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Névrite vestibulaire : symptômes, diagnostic, traitement et signes d’urgence

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Rééducation des troubles de l'équilibre par ville

La névrite vestibulaire est une atteinte inflammatoire du nerf vestibulaire, une branche du huitième nerf crânien qui transmet au cerveau des informations provenant de l’oreille interne et participe au contrôle de l’équilibre. [1] [3] Elle provoque typiquement un vertige brutal, intense et persistant, souvent associé à des nausées, des vomissements et une difficulté à garder l’équilibre. [1] [4] Ce tableau peut ressembler à celui d’affections neurologiques urgentes, notamment un accident vasculaire cérébral du cervelet ou du tronc cérébral, si bien que le diagnostic ne doit pas être posé par la personne elle-même. [3] [4]

Quels sont les symptômes d’une névrite vestibulaire ?

Le vertige correspond à une fausse sensation de déplacement ou de rotation de soi-même, de l’environnement, ou des deux. [1] [2] Dans la névrite vestibulaire, il est habituellement continu plutôt que constitué de crises très brèves déclenchées par une position précise de la tête. [4] Les mouvements de la tête peuvent aggraver les symptômes sans être leur véritable déclencheur. [4] La crise s’accompagne fréquemment de nausées, de vomissements et d’un nystagmus, c’est-à-dire de mouvements involontaires et saccadés des yeux. [1] [3] Une instabilité à la marche peut survenir, même si la personne reste généralement capable de se déplacer. [3]

La première phase est généralement la plus intense, puis le vertige diminue progressivement au cours des jours suivants. [1] Une sensation d’étourdissement, une gêne lors des mouvements rapides de la tête ou un déséquilibre peuvent néanmoins persister pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. [1] [3]

Névrite vestibulaire ou labyrinthite : quelle différence ?

L’audition est habituellement préservée dans la névrite vestibulaire et les acouphènes ne font pas partie de sa présentation caractéristique. [1] [3] La présence d’une baisse auditive d’un seul côté oriente plutôt vers une labyrinthite ou vers une autre cause associant des symptômes vestibulaires et auditifs. [3] [4] Les termes « névrite vestibulaire » et « labyrinthite virale » sont parfois employés comme des synonymes, mais ils ne décrivent pas exactement le même tableau lorsque la labyrinthite comporte une perte auditive ou des acouphènes. [3]

Quelle est la cause de la névrite vestibulaire ?

La maladie touche le plus souvent le nerf vestibulaire d’une seule oreille et perturbe les signaux d’équilibre transmis de l’oreille interne vers le cerveau. [1] [3] Une infection virale ou une inflammation survenant après une infection virale est généralement suspectée, mais le mécanisme exact demeure incertain. [3] [4] L’absence d’infection virale récente identifiée n’exclut donc pas une névrite vestibulaire. [4]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose d’abord sur l’histoire des symptômes et sur un examen clinique recherchant les caractéristiques du vertige, du nystagmus, de l’équilibre, de l’audition et du fonctionnement neurologique. [3] [4] L’objectif essentiel de cette évaluation est d’écarter un accident vasculaire cérébral ou une autre atteinte centrale susceptible de provoquer un tableau voisin. [3] [4] L’examen HINTS étudie les mouvements des yeux au moyen du test d’impulsion de la tête, de l’analyse du nystagmus et du test de réalignement vertical des yeux. [3] [4] Son interprétation exige un examinateur spécifiquement formé et ne constitue pas un test à reproduire ou à interpréter soi-même. [3] [4]

Une évaluation audiologique et des examens vestibulaires peuvent aider à caractériser l’atteinte et à distinguer la névrite d’autres causes de vertige. [1] [3] Une IRM cérébrale avec produit de contraste peut être demandée pour rechercher une autre affection lorsque le contexte ou les constatations cliniques le justifient. [1] [3] [4] L’imagerie ne remplace pas l’examen clinique spécialisé, notamment lorsqu’il faut distinguer rapidement une atteinte de l’oreille interne d’une cause neurologique. [3] [4]

Quelle prise en charge peut être proposée ?

Pendant la phase aiguë, la prise en charge vise principalement à diminuer le vertige, les nausées et les vomissements. [1] [3] Des antiémétiques, des antihistaminiques ou certaines benzodiazépines peuvent être prescrits pour soulager ces symptômes. [3] [4] Les médicaments qui freinent le système vestibulaire sont destinés à une utilisation courte, car leur prolongation peut retarder la compensation du cerveau et augmenter le risque de chute, particulièrement chez les personnes âgées. [1] [3] Des liquides et des électrolytes peuvent être administrés par voie intraveineuse lorsque les vomissements se prolongent. [1] [3] Les corticoïdes constituent une option parfois employée, mais leur efficacité reste discutée et leur indication relève d’une décision médicale individualisée. [3] [4]

Après le contrôle des nausées et des vomissements initiaux, la rééducation vestibulaire peut favoriser l’adaptation du cerveau au déficit résiduel. [3] [4] Cette rééducation spécialisée peut être particulièrement utile lorsque l’instabilité ou les étourdissements persistent. [1] [3] Le maintien ou la reprise de l’activité fait partie de la récupération encouragée par les médecins une fois la phase aiguë passée. [1]

Quelle évolution et quel suivi prévoir ?

La névrite vestibulaire évolue le plus souvent favorablement, avec une diminution progressive du vertige aigu en quelques jours. [1] [4] La récupération de tous les symptômes vestibulaires peut toutefois demander plusieurs semaines ou plusieurs mois. [1] [4] Chez certaines personnes, un déséquilibre durable peut traduire une compensation incomplète ou un déficit vestibulaire résiduel. [3] [4] Un vertige positionnel paroxystique bénin ou des sensations persistantes d’instabilité peuvent aussi apparaître après l’épisode initial. [4] La persistance, la réapparition ou la modification des symptômes justifie une nouvelle évaluation afin de vérifier le diagnostic et d’adapter la rééducation ou les autres soins. [3] [4]

Quand un vertige nécessite-t-il une évaluation urgente ?

Un vertige brutal, persistant et sévère doit être évalué médicalement, car une névrite vestibulaire ne peut être distinguée de toutes les causes neurologiques graves sur la seule description des sensations. [3] [4] Une évaluation médicale urgente est nécessaire si le vertige s’accompagne de troubles visuels, d’une modification de la sensibilité, d’une faiblesse, de difficultés à parler, d’un manque de coordination ou d’une incapacité à marcher. [3] [4] Un résultat préoccupant à l’une des composantes de l’examen HINTS ou la présence de tout symptôme neurologique associé impose des investigations urgentes. [3]

Une baisse auditive ou des acouphènes associés au vertige ne correspondent pas au tableau classique d’une névrite vestibulaire et doivent être signalés lors de l’évaluation. [3] [4] Il ne faut pas utiliser l’absence de symptômes auditifs comme preuve qu’un vertige brutal est bénin, car l’exclusion d’une cause centrale dépend de l’ensemble de l’examen. [3] [4]

Sources et références

[4] Vestibular Neuronitis - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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