Malocclusion de classe I : signes, diagnostic et traitement

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Une malocclusion de classe I est un mauvais alignement des dents associé à une relation particulière entre les premières molaires supérieures et inférieures. [1] Dans la classification d’Angle, aussi utilisée sous le nom de classe I ou de neutroclusion, la cuspide externe de la première molaire supérieure s’engrène au niveau du sillon externe de la première molaire inférieure. [1] Cette relation molaire peut être correcte tandis que d’autres dents sont encombrées, déplacées, trop avancées ou en articulé croisé. [1] Le terme classe I ne signifie donc pas à lui seul que l’ensemble de l’occlusion est normal. [1]
Quelles formes peut prendre une malocclusion de classe I ?
La classification de Dewey distingue plusieurs présentations de la malocclusion de classe I. [1] Le type 1 correspond à un encombrement des incisives, à des canines placées vers l’extérieur de l’arcade dentaire, ou à l’association de ces deux anomalies. [1] Le type 2 comporte des incisives supérieures projetées vers l’avant. [1] Dans le type 3, les dents antérieures se rencontrent bord à bord, présentent un articulé croisé, ou associent ces deux caractéristiques. [1]
La classification d’Anderson ajoute notamment une forme avec articulé croisé postérieur, d’un seul côté ou des deux côtés. [1] Elle décrit également une relation molaire de classe I dans laquelle la première molaire permanente s’est déplacée vers l’avant après la perte ou l’extraction d’une dent temporaire ou d’une prémolaire. [1] Ces formes montrent qu’une classe I peut concerner des anomalies différentes, qui ne nécessitent pas toutes la même prise en charge. [1]
Quels signes peuvent être observés ?
Le signe le plus visible est généralement un mauvais alignement des dents, comme un encombrement, une dent déplacée ou un décalage de certaines dents supérieures et inférieures. [1] Selon sa forme et sa sévérité, une malocclusion peut aussi être associée à une mastication moins efficace, à des difficultés d’élocution, à des morsures de la langue ou des joues et à des changements de la structure du visage. [1] Une modification du mode respiratoire, avec passage d’une respiration nasale à une respiration buccale, fait également partie des signes rapportés dans certaines malocclusions. [1] La présence et l’intensité de ces manifestations varient de légères à importantes et ne permettent pas, à elles seules, de déterminer la classe de la malocclusion. [1]
Pourquoi une malocclusion se développe-t-elle ?
L’origine d’une malocclusion est souvent multifactorielle, avec une influence probable de facteurs génétiques et environnementaux. [1] Une disproportion entre la taille des dents et celle des mâchoires peut favoriser un encombrement ou, au contraire, des espaces entre les dents. [1] La taille ou la forme respective de la mâchoire supérieure et de la mâchoire inférieure peut également participer au mauvais engrènement des dents. [1] Chez l’enfant, la succion habituelle du pouce peut exercer des forces sur les incisives, les molaires et les mâchoires et ainsi modifier l’occlusion. [1]
Des dents absentes, la perte d’une dent permanente ou une dent incluse qui n’émerge pas à sa place peuvent laisser les dents voisines se déplacer. [1] Un espace insuffisant sur l’arcade, certaines anomalies de la face ou des mâchoires et, plus rarement, un traumatisme facial ou mandibulaire peuvent aussi contribuer à une malocclusion. [1] Il n’est cependant pas toujours possible d’identifier une cause précise chez une personne donnée. [1]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le diagnostic commence habituellement par un examen de la bouche, des dents et de leur engrènement par un chirurgien-dentiste, un dentiste pédiatrique ou un orthodontiste. [1] L’examen clinique permet notamment d’évaluer l’alignement des dents, leur position sur les arcades et la relation entre les premières molaires. [1] Une radiographie peut compléter cette évaluation pour préciser la position des dents et vérifier si elles émergent au bon endroit et au moment attendu. [1] Une radiographie panoramique, une projection céphalométrique ou une imagerie en trois dimensions peuvent être utilisées selon les informations recherchées. [1] La céphalométrie étudie notamment les rapports entre le crâne et les mâchoires ainsi que le potentiel de croissance utile à la planification du traitement. [1] L’évaluation complète sert à distinguer une simple relation molaire de classe I d’une véritable malocclusion et à caractériser précisément les anomalies associées. [1]
Quels sont les principes du traitement ?
Le traitement orthodontique vise à améliorer l’alignement des dents ainsi que leur relation fonctionnelle lorsqu’elles se rencontrent. [1] Le choix dépend de l’anomalie présente, de sa sévérité, de l’espace disponible dans les mâchoires, de l’état de santé bucco-dentaire et de la coopération du patient. [1] Les appareils fixes avec bagues ou attaches déplacent progressivement les dents grâce à la pression exercée par un fil orthodontique. [1] Des gouttières transparentes amovibles peuvent être proposées dans certains cas, mais leur efficacité dépend du port régulier et elles ne conviennent pas à toutes les malocclusions sévères. [1] Un appareil d’expansion palatine peut être utilisé notamment en cas de palais étroit, d’encombrement ou d’articulé croisé, avec une utilité particulière pendant la croissance. [1] La chirurgie est généralement réservée aux formes sévères associées à une anomalie importante des mâchoires, à une asymétrie faciale ou à certaines anomalies craniofaciales. [1] Une évaluation approfondie détermine si un traitement est nécessaire et quelle option correspond au cas individuel. [1]
Évolution et complications possibles
L’évolution et le résultat du traitement varient selon la sévérité de la malocclusion, l’espace disponible, l’état bucco-dentaire et le respect du traitement. [1] Un encombrement dentaire peut retenir des aliments et rendre le nettoyage entre les dents plus difficile. [1] Cette difficulté d’hygiène peut favoriser l’accumulation de plaque, les caries et la gingivite. [1] Certaines malocclusions non traitées peuvent aussi être associées à des dents incluses, à des problèmes de mâchoire, à une perte dentaire ou à des dommages sur les dents voisines ou opposées. [1]
Quand demander une évaluation et peut-on prévenir cette malocclusion ?
Une évaluation dentaire est indiquée lorsqu’un mauvais alignement est visible ou lorsque l’occlusion semble gêner la mastication, l’élocution, l’hygiène bucco-dentaire ou la qualité de vie. [1] Le chirurgien-dentiste peut orienter vers un orthodontiste lorsqu’une malocclusion risque d’affecter la santé dentaire ou la qualité de vie. [1] Les consultations dentaires régulières peuvent favoriser une détection précoce, notamment pendant la croissance et la mise en place de la dentition définitive. [1] Il n’est pas possible de prévenir toutes les malocclusions, en particulier lorsque des facteurs héréditaires ou anatomiques interviennent. [1] Chez l’enfant, limiter la persistance de la succion du pouce et l’usage prolongé de la tétine ou du biberon peut réduire certains facteurs environnementaux favorisant une malocclusion. [1] Pendant un traitement orthodontique fixe, une attention particulière à l’hygiène est nécessaire, car le nettoyage autour des appareils et entre les dents peut être plus difficile. [1]
Sources et références
[1] Orthodontics, Malocclusion - StatPearls - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
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