Aller au contenu principal

Encéphalite de Saint-Louis : transmission, symptômes, diagnostic et prévention

L’encéphalite de Saint-Louis est une infection virale transmise à l’être humain principalement par la piqûre d’un moustique infecté du genre Culex. [4] La plupart des infections restent sans symptômes ou provoquent une maladie ressemblant à un syndrome grippal, tandis qu’une minorité atteint le système nerveux et peut entraîner une encéphalite grave. [4] Il s’agit d’une encéphalite virale transmise par des moustiques distincte notamment des encéphalites japonaise, équines, de Californie et à virus West Nile. [3] [4]

Comment le virus se transmet-il ?

Le virus responsable appartient au groupe des flavivirus et est apparenté aux virus West Nile, de l’encéphalite japonaise et de Powassan. [4] Les oiseaux sauvages servent d’hôtes amplificateurs : ils peuvent infecter les moustiques qui les piquent sans présenter eux-mêmes de symptômes cliniques. [4] L’être humain ne développe généralement pas une quantité de virus dans le sang suffisante pour infecter à son tour un moustique. [4] La maladie ne se transmet pas d’une personne à l’autre lors des contacts habituels ; une transmission par transfusion sanguine est toutefois possible. [1] [4] Les cas décrits concernent surtout les États-Unis, particulièrement leurs régions orientales et centrales, mais le virus a également été signalé dans d’autres parties des Amériques. [4]

Quels sont les symptômes possibles ?

Lorsqu’ils apparaissent, les symptômes commencent habituellement après une incubation de 5 à 15 jours. [4] La première phase peut associer fièvre, maux de tête, fatigue, douleurs musculaires, nausées, vomissements ou diarrhée. [4] La plupart des personnes atteintes récupèrent sans progression vers une encéphalite. [4] Dans les formes neuro-invasives, l’infection peut provoquer une méningite ou une inflammation du cerveau et des méninges. [4] Les manifestations neurologiques rapportées comprennent des vertiges, une agitation, une confusion, des tremblements, une altération de la conscience et, dans les formes les plus sévères, un coma. [4] La maladie neuro-invasive est plus fréquente chez les personnes âgées ainsi que chez les personnes transplantées ou immunodéprimées. [4] Ces symptômes ne sont pas propres à l’encéphalite de Saint-Louis et peuvent se rencontrer dans d’autres infections ou maladies du système nerveux. [4]

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’évaluation tient compte des manifestations neurologiques ainsi que d’une éventuelle exposition à des moustiques dans une région où le virus circule. [4] Une imagerie cérébrale et une ponction lombaire peuvent être réalisées lors de l’évaluation initiale d’une encéphalite. [4] L’imagerie peut être normale et les anomalies du liquide cérébrospinal ne sont pas spécifiques, car elles peuvent aussi être observées dans d’autres méningites ou encéphalites virales. [4] La recherche d’anticorps IgM dirigés contre le virus dans le sang ou le liquide cérébrospinal constitue la méthode diagnostique initiale principale. [2] [4] Un résultat IgM positif doit être confirmé par un test d’anticorps neutralisants en raison de réactions croisées possibles avec d’autres flavivirus, notamment le virus West Nile ou le virus de Powassan. [2] Une recherche moléculaire du virus peut être envisagée chez certaines personnes immunodéprimées, chez lesquelles elle peut être plus sensible que la sérologie. [2] Un résultat négatif de culture virale ou de recherche d’ARN viral ne suffit pas à exclure l’infection. [2]

Quels sont les principes du traitement ?

Il n’existe pas de traitement spécifique de l’encéphalite de Saint-Louis, et les soins sont principalement destinés à soutenir les fonctions de l’organisme et à soulager les symptômes. [1] [4] Les traitements antiviraux n’ont pas démontré qu’ils modifiaient les symptômes de cette maladie. [4] Des céphalées méningées sévères peuvent nécessiter un traitement de la douleur, tandis que les nausées et vomissements peuvent conduire à traiter les vomissements et la déshydratation associée. [1] En cas d’encéphalite, une surveillance étroite recherche notamment une élévation de la pression intracrânienne, des convulsions ou une incapacité à protéger les voies respiratoires. [1]

Quelle évolution est possible ?

Les personnes ayant une infection asymptomatique ou une forme pseudo-grippale légère récupèrent le plus souvent complètement. [4] Parmi les patients qui développent une encéphalite, la létalité globale rapportée dans la synthèse disponible est comprise entre 5 % et 15 %, avec un risque qui augmente avec l’âge. [4] Après une forme neurologique, la convalescence peut être prolongée et s’accompagner pendant plusieurs mois de fatigue, tremblements, vertiges, troubles de l’équilibre, difficultés d’attention ou de mémoire et symptômes anxieux ou dépressifs. [4] Des séquelles neurologiques ont également été rapportées chez des enfants, notamment des convulsions, des troubles moteurs et une déficience intellectuelle. [4]

Comment prévenir l’infection ?

Aucun vaccin contre le virus de l’encéphalite de Saint-Louis n’est disponible pour l’être humain. [1] [4] La prévention repose donc sur la réduction des piqûres de moustiques. [1] [4] Les mesures décrites comprennent l’utilisation d’un répulsif, le port de vêtements longs et la protection des vêtements ou équipements au moyen d’un produit adapté. [1] [4] La réduction des eaux stagnantes dans les récipients autour des habitations contribue également à limiter les lieux de reproduction des moustiques. [4] Des moustiquaires, des écrans aux ouvertures ou un hébergement climatisé peuvent réduire l’exposition pendant le sommeil. [4]

Sources et références

[3] Breizh CoCoA 2024

www.bretagne.ars.sante.fr · Consulté le 2026-09-15

[4] St Louis Encephalitis - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées