Neuroschistosomiase : comprendre l’atteinte du cerveau ou de la moelle épinière

La neuroschistosomiase est une manifestation rare de la schistosomiase dans laquelle le système nerveux central, c’est-à-dire le cerveau ou la moelle épinière, est atteint. [3] La schistosomiase, également appelée bilharziose, est une infection aiguë ou chronique provoquée par des vers parasites du genre Schistosoma. [3] [5] Une atteinte neurologique ne doit pas être confondue avec les deux formes principales de la maladie, intestinale et urogénitale, qui sont beaucoup mieux décrites. [3] [5]
Comment la schistosomiase se transmet-elle ?
L’infection survient lorsque des larves libérées par des gastéropodes d’eau douce pénètrent dans la peau au cours d’un contact avec une eau infestée. [5] Se baigner, nager ou marcher dans une eau douce contaminée peut donc exposer à la maladie, tandis que le contact avec l’eau de mer ou une eau saumâtre ne transmet pas la schistosomiase humaine. [3] La transmission concerne principalement l’Afrique subsaharienne, mais elle existe aussi dans certaines régions d’Amérique du Sud, d’Asie du Sud-Est, de Chine et du Moyen-Orient. [3] [5] Une transmission de Schistosoma haematobium a également été signalée en Corse, où des cas ont été identifiés chez des personnes qui s’étaient baignées dans la rivière Cavu. [3] [5]
Comment le système nerveux peut-il être atteint ?
Après leur développement dans l’organisme, les vers adultes vivent dans les vaisseaux sanguins et pondent des œufs, dont certains restent piégés dans les tissus et provoquent des réactions immunitaires ainsi que des lésions progressives. [5] Les manifestations du système nerveux central seraient liées à une migration inhabituelle de vers adultes et au dépôt d’œufs dans le cerveau ou la moelle épinière. [3] Les signes neurologiques dépendent alors de la localisation des granulomes, qui sont des réactions inflammatoires formées autour de ces dépôts. [3] Une myélite transverse, correspondant à une atteinte inflammatoire de la moelle épinière, fait partie des présentations possibles mentionnées dans la source disponible. [3]
Quels autres symptômes peuvent accompagner la schistosomiase ?
La schistosomiase aiguë apparaît habituellement entre 14 et 84 jours après l’exposition et peut associer fièvre, diarrhée, maux de tête, douleurs musculaires et symptômes respiratoires. [3] Une éruption cutanée peut se développer dans les heures ou la semaine suivant le contact avec une eau contaminée. [3] Dans les formes chroniques, les manifestations dépendent des organes où les œufs se déposent et peuvent notamment comprendre du sang dans les selles, des troubles digestifs, des douleurs en urinant ou du sang dans les urines. [3] [5] Une infection chronique peut néanmoins rester sans symptôme pendant plusieurs années. [3]
Comment recherche-t-on une schistosomiase ?
Le diagnostic de la schistosomiase peut reposer sur l’identification microscopique des œufs du parasite dans les selles pour certaines espèces ou dans les urines pour Schistosoma haematobium. [3] [5] La sérologie peut être utile lorsque l’infection est peu intense, notamment chez des voyageurs, car l’émission des œufs peut être irrégulière. [3] La présence d’anticorps ne permet toutefois pas, à elle seule, de distinguer une infection ancienne d’une infection en cours. [3] Ces examens documentent une schistosomiase, mais les passages disponibles ne précisent pas les critères ni les examens nécessaires pour confirmer que les symptômes proviennent d’une atteinte du cerveau ou de la moelle épinière. [3] [5]
Quels sont les principes du traitement ?
Le praziquantel est le médicament de référence contre la schistosomiase et agit sur les principales espèces de Schistosoma. [2] [5] Il est surtout efficace contre les vers adultes, de sorte que le moment du traitement influence son efficacité. [2] [3] Une nouvelle cure peut parfois être envisagée lorsque la réponse immunitaire est moins robuste, mais cette décision relève du professionnel qui prend en charge l’infection. [2] [3] Les sources générales disponibles ne permettent pas de préciser la place des corticoïdes, d’une intervention chirurgicale, d’une hospitalisation ou d’une surveillance neurologique dans la neuroschistosomiase. [2] [3]
Quand faut-il agir en urgence ?
Une faiblesse ou un engourdissement brutal d’un bras, d’une jambe ou du visage, une paralysie faciale, un trouble soudain de la parole, de la compréhension, de l’équilibre ou de la vision, ou encore un mal de tête intense, brutal et inhabituel peuvent évoquer un accident vasculaire cérébral. [1] En présence de l’un de ces signes soudains, il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112, même si le symptôme disparaît rapidement. [1] Une première crise convulsive, une crise qui dure plus longtemps que d’habitude ou plus de cinq minutes lorsque sa durée habituelle est inconnue, ou des crises répétées sans récupération entre elles justifient également une aide médicale immédiate. [4]
Comment réduire le risque d’infection ?
Il n’existe ni vaccin ni médicament permettant de prévenir une infection par les schistosomes. [3] La principale mesure individuelle consiste à éviter la baignade, la nage, la marche et les autres contacts avec l’eau douce dans les zones où la maladie est endémique. [3] Après une exposition possible, l’absence de symptôme n’exclut pas l’infection, car une schistosomiase chronique peut rester silencieuse pendant des années. [3]
Sources et références
[1] AVC : que faire ? | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] Clinical Care of Schistosomiasis | Schistosomiasis | CDC
CDC · Consulté le 2026-09-11
[3] Schistosomiasis | CDC Yellow Book™
CDC · Consulté le 2026-09-11
[4] Epilepsy - NHS
NHS · Consulté le 2026-09-11
[5] Schistosomiase
Organisation mondiale de la santé · Consulté le 2026-09-11
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