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Ostéoarthrite vertébrale : comprendre l’arthrose de la colonne vertébrale

Dans cette fiche, le libellé « ostéoarthrite vertébrale » est employé par convention éditoriale pour désigner l’arthrose qui touche la colonne vertébrale, notamment le cou ou le rachis lombaire. La source disponible décrit cette atteinte, mais ne confirme pas explicitement que ce libellé en est un synonyme français non ambigu. [1] L’arthrose est une maladie chronique qui altère le cartilage et les tissus voisins d’une articulation, avec pour principales conséquences possibles la douleur, la raideur et une diminution des capacités fonctionnelles. [1] Au niveau de la colonne, elle provoque le plus souvent une douleur du dos ou du cou et une raideur, mais certaines excroissances osseuses peuvent aussi comprimer des nerfs. [1] L’importance des anomalies visibles sur une radiographie ne correspond pas toujours à l’intensité des symptômes ressentis. [1]

Que se passe-t-il dans la colonne vertébrale ?

Dans l’arthrose, le cartilage peut gonfler, s’amollir, se détériorer puis se fissurer, tandis que l’os situé sous le cartilage peut également être fragilisé. [1] Les tentatives de réparation de l’articulation peuvent entraîner la formation d’excroissances osseuses appelées ostéophytes. [1] Le cartilage perd progressivement sa surface lisse, ce qui réduit la capacité de l’articulation à se déplacer sans frottement et à absorber les chocs. [1] L’atteinte ne se limite pas au cartilage, car l’os, la capsule articulaire, le tissu synovial, les tendons et les ligaments peuvent aussi être concernés. [1]

Quels symptômes l’arthrose vertébrale peut-elle provoquer ?

Les symptômes de l’arthrose apparaissent généralement de manière progressive. [1] Lorsque la colonne vertébrale est touchée, la douleur dorsale est la manifestation la plus fréquente. [1] Les disques ou les articulations atteints ne provoquent habituellement qu’une douleur légère et une raideur modérée. [1] Comme dans d’autres localisations de l’arthrose, une raideur peut apparaître après le sommeil ou une période d’inactivité et disparaître généralement en moins de 30 minutes, notamment avec le mouvement. [1]

Dans l’arthrose cervicale ou lombaire, un ostéophyte peut comprimer un nerf et provoquer une douleur, un engourdissement ou une faiblesse dans un membre supérieur ou inférieur. [1] Lorsque des excroissances osseuses se développent dans le canal vertébral et compriment des nerfs, une douleur dans les jambes peut survenir pendant la marche. [1] Cette douleur à la marche peut ressembler à celle d’un trouble de l’apport sanguin dans les jambes, ce qui montre que le symptôme ne permet pas à lui seul d’en déterminer la cause. [1] Dans de rares cas, des excroissances osseuses situées dans le cou peuvent comprimer l’œsophage et rendre la déglutition difficile. [1]

Comment le diagnostic d’arthrose est-il établi ?

Le diagnostic d’arthrose repose sur les symptômes caractéristiques, l’examen clinique et l’aspect des articulations à la radiographie. [1] La radiographie peut notamment montrer un élargissement osseux ou un pincement de l’espace articulaire. [1] Elle ne détecte cependant pas bien les premières anomalies, car celles-ci commencent dans le cartilage, que la radiographie ne montre pas directement. [1] Une personne peut ainsi présenter des symptômes importants avec peu de changements radiographiques, ou de nombreuses anomalies radiographiques avec peu ou pas de symptômes. [1] L’IRM peut détecter des modifications plus précoces du cartilage, mais elle est rarement nécessaire pour diagnostiquer une arthrose. [1] Aucune analyse de sang ne diagnostique l’arthrose, même si certaines analyses peuvent contribuer à écarter d’autres maladies. [1]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

La prise en charge de l’arthrose vise à soulager la douleur, à préserver la mobilité et à optimiser le fonctionnement au quotidien. [1] Dans l’arthrose de la colonne vertébrale, des exercices adaptés peuvent être utiles, notamment le renforcement musculaire et les activités aérobies à faible impact. [1] La marche, la natation, le vélo d’appartement et l’exercice sur appareil elliptique sont cités comme exemples d’activités à faible impact. [1] Lorsque cela est possible, la poursuite des activités habituelles et quotidiennes est encouragée. [1] L’activité doit néanmoins être adaptée afin de limiter le soulèvement de charges et les mouvements de flexion qui aggravent la douleur arthrosique. [1] Un soutien dorsal peut également être utilisé en cas de douleur importante. [1]

La kinésithérapie, parfois associée à la chaleur, peut contribuer à réduire la raideur et à améliorer les capacités physiques. [1] Les médicaments sont utilisés en complément des exercices et de la kinésithérapie pour réduire les symptômes et faciliter les activités quotidiennes. [1] Ils ne modifient pas directement l’évolution de l’arthrose. [1] Les anti-inflammatoires non stéroïdiens pris par voie orale peuvent réduire la douleur et l’inflammation, mais ils exposent à des effets indésirables graves et doivent être utilisés pendant la durée la plus courte possible. [1] Le paracétamol peut aider certaines personnes, mais il ne faut pas dépasser les doses recommandées ni cumuler plusieurs médicaments qui en contiennent. [1] La source recommande en général d’éviter le tramadol et les autres opioïdes. Dans son passage consacré aux adultes plus âgés, elle précise toutefois que des antalgiques plus puissants peuvent parfois être nécessaires et que les médecins ne les prescrivent qu’en cas de besoin, en raison des effets indésirables et du risque de dépendance ; ils peuvent aussi provoquer une confusion dans cette population. [1]

Quelle place pour une intervention chirurgicale ?

Pour l’arthrose du dos ou du cou, une intervention chirurgicale peut être envisagée lorsque les autres traitements n’ont pas soulagé les symptômes, notamment en présence d’une compression nerveuse. [1] La chirurgie n’est donc pas présentée comme le traitement habituel de toutes les douleurs liées à l’arthrose vertébrale. [1]

Comment l’arthrose peut-elle évoluer ?

L’arthrose peut rester stable pendant plusieurs années ou progresser rapidement, mais son évolution est généralement lente après l’apparition des symptômes. [1] Elle devient plus fréquente avec l’âge, sans constituer pour autant une conséquence inévitable du vieillissement. [1] Elle n’est pas simplement due à l’usure liée au temps, car une lésion unique ou répétée, un mouvement anormal, un trouble métabolique, une infection ou une autre maladie articulaire peuvent aussi intervenir. [1]

Sources et références

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Spécialités médicales concernées

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