Aller au contenu principal

Neuromyélite optique : symptômes, diagnostic et principes de prise en charge

Trouver un professionnel

IRM de la moelle épinière par ville

La neuromyélite optique, aujourd’hui le plus souvent appelée trouble du spectre de la neuromyélite optique ou TSNO, est une maladie auto-immune inflammatoire du système nerveux central. [1] [3] Elle atteint principalement les nerfs optiques et la moelle épinière, mais le tronc cérébral et certaines régions du cerveau peuvent également être concernés. [3] Les épisodes inflammatoires peuvent provoquer une baisse de la vision, une faiblesse ou une paralysie des membres, des troubles sensitifs et des difficultés à contrôler la vessie ou les intestins. [1] [2] Une consultation médicale rapide est nécessaire lorsque des symptômes font évoquer cette maladie, car les atteintes peuvent laisser des séquelles durables. [1]

Que se passe-t-il dans le système nerveux ?

Dans une maladie auto-immune, le système immunitaire attaque par erreur des constituants de l’organisme. [1] Dans de nombreux cas de TSNO, cette attaque implique des anticorps dirigés contre l’aquaporine 4, une protéine présente à la surface de cellules de soutien appelées astrocytes. [1] [3] Les lésions touchent les cellules de soutien, la myéline qui entoure les fibres nerveuses et parfois les fibres nerveuses elles-mêmes, ce qui perturbe la transmission des messages nerveux. [1]

Neuromyélite optique, maladie anti-MOG et sclérose en plaques : quelles différences ?

Le TSNO a longtemps été considéré comme une forme de sclérose en plaques, mais il s’agit d’une maladie distincte dont le pronostic et les traitements diffèrent. [1] [3] La sclérose en plaques touche fréquemment différentes régions du cerveau, tandis que le TSNO atteint surtout les nerfs optiques et la moelle épinière, sans que cette distinction anatomique suffise à elle seule pour poser le diagnostic. [1] [3] La maladie associée aux anticorps anti-MOG, appelée MOGAD, peut aussi provoquer une névrite optique ou une myélite, mais elle est désormais considérée comme une maladie distincte du TSNO associé aux anticorps anti-aquaporine 4. [3] [5] Cette distinction est importante, car le risque de rechute, la récupération et les stratégies de traitement à long terme ne sont pas les mêmes dans les deux maladies. [5]

Quels symptômes peuvent survenir ?

L’inflammation d’un nerf optique, appelée névrite optique, peut provoquer une douleur de l’œil et une vision moins nette, brouillée ou perdue dans un œil ou dans les deux. [1] Une atteinte de la moelle épinière, appelée myélite, peut entraîner une faiblesse, un engourdissement, des douleurs nerveuses, des spasmes musculaires ou une paralysie des bras ou des jambes. [1] [2] Des troubles urinaires ou intestinaux peuvent apparaître, notamment une incontinence, une constipation ou une difficulté à uriner. [1] [2] Un hoquet persistant ainsi que des nausées ou des vomissements inexpliqués et prolongés peuvent correspondre à l’atteinte d’une région du tronc cérébral appelée area postrema. [1] [3] Les symptômes peuvent ne concerner initialement que les yeux ou seulement la moelle épinière, et les différentes atteintes peuvent être séparées par des semaines ou davantage. [2] [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose sur l’histoire des symptômes, l’examen neurologique, l’évaluation des yeux et de la vision, l’imagerie par résonance magnétique et les analyses d’anticorps. [1] [2] [3] L’IRM explore notamment le cerveau, les nerfs optiques et la moelle épinière afin de rechercher des lésions compatibles et d’écarter d’autres diagnostics, dont la sclérose en plaques. [1] [3] Les potentiels évoqués visuels mesurent la réponse du système nerveux à une stimulation lumineuse et renseignent sur le fonctionnement du nerf optique. [1] Une ponction lombaire peut également être proposée dans le cadre du bilan, notamment pour aider à distinguer le TSNO d’autres maladies neurologiques. [2] [4]

La recherche sanguine des anticorps anti-aquaporine 4 contribue fortement au diagnostic et à la classification du TSNO. [1] [3] La recherche d’anticorps anti-MOG aide à reconnaître une MOGAD, qui ne doit pas être confondue avec un TSNO anti-aquaporine 4. [3] [5] Un résultat d’anticorps ne s’interprète jamais isolément, car des résultats faussement positifs ou faussement négatifs sont possibles. [4] En cas de discordance, le résultat doit être réévalué en fonction des symptômes, de l’IRM, du type de test utilisé et des traitements reçus avant le prélèvement. [4]

Quels sont les principes du traitement ?

Il n’existe pas actuellement de traitement guérissant le TSNO, mais la prise en charge vise à contrôler les épisodes inflammatoires, limiter les séquelles, traiter les symptômes et prévenir les rechutes. [1] [2] Un épisode aigu est généralement traité par des corticoïdes, tandis que des échanges plasmatiques peuvent être utilisés lorsque la réponse aux corticoïdes est insuffisante. [1] Les échanges plasmatiques consistent à prélever le sang, à retirer du plasma certains anticorps anormaux, puis à restituer les autres composants sanguins. [1] Un traitement immunosuppresseur ou une biothérapie peut ensuite être proposé pour réduire le risque de nouveaux épisodes, en tenant compte notamment du statut des anticorps. [1] [5]

Certaines biothérapies ciblent les lymphocytes B, la voie de l’interleukine 6 ou le système du complément impliqué dans l’inflammation. [1] [5] Ces traitements peuvent augmenter le risque d’infection et nécessitent une surveillance adaptée à la molécule utilisée. [1] [5] Dans le TSNO avec anticorps anti-aquaporine 4, l’arrêt du traitement de fond n’est généralement pas recommandé en raison du risque persistant de rechute sévère. [5] Un traitement immunosuppresseur ne doit donc pas être réduit ou arrêté sans une décision individualisée avec l’équipe soignante. [5]

Des médicaments peuvent être proposés pour soulager les douleurs nerveuses, les spasmes et les troubles urinaires ou intestinaux. [1] [2] La physiothérapie peut aider en cas de faiblesse ou de difficultés de mobilité, tandis que l’ergothérapie peut faciliter les activités de la vie quotidienne. [2]

Évolution, rechutes et suivi

L’évolution varie d’une personne à l’autre, mais les épisodes peuvent réapparaître après des semaines, des mois ou des années. [2] [3] Certaines personnes récupèrent bien après un épisode, tandis que d’autres conservent une baisse visuelle, une faiblesse, des troubles sensitifs ou des difficultés urinaires et intestinales. [1] [2] La répétition des épisodes peut entraîner une perte visuelle ou un handicap moteur permanent. [1] [3] Le suivi est important pour repérer une rechute, mesurer les séquelles et surveiller l’efficacité ainsi que les effets indésirables du traitement. [3] [5] Aucune stratégie permettant de prévenir l’apparition initiale du TSNO n’est actuellement connue. [3]

Sources et références

[2] Neuromyelitis optica (NMO) - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

[3] Neuromyelitis Optica Spectrum Disorder (NMOSD) - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

[4] Use of Fluid Biomarkers in NMOSD and MOGAD

www.ebi.ac.uk · Version : 2026-08-11 · Consulté le 2026-09-16

[5] De-Escalating and Discontinuing Immunotherapies in Patients With NMOSD and MOGAD

www.ebi.ac.uk · Version : 2026-08-26 · Consulté le 2026-09-16

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.