Sclérose en plaques récurrente-rémittente : symptômes, diagnostic, évolution et soins

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Sclérose en plaques (SEP) par ville
La sclérose en plaques récurrente-rémittente est une forme de sclérose en plaques dans laquelle des poussées neurologiques alternent avec des périodes de rémission. [1] [2] Pendant une poussée, de nouveaux symptômes peuvent apparaître, d’anciens symptômes réapparaître ou des troubles déjà présents s’aggraver. [1] Les symptômes régressent ensuite totalement ou partiellement, tandis que la durée de la rémission avant une éventuelle nouvelle poussée reste très variable. [1] Cette forme représente environ 85 % des cas de sclérose en plaques, mais son évolution demeure différente d’une personne à l’autre. [1]
Que se passe-t-il dans le système nerveux ?
La sclérose en plaques est une maladie chronique inflammatoire et neurodégénérative du système nerveux central, qui comprend le cerveau, les nerfs optiques et la moelle épinière. [2] [4] Elle endommage la myéline, substance qui entoure de nombreuses fibres nerveuses, et peut également léser les fibres nerveuses elles-mêmes. [2] Ces lésions perturbent la transmission des messages nerveux et peuvent ainsi atteindre la vision, la sensibilité, les mouvements ou certaines fonctions cognitives. [2] [4] La cause exacte reste inconnue, mais une réaction anormale du système immunitaire ainsi que des facteurs génétiques et environnementaux sont impliqués. [2] [4]
Quels symptômes peuvent survenir ?
Les manifestations varient beaucoup selon les personnes et selon la zone du cerveau ou de la moelle épinière touchée. [1] [2] Au début de la maladie, les symptômes s’installent souvent en quelques heures ou quelques jours et peuvent être passagers. [1] Des engourdissements, des picotements, des fourmillements, des douleurs, des décharges électriques ou une diminution de la sensibilité sont possibles. [1] [2] Les troubles moteurs peuvent comprendre une faiblesse musculaire, une raideur appelée spasticité, une maladresse, une limitation de la marche ou une paralysie partielle. [1] [2] L’équilibre peut devenir incertain et des vertiges, des mouvements anormaux ou un tremblement peuvent apparaître. [1] [2]
Une névrite optique peut provoquer rapidement une baisse de la vision d’un œil, parfois accompagnée d’une douleur lors des mouvements oculaires. [1] [2] Une vision double, des taches dans le champ visuel ou une modification de la perception des couleurs sont également possibles. [1] [2] La fatigue peut être importante et inhabituelle, notamment pendant les poussées. [1] Des difficultés urinaires, une constipation ou des troubles sexuels peuvent survenir, souvent plus tardivement. [1] [2] Des troubles de l’attention, de la mémoire ou de l’humeur, ainsi que des épisodes dépressifs, sont aussi décrits. [1] [2] Aucun de ces symptômes n’est spécifique de la sclérose en plaques, car d’autres maladies peuvent provoquer des manifestations comparables. [1]
Comment reconnaître une poussée et ses limites ?
Dans la forme récurrente-rémittente, une poussée correspond à une période d’apparition ou d’aggravation de symptômes neurologiques suivie d’une récupération complète ou partielle. [1] [4] Une infection aiguë peut déclencher une poussée chez certaines personnes. [2] La chaleur ou la fièvre peuvent aussi aggraver temporairement des symptômes déjà présents. [2] Il est donc important de décrire précisément au médecin tous les symptômes observés, y compris ceux qui ne sont plus visibles au moment de la consultation. [2] La nature des symptômes, leur mode d’apparition et leur évolution ne permettent pas à eux seuls de confirmer personnellement une nouvelle poussée. [1]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Il n’existe pas d’examen unique et spécifique permettant de diagnostiquer la sclérose en plaques. [1] Le diagnostic repose sur un ensemble d’arguments cliniques, radiologiques et parfois biologiques, ainsi que sur l’évolution des symptômes. [1] Le médecin recherche des atteintes de plusieurs zones du système nerveux central survenues à des moments différents. [1] Il doit également écarter d’autres maladies susceptibles d’expliquer les mêmes troubles. [1] [2]
L’examen neurologique est habituellement complété par une IRM du cerveau et de la moelle épinière. [1] L’IRM met en évidence la localisation et l’étendue des lésions, mais son résultat doit être interprété avec les symptômes et l’examen clinique. [1] [2] L’injection d’un produit de contraste au gadolinium peut aider à distinguer des zones de démyélinisation récentes de lésions plus anciennes. [2] Une ponction lombaire peut être proposée pour rechercher dans le liquide céphalorachidien des signes compatibles avec une inflammation du système nerveux. [1] [2] D’autres examens, notamment ophtalmologiques ou sanguins, peuvent compléter l’évaluation et contribuer à éliminer d’autres causes. [1] [2]
Quelle évolution est possible ?
Le rythme des poussées, le degré de récupération et l’impact sur la vie quotidienne sont imprévisibles et très variables. [1] [2] Une rémission peut durer quelques mois, plusieurs années ou rester durable. [1] [2] Après plusieurs années, certaines personnes conservent des séquelles et développent une aggravation progressive du handicap, avec ou sans nouvelles poussées. [1] Cette évolution correspond à la forme secondairement progressive, mais elle ne survient ni au même moment ni avec la même intensité chez toutes les personnes. [1] [2] La forme récurrente-rémittente se distingue ainsi de la forme progressive primaire, dans laquelle les symptômes s’aggravent d’emblée sans alternance nette de poussées et de rémissions. [1] [2]
Quels sont les objectifs des traitements ?
Il n’existe pas actuellement de traitement curatif de la sclérose en plaques. [2] La prise en charge associe le traitement des poussées, des traitements modificateurs de la maladie et des soins destinés à soulager les symptômes ou à préserver les capacités fonctionnelles. [2] [4] Des corticoïdes peuvent être utilisés pendant une poussée aiguë gênant le fonctionnement afin d’en raccourcir la durée. [2] Les corticoïdes ne stoppent toutefois pas l’évolution à long terme de la maladie et leur utilisation prolongée expose à de nombreux effets indésirables. [2]
Les traitements modificateurs de la maladie visent à réduire la fréquence des poussées, l’apparition de nouvelles lésions à l’IRM et la progression du handicap. [2] [4] Plusieurs classes de médicaments existent, avec des niveaux d’efficacité, des voies d’administration et des risques différents. [2] [4] Certaines options très efficaces exposent notamment à des infections ou à des réactions liées à la perfusion et nécessitent une surveillance adaptée. [2] [4] Le choix du traitement doit être individualisé selon l’activité de la maladie, les traitements antérieurs, les autres problèmes de santé et les risques propres à la personne. [4] Les données comparatives disponibles ne permettent pas de désigner un anticorps monoclonal comme ayant le meilleur rapport entre bénéfices et risques pour toutes les personnes. [4]
La kinésithérapie, l’ergothérapie ou l’orthophonie peuvent intervenir lorsque la maladie entraîne des difficultés particulières. [2] Une activité physique régulière adaptée peut contribuer au maintien des fonctions cardiovasculaires et musculaires, de l’équilibre et de la mobilité. [2] Des traitements spécifiques peuvent également être proposés pour la douleur, la spasticité, les troubles urinaires, la constipation, la fatigue ou la dépression. [2] La prise en charge peut mobiliser une équipe pluridisciplinaire comprenant notamment un neurologue, un ophtalmologue, un radiologue et un biologiste. [1]
Quels signes nécessitent une aide médicale immédiate ?
Une faiblesse soudaine d’un côté du visage, une faiblesse ou un engourdissement soudain d’un bras, ou un trouble brutal de la parole peuvent être des signes d’accident vasculaire cérébral. [3] Si ces signes surviennent, demandez immédiatement une aide médicale, même s’ils disparaissent rapidement. [3] Ne conduisez pas vous-même jusqu’au service d’urgence. [3]
Quelle prise en charge financière en France ?
En France, le médecin traitant peut demander la reconnaissance de la sclérose en plaques comme affection de longue durée. [1] Après cette reconnaissance, les examens et les soins en rapport avec la maladie sont pris en charge à 100 % sur la base des tarifs de l’Assurance Maladie. [1]
Sources et références
[1] Symptômes, diagnostic et évolution de la sclérose en plaques | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] Sclérose en plaques (SEP) - Troubles du cerveau, de la moelle épinière et des nerfs - Manuels MSD pour le grand public
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-11
[3] Symptoms of a stroke - NHS
NHS · Consulté le 2026-09-11
[4] Efficacy and safety of monoclonal antibodies in the treatment of relapsing remitting multiple sclerosis: a systematic review
www.ebi.ac.uk · Version : 2026-04-22 · Consulté le 2026-09-16
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