. [3] L’association d’un antiviral aux corticoïdes semble utile dans certains cas sévères, sans être présentée comme nécessaire pour toutes les paralysies faciales. [3]

La prévention des complications oculaires est indispensable lorsque les paupières ne ferment plus correctement. [3] Le médecin peut prescrire une protection de l’œil la nuit ainsi que des collyres ou une pommade pendant la journée. [3] Dans de rares formes graves, un ophtalmologiste peut réaliser une intervention rapprochant les bords des paupières afin de protéger la cornée. [3]

Une rééducation du visage peut être proposée afin de travailler le tonus et les mouvements des muscles faciaux. [3] Lorsqu’une cause est identifiée, le traitement peut comprendre des médicaments contre l’infection ou une intervention visant une tumeur, une plaie ou une lésion traumatique du nerf. [3] Un suivi médical est nécessaire pour surveiller l’évolution et prendre en charge les difficultés d’alimentation, de déglutition ou d’élocution. [3]

Quelle évolution et quelles séquelles sont possibles ?

La majorité des paralysies faciales idiopathiques évoluent favorablement, surtout lorsque la paralysie est incomplète. [1] Dans ces formes, la récupération peut commencer après 8 à 15 jours et la guérison survenir en moins de deux mois. [1] Une paralysie complète récupère plus lentement, souvent sur environ six mois, et la récupération demeure partielle dans certains cas. [1] Lorsqu’une cause sous-jacente est identifiée, l’évolution dépend de cette maladie et les séquelles sont plus fréquentes après un traumatisme, une chirurgie ou une lésion tumorale. [1]

Les séquelles possibles comprennent une faiblesse persistante, des contractions involontaires d’une moitié du visage et des syncinésies. [1] Une syncinésie est un mouvement involontaire déclenché par un autre mouvement du visage, par exemple la fermeture de l’œil lorsque la personne gonfle les joues. [1] Plus rarement, un larmoiement peut survenir pendant les repas en raison d’une reconnexion anormale des fibres nerveuses vers la glande lacrymale. [1] En l’absence de récupération après six mois ou en cas de récidive, des examens complémentaires recherchent une cause qui aurait pu passer inaperçue. [1]

Des séquelles persistantes peuvent conduire à une rééducation spécialisée, à une chirurgie réparatrice des connexions nerveuses, des paupières ou des lèvres, ou à des injections répétées de toxine botulique en cas d’hémispasme facial. [3] Le choix entre ces options dépend du déficit restant et de l’objectif fonctionnel recherché. [3]

Sources et références

[2] Paralysie faciale : définition et causes | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

[3] Traitement d'une paralysie faciale périphérique | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

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