Ostéoporose post-ménopausique : dépistage, diagnostic et risque de fracture

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L’ostéoporose post-ménopausique désigne une ostéoporose présente chez une femme après la ménopause. [2] Cette maladie peut rester silencieuse au début et n’être découverte qu’après une fracture provoquée par un traumatisme minime. [1] Elle peut aussi être recherchée avant une première fracture grâce à l’analyse des facteurs de risque et, lorsque cela est indiqué, à une mesure de la densité minérale osseuse. [1]
Pourquoi la maladie peut-elle passer inaperçue ?
L’absence de symptôme au début ne permet pas d’exclure une ostéoporose. [1] La maladie peut être diagnostiquée à l’occasion d’une fracture de fragilité, c’est-à-dire une fracture survenant après un traumatisme de faible énergie, au plus équivalent à une chute de sa propre hauteur en marchant. [1] Les fractures de fragilité touchent fréquemment l’extrémité supérieure du fémur, l’avant-bras, le poignet ou les vertèbres. [1] Des fractures peuvent également atteindre l’épaule, le bassin, les côtes ou le sternum, mais elles sont moins fréquentes. [1]
Dans quelles situations une ostéodensitométrie est-elle envisagée ?
L’ostéodensitométrie n’est pas présentée comme un examen systématique : elle est utile chez les personnes qui ont des facteurs de risque médicaux d’ostéoporose. [1] Un premier examen peut être indiqué, quels que soient l’âge et le sexe, après une fracture sans choc violent ou en présence d’une maladie ou d’un traitement susceptible d’entraîner une ostéoporose. [1] Les situations citées comprennent notamment l’hyperthyroïdie, l’hyperparathyroïdie et une corticothérapie de plus de trois mois. [1]
Chez une femme ménopausée, un premier examen est également indiqué en présence d’au moins un facteur parmi un antécédent de fracture du col du fémur sans traumatisme chez un parent du premier degré, un indice de masse corporelle inférieur à 19, une ménopause avant 40 ans ou une corticothérapie de plus de trois mois consécutifs. [1] Chez une femme ménopausée sans fracture qui n’a pas reçu de traitement après un premier résultat normal ou montrant une ostéopénie, un deuxième examen peut être proposé trois à cinq ans plus tard selon l’apparition de nouveaux facteurs de risque. [1] Un deuxième examen est aussi indiqué chez la femme ménopausée à l’arrêt d’un traitement anti-ostéoporotique, sauf en cas d’arrêt précoce pour effet indésirable. [1] Selon la source française disponible, l’ostéodensitométrie n’est pas recommandée chez les femmes ménopausées qui suivent un traitement hormonal substitutif assurant la prévention de l’ostéoporose. [1]
Comment se déroule l’ostéodensitométrie ?
L’ostéodensitométrie est la méthode de référence pour mesurer la densité minérale osseuse. [1] La mesure porte sur le rachis et le col du fémur au moyen d’une très faible quantité de rayons X. [1] L’examen dure moins de quinze minutes, ne nécessite ni injection ni prélèvement et demande de rester immobile en position allongée sur une table de radiologie. [1]
Comment les résultats sont-ils interprétés ?
La densité minérale osseuse mesurée permet de calculer un T-score afin d’évaluer la fragilité osseuse. [1] Un T-score supérieur à −1 correspond à une densité normale, tandis qu’un résultat compris entre −2,5 et −1 correspond à une ostéopénie. [1] Un T-score inférieur ou égal à −2,5 correspond à une ostéoporose. [1] L’association d’un T-score inférieur ou égal à −2,5 et d’une ou plusieurs fractures correspond à une ostéoporose sévère dans la classification présentée. [1] Le résultat de l’ostéodensitométrie ne constitue qu’une partie de l’évaluation, car le médecin analyse aussi les facteurs de risque de fracture. [1]
Comment le risque de fracture est-il évalué ?
Des outils comme FRAX peuvent aider le médecin à estimer la probabilité de fracture de la hanche ou de fracture ostéoporotique majeure au cours des dix années suivantes. [1] Cette estimation tient notamment compte de la densité minérale osseuse, de l’âge, du poids, du tabac, de l’alcool, des antécédents personnels ou familiaux de fracture, de certains traitements et de maladies chroniques associées. [1] Le risque de chute doit également être apprécié, avec une analyse de l’équilibre et de l’autonomie. [1] L’ensemble de ces données aide le médecin à déterminer si un traitement est nécessaire et à choisir une prise en charge adaptée. [1]
Quelles peuvent être les conséquences de l’ostéoporose ?
Les fractures constituent la principale complication de l’ostéoporose. [1] Les fractures vertébrales peuvent être indolores, mais entraîner une diminution importante de la taille ou un dos qui se voûte progressivement lorsque plusieurs tassements vertébraux se succèdent. [1] Une perte de taille de trois à quatre centimètres par rapport à la taille antérieurement connue conduit à rechercher une ostéoporose. [1] Les fractures peuvent compromettre l’autonomie, particulièrement lorsqu’elles touchent le col du fémur. [1] Selon la source disponible, seule la moitié des patients de plus de 60 ans retrouvent une mobilité normale de la hanche après une fracture du col du fémur. [1]
Quel est l’objectif général du traitement ?
Lorsqu’un traitement de l’ostéoporose est nécessaire, son objectif est de prévenir la survenue de fractures. [1] Le choix ne repose pas uniquement sur le T-score, mais sur l’ensemble du risque fracturaire et du risque de chute évalués par le médecin. [1]
Sources et références
[1] Ostéoporose : diagnostic et évolution | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
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