Aller au contenu principal

Paludisme cérébral : signes, difficultés diagnostiques et évolution

Le paludisme cérébral est une manifestation neurologique grave d'une infection palustre aiguë. [2] Les travaux fournis concernent surtout des enfants vivant en Afrique subsaharienne et, pour les essais thérapeutiques, un paludisme à Plasmodium falciparum. [1] [2] Cette forme peut entraîner le décès ou laisser des troubles neurologiques, mais les estimations historiques disponibles ne doivent pas être transposées directement à une personne ou au contexte français actuel. [2]

Quels signes peuvent évoquer un paludisme cérébral ?

Le tableau est fréquemment caractérisé par un coma, une maladie fébrile accompagnée de convulsions ou d'autres troubles neurologiques. [2] Il n'existe toutefois pas de signe unique propre au paludisme cérébral, ce qui interdit de conclure à partir d'un symptôme isolé. [2] Une altération de la conscience associée au paludisme doit notamment être distinguée de troubles liés à une température très élevée, à une pneumonie, à une intoxication ou à des infections telles qu'une bactériémie, une méningite ou le tétanos. [2]

Pourquoi le diagnostic est-il difficile ?

La fièvre est fréquente au cours du paludisme, mais son utilité diagnostique varie selon l'âge et le niveau de transmission dans la région. [2] La présence de fièvre ne suffit donc pas à reconnaître un paludisme cérébral. [2] La confusion avec d'autres causes d'altération de la conscience peut conduire à un diagnostic erroné ou retardé. [2] Les passages disponibles ne décrivent pas suffisamment les examens et critères actuellement utilisés pour confirmer le diagnostic et écarter les autres causes. [2]

Quelles peuvent être les conséquences neurologiques ?

Chez les survivants étudiés, les séquelles rapportées comprenaient notamment une cécité corticale, une surdité, des troubles moteurs, une ataxie, une spasticité, des difficultés de langage, une atteinte cognitive et une épilepsie. [2] Dans quatre études ayant suivi des enfants pendant un à six mois après leur sortie, la plupart des séquelles ont régressé dans les six mois, tandis qu'une partie persistait au-delà. [2] Une étude avec un suivi plus long a également relevé des difficultés persistantes concernant l'attention, le comportement et le développement du langage chez des enfants qui avaient présenté des troubles neurologiques liés au paludisme. [2] Les données à long terme restent limitées, car la plupart des études citées ne suivaient pas les survivants au-delà de six mois. [2]

Que montrent les anciennes études sur les traitements ?

Une revue publiée en 2009 a comparé certains dérivés de l'artémisinine, principalement l'artéméther, à la quinine chez 1 480 enfants atteints de paludisme cérébral dans plusieurs pays africains. [1] Cette revue n'a pas trouvé de différence statistiquement significative entre les groupes pour la mortalité hospitalière ou le risque de séquelles neurologiques à la récupération ou à la sortie. [1] L'analyse critique précise cependant qu'une absence de différence statistique ne démontre pas que les traitements sont équivalents ou qu'un traitement n'est pas inférieur à l'autre. [1] Ces résultats anciens ne suffisent donc pas à définir le traitement recommandé aujourd'hui ni à guider un choix individuel. [1]

Sources et références

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées