Coxarthrose : symptômes, causes, évolution et diagnostic

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Chirurgie de la hanche par ville
La coxarthrose, aussi appelée arthrose de la hanche, est une maladie chronique de l’articulation située entre le fémur et le bassin. [2] Elle commence par une détérioration du cartilage, puis peut atteindre l’os situé sous celui-ci et la membrane synoviale qui tapisse l’intérieur de l’articulation. [2] La douleur apparaît généralement de façon progressive, surtout à la marche ou dans les escaliers, mais une anomalie visible à la radiographie n’est pas toujours responsable de symptômes. [1]
Comment la coxarthrose se manifeste-t-elle ?
La douleur siège le plus souvent dans le pli de l’aine et peut descendre vers l’avant ou la face interne de la cuisse. [1] Elle peut aussi être ressentie dans la fesse et derrière la cuisse ou, plus rarement, uniquement au niveau du genou ou à l’arrière de la cuisse. [1] Une douleur du genou peut ainsi être une douleur projetée provenant de la hanche, tandis qu’une douleur du bas du dos est le plus souvent d’origine lombaire. [1]
La douleur habituelle de la coxarthrose augmente pendant l’effort, la marche ou l’utilisation des escaliers et s’apaise au repos. [1] Elle ne réveille généralement pas la nuit, sauf lorsque l’arthrose est très importante. [1] Une raideur peut être présente au réveil et demander un court temps de dérouillage avant que l’articulation retrouve davantage de mobilité. [1] Lorsque la douleur persiste, une boiterie peut progressivement apparaître. [1]
Poussées douloureuses et retentissement au quotidien
L’évolution peut alterner des périodes chroniques, pendant lesquelles la gêne et la douleur restent variables, et des poussées congestives associées à une inflammation passagère de l’articulation. [1] [2] Pendant une poussée, la douleur augmente fortement en quelques jours, peut commencer dès le matin ou pendant la seconde partie de la nuit et s’accompagne d’une raideur plus prolongée. [1]
À un stade avancé, la douleur peut survenir dès la station debout et rendre la marche difficile au point de nécessiter une canne. [1] La diminution de la mobilité, notamment en rotation, peut gêner pour monter les escaliers, sortir d’une voiture, ramasser un objet ou enfiler des chaussettes. [1] La douleur, la faiblesse musculaire et la perte de mobilité peuvent réduire les activités quotidiennes, altérer la qualité de vie et avoir un retentissement psychologique important. [1] L’évolution reste variable : la maladie peut progresser lentement sans handicap majeur ou devenir invalidante en quelques années. [2]
Quels facteurs peuvent favoriser l’arthrose de la hanche ?
Une coxarthrose est dite primitive lorsqu’aucune cause anatomique ou traumatique sous-jacente n’est retrouvée. [2] Sa fréquence augmente avec l’âge, mais le vieillissement normal du cartilage ne suffit pas à lui seul à provoquer une arthrose. [2] L’excès de pression sur l’articulation, notamment en cas de surpoids, d’obésité, de port fréquent de charges lourdes ou de pratique sportive intensive mal contrôlée, fait partie des facteurs favorisants décrits. [2] La sédentarité, certains troubles métaboliques et le fait d’être une femme après la ménopause sont également associés à un risque accru. [2]
Une coxarthrose secondaire survient en lien avec une anomalie ou une maladie préexistante et peut apparaître plus tôt dans la vie. [2] Elle peut notamment être favorisée par une luxation de hanche, une anomalie du col du fémur ou du cotyle, une inégalité de longueur des jambes ou des séquelles traumatiques. [2] Une ostéonécrose de la tête du fémur, une ancienne fracture, la goutte, la chondrocalcinose ou certaines maladies inflammatoires articulaires peuvent aussi être en cause. [2]
Coxarthrose et ostéoporose : quelle différence ?
La coxarthrose ne doit pas être confondue avec l’ostéoporose. [2] L’arthrose détériore le cartilage puis d’autres structures de l’articulation, ce qui peut provoquer une douleur et limiter les mouvements. [2] L’ostéoporose correspond à une diminution diffuse de la densité des os et expose notamment à des fractures, dont celle du col du fémur. [2]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le diagnostic repose sur un examen médical complété par un bilan radiologique. [1] Le médecin recherche les circonstances de la douleur, la durée de la raideur matinale, la distance de marche possible et les difficultés rencontrées dans les activités quotidiennes. [1] Il observe la personne debout et pendant la marche, puis examine les deux hanches en position allongée pour évaluer leur mobilité, les douleurs provoquées par les mouvements et une éventuelle diminution du volume musculaire de la cuisse. [1] L’objectif est notamment de vérifier que la hanche est bien à l’origine du syndrome douloureux. [1]
La radiographie des deux hanches peut confirmer l’arthrose en montrant un amincissement de l’espace articulaire, une densification de l’os, des excroissances osseuses appelées ostéophytes ou des cavités osseuses appelées géodes. [1] Elle peut aussi aider à distinguer une forme primitive d’une forme secondaire liée, par exemple, à une malformation anatomique. [1] D’autres examens sont rarement nécessaires. [1]
Une radiographie anormale signifie-t-elle qu’un traitement est nécessaire ?
Il peut exister une dissociation radio-clinique : une arthrose visible à la radiographie n’explique pas nécessairement une douleur. [1] Lorsqu’une arthrose radiographique ne provoque aucun symptôme, la source institutionnelle fournie indique qu’aucun traitement n’est utile. [1] L’interprétation doit donc tenir compte à la fois des images, de l’examen clinique et du retentissement réel sur la vie quotidienne. [1]
Quelles sont les limites des données sur certaines chirurgies précoces ?
Pour l’arthrose précoce de la hanche, une synthèse britannique n’a trouvé aucune étude comparant directement le remplacement de l’articulation à une prise en charge non chirurgicale. [3] Les résultats observés après prothèse dans les formes tardives ne peuvent donc pas être directement extrapolés aux formes précoces. [3] Cette incertitude souligne l’importance d’une décision partagée lorsqu’une prothèse est envisagée à un stade précoce. [3]
La même synthèse n’a trouvé aucune comparaison directe entre les techniques chirurgicales dites de réparation biologique et les mesures non chirurgicales dans l’arthrose précoce. [4] Les études disponibles sur ces techniques étaient de très faible qualité et ne montraient pas de bénéfice clinique significatif clairement établi lorsqu’elles étaient ajoutées à un traitement arthroscopique chez des personnes présentant un conflit fémoro-acétabulaire. [4] Ces résultats concernent des situations précoces et des interventions particulières ; ils ne permettent pas de conclure sur l’ensemble des traitements de la coxarthrose. [3] [4]
Sources et références
[1] Arthrose de la hanche : symptômes et diagnostic | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] Arthrose de la hanche : définition et facteurs favorisants | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[3] Joint replacement performed for early hip osteoarthritis - Surgery for early structural osteoarthritis of the hip and knee: the SCORE evidence synthesis and economic evaluation - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
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