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Occlusion intestinale : signes, causes, diagnostic et traitements

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Une occlusion intestinale est une obstruction partielle ou complète qui perturbe fortement ou arrête le passage des aliments, des liquides, des sécrétions digestives et des gaz dans l’intestin. [1] [2] Elle peut toucher l’intestin grêle, y compris le duodénum, ou le gros intestin appelé côlon. [1] [2] Les douleurs abdominales, le gonflement du ventre, les vomissements et les troubles du transit font partie des manifestations possibles, mais leur présentation varie selon la localisation et le caractère partiel ou complet de l’occlusion. [1] [2] Toute suspicion d’occlusion intestinale nécessite une évaluation hospitalière sans délai, car une interruption de l’apport sanguin à l’intestin peut évoluer rapidement vers une gangrène, une perforation et une péritonite. [1] [2]

Ce qui se passe dans l’intestin

En amont de l’obstacle, les aliments, les liquides, les sécrétions digestives et les gaz continuent de s’accumuler. [1] [2] Cette accumulation dilate l’intestin, fait gonfler sa paroi et favorise la déshydratation ainsi que les déséquilibres en sels minéraux. [1] [2] Une occlusion mécanique doit être distinguée de l’iléus, qui correspond à une paralysie intestinale sans obstacle mécanique et peut produire un tableau clinique et radiologique voisin. [2]

La strangulation désigne une occlusion qui compromet la circulation sanguine de la portion intestinale concernée. [1] [2] Elle est notamment associée à certaines hernies, à un volvulus, qui est une torsion de l’intestin, ou à une invagination, dans laquelle un segment intestinal s’engage dans un autre. [1] [2] La strangulation peut progresser vers la mort de la paroi intestinale, puis vers sa rupture, une péritonite, un état de choc et le décès en l’absence de traitement. [1] [2]

Quels signes peuvent évoquer une occlusion intestinale ?

Les symptômes comprennent généralement des crampes abdominales douloureuses, un ventre gonflé et une diminution de l’appétit. [1] La douleur survient souvent par vagues avant de pouvoir devenir permanente. [1] Une douleur brutale, très intense et fixe évoque une strangulation, tandis qu’une fièvre est fréquente lorsqu’une perforation de la paroi intestinale s’est produite. [1] [2]

Dans une occlusion de l’intestin grêle, les vomissements apparaissent fréquemment et précocement. [1] [2] Dans une occlusion du côlon, les symptômes sont souvent plus progressifs, avec une constipation qui s’aggrave, une distension abdominale et des vomissements moins fréquents et plus tardifs. [1] [2] Une occlusion complète provoque une constipation sévère et un arrêt des gaz, alors qu’une occlusion partielle peut encore s’accompagner de diarrhée. [1] [2]

Devant un ensemble de symptômes faisant suspecter une occlusion intestinale, il ne faut pas se limiter à une surveillance à domicile : une prise en charge hospitalière est nécessaire. [1] [2] Une douleur devenue intense et constante, une fièvre, un abdomen très sensible, un état de choc ou une diminution importante des urines sont des signes de gravité décrits en cas de strangulation, de perforation ou d’occlusion tardivement prise en charge. [1] [2]

Quelles sont les causes principales ?

La cause d’une occlusion varie selon l’âge de la personne et la partie de l’intestin atteinte. [1] Chez l’adulte, les causes les plus fréquentes sont les adhérences, c’est-à-dire des bandes cicatricielles internes souvent consécutives à une ancienne opération abdominale, les hernies et les tumeurs. [1] [2] Une occlusion du côlon est notamment associée au cancer, à la diverticulite, au volvulus ou à un fécalome, qui est une masse dure de matières fécales. [1] [2] Une occlusion de l’intestin grêle peut aussi être liée à une maladie de Crohn, à un corps étranger, à un calcul biliaire, à un volvulus ou à une invagination. [1] [2]

Chez le nouveau-né et le nourrisson, les causes comprennent notamment certaines malformations congénitales, l’atrésie intestinale, le volvulus, l’invagination et l’accumulation de méconium. [1] [2] L’identification de la cause est importante, car elle détermine en partie la possibilité d’un traitement non chirurgical, le type d’intervention nécessaire et le risque de récidive. [1] [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose sur les symptômes, l’examen clinique de l’abdomen et les examens d’imagerie. [1] [2] À l’examen, le médecin recherche notamment une distension, une douleur à la palpation, une éventuelle masse et des bruits intestinaux anormalement forts, aigus ou absents. [1] [2] L’absence de forte douleur à la palpation n’exclut pas une occlusion, car l’abdomen peut rester peu sensible en l’absence de strangulation ou de péritonite. [1] [2]

Les radiographies abdominales peuvent montrer des anses intestinales dilatées et aider à localiser l’occlusion. [1] [2] La présence d’air autour de l’intestin ou sous le diaphragme peut révéler une perforation. [1] La tomodensitométrie abdominale, ou scanner, est souvent utilisée pour mieux visualiser l’intestin et rechercher la localisation précise ainsi que la cause de l’obstacle. [1] [2] L’imagerie et l’examen doivent être interprétés ensemble, car certaines occlusions ou strangulations ne présentent pas tous les signes radiologiques habituels. [2]

Quels sont les traitements hospitaliers ?

Le traitement d’une occlusion intestinale aiguë débute à l’hôpital en même temps que les examens diagnostiques. [1] [2] Une sonde introduite par le nez jusque dans l’estomac ou l’intestin peut aspirer les liquides et les gaz accumulés en amont de l’obstacle afin de réduire la distension. [1] [2] Des liquides et des électrolytes sont administrés par voie intraveineuse pour corriger les pertes liées notamment aux vomissements, à la diarrhée et à la séquestration de liquide dans l’intestin. [1] [2]

Certaines occlusions partielles dues à des adhérences peuvent se résoudre avec un traitement non chirurgical et une surveillance hospitalière. [1] [2] Une opération est souvent nécessaire en cas d’occlusion complète et doit être réalisée rapidement lorsqu’une strangulation, une ischémie ou une perforation est suspectée. [1] [2] Selon la cause et l’état de l’intestin, l’intervention peut libérer l’obstacle, retirer une lésion ou réséquer une portion intestinale endommagée. [1] [2] Certaines causes, comme un volvulus du sigmoïde, peuvent parfois être traitées initialement par voie endoscopique, mais cette possibilité dépend de la localisation et de l’absence de complication imposant une chirurgie. [1] [2]

Une iléostomie ou une colostomie peut être nécessaire pour dériver le contenu intestinal vers une ouverture créée dans la paroi abdominale. [1] [2] Selon la situation, cette stomie peut être temporaire puis refermée après la guérison, ou être permanente. [1] [2]

Récidive et suivi après le traitement

Une occlusion liée à des adhérences peut récidiver, car ces bandes cicatricielles peuvent se reformer même après avoir été sectionnées. [1] Après une occlusion, les modalités du traitement ultérieur dépendent de sa cause, par exemple la réparation d’une hernie, l’ablation d’un corps étranger ou la prise en charge d’une tumeur. [2] En cas de stomie temporaire, le rétablissement de la continuité intestinale peut être envisagé après la récupération et la cicatrisation, lorsque la situation le permet. [1] [2]

Sources et références

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Spécialités médicales concernées

Chirurgie générale, digestive et de l’obésité
Chirurgie générale et proctologie
Chirurgien viscéral et digestifOption : endoscopie chirurgicale
Gastro-entérologue et hépatologue